Notre-Dame de Guadalupe : canular, supercherie ou miracle ?2/2

/><b><span/Suite et fin de notre dossier consacré au « manteau » de Notre-Dame de Guadalupe.

Selon les lois naturelles, cela devrait faire un bout de temps que l’image de Juan Diego devrait avoir disparue !  Ils ajoutent ces faits troublants : le bleu et le rose sont inconnus dans l’histoire de la peinture et les couleurs des mains et du visage de Marie changent en fonction de la distance qui nous en sépare. Ces résultats ont été confirmés par Donald J. Lynn, auteur d’une enquête de spectrophotométrie sur l’image.

D’autres découvertes ont provoqué un étonnement compréhensible. On s’est aperçu que les broderies du « tilma » n’épousent jamais les plis de l’étoffe, comme si un couturier invisible avait décidé de ne pas tenir compte de la matérialité de son support. Ensuite, on a observé que des « étoiles », dispersées de chaque côté du corps de la « Vierge », occupaient une position extrêmement précise : leur emplacement rendait compte de la position précise des constellations célestes, observées à Mexico, au matin du 11 décembre 1531 ! Mais ce sont les yeux de la Vierge qui ont retenu toute l’attention des chercheurs depuis un demi-siècle.

La « tridimensionnalité » de l’image est pleinement respectée, comme toutes les lois de l’optique

Là encore, la presse européenne n’a guère parlé de ces prodiges. En 1951, Charles Salinas Chavez, dessinateur professionnel, remarque un « homme portant une barbe » dans chaque œil de la « Vierge ». Entre juillet 1956 et mai 1958, le Docteur Rafael Torija Lavoignet fait une observation bouleversante : le phénomène optique de Purkinje-Sanson, découvert dans les années 1880, est entièrement respecté. Comment un faussaire du début du XVIe siècle aurait-il pu intégrer une telle loi, relatée par la science seulement trois siècles et demie plus tard ?

Dans l’œil, on voit un « homme barbu » (Juan Diego) situé à une quarantaine de centimètres du sujet (la Vierge Marie en l’occurrence) regardant la scène, dans la même pièce, parfaitement localisée dans la cornée de l’œil qui fait ainsi office de miroir convexe : on observe dans l’œil de la Vierge ce qu’elle a vu devant elle à l’instant où Juan a ouvert son manteau ! Courbure et profondeur de champ sont parfaites. La « tridimensionnalité » de l’image est pleinement respectée, comme toutes les lois de l’optique.
Enfin, en 1991, on s’est aperçu d’un phénomène encore inconnu : le bord des paupières de Marie présentent des signes de microcirculation artérielle ! Cette image est inchangée depuis 450 ans.
Le 14 novembre 1921, une bombe, placée dans un bouquet de fleurs non loin du « tilma », provoquait d’effrayants dégâts. De façon inexpliquée, l’image fut complètement épargnée !

À propos de l'auteur : Patrick Sbalchiero 33 Articles
docteur en histoire. Enseignant à l'École cathédrale de Paris et à l'université, il dirige la revue Mélanges carmélitains; il est l'auteur d'"Enquête parmi les voyants" (Éditions de Paris, 2007) et de "Jean Paul II et les canonisations" (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du "Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens" (Fayard, 2002) et du "Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie", avec René Laurentin (Fayard, 2007), "Enquête aux portes de la mort : Le point sur les expériences de mort imminente" (CLD, 2008).

1 Comment

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*