Le « Fooding »

A côté de la révolution dite du snacking, une autre révolution gastronomique s’inscrit dans cette quête de plaisir et de sensations nouvelles, et dans le besoin d’adaptation aux nouveaux styles de vie. C’est le Fooding.

Contraction du mot « food » (nourriture en anglais) et « feeling » (émotion en anglais), le Fooding signifie littéralement, « le fait de se nourrir avec feeling ». Le mot désigne un art de manger, de cuisiner chez soi ou au restaurant, dans un esprit de nouveauté et de qualité. Ce néologisme, inventé par Alexandre Cammas en 1999, journaliste et chroniqueur culinaire chez Nova Magazine, est aussi la marque d’un guide et d’évènements (Grand FOODING d’été, Wine & FOODING Tour, Semaine du FOODING) instaurant un nouvel art de cuisiner et de manger avec ses sens et son esprit.

Ce mouvement inspire les artistes, réintroduit le goût du jeu et permet surtout de « conjurer l’ennui des papilles », par une réinvention permanente de la cuisine. L’objectif du Fooding est de d’éloigner de la cuisine traditionnelle pour donner la possibilité aux chefs de s’émanciper librement soit dans la modernité, soit dans la tradition.

Le Fooding cristallise donc tous les courants gastronomiques, comme la world food, la fusion food, « la street food », « la bistronomie », mais il veut rompre avec une présentation classique, jugée conservatrice, des plaisirs de la table. C’est l’art de cuisiner dans certaines dispositions d’esprit : appétit de la nouveauté, refus de l’ennui, envie de transparence, de « fun » et, surtout, souci de manger avec une présentation originale et festive où l’imagination prend le pouvoir, qu’il s’agisse de fooding ou de snacking. Seule réserve, « fooding », n’est pas vraiment élégant : « cuisine sensation », « cuisine émotion », ou « cuisine des cinq sens » seraient mieux adaptés.

À propos de l'auteur : Jean Castarède 22 Articles
un homme aux multiples facettes : ancien directeur de l’Administration générale au ministère de la Culture et de la Communication de 1974 à 1980, il siège parallèlement aux conseils d’administration de l’INA, de l’Opéra de paris et du Festival de Cannes. Par la suite il dirige l’ESSEC (1986-88), puis prend la présidence de COMMINOVE, un organisme de « capital risk » (1988-91). C’est à ce moment là qu’il est nommé président de l’Institut supérieur de marketing du luxe, fonction qu’il occupe encore aujourd’hui. De 1992 à 1995 il est nommé président-directeur général de Distribution de Monnaie de Paris Internationale, société d’Etat qui distribue dans le monde et notamment au japon des articles de la Monnaie de Paris. En 2001, il devient président de l’Armagnac Castarède. Jean Castarède est également membre du collège des Conseillers de l’Académie du luxe. Publications : « Que sais-je » consacré au luxe (1992 réédition en 2003), « La Littérature française en question » en 2004, une « Histoire du luxe en France des origines à nos jours » en 2006. Jean-Castarède a publié plus d’une vingtaine de livres et est spécialiste de l’histoire et de la Renaissance. Il a également écrit une pièce en alexandrins sur la Reine Margot qui a été jouée en province. Il a composé plusieurs intermèdes musicaux : Madame Hanska, Aliénor d’Aquitaine, si Pauline Bonaparte m’était contée, Gabrielle d’Estrées, les Trois Mousquetaires. Il est l’auteur d’un intermède avec Brigitte Fossey sur Jean de La Fontaine. Il vient de terminer l’Histoire du Luxe et des civilisations, qui va paraître en octobre aux Editions Eyrolles.

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