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	<title>CultureMag, La culture en liberté # Magazine d&#039;actualités culturelles # Art de vivre, culture, voyage, gastronomie : cultivez vos sens ! &#187; Gilles Brochard</title>
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	<description>CultureMag, La culture en liberté # Magazine culturel libre en ligne # Cultivez vos sens !</description>
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		<title>Un nouveau Relais &amp; Châteaux gourmand à La Clusaz</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 08:33:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Voyage : cultivez vos envies d’ailleurs...]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis un an à la tête des cuisines du nouveau 5 étoiles de La Clusaz, Au Cœur du village, entré pour 2012 dans le guide des Relais &#38; Châteaux, Christophe Pacheco est un homme comblé. MOF 2011, il  a su en quelques mois donner une impulsion créatrice au restaurant « Le Cinq », fier de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Hotel-Au-Coeur350.jpg" alt="/" /><strong>Depuis un an à la tête des cuisines du nouveau 5 étoiles de La Clusaz,<em> Au Cœur du village</em>, entré pour 2012 dans le guide des Relais &amp; Châteaux, Christophe Pacheco est un homme comblé. MOF 2011, il  a su en quelques mois donner une impulsion créatrice au restaurant « Le Cinq », fier de défendre des produits du terroir mis en avant sur sa carte.<br />
Cet esthète de l’assiette, qui s’appuie sur un nouveau second, Thomas Eudier et un chef-pâtissier de haute volée, Loïc Gorse, vient de mettre en route sa nouvelle carte, le premier jour de l’hiver.</strong><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>« J’ai appris le côté géométrique et le dressage de l’assiette grâce à la vingtaine de concours gastronomiques que j’ai passés, confie-t-il. Cela m’a permis de structurer mon travail ; c’est important de se rapprocher de la perfection même si elle n’existe pas, et d’aller à l’essentiel. Créer un plat, c’est respecter le produit. »</em><br />
<strong><br />
Cuisses de grenouilles et ail noir</strong></p>
<p>Dans le grand chalet de 59 chambres aux tons chaleureux, le restaurant propose donc une carte avec des entrées thématiques.<br />
Des exemples ? « Originalité et Création » : des ravioles de tourteau dans un bouillon de pomme au gingembre avec des champignons à cru, zéphyr iodé et grains de caviar.<br />
« Gourmandise et Originalité » : cuisses de grenouilles en fine chapelure de brioche (présentées avec leur manchon), crème onctueuse de châtaignes (à part), ail noir et Lucullus de betteraves, jus au vert.  « Subtilité et Authenticité » : noix de saint-jacques posées sur un gros pavé de sel rose de l’Himalaya, continuant à cuire selon le désir du client ; pour être subtile et original ça l’est vraiment !</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Christophe-Pacheco350.jpg" alt="/" width="252" height="376" /><strong>Christophe Pacheco et Loïc Gorse : duo gagnant<br />
</strong><br />
Pour suivre, il faut absolument se laisser tenter par la rouelle de cochon de lait ibérique qui est préparée lentement à basse température (70° environ), ce que le chef appelle « en cuisson nocturne », oignons doux confits, le tout servi avec un crémeux de boudin noir, la joue laquée au miel de mandarine, et croustille de lard paysan. Un plat savoureux digne d’un étoilé !<br />
Après la sélection des fromages fermiers de Jacques Dubouloz (MOF 2004) d’Annecy, on garde une respiration sucrée pour les desserts de Loïc Gorse, et notamment son « Carrément vanille et en tout genre », joli florilège de textures, associé au pain perdu glacé et nuage de lait.<br />
À déguster aussi les yeux fermés : sa Forêt noire destructurée, qu’il appelle « Le chocolat grand cru et à la griotte », chantilly croustillante et sorbet.</p>
<p>Ensuite, on peut dormir tranquille.</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong><br />
Au Cœur du Village Hôtel &amp; Spa *****</strong><br />
26, Montée du Château, 74220 – La Clusaz<br />
Tél : 04 50 01 50 01.</p>
<p><a href="http://www.hotel-aucoeurduvillage.fr." target="_blank">www.hotel-aucoeurduvillage.fr.</a></p>
<p>Membre des Relais &amp; Châteaux.</p>
<p>Forfait « Ski &amp; Détente » : 3 nuits en demi-pension en chambre double incluant 2 dîners « Menu du marché » et  1 dîner « Menu dégustation », un forfait ski de trois jours par personne, un soin d’une heure par personne au « Cristal spa » : à partir de 980 €.</p>
<p>Restaurant « Le Cinq ».<br />
Menus : 55 € et 90 €. Carte : 80 – 95 €</p>
<p>Fumoir dans une ambiance anglo-saxonne au premier étage.<br />
Apéritif au bar de glace sur la terrasse, chaque mercredi.</p>
<p>Photos : Ludovic di Orio ©</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Salon du chocolat : nos cinq coups de coeur !</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/10/22/salon-du-chocolat-nos-cinq-coups-de-coeur/</link>
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		<pubDate>Sat, 22 Oct 2011 08:03:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art de vivre : cultivez vos sens]]></category>
		<category><![CDATA[Nourritures terrestres]]></category>
		<category><![CDATA[A la Mère de famille]]></category>
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		<description><![CDATA[Nos cinq coups de cœur parmi les chocolatiers du 17e Salon du chocolat. 
À la mère de famille
Le pâtissier-chocolatier Julien  Merceron fête les 250 ans de la marque et propose une boite en édition  limitée remplie de gourmandises.
