Chocotourisme en Provence

/Trois sites provençaux se font les maîtres d’œuvre du concept « chocotourisme », en partenariat avec l’Alliance Francophone Internationale du Tourisme et du Voyage.
Entre patrimoine et découverte gustative, une promesse de bon goût.

Opus 1 – Le Comtat Venaissin

Bassin méridional de la vallée du Rhône, il fut rattaché du comté de Toulouse à la France en 1229 et en 1274, le Roi Philippe III Le Hardi le céda au Pape Grégoire X pour une brillante administration sous l’égide de sept papes jusqu’en 1791 ou le comtat venaissin redevint français.

Une magnifique illustration de la pérennité de cette terre…

Le château de Gigognan, élégante demeure sise sur un vignoble de 72 hectares dont 30 hectares de Chateauneuf-du-Pape.
À 20 km d’Avignon, la commune de Gigognan prend son essor lors de l’édification de la villégiature d’été des papes et de leurs pérégrinations*.
On retrouve aussi des traces très anciennes de vignes durant l’occupation romaine et dès  l’âge de Fer.

Aujourd’hui le domaine et le château de Gigognan accueillent hôtes curieux et avertis à séjourner en ses murs à la manière du XVIIIème, et les invitent à visiter ses vignes et ses chais, en finissant par déguster ses différentes cuvées…, et si vous êtes sages, cela se fera avec différents crus de chocolats.
Un salon est mis disposition d’auditeurs et de conférenciers pour des journées d’études.

Non loin de ce domaine se trouve la chocolaterie artisanale Bernard Castelain, et à Bedarrides, les créations du maître chocolatier Ranchain.

/Opus 2 – Isle-sur-la-Sorgue

Ancien village de pêcheurs, il doit son nom à la rivière qui sourd en abondance de la fontaine de Vaucluse près de laquelle séjourna le poète Pétrarque au XIVème siècle.

Depuis le XIIème siècle, animés sur ses canaux, grandes roues de bois et de fer servant à moudre le blé et à préparer la laine indispensable à ce grand centre de tisserands, teinturiers, tanneurs et papetiers, contribuent aussi à la richesse de la ville. Nombre d’entre eux sont juifs et sont protégés par les papes d’Avignon qui dotent la ville de remparts.

Une grande partie des bâtiments témoignent encore de la richesse passée : remparts, beffroi, églises comme celle de Notre-Dame-du-Lac, de style roman et gothique, la Collégiale Notre-Dame-des-Anges dotée d’un orgue du XVème siècle, d’un retable, de belles toiles, etc.
Certains hôtels particuliers ouvrent leurs portes pour recevoir en chambres d’hôtes tandis que d’autres sont transformés en musée comme le musée Campredon.

Parmi ses différentes enseignes représentant une multitude de saveurs et de savoir-faire du pays, citons la manufacture française Brun-Vian-Tian, spécialisée dans l’exploitation de la laine et autres fibres naturelles depuis 1808; la Cour aux saveurs, confiserie-chocolaterie, où officie Florian Courreau qui associe les meilleurs crus de chez Valrhona avec des parfums d’épices, de fruits, etc, pour réaliser de subtils bonbons de chocolats.

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Opus 3 – Le Lavandou

Associé au concept chocotourisme, le petit village du Lavandou (« lavoir » en provençal) appelé aussi « Cité des Dauphins » pour leur familière présence près de ses côtes se situe dans le département du Var entre la Méditerranée et le massif des Maures, avec sa forêt de 60 km de long et 30 km de large.

Qui se souvient encore à La Garde Frenet des Maures, ou Sarrasins, poussés par Charles Martel et qui hantèrent ce lieu jusqu’en l’an 972 ?

Douze plages aux sables colorés de moult nuances reçurent le débarquement d’Afrique du Nord, le 15 août 1944, ce qui permit la Libération totale de la France.
Une histoire riche et des paysages superbes  : fonds marins protégés, proximité des îles de Porquerolles, Port-Cros, le Levant que Grecs et Romains appréciaient déjà pour leur position.

Les visiteurs  pourront poursuivre leur découverte  autour des dégustations de vins du pays du Var, comme le Domaine de l’Anglade, propriété en front de mer, entourée de canniers. Dans cet environnement resté sauvage, l’art de la viticulture s’épanouit grâce au fond de son propriétaire Bernard Vandorent, héritier de la fabrique de manches en cannes créée en 1925 par son père Eugène, établie à quelques kilomètres du Domaine de l’Anglade.
Grâce au talent du régisseur Claude Audibert et de sa fille Armeline, œnologue, qui n’ont jamais hésité à planter des cépages inconnus dans la région, les vins du domaine ont été plusieurs fois primés.

Et pour finir ce périple aussi passionnant que gourmand, on poussera ses pas non loin du Lavandou, au Rayol-sur-Mer. Ici, il est un jardin de 7 hectares (conçu par Gilles Clément) avec 11 paysages sur lesquels vivent différentes essences de Provence et du monde dans le respect de leurs rythmes.
Quant à la gourmandise, on s’y livrera à La Tête de Choux, où gâteaux et chocolats de grands crus Valrhona réveilleront votre palais.

Clotilde R.

Pratique :

Châteauneuf-du-Pape
www.paysprovence.fr

Café et bar à chocolat : www.chocolat-castelain.fr

Le Lavandou
www.ot-le-lavandou.fr

Domaine de l’Anglade
www.domainedelanglade.fr

Pays des Sorgues
www.oti-delasorgue.fr

Bedarrides
www.ville-bedarrides.fr

Lire : Les Papes d’Avignon, de Jean Favier, Ed. Fayard.

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