La clémentine ou retour sur la colonisation

Publié par sur CultureMag.fr le 16/02/2017 • Thème : A la Une, Libres propos

Réponse d’un Algérien aux macronneries  sur la culture française  (qui existe, eh oui !) et sur la colonisation.
C’est épatant de baragouiner l’anglais en Allemagne et d’insulter son propre pays à l’étranger tout en voulant devenir président.  Consternant.

 

/ « La patrie algérienne n’existe pas ! J’ai interrogé les vivants et les morts, le ciel, le vent, la mer ; j’ai crié « Algérie » ! Personne ne m’a répondu.

Nous sommes fils d’un monde nouveau né de l’esprit et de l’effort français »

Ferhat Abbas – 1932

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« Pour moi la France c’est la plus belle fille du monde »

 Alain MIMOUN (1921-2013) algérien, champion du monde de course à pied.

 


La clémentine, un hybride de bigaradiers et de mandarines, fut inventée en 1900 par le Frère Clément qui partageait son temps entre l’orphelinat de Misserghin près d’Oran et l’horticulture. Elle fut cultivée ensuite par les religieuses d’Algérie.

En 1830, quand les Français débarquent en Algérie, les mots « Algérie » et « algériens » n’existaient pas. C’est le Général Lapérinne qui a dénommé le pays « Algérie ». Avant, tout le monde appelait cette région « les côtes barbaresques ».

Motif de l’arrivée des Français

La piraterie turque faisait des razzias en Méditerranée depuis le 15ème siècle. Les turcs enlevaient les européens pour en demander des rançons. On connait le cas du breton Porçon de la Bardinais qui fut chargé en 1665 par les armateurs malouins de protéger leurs navires des attaques des Barbaresques. Il s’engage en Méditerranée mais est fait prisonnier et amené devant le Dey d’Alger qui le laisse partir sous condition qu’il négocie avec Louis XIV une proposition. Ce breton promit qu’il reviendrait à Alger si sa mission échouait. Il part, voit Louis XIV qui refuse l’offre du Dey. Il passe donc à St-Malo pour mettre ses affaires en ordre, fait ses adieux à sa famille et retourne en Afrique où il est exécuté, attaché à la gueule d’un canon.

Napoléon poussé par de nombreux pays, et notamment l’Amérique, voulait en finir et envoya un espion étudier les défenses de la côte algérienne. En 1830, c’est le chaos en cette terre d’Afrique du Nord : on comptait deux millions d’esclaves rançonnés par les pillards ou les féodaux, rongés par la syphilis, le trachome, le choléra, la malaria. Charles X puis Louis-Philippe ont voulu délivrer les prisonniers français qui croupissaient dans les prisons ottomanes et mettre fin à cette barbarie.

La construction d’un pays

En Algérie, il n’y avait ni frontières fixes, ni gouvernement central, ni monnaie propre autre que la livre turque, ni loi autre que la charia. Peu de routes, pas de ports, pas d’industrie, pas d’hôpitaux, de rares écoles coraniques. C’est la France qui a donné une existence à ce qui n’était qu’une juxtaposition de tribus vaguement gouvernées par les Turcs. La France a construit 2.000 kms de réseaux routiers, 32 aérodromes, 23 ports, 4.500 kms de voies ferrées, 4.950 millions de réseaux électriques. C’est la France qui a permis qu’en cent ans, la superficie des terres cultivables appartenant aux musulmans soit doublée ; c’est elle qui scolarisait, en 1960, 75 % des enfants musulmans, chiffre unique dans toute l’Afrique à cette époque… etc.

La Mitidja n’était qu’un marais pestilentiel. Personne n’y vivait au delà de 50 ans. Les français ont asséché la Mitidja à la sueur de leur front et ainsi l’espérance de vie de la population a énormément augmenté. La population arabe de 3 millions en 1970 est montée à 10 millions en peu de temps.