Jean-Paul Hévin
 
 Depuis fin septembre, le chef de file des chocolatiers parisiens a sorti une [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/MèredeFamille3501.jpg" alt="/" /><strong><strong>Nos </strong>cinq coups de cœur parmi les chocolatiers du 17e Salon du chocolat.</strong><strong> </strong></p>
<p><strong>À la mère de famille</strong></p>
<p>Le pâtissier-chocolatier Julien  Merceron fête les 250 ans de la marque et propose une boite en édition  limitée remplie de gourmandises.</p>
<p><strong>Jean-Paul Hévin</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong>Depuis fin septembre, le chef de file des chocolatiers parisiens a sorti une nouvelle tablette de 70 %, un grand cru du Venezuela. « Carupano » du nom d’une ville côtière. Marque de fabrique d’un grand artisan : velouté, élégant, toujours beaucoup d’arôme et de saveur en bouche.<br />
<strong><br />
François Pralus </strong></p>
<p>Grand créateur de chocolat, utilisant chaque année 20 tonnes de cacao qu’il importe directement des pays producteurs, François Pralus torréfie lui-même ses fèves. Il propose 18 tablettes de pure origine (label bio Ecocert). En 2000, il a fait planter 25 000 arbres de variété Criollo sur 17 hectares à Madagascar à partir d’une forêt primaire dans l’île de Nosy-be, au nord ouest de l’île. &laquo;&nbsp;Le Criollo, clame François Pralus, est un peu le cépage du chocolat, un peu comme l’arabica et le robusta dans le café.&raquo;&nbsp; Belle longueur en bouche et d’une superbe onctuosité.<br />
Il faut déguster  sa « Pyramide des  Tropiques » qui rassemble un florilège de dix tablettes carrées , chacune correspondante à un grand cru (Papouasie, Indonésie, Sao Tomé, Ghana, Équateur, Tanzanie, Madagascar, Trinidad, Colombie et Venezuela). Exceptionnelle, la « Barre infernale de chocolat », mélange de belle facture à  base d’amandes, de noisettes torréfiées et de chocolat au lait.<br />
<img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/paletDe-Neuville350.jpg" alt="/" width="333" height="333" /><strong><br />
Jean-Charles Rochoux</strong></p>
<p>Le chocolatier de la rue d’Assas à Paris qui ne cesse de monter, lance sa pâte à tartiner au chocolat noir « L’âge de raison » et une tablette noir et gingembre 75 %.</p>
<p><strong>Chocolats de Neuville</strong></p>
<p>La griffe bien connue des Parisiens fête ses 25 ans et sa griffe « chocolat français ». Avec sa nouvelle identité qui passe par des couleurs légères, de Neuville édite son coffret  mat et or qui rassemble 36 bonbons de chocolat de petit format.<br />
Des palets originaux décorés sur le dessus, d’une taille agréable plus petite que d’habitude. Enrobage lait ou noir à  70 % de cacao (Équateur, Ghana, Madagacascar, Paouasie Nouvelle Guinée, Venezuela ou Criollo.100 % cacao.  Palets épices, palets fleurs ou palets épices.<br />
Palet macis d’Indonésie avec des notes de muscade / Palet fleur d’oranger / Palet fleur de ganga de Java / Plate à la tubéreuse d’Inde enrobée de chocolat noir 70 % avec des notes épicées / Palet macis d’Indonésie avec des notes de muscade !! / Palet sel bleu au sel bleu d’Iran enrobé de chocolat au lait : pointe de sel des cristaux d’Iran !!!</p>
<p><a href="http://www.salon-du-chocolat.com" target="_blank">www.salon-du-chocolat.com</a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Salon du Chocolat à Paris : Rien que pour le goût !</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/10/19/salon-du-chocolat-a-paris-rien-que-pour-le-gout/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 11:33:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 17e Salon du Chocolat se tient à  la porte de Versailles de Paris, du 20 au 24 octobre. De quoi régaler petits et grands pendant les vacances de la Toussaint.
Et de 17 ! Le Salon du Chocolat, lancé par Sylvie Douce se porte bien. La nouvelle édition de cette année devrait être un succès [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/salonChocodéfilé320.jpg" alt="/" /><strong>Le 17e Salon du Chocolat se tient à  la porte de Versailles de Paris, du 20 au 24 octobre. De quoi régaler petits et grands pendant les vacances de la Toussaint.</strong></p>
<p>Et de 17 ! Le Salon du Chocolat, lancé par Sylvie Douce se porte bien. La nouvelle édition de cette année devrait être un succès en donnant un éclairage particulier sur l’artisanat français. Pâtissiers et chocolatiers sont unis dans un même dessein et le Salon est un phare idéal pour une profession qui ne cesse d’innover.<br />
<em>« Le Salon du Chocolat a participé à l’émergence de la nouvelle génération de pâtissiers en leur offrant une plateforme unique de reconnaissance et de médiatisation, en France et à l’international. »</em> C’est en ces termes que l’équipe réunie autour de Sylvie Douce souhaite mettre en valeur les 400 participants, dont plus de 200 chefs et chefs-pâtissiers, venus de France et du monde entier et quelques 160 exposants chocolatiers ; un record.</p>
<p>Il est vrai qu’on n’a jamais autant parlé de chocolat ces dernières années et 2011 est un bon cru. La librairie est là pour l’attester.<br />
Du vendredi 21 ou dimanche 23 octobre, plusieurs dédicaces devraient réunir les amateurs alléchés : Pierre Hermé avec Rêve de pâtissiers (La Martinière), Christophe Felder avec Pièce unique (La Martinière), Christelle Brua et Frédéric Anton avec Petits gâteaux (Le Chêne), Chrisotphe Michalak avec Le Chococlat qui me fait craquer (Plon-Perrin), ou encore Brigitte Carrère avec Moi je cuisine le chooclat (Milan), Nikita Harwich avec Histoire du Chocolat (Desjonquères)….</p>
<p>Un espace d’expression visuelle appelé <strong>« Duo sur table et 7 pêchés capitaux »</strong> présentera sept tables gourmandes dédiées à l’envie, à la gourmandise, la paresse, l’orgueil, la colère, l’avarice et la luxure. Des tandems de pâtissiers et de créateurs (stylistes de l’art de la table ou de mode, joailliers…) se sont amusé à envisager ce que ce sera la pâtisserie de demain dans des décors de table très imaginatifs. Citons parmi eux Olivia Putman et Sadaharu Aoki, l’architecte Marie Deroudilhe et Christophe Michalak, le décorateur Jean Oddes et Jean-Paul Hévin.</p>
<p>Outre les traditionnelles démonstrations pâtissières, chocolatées et culinaires, le gourmand retrouvera des défilés tout chocolat, un véritable <strong>« Cacao Show »</strong> mettant en lumière les pays producteurs de fèves de cacao comme la Bolivie, Sao Tomé, le Brésil, Madagascar ou l’Indonésie.</p>
<p>Un hommage sera rendu à Robert Linxe, le créateur de la<strong> Maison du Chocolat</strong>, à travers les témoignages de chocolatiers et d’une exposition de photographies. De son côté la célèbre maison qui ne cesse de faire des petits, À la Mère de famille, fêtera ses 250 ans, alors que <strong>Les Petites chocolatières </strong>célèbrera ses vingt ans.</p>
<p>Les prochains rendez-vous chocolatés en France auront lieu à Lyon, du 9 au 11 décembre au Centre de Congrés, puis en 2012, à Marseille du 10 au 12 février au Parc Chanot, à Bordeaux du 2 au 4 mars, Hangar 14, à Lille du 9 au 11 mars au Grand Palais, et à Cannes du 7 au 9 avril  au Palais des Festivals.</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong>Salon du Chocolat</strong></p>
<p>Porte de Versailles, Paris 15e – Pavillons 5/2 et 5/3. Du 20 au 24 octobre 2011. De 10 h à 19 h. Métro et parking : Porte de Versailles.<br />
Entrée adultes : 12, 50 €. Enfants jusqu’à 12 ans : 6 €.</p>
<p>Pour tout savoir sur le Salon du Chocolat : <a href="http://www.salon-du-chocolat.com " target="_blank">www.salon-du-chocolat.com </a>ou sur la ligne : 01 40 72 51 62.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Gand, les contrastes d’une ville historique</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/10/17/gand-les-contrastes-d%e2%80%99une-ville-historique/</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 07:25:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parmi les grandes figures historiques de Gand, Jacob van Artevelde, Philippe le Bon, Charles le Téméraire, Jeanne la Folle, Charles Quint et même Louis XVIII qui vînt s’y réfugier, sont les plus emblématiques. Aujourd&#8217;hui, la richesse historique de la ville est encore palpable.
