Tour de France : rétropédalage

Alors que s’annonce la fin de l’été, petit rétropédalage sur l’un des plus beaux évènements sportifs de France : le fameux Tour…et ses coulisses !
Une belle manière découvrir l’Hexagone.

« Le 29 juillet 2018, le Tour de France s’est achevé à Paris après trois semaines d’intense compétition. » C’est ainsi que la fin de l’un des événements sportifs français les plus emblématiques est d’ordinaire décrite. Cependant, il existe un autre Tour de France, plus festif et fédérateur.

 

Pour cette dernière étape de 116 km de Houilles aux Champs-Elysées, la marque de jus de fruits Pressade a eu la gentillesse de nous accueillir au sein de sa caravane publicitaire. L’occasion de découvrir de l’intérieur cette façade si peu évoquée du Tour.

Elle n’est pourtant pas négligeable ! Loin de la simple distribution de saucissons avant le passage des coureurs, ce ne sont pas moins de 33 marques qui se mobilisent pendant trois semaines. Sur les 12km de véhicules, on retrouve aussi bien le mythique Cochonou que Carrefour, Haribo ou même Enedis.

Sur toute la durée de cette « aventure humaine », comme la qualifie le chef de la caravane Pressade, 500 000 badges et 400 000 briquettes de jus de fruits ont été distribués sur les routes. Organiser un tel déploiement n’est pas une mince affaire mais représente l’achèvement d’un travail d’un an allant de la construction des chars au choix des marchandises. Avant chaque départ, tout est minutieusement calculé pour en assurer le bon déroulement. Ici, pas de calme avant la tempête. Le « parking caravanes » est le moment des derniers réglages et de la camaraderie, certains participants venant depuis déjà 18 ans. Enfin, le top départ lancé, les baffles retentissent et le défilé commence.

Certes, toute cette fête et cette bonne humeur contagieuse ne résultent que des investissements commerciaux de marques ayant, avant tout, des velléités lucratives. Cependant, ce sont ces mêmes velléités qui font ainsi vivre notre patrimoine et font de cette simple rencontre sportive l’occasion pour les Français de se retrouver.

En comparaison avec le rapide passage des coureurs devant le public, ne durant en fin de compte que quelques secondes, c’est véritablement cet aspect du Tour qui ressemble le plus à un spectacle. Pendant 40 minutes, des chars dignes d’un carnaval se succèdent, apportant musique, nourriture et gadgets à la foule. Sur leur passage, les gens sourient et crient, dansent et chantent comme à une foire. Trois semaines durant, toute la France est dans la rue et célèbre, étapes après étapes, cette fête nationale.

 

Toute ? Non. Un village peuplé d’irréductibles Français résiste encore et toujours au joyeux envahisseur. Son nom ? Paris.

Il est choquant de voir combien l’ambiance change à partir de l’entrée dans la capitale. La musique bat toujours son plein, les chars toujours dansants et, pourtant, la foule ne bouge plus, ne sourit plus et observe passivement les caravanes passer, le regard morne. A croire que la fête-même ne suffit pas à balayer la fameuse humeur parisienne.

Serait-ce dû à l’absence de distribution de nourriture ? Quoiqu’il en soit, voilà une excellente opportunité de quitter la capitale et de passer une après-midi au cœur du pays.

 

« Du pain et des jeux » disaient les Romains. Voilà qui résume bien les deux aspects du Tour de France.

 

A.D.

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