Paris capitale des arts
Publié par Jean Castarède sur CultureMag.fr le 5/11/2008 • Thème : Vous avez dit tendances ?Paris serait-il en train de redevenir la nouvelle capitale mondiale des arts ? C’est la bonne surprise à laquelle on assiste depuis quelques temps. Le succès de la biennale des antiquaires ou de la FIAC l’atteste.
Il faut dire que la restauration du grand Palais y est pour quelque chose, puisque cette voûte majestueuse illumine maintenant les soirées Parisiennes.
Mais en même temps, la FIAC éclate partout. Une partie se tient au Louvre, des expositions se sont installées sur les champs Elysées et l’inauguration du 104 (nouvel édifice consacré à l’art moderne), avec les Galeries des jeunes peintres moins connus mais avec un talent prometteur, a rencontré un très grand succès.
Que Paris redevienne à la mode, on en a tous les jours des signes avec par exemple la Galleria Continua qui après s’être installée en Chine, à San Gimignano, haut lieu de la culture de la Renaissance, a ouvert une succursale à Coulomiers dans un ancien moulin.
Pour en revenir à la FIAC, certains exposants nous ont fait redécouvrir les œuvres improbables de Jeff Koons, l’artiste le plus cher du monde, qui glorifie notre société de consommation à travers des détournements éclectiques, de Damien Hirst et ses peintures explosives, ou encore de Takashi Murakami le roi du ArtBusiness, qui n’avait pas hésité à s’associer à la marque de luxe Louis Vuitton pour atteindre la postérité.
L’art virtuel est devenu incontournable
La FIAC, plus grande galerie du monde avec ART Basel et sa déclinaison de Miami, ne cesse de nous surprendre. Qu’ils soient connus, reconnus ou inconnus, elle présente des artistes venus du monde entier. Designers, peintres, sculpteurs, ou performeurs étaient cette année au Grand Palais et à la Cour Carrée du Louvre, nous offrant leur vision du monde. Cela nous confirme que l’art virtuel est devenu incontournable. Ces œuvres sont élaborées sur des supports technologiques dont l’univers est bien souvent inspiré des jeux vidéos, autre produit culte de notre société moderne, forme artistique évidemment représentée à la FIAC, notamment par la galerie Maisonneuve. Mais aussi à la SLICK, la foire qui monte. Ici on y découvre des œuvres de Brody Condon, artiste aux multifacettes, représenté par la galerie Virgile de Voldère. Ce jeune Galieriste expatrié à New York, s’est installé dans le quartier branché de Chelsea et représente une dizaine d’artistes issus d’horizons divers. Ils nous présentent des œuvres surprenantes, ancrées dans l’actualité mais pourtant intemporelles. Les choix de Virgile sont instinctifs et connaissent tous un grand succès, la sculpture du Bambi Saurus Rex de Nicolas Touron ne passe pas inaperçue et détourne un symbole de l’ère préhistorique de manière contemporaine.
Paris a retrouvé son statut de capitale mondiale de l’art et connaît une nouvelle impulsion grâce à ses foires d’art contemporain. Surprenant, excitant et émouvant, comme il est bon en temps de crise, de s’abandonner dans cette escapade artistique et de découvrir le monde à travers le regard de ses artistes et galeristes. La FIAC ne semble plus suffisante, les foires satellites telles la SLICK ou Art Elysées font désormais partie du pèlerinage des amateurs d’art. Tous ces lieux sont en train de redevenir incontournables en attendant l’aménagement qui maintenant est sur de bons rails de l’Ile Seguin.
Jean Castarède, avec Blandine Myard
Le Top 10 des artistes les plus chers
1   Jeff Koons, New York   14.5 millions d’euros
2   Damien Hirst, Londres   12,7 millions d’euros
3   Jean-Michel Basquiat, Mort en 1988 à 28 ans   9,6 millions d’euros
4   Takashi Murakami, Tokyo/New york   8,7 millions d’euros
5   Peter Doig, Trinidad   7,7 millions d’euros
6   Cai Guo-Qiang, Chinois mais vit à New York   5,7 millions d’euros
7   Zeng Fazhi, Pékin   5,4 millions d’euros
8   Richard Prince, New York   4,7 millions d’euros
9   Liu Xiaodong, Pékin   4,6 millions d’euros
10   Yue Minjun, Pékin   3,9 millions d’euros
Jean Castarède est un homme aux multiples facettes : ancien directeur de l’Administration générale au ministère de la Culture et de la Communication de 1974 à 1980, il siège parallèlement aux conseils d’administration de l’INA, de l’Opéra de paris et du Festival de Cannes.
Par la suite il dirige l’ESSEC (1986-88), puis prend la présidence de COMMINOVE, un organisme de « capital risk » (1988-91). C’est à ce moment là qu’il est nommé président de l’Institut supérieur de marketing du luxe, fonction qu’il occupe encore aujourd’hui. De 1992 à 1995 il est nommé président-directeur général de Distribution de Monnaie de Paris Internationale, société d’Etat qui distribue dans le monde et notamment au japon des articles de la Monnaie de Paris. En 2001, il devient président de l’Armagnac Castarède. Jean Castarède est également membre du collège des Conseillers de l’Académie du luxe. Publications : « Que sais-je » consacré au luxe (1992 réédition en 2003), « La Littérature française en question » en 2004, une « Histoire du luxe en France des origines à nos jours » en 2006.
Jean-Castarède a publié plus d’une vingtaine de livres et est spécialiste de l’histoire et de la Renaissance. Il a également écrit une pièce en alexandrins sur la Reine Margot qui a été jouée en province.
Il a composé plusieurs intermèdes musicaux : Madame Hanska, Aliénor d’Aquitaine, si Pauline Bonaparte m’était contée, Gabrielle d’Estrées, les Trois Mousquetaires. Il est l’auteur d’un intermède avec Brigitte Fossey sur Jean de La Fontaine.
Il vient de terminer l’Histoire du Luxe et des civilisations, qui va paraître en octobre aux Editions Eyrolles.






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