CultureMag vous propose une plongée touristique sous le signe de l&#8217;Histoire.

Il faut comprendre [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Gand350.jpg" alt="/" /><strong>Parmi les grandes figures historiques de Gand, Jacob van Artevelde, Philippe le Bon, Charles le Téméraire, Jeanne la Folle, Charles Quint et même Louis XVIII qui vînt s’y réfugier, sont les plus emblématiques. Aujourd&#8217;hui, la richesse historique de la ville est encore palpable.<br />
CultureMag vous propose une plongée touristique sous le signe de l&#8217;Histoire.<br />
</strong></p>
<p>Il faut comprendre que le port de Gand fut toujours un axe important du commerce belge, surtout depuis qu’il fut relié à l’Escaut dès 1827 par le canal de Gand à Terneuzen.  Il ne cessa de progresser depuis 1968, date à laquelle les navires de plus de 80 000 tonnes purent y accéder. Ainsi, cette zone portuaire austère installée au nord de la ville développe en parallèle un complexe sidérurgique capital pour l’économie de la ville. La société Arcelor Mittal ne produit t-elle pas plusieurs millions de tonnes d’acier par an ?</p>
<p>Carrefour historique de la Flandre, réputée pour son industrie textile, Gand est connue aujourd’hui dans le royaume de Belgique pour sa grande université ancestrale regroupant aujourd’hui en son sein et même au-delà, à Merelbeke, Zwijnaarde (parc technologique) et Melle (pour les essais d’agronomie) pas moins de onze facultés dont celle de Philosophie et de  Lettres (1817), de  Droit (1817); des Sciences (1817), de Médecine et de Sciences de la santé (1817) et Sciences politiques et sociales (la dernière née des facultés, 1992). Une vaste université qui en fait la deuxième du pays par son importance, après celle de Louvain. On compterait ainsi 35 000 étudiants à Gand qui rassemble plus de 290 000 habitants. Ce n’est donc pas un hasard si l’on retrouve trois des universités de Belgique dans le classement des cent meilleures dans le monde. Et pourtant, il ne faudrait pas réduire la voisine de Bruges (seulement 117 000 habitants) à une vision trop réductrice de ses possibilités.</p>
<p>Car Gand est aussi la ville lumière pour le cinéma (festival du 11 au 22 octobre 2011), qui fait suite au Festival du Film du musique (septembre).<br />
Chaque année, le « Gent Festival » attire des foules, avec à la clé, en septembre dernier, le Requiem de Mozart, joué par le grand orchestre de Stuttgart ou la 3e symphonie de Malher, jouée par le grand orchestre de la BBC. Extrêmement performante en matière d’enseignement et de recherche musicale, Gand a été proclamée « Ville de musique » par l’Unesco en 2009.<br />
Voilà ce qui la distingue notamment de Bruges dont le centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.<br />
Il faudra sans doute encore un peu de temps pour que Gand réussisse à obtenir cette récompense. Car si l’on sent l’effort fourni depuis des années par la municipalité pour restaurer ses quartiers historiques, il suffit de prendre un bateau et sillonner la rivière Lys (Leie en gantois) pour être quelque peu stupéfait de voir la vétusté de certains bâtiments anciens être encore le terrain de jeu de squatteurs et de constater la saleté à certains endroits où l’eau est quelque peu stagnante en bout de croisière….<br />
Sans parler des quais ravagés par des papiers gras et autres canettes déversées en fin de semaine par une jeunesse désinvolte. Le samedi matin, il faut attendre 10 heures du matin pour qu’ils soient enfin nettoyés ! À croire que l’environnement n’est pas la priorité des Gantois….</p>
<p>Même si le bourgmestre actuel, Daniel Termont vante le dynamisme et l’effort touristique de sa ville, recevant quelques journalistes attentifs dans la salle des mariages de son bel hôtel de ville, après un très long monologue, il a préféré s’éclipser pour ne pas répondre aux questions. À se demander si telle est la manière gantoise d’accueillir des professionnels du tourisme ?</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong>Y ALLER -</strong> Par le train de la gare du Nord jusqu’à Lille, puis de Lille jusqu’à Gand, cela en deux heures de temps (quand les trains belges ne tombent pas en panne !). Sinon par le Thalys, comptez une demi-heure de plus en changeant à Bruxelles.</p>
<p><strong>À LIRE &#8211; </strong>L’indispensable Guide Vert Michelin Belgique-Luxembourg, dans sa nouvelle formule enrichie d’adresses, 616 pages, 21, 90 €.</p>
<p><strong>OFFICE DU TOURISME : </strong>Beffroi (Raadskeider) – Botermarkt 17 A. www.visitgent.be.</p>
<p><strong>OÙ DORMIR : </strong>à l’hôtel Marriott, installé derrière la façade historique au 10, Korenlei (quai aux grains) avec vue sur l’église saint Nicolas et le somptueux beffroi (classé au patrimoine de l’Unesco) joliment éclairé la nuit. Ouvert depuis mars 2007, l’hôtel est ultra-moderne à l’intérieur, comprenant 150 chambres standard dont plusieurs suites.- (wifi gratuit partout).www.marriottghent.com. À éviter : Hôtel Verhaegen, « chambres d’hôtes d’exception » (Oude Houtlei 110), à cause du très mauvais accueil réservé aux Français. Dommage.</p>
<p><strong>SE RESTAURER : </strong>« Korenhuis » (nom inspiré du quai aux grains, koreniei) est le restaurant du Marriott, dans un décor d’appartement donnant sur le quai (terrasse aux beaux jours). Le chef gantois Dan Hebbrecht, 34 ans, revisite certains classiques : infusion d’homard, crevettes grises, lard et ciboule ; carré de cochon de lait; superbe sole grillée (hélas pas préparée en salle), succulente crème brûlée à la pistache, agrumes et sorbet de yaourth. Menu du marché à 45 €. « Belga Queen », Graslei 10. www.belgaqueen.be. Dans une halle aux grains du XIIIe siècle, le plus branché des restaurants animé par de jeunes serveurs habillés d’une tenue de brasseur. Tom Vansteenkiste (36 ans) travaille la « belgitude dans la cuisine » : l’anguille au vert, Plie (poisson blanc) au lard blanc, chanterelles, jus au vinaigre de Xéres et anguille de mer, toast au brie belge et fondue au miel… Bar club à l’étage et grands choix de bières et d’alcools. « Pakhuis », Schuurkenstraat 4. www.docks.be. Dans un ancien entrepôt &#8211; toujours dans le quartier historique -, la cuisine de Koen Lefever met en avant le canard des Landes et le poulet de Bresse. Esprit détendu et chaleureux.</p>
<p><strong>UN PÂTISSIER-CHOCOLATIER : </strong>« Joost Arijs », Vlaanderenstraat 24. www.joostarijs.be. Gantois de 25 ans, il a ouvert sa jolie boutique écrin en mai 2011 dans le centre de Gand. Confitures pêche-fraise, florentins, bonbons de chocolat, éclairs, macarons fourrés… Un singulier talent à soutenir hors des commerces attrape touristes.</p>
