Bagnères de Luchon

/Alors que nous disons adieu à l’été, revenons sur la tradition perpétuée autour de la lumière dans les Pyrénées. Une destination idéale en toute saison.
La ville de Bagnères-de-Luchon au solstice d’été s’illumine de mille feux. Ceux de la Saint-Jean-Baptiste. On y allume alors le fameux Brandon de la Saint-Jean, tradition pyrénéenne ancestrale qui consiste à faire brûler un pin de 12 mètres de haut et 60 cm de circonférence, séché pendant toute l’année et enfin, fendu dans la longueur.
Alors que l’on fête l’équinoxe d’automne, suivez la lumière…

C’est le 2 décembre 2015 que cette tradition du Bradon a été inscrite au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Sa candidature fut déposée conjointement par la Principauté d’Andorre, le Vak d’Aran (Espagne) et la France dont la ville de Luchon fut chef de file.

Après qu’eurent défilés sur le parvis des thermes les diverses représentations et groupes folkloriques des pays, les chiens des Pyrénées, fanfare d’enfants, guides de montagnes à cheval…, le Brandon fut béni puis embrasé. Jusqu’à sa parfaite consumation, exulta la joie de ces peuples montagnards indépendants et solidaires depuis des siècles.

Bagnères de Luchon est entourée des plus hauts sommets des Pyrénées: pics de Pardiguère (3222m), de Crabioules (3110m), de Maupas (3109m), issus de bouleversements géologiques considérables donnant naissance au massif des Pyrénées, il y a 65 millions d’années, et ensuite d’érosion, commencées il y a 2 millions d’années.

/Réputée pour ses thermes depuis l’époque gallo-romaine, puis au XVIIIème siècle, mis en valeur par le baron d’Etigny, intendant de Gascogne qui fit réaliser une infrastructure, et en 1763, le Maréchal de Richelieu, gouverneur de la province, suivi d’une cour venue de Versailles vint prendre les bains dans les thermes fameux.

Le 19ème siècle ne dérogea pas à cet engouement. La ville de Luchon accueillit Napoléon III et l’impératrice Eugénie ainsi que d’autres têtes couronnées, artistes, écrivains dont Flaubert, Alexandre Dumas, Alphonse de Lamartine… Edmond Rostand y séjourna dès l’enfance et son âme en fut imprégnée, confia-t-il.

Aujourd’hui, le charme demeure.

Outre les cures et remises en forme au sein des thermes recherchées depuis 2000 ans, cet univers naturel vous invite au vaporarium, galerie de plus de 150 mètres sous la roche d’où s’échappe une vapeur d’eau soufrée à température de 38° à 42° C.

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À 630 m d’altitude, le plateau de Superbagnères auquel on accède par un sentier à prendre derrière la place du marché où par télécabines afin de rejoindre la station de ski sise à 200 m, en activité depuis 1913.

Dans une trentaine de villages du pays de Luchon se dressent de magnifiques petites églises romanes ornées de peintures rupestres.

Plus loin, Saint Béat, dont les carrières de marbre sont toujours en activité, approvisionnent toutes les villes antiques et l’on retrouve même son marbre dans la chapelle du château de Versailles. Le transport s’effectue sur la Garonne.

Clotilde R.

À suivre la semaine prochaine sur CultureMag : Le Comminges, voisin du Luchonnais…

Pratique :

Se loger :
Hôtel d’Etigny***
3 Avenue Paul Bonnemaison, 31110 Bagnères-de-Luchon
Téléphone : 05 61 79 01 42
www.hoteletigny.com/

Organiser son séjour :

http://www.luchon.com

Photos : CDT31

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