Les Français ont construit des hôpitaux modernes : l’hôpital « Mustapha » notamment… alors qu’en France, les hôpitaux parisiens étaient vieux et sales, ceux d’Algérie étaient flambant neufs.
Les Français ont créé des réseaux de sages-femmes algériennes particulièrement efficaces. Ils ont décidé qu’une jeune fille ne pourrait être mariée avant 15 ans. C’est la France qui a mis fin aux épidémies de choléra qui ravageaient les douars indigènes avant 1830.

Le Dr Jamot a lutté contre la trypanosomiase, ou maladie du sommeil, le Dr Calmette n’a pas seulement inventé le BCG, il a lutté contre la variole et les morsures de serpents, les Drs Yersin et Marchoux ont lutté contre la peste, le Dr Lavéran contre le paludisme. La plupart de ces grands noms ont ensuite eu des responsabilités à l’Institut Pasteur, qui s’est enrichi de leur expérience coloniale.

La France a fait tellement dans ce domaine qu’il est amusant de constater qu’on donnait le nom de « French Doctors » aux personnalités des ONG de toutes nationalités confondues.

On a exploité les mines. On a introduit de nouvelles cultures en Algérie : coton, tabac. L’Algérie pouvait exporter 2.000 kg d’oranges par an. Maintenant elle en importe.

Alphabétisation et éducation

Les français ont alphabétisé jusque dans les régions les plus reculées : les jeunes algériens ont bénéficié, dans leurs manuels d’histoire, d’une double pagination mettant en regard les histoires métropolitaines et indigènes. Le Père Charles de Foucauld, surnommé le « Frère universel » rédigea un précieux dictionnaire des touaregs mais il fut assassiné par les musulmans.

Les Français ont scolarisé des centaines d’enfants, filles et garçons. Les français n’ont pas déculturé : il n’y avait pas d’écriture chez les Kabyles.

Le régime mis en place après l’indépendance, a fait de l’arabisation forcée (alors que la population arabe ne représente que les deux tiers de la population totale de l’Algérie) et le FLN a brûlé les écoles construites par les français.

Le pétrole du Sahara était difficile à extraire. Les Anglais avaient abandonné leur projet dans ce domaine. Avec l’argent du contribuable français, l’Algérie eut la 4ème puissance pétrolière au monde. Beau cadeau fait à ce pays alors qu’auparavant le Sahara ne faisait même pas partie de l’Algérie !

Napoléon III pensait que l’Algérie coûtait plus cher à la France qu’elle ne rapportait. Il est passé souvent dans son carrosse par des ruelles de 2 m 50 de large : il n’a jamais été inquiété. Les Français ne vivaient pas en circuit fermé (contrairement aux Anglais dans leurs colonies).

Aït AHMED, chef de la Willaya, a dit à Christine Clerc dans le Figaro en 1995 que l’Algérie au temps des Français était un « vrai paradis ». En effet, la production industrielle a doublé en 1940. Le PIB a atteint celui de Taïwan.

La fidélité à la France

Pendant la guerre de 40, dans aucune colonie les indigènes ne profitent des malheurs de la Métropole pour tenter de s’en détacher. Les seules dissidences sont le fait des cadres européens. Sans les arachides de Dakar, les engrais phosphatés d’Afrique du Nord, l’apport des primeurs du Maghreb, la France aurait crevé de faim… mais le nouveau pouvoir dit que 90 % de ces importations vont aux allemands. Les populations arabes et berbères ont même été reconnaissantes au Maréchal Pétain de leur avoir épargné les souffrances d’une occupation.

Avant 1956, il y eut 46 musulmans à l’Assemblée Nationale. M. Monerville, métis, fut le second personnage de l’Etat.

Sous De Gaulle, la France a désarmé les Harkis qui voulaient rester français et qui étaient deux fois plus nombreux que les fellaghas. Il y eut 80.000 morts en Algérie et Paris n’a rien fait pour les sauver. Après les accords d’Evian (19 mars 1962) – et donc la fin de la guerre en principe – ce fut la terreur en Algérie : il y eut 175.000 personnes assassinées et 170 religieux ont été tués au total en 2006. Tous ceux qui voulaient rester français – et ils étaient 10 fois plus nombreux que les pro-FLN – ont été systématiquement tués, souvent sauvagement égorgés y compris femmes et enfants.

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