<p><strong>UN SALON DE THÉ : </strong>« Julie’s », Kraanlei 13.www.julieshouse.be. Du petit-déjeuner au goûter, Julie propose un assortiment de petits gâteaux décorés, de crêpes et de formules pour le thé. Douillet et coquet.</p>
<p><strong>UN MARCHÉ : </strong>Amusant, ce « Marché du vendredi », installé place Vrijdagmark, mélange de fringues, de brocantes et d’étals superbes de poissonniers et de bouchers-charcutiers (très fournis) qui ressemblent à des étals de forains aux néons multicolores.</p>
<p><strong>UN CHÂTEAU : </strong>Château des Comtes (Gravensteen). Pour se donner des frissons, d’un chemin de ronde à une salle des tortures. Construit au XIIe siècle, ce château qui fut aussi une prison rassemble la collection d’armes d’un industriel gantois (armures, arbalètes, pistolets à rouet, stylets…), des instruments de tortures impressionnants et une guillotine.</p>
<p><strong>UN MUSÉE : </strong>Ne perdez pas votre temps au Musée d’Art contemporain S.M.A.K qui se noie dans des installations navrantes et courez visiter le splendide Musuem voor Schone Kunsten &#8211; Musée des Beaux-Arts (www.mskgent.be), juste en face, rien que pour le Saint-Jérôme de Jérôme Bosch, les tableaux du natif d’Ostende James Ensor, les œuvres de Knopff, Rouault, Kokoshchka ou Kirchner.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Paul Verlaine in memoriam</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 08:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quelle bonne idée ont eue les éditions Arléa de publier à nouveau ce texte introuvable sur les derniers jours de Paul Verlaine ! 
Édité initialement par le Mercure de France en 1911, puis réédité en 1923,  Les derniers jours de Paul Verlaine est signé par deux de ses plus proches amis, Frédéric-Auguste Cazals (1865-1941), dessinateur [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Verlaine-Arléa350.jpg" alt="/" /><strong>Quelle bonne idée ont eue les éditions Arléa de publier à nouveau ce texte introuvable sur les derniers jours de Paul Verlaine ! </strong></p>
<p>Édité initialement par le Mercure de France en 1911, puis réédité en 1923, <em> Les derniers jours de Paul Verlaine</em> est signé par deux de ses plus proches amis, Frédéric-Auguste Cazals (1865-1941), dessinateur et écrivain de talent, auteur du <em>Jardin des ronces : poèmes et chansons du pays latin</em>, préfacé par Rachilde ; et Gustave Le Rouge (1867-1938), auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, romans, pièces de théâtre ou poèmes, qui aurait été le « gourou » fantôme de Blaise Cendrars…<br />
Mais le plus singulier est d’avoir choisi comme préfacier Maurice Barrès, Lorrain comme le poète. Amoureux de la poésie verlainienne, il côtoya le pauvre Lélian (anagramme fameux), parlant de lui comme d’un « enfant de poésie », allant jusqu’à écrire : <em><br />
« Voilà, dans sa tristesse et dans sa laideur, le détail des jours de notre Maître traînait, des terrasses où règne la Déesse verte jusqu’au lit d’hôpital où, coiffé d’une bonnet de coton, il retrouvait  le bon sens et l’inspiration. »</em><br />
<strong><br />
Torturé par deux démons, la luxure et l’alcool,</strong> celui que les auteurs appellent « l’archange foudroyé » termine sa vie, sans argent, en compagnie de sa dernière maîtresse Eugénie Krantz dans un deux-pièces à Paris du 37, de la rue Descartes, au cœur du Paris balzacien. Mais le poète, atteint de huit maladies, passe son temps à l’hôpital, et surtout Broussais, dans le XIVe arrondissement. « Je commence à croire que les poètes ont bel et bien été créés et mis au monde pour habiter l’hôpital, dira t-il. Ils s’y trouvent à merveille et ils manqueraient à tout le monde s’ils n’y étaient pas. »</p>
<p>Comme le confirment les auteurs, le « Tout Paris littéraire » est venu à son chevet, qu’il s’agisse d’Anatole France, de Barrès, d’Huysmans, de Robert de Montesquiou, et même de François Coppée et Jean Moréas, ses fidèles complices. Les récits de ses virées dans Paris, d’un café à l’autre, du Café Français au Bal Bullier, autorisé qu’il fut de temps en temps grâce à la bienveillance du bon docteur Chauffard à quitter sa chambre, sont inénarrables. Ce même médecin qui clamait aux internes qui l’entouraient :<em> « Voici un grand malade, un très grand malade…. et un grand poète… le plus grand poète catholique du siècle. »</em></p>
<p><strong>Mais les pages sur le Verlaine intime</strong>, vantant dans <em>La Bonne chanson</em> la chaleur du foyer, « l’heure du thé fumant et des livres », puis, au lendemain de sa séparation avec sa femme, son existence « vagabonde et irrégulière », replié dans ses gourbis, rue de la Huchette, rue Royer-Collard, rue de Vaugirard ou rue du Cardinal-Lemoine, avant le boulevard Saint-Michel et la rue des Fossés-Saint-Victor, dépeignent un poète à la recherche d’une bonne âme, ne négligeant jamais ses amis, mais démangé toujours par les affres de l’alcool, cette « sorcière verte» qu’est l’absinthe. <em><br />
« Ah ! si je bois c’est  pour me saouler non pour boire,/ Etre saoul vous ne savez pas quelle victoire/ C’est qu’on remporte sur la vie et quel dont c’est ! » clame t-il encore dans Jadis et naguère.<br />
</em><br />
<strong>Le 8 janvier 1896, à sept heures du soir</strong>, Verlaine rendit l’âme chez lui, rue Descartes. Quinze de ses amis, réunis par la comtesse Greffülhe, sous l’égide du Figaro, pour, chaque mois, subvenir à ses moyens, dont Maurice Barrès, François Coppée, Léon Daudet, le Dr Louis Jullien, Octave Mirbeau, Robert de Montesquiou, Jean Richepin et Sully Prudhomme, le pleurèrent et accompagnèrent son cercueil, parmi cinq mille personnes, de la place du Panthéon jusqu’au cimetière des Batignolles. On raconte que le bras de la statue de la Poésie qui décore le faîte de l’Opéra se détacha dans la nuit qui suivit les funérailles.<br />
<em>« La lyre d’or de la poésie française ne s’était-elle pas brisée en même temps que s’éteignait pour toujours la voix de Paul Verlaine, le dernier grand lyrique du XIXe siècle ? »</em>, en conclut joliment les auteurs.<br />
<strong><br />
<em>Les derniers jours de Paul Verlaine,</em> de F._A. Cazals &amp; Gustave Le Rouge. Préface de Maurice Barrès. Editions Arléa, 222 pages,  18 €.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Les réminiscences de Noël Herpe</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jun 2011 09:10:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La voilà la révélation de la saison. Elle est signée Noël Herpe. Son Journal en ruines est un petit chef-d’œuvre. 
Il faut le lire Journal en ruines comme le récit d’une vie (1986-2006), partagée entre la solitude, la névrose d’un père, la nostalgie des films en noir et blanc, des rêves révélateurs, des réminiscences obsédantes [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/HERPE350.jpg" alt="/" /><strong>La voilà la révélation de la saison. Elle est signée Noël Herpe. <em>Son Journal en ruines </em>est un petit chef-d’œuvre. </strong></p>
<p>Il faut le lire <strong><em>Journal en ruines </em></strong>comme le récit d’une vie (1986-2006), partagée entre la solitude, la névrose d’un père, la nostalgie des films en noir et blanc, des rêves révélateurs, des réminiscences obsédantes et la difficulté d’être. « Dès lors qu’il est question de l’homme, rien n’est jamais trop petit », assurait Samuel Johnson au diariste écossais James Boswell. Et dans ce journal magistralement écrit au fil des jours et des mois, inégal en temps, découpé chronologiquement par périodes, on croit être le voyeur des petitesses de la vie que relate l’auteur, alors qu’il ne fait que dire et commenter ce qui est l’essentiel chez tout être, vivant en spectateur de soi-même : la douloureuse épreuve de survie dans un monde hostile.</p>
<p>En mars 1991, à 26 ans, il confie : <em>« Je sens la vie refluer autour de moi (rencontres, opportunités de travail, perspectives d’avenir) et en même temps en moi, un bloc de résistance, de refus qui ne veut pas se laisser détruire, une force de négation qui s’affirme peut-être d’autant plus qu’elle est menacée : cela se produit par une sorte de pétrification intérieure, qui me rend très difficile le dialogue avec autrui. (…). » </em></p>
<p>Ce jeune homme séparé (au sens où Montherlant l’entendait), très introspectif, allant jusqu’à suivre plusieurs analyses, assumant difficilement une homosexualité compliquée, obsédé par l’image du père, coupé de sa mère, passionné de littérature, de théâtre et de cinéma, est maintenu par une « énergie » vitale.<br />
Le jour de ses 30 ans, il semble pourvoir enfin accéder <em>« à plus de naturel, à plus d’authenticité dans mes rapports à autrui ».</em> En réaction à la vision parentale soixante-huitarde de la société, Noël herpe dévorera les grands auteurs classiques du XXe siècle, se jetant sur « des figures tutélaires, mais il faut aussi que quelque ravage les ait détruites. » Avant d’ajouter <em>: « Sans doute Montherlant s’est-il mieux qu’aucun autre prêté à ce culte, par ce qu’il était aveuglé d’honneurs etd e grandes orgues, et parce qu’en même temps il ne cessait d’appeler sa ruine, de la précéder, de la mettre en scène… ». </em>Subtile analyse de Noël Herpe<em> « en quête d’un discours qui puisse surplomber le discours paternel, et qui par là même m’en libère et m’en éloigne ».</em></p>
<p>Écartelé entre l’enseignement et le journalisme Herpe se raccroche à cet indicible journal qui lui permet de se sauver de toute « frustration affective », en quête de son propre bonheur.</p>
<p>Au-delà de toute déprime, de toute tristesse, Herpe, qui a lu Gide, Green, Jouhandeau, Matzneff, Guibert et certainement Amiel et Cioran, enrichi avec ce Journal en ruines le patrimoine du journal intime qui depuis Restif de La Bretonne, en France, est devenu un genre à part entière.</p>
<p>PS : coup de chapeau à Thomas Simonnet, l’éditeur de L’Arbaète qui, notamment avec ce livre augmente un joli catalogue qui a toute sa place au sein de la maison Gallimard, laquelle désormais continue à éditer dans la rue qui porte son nom (ancienne rue Sébastien Bottin).</p>
<p><strong><span>Noël Herpe, </span></strong><strong><em>Journal en ruines, </em></strong><strong>L&#8217;Arbalète Gallimard, 344 p., 22,50 €</strong><strong>.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Richard Millet : l’homme blessé</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jun 2011 07:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans un de ses précédents livres, L’Orient désert, Richard Millet dénonçait la perte des sens, l’infantilisation des esprits, les dérives de l’amour, l’héroïsme floué, les impostures érigées en dogmes, s’exclamant : « Je marche dans ma propre poussière. Pas d’autre mystère, du moins, que celui du mouvement par quoi se dessaisir de soi ».
Cette fois, [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/MilletFatigue350.jpg" alt="/" /><strong>Dans un de ses précédents livres, <em>L’Orient désert</em>, Richard Millet dénonçait la perte des sens, l’infantilisation des esprits, les dérives de l’amour, l’héroïsme floué, les impostures érigées en dogmes, s’exclamant : « Je marche dans ma propre poussière. Pas d’autre mystère, du moins, que celui du mouvement par quoi se dessaisir de soi ».<br />
Cette fois, il récidive dans cette forme de pessimisme actif qui l’entraîne vers des sentiments habités par le découragement à travers deux ouvrages, <em>Arguments d’un désespoir contemporain et<em> </em></em><em>Fatigue du sens</em></strong><strong>. </strong></p>
<p>Refusant le monde tel qu’il est devenu aujourd’hui, avec surtout cette « immigration massive en Europe de peuples extra-européens » qu’il compare aux anciennes invasions barbares et totalitaires, Millet le paladin se dit en « apartheid volontaire », séparé des gens, des amis comme des intellectuels. Il vit ainsi un véritable exil intérieur, chassant en pleine lumière tous les affres qui pourraient l’encombrer. « Je cultive le sain désespoir de ceux qui savent que tout est perdu, clame-t-il ; la perte au sens moral ; l’accomplissement de la décadence comme source d’espoir ».</p>
<p>Les apostilles de son essai, d’une rare virulence, <em>Fatigue du sens</em>, qui sort dans la nouvelle maison d’édition Pierre-Guillaume de Roux, nous consolent de notre propre constat. Mais attention à ceux qui pourraient le lire sans comprendre que la démarche de cet écrivain solitaire n’a rien de politique en soi, c’est-à-dire d’idéologique. Millet ne roule pour aucun parti. Il est un des derniers « civilisés » du monde occidental qui fait acte d’écriture, comme un artiste en furie, un artiste dépossédé qui crie dans le désert.</p>
<p><strong>« La Loi, la Tolérance, le Bien, l’Humanité »</strong></p>
<p>Avec la rage au cœur, identique à celle que j’avais senti chez Robert Sainz, l’auteur d’<em>Un Roi d’Allemagne dans la nuit d’Occident</em>.<br />
Bruno de Cessole devrait ajouter un chapitre à son <em>Défilé des réfractaires</em> (L’Éditeur), car Millet serait à situer quelque part entre Jean Raspail, Dominique de Roux et Philippe Murray.<br />
Lui, l’homme blanc, le chrétien, le combattant, ne se reconnaissant plus dans ce monde couvert par « la Loi, la Tolérance, le Bien, l’Humanité » et régenté par ce qu’il nomme les « lobbies sexuels, religieux, ethniques, régionalistes, maçonnique, etc. ».<br />
Il pointe du doigt la faillite du multiculturalisme qui va jusqu’à refuser de franciser les noms propres et les noms communs n’encourageant que la transcription anglophone : on ne dit pas Kossovar mais Kosovar, Burkinabé au lieu de Burkina Fasien ; sans parler de la féminisation des noms de métier.</p>
<p>En parallèle, il faut lire aussi <em>Arguments d’un désespoir contemporain</em>, au ton plus professoral sans doute, mais qui éclaire la structure de son propos, allant contre la « dégradation du sacré », offrant à son lecteur cette belle réflexion : « Si Dieu existe, Il est mon Créateur et il importe qu’il me voie  à tout instant : ma vie en trouve non seulement une dimension tout autre, un sens d’une profondeur inouïe, mais aussi une lumière dont seul l’amour peut donner une idée ».</p>
<p><strong>Deux livres de Richard Millet :</strong></p>
<p><em>Fatigue du sens</em>, Éditions Pierre-Guillaume de Roux, 155 pages, 16 €.</p>
<p><em>Arguments d’un désespoir contemporain</em>, Hermann, 158 pages, 18 €.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Les délices de la Crète</title>
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		<pubDate>Thu, 12 May 2011 07:16:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au-delà de l’amour que l’on peut porter à chacune des îles grecques, il en est une plus singulière, plus mythologique, moins convoitée souvent, qui réserve bien des surprises au détour des routes et des cols. Il s’agit de la Crète, destination insolite et toujours féconde.
Comme l’a écrit Nicole Fernandez dans son livre, La Crète du [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Aldemar-Royal-MareVueaerien.jpg" alt="/" /><strong>Au-delà de l’amour que l’on peut porter à chacune des îles grecques, il en est une plus singulière, plus mythologique, moins convoitée souvent, qui réserve bien des surprises au détour des routes et des cols. Il s’agit de la Crète, destination insolite et toujours féconde.</strong></p>
<p>Comme l’a écrit Nicole Fernandez dans son livre,<em> La Crète du roi Minos </em>(L’Harmattan) : <em></em></p>
<p><em>« La Crète est une nymphe mythique. Telle est en effet, selon la tradition, la source du nom de cette île. La séduction qu’elle exerce aujourd’hui est à la hauteur de son origine légendaire. Parée de très beaux paysages, elle est la gardienne d’une brillante civilisation ancienne ». Une civilisation initiée vers 2 800 av.J.-C. et qui s’éteignit brusquement autour de 1 350 av. J.-C., pour céder la place aux Grecs… Et Jacques Lacarrière, de préciser : « On oublie que c’est en Crète, en un vallon boisé, que la princesse Europe mit au monde un certain Minos, ancêtre des Européens… Nos vrais ancêtres ne sont pas les Gaulois mais ces premiers Crétois jaillis de la semence d’un dieu ».</em></p>
<p>Ses montagnes de granit culminent jusqu’à plus de 2 450 mètres et avec une superficie de 8 336 km2, la Crète est la deuxième île la plus importante de Grèce, la cinquième de la Méditerranée, derrière la Corse (8 720 km2). Située au sud de Santorin que l’on rejoint par bateau en moins de trois heures, la Crète, de Chania à Héraklion, d’Hersonissou à la vallée des morts en passant par Malia et Agios Nikolaos, est une invitation des plus joyeuses à emprunter, toutes fenêtres ouvertes, ces routes enchantées. Il faut trouver le temps pour s’arrêter au détour d’un virage acheter des olives ou des bananes, chercher le meilleur épicier afin de choisir son huile d’olive, boire de l’ouzo dans un « ouzeri », véritable bar à tapas, et prier dans une chapelle byzantine construite en forme de croix grecque.</p>
<p>Passage obligé &#8211; au sud-est de la plaine d’Héraklion &#8211; , <strong>Knossos</strong>, et le palais du roi Minos, pour mieux explorer la civilisation minoenne et se replonger dans les figures mythologiques, le Minotaure, Pasiphaé (épouse de Minos), Egée (roi d’Athènes), Thésée, Ariane…<br />
Non loin, à Héraklion, dans un fort vénitien, se cache la tombe de l’écrivain Nikos Kazantzaki ((1883-1957), illustrée par cette épitaphe :<br />
&laquo;&nbsp;Je n&#8217;espère rien, je ne crains rien, je suis libre ». Toute la gravité de l’île ne se retrouverait-elle pas dans cette sentence ?</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Aldemar-Royal-MareVueaerien.jpg" alt="/" />Il est temps de rejoindre son hôtel, un 5 étoiles coloré de bougainvilliers et protégé par des pins, retiré au bord de la mer, dans un village étriqué qui sent bon les oliviers, Limenas Hersonissou, à moins de 25 km de l’aéroport d’Héraklion.<br />
L<strong>’Aldemar Hotel &amp; Spa</strong>, d’une architecture néo-classique vit à l’heure de son programme « Mare verde » : panneaux solaires qui couvrent 85 % des besoins énergétiques de l’hôtel avec ses dépendances, ses 29 piscines partagées ou privées selon la chambre ou la suite ; recyclage du papier, du verre, de l’huile de cuisine ; consommation de produits biologiques en association avec une ferme dépendant de l’Aldemar.</p>
<p>Les six restaurants de cette propriété perpétuent d’une certaine façon le « régime crétois ». Sur pilotis, le « Candia », enveloppée d’une musique forte, propose une cuisine raffinée dirigée par le jeune chef George Hatzopoulos, très créatif.<br />
Fort de ses stages en France dont Le Ritz Escoffier ou Lenôtre, il aime cuisiner les produits comme le Carré d’agneau aux herbes, le porc grillé au fromage de brebis, les poissons locaux, les poivrons et les champignons, arrosés de vins grecs ou crétois.</p>
<p>Vivre en Crète, c’est épouser un style de vie et se prendre un peu pour Anthony Queen ou Alan Bates dans <em>Zorba le Grec</em>….</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong>Vol </strong>- Une fois par semaine Paris-Orly / Heraklion avec FRAM, en trois heures trente. Chaque semaine, également, il existe un vol au départ de douze villes (de Deauville à Nice) et un vol ponctuel à partir de villes moyennes comme Biarritz, Cherbourg, Tours ou Rennes, proposant des offres d’hébergements adaptées à tous les budgets.</p>
<p><strong>Hébergement </strong>– Aldemar Hotel &amp; Spa*****, Limenas Hersonissou.<br />
Tél : 30 2897027725.<br />
<a href="http://www.aldemarhotels.com" target="_blank">www.aldemarhotels.com. </a></p>
<p>342 chambres (29 m2) et 43 suites (de 59 à 98 m2). Piscines et plage. Restaurant « Symposio » avec buffets.  Restaurant « El Greco » taverne grecque). Restaurant « Albatros », au bord de la plage, saveurs de la mer au déjeuner. Restaurant « Candia », plus gastronomique, belle variété crétoise. Restaurant Sushi, spécialités japonaises (le soir).<br />
Splendide thalasso avec parcours aquatique, spa avec soins Thalion, vaste hammam oriental (4000 m2). De 72 € à 130 € (chambre double standard) ; de 319 à 699 € (junior suite et piscine partagée).</p>
<p><strong>Le mieux</strong> : le buffet du petit-déjeuner. Le moins : les sachets Lipton, pas digne d’un 5 étoiles !</p>
<p><strong>Un site </strong>– L&#8217;île de Spinalonga, appelée aussi « Lîle aux lépreux », que l’on rejoint du port Elounda par bateau (20 mn de traversée). Une heure de marche pour faire le tour de l’île, occupée par les Vénitiens, puis par  les Turcs.<br />
Beau fortin, village en ruine ; certains petits bâtiments se visitent comme la seule chapelle orthodoxe encore entretenue. Devenue une léproserie avec hôpital, il y avait encore 300 malades en 1957 quand elle ferma.</p>
<p><strong>À lire </strong>– Le Guide Vert Grèce de Michelin (15, 40 €), très culturel ; le guide « Voyager pratique » Crète de Michelin (14, 90 €), pour bien comprendre l’origine, les traditions de l’île de Minos, avec des adresses précises ; le guide « Evasion »<em> Crète</em>, d’Hachette (14, 50 €) avec des itinéraires très précis du nord au sud, de l’ouest à l’est.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Mini Palais : Délice au Grand Palais</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Apr 2011 07:28:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art de vivre : cultivez vos sens]]></category>
		<category><![CDATA[Bonnes adresses]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Frechon]]></category>
		<category><![CDATA[Mini Palais]]></category>
		<category><![CDATA[Petit Palais]]></category>
		<category><![CDATA[restaurant]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane d’Aboville]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà bien une table qui mérite le détour. Très parisienne, certes, mais originale à tout point de vue. D’abord par ce qu’elle est installée à quelques mètres de la superbe verrière du Grand-palais, en haut des marches, côté avenue Winston Churchill.
Ensuite parce que sous le grand plafond de cette institution, le décor reconstitue l’atelier d’un [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/minipalais350.jpg" alt="/" /><strong>Voilà bien une table qui mérite le détour. Très parisienne, certes, mais originale à tout point de vue. D’abord par ce qu’elle est installée à quelques mètres de la superbe verrière du Grand-palais, en haut des marches, côté avenue Winston Churchill.<br />
Ensuite parce que sous le grand plafond de cette institution, le décor reconstitue l’atelier d’un sculpteur avec ses rangées de plâtres : jambes, torses, têtes…. </strong></p>
<p>Depuis la mi-mars, la terrasse, à l’italienne, large avec ses colonnes et la vue en direction de la Seine, est ouverte comme pour célébrer le début du printemps. Et puis, au-delà de cette forme singulière, il faut saluer la qualité d’une cuisine supervisée de main de maître par le triplement étoilé Eric Frechon, chef de l’hôtel Le Bristol.<br />
Stéphane d’Aboville exécute des créations qui conviennent bien avec ce lieu rétro-contemporain. On commence les hostilités par de petites gougères au fromage en amuse-bouche, qui ouvrent l’appétit avec merveille.</p>
<p><strong>Ris de veau et cochon grillé</strong></p>
<p>Puis on passe aux choses sérieuses : le saumon mi-fumé et mi-cuit est servi avec une mousseline d’œuf à la truffe noire (14 €). Absolument délicieux. Il y a aussi une soupe de lentille au foie gras et saucisse de morteau pour 9 €. Burratta (fromage italien des Pouilles) aux fines tranches de jambon de Parme pour 14 €. Et pour suivre, si on aime la cuisine canaille, alors on se doit de commander les ris de veau en croûte de comté au vin jaune (35 €). C’est présenté comme un petit pain avec de la purée.<br />
Mais quelle alliance de saveur. Le jus de viande est lové comme au cœur d’un volcan. Sublime !  le plat phare reste sans doute la poitrine de cochon grillé (Frechon raffole du porc, c’est bien connu), navets confits au genièvre (25 €).</p>
<p>Côté desserts, on se régale avec le baba géant au rhum, crème légère à la vanille pour 2 personnes 14 €) ou l’étonnant Mont Blanc au vieux rhum agricole, pas rond, pas gonflé mais allongé…<br />
En salle, Jean-Claude supervise tout avec doigté et une certaine vigilance. On ressort conquis. On se dit que l’on reviendra pour le goûter…</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p>Mini Palais<br />
1, av. Winston Churchill, 8e.<br />
Tél : 01 42 56 42 42.<br />
Ouvert tous les jours.<br />
Menu déj : 28 €. Carte : 30-60 €</p>
<p><a href="http://www.minipalais.com" target="_blank">www.minipalais.com</a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Solidarité de deux groupes hôteliers avec les Japonais</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/04/04/solidarite-de-deux-groupes-hoteliers-avec-les-japonais/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Apr 2011 08:14:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art de vivre : cultivez vos sens]]></category>
		<category><![CDATA[hôtels Peninsula]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[peninsula.com]]></category>
		<category><![CDATA[Radisson Blu Ambassador Hotel Paris Opera]]></category>

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		<description><![CDATA[Les groupes hôteliers, Peninsula et Radisson lancent chacun à leur façon, avec plus ou moins de générosité, une initiative pour soutenir les Japonais victimes du tremblement de terre et du tsunami.

Les hôtels Peninsula, groupe originaire d’Hong Kong, se mobilisent pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre et du tsunami japonais.  Ils viennent [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/radisson350.jpg" alt="/" /><strong>Les groupes hôteliers, Peninsula et Radisson lancent chacun à leur façon, avec plus ou moins de générosité, une initiative pour soutenir les Japonais victimes du tremblement de terre et du tsunami.<br />
</strong></p>
<p>Les hôtels Peninsula, groupe originaire d’Hong Kong, se mobilisent pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre et du tsunami japonais.  Ils viennent de lancer une opération appelée : « Espoir pour le Japon » (Hope to Japan) qui à travers les neufs hôtels qu’ils possèdent dans le monde devrait obtenir un franc succès. Tous les fonds récoltés seront entièrement reversés à la Croix rouge japonaise.</p>
<p>D’abord, les hôtels Peninsula feront un don pour chaque séjour comptabilisé et les hôtes qui souhaiteraient offrir une contribution supplémentaire pourront demander alors, que le montant choisi soit prélevé sur leur carte de crédit au moment de régler leur note.</p>
<p>D’autre part, l’heure du thé l’après-midi (un véritable thé complet  traditionnel, salé et sucré) dans chaque établissement du groupe, que cela soit à New York, Shanghai ou Bangkok est désormais servi « à la mode japonaise ». L’intégralité de son prix, soit 50 dollars ou l’équivalent selon la monnaie locale – sera reversée à la Croix rouge japonaise.</p>
<p>Autre initiative en clin d’œil avec l’esthétique japonaise : chaque établissement exposera dans le hall un « Arbre des 1 000 grues », cet oiseau qui symbolise la chance et la longévité, modèle préféré d’origami ou pliage de papier. Les hôtes seront invités alors à faire un don minimum de 5 dollars, ou l’équivalent en monnaie locale, en échange de quoi ils recevront une grue en papier pour la suspendre à l’arbre. Ils pourront aussi recevoir une leçon de pliage de papier donnée par le personnel de l’hôtel.</p>
<p>Autre proposition, mais cette fois à l’échelle d’un seul hôtel Radisson, à Paris, et pour une durée de 1 mois seulement. Le Radisson Blu Ambassador, propose à travers son bar « Le Lindbergh » un cocktail sans alcool créé à l’occasion de cette opération de solidarité avec les Japonais, intitulé « Cocktail Hope » &#8211; qui coûte 10 €. 60 % de cette somme seulement sera reversé à La Croix rouge japonaise. La boisson se compose d’un zeste de yuzu, d’une senteur de jasmin et d’une pointe de rose « pour redonner au Japon l’espoir de lendemains ensoleillés », comme l’annonce l’équipe du bar.</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><a href="http://www.peninsula.com" target="_blank">www.peninsula.com</a></p>
<p>Radisson Blu Ambassador Hotel Paris Opera</p>
<p>Bar Le Lindbergh<br />
16, boulevard Haussmann &#8211; 75009 Paris<br />
Tél : 01 44 83 40 52</p>
<p><a href="http://www.radissonblu.com/ambassadorhotel-paris" target="_blank">www.radissonblu.com/ambassadorhotel-paris</a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Michelin 2011 : un guide peut en cacher un autre</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/03/10/michelin-2011-un-guide-peut-en-cacher-un-autre/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Mar 2011 07:40:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art de vivre : cultivez vos sens]]></category>
		<category><![CDATA[Nourritures terrestres]]></category>
		<category><![CDATA[Bonnes petites tables du guide Michelin 2011]]></category>
		<category><![CDATA[bonnes tables]]></category>
		<category><![CDATA[étoiles Michelin]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[guide Michelin 2011]]></category>
		<category><![CDATA[restaurant]]></category>

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		<description><![CDATA[Parution du Guide France 2011 du Michelin, mais aussi d’un autre guide moins épais : Bonnes petites tables du guide Michelin 2011.
Comme chaque année, le Guide France du Michelin est attendu avec une certaine impatience, autant par les restaurateurs et les hôteliers, que par les gastronomes de tout poil. Enfin, par au moins 75 000 [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/michelinTables350.jpg" alt="/" /><strong>Parution du <em>Guide France 2011 du Michelin</em>, mais aussi d’un autre guide moins épais : <em>Bonnes petites tables du guide Michelin 2011</em>.</strong></p>
<p>Comme chaque année, le <em>Guide France du Michelin </em>est attendu avec une certaine impatience, autant par les restaurateurs et les hôteliers, que par les gastronomes de tout poil. Enfin, par au moins 75 000 acheteurs. C’est du moins ce que les experts prédisent comme vente cette année.<br />
Il est loin le temps où le fameux Guide rouge atteignait les 100 000 ou 200 000 exemplaires en librairie ! Et dire que le premier tirage du guide paru pour la première fois en 1900, montait déjà  à 35.000 exemplaires !</p>
<p>Reste la question qui fait mal : pourquoi le Guide France n’est jamais traduit à l’étranger, ni en Angleterre, ni en Allemagne par exemple ?</p>
<p><strong>Un palmarès à la baisse</strong></p>
<p>Bon, cette année, pas de 3e étoile nouvelle, il faut se faire une raison. Il faut remonter à 1992 pour un pareil cas de figure. Eric Briffard au <em>Cinq</em>, à Paris, ce sera sans doute pour l’année prochaine. On ne voit pas qui, à Paris, la mériterait mieux que lui.</p>
<p>En province, sur les hauteurs de Megève, Emmanuel Renaut avec son hôtel-restaurant <em>Flocons de sel </em>pourrait prétendre à les décrocher aussi.<br />
Quant à ceux qui ont gagné une 2e étoile, citons les cinq lauréats :<br />
<em>Villa Archange</em> au Cannet, Thierry Drapeau au <em>Logis de la Chabotterie</em> à Saint-Sulpice-le-Verdon  en Vendée ; <em>Le Château des Crayères </em>à Reims, et à Paris, <em>Passage 53</em> (2e), Jean-François Piège installé dans l’ancien <em>Thoumieux</em> (7e), et<em> L’Atelier</em> de Joël Robuchon niché au Drugstore Publicis (8e).<br />
Quant aux 46 restaurants couronnés par une première étoile, nous citerons avec allégresse Jacques Maximin avec son <em>Bistrot de la Marine </em>à Cagnes-sur-mer ; Pierre Daret avec <em>Le Baudelaire</em>, restaurant du seul 5 étoiles français <em>Le Burgundy </em>(Paris 1er) ; Mickaël Féval avec son génial restaurant de poissons <em>Antoine</em> (Paris 16e), déjà lauréat du Trophée Jacquart l’année dernière ; <em>La Fourchette du printemps</em> (Paris 17e), et le très doué Frédéric Simonin (17e), qui fut il y a quelques années le chef de<em> La Table</em> de Joël Robuchon.<br />
<strong><br />
« Le Printemps du guide Michelin »</strong></p>
<p>Mais attention, un guide peut en cacher un autre. Je vous recommande Bonnes petites tables du guide Michelin 2011 qui recense 600 restaurants (appelés « Bib gourmand ») autour de 29 € &#8211; car certains sont à 30, voire à 32 € le repas au déjeuner.<br />
Si l’on regrettera quelques très bonnes adresses malheureusement ignorées, on saluera cet inventaire classé par régions et allègrement commenté.<br />
Le Guide France 2011 offre dans chaque exemplaire un « Pass Privilège » qui permet de bénéficier d’offres exclusives dans plus de 1000 restaurants participants à l’opération « Le Printemps du Guide Michelin » du 23 mars au 23 juin 2011.</p>
<p>Ajoutons que cette année, les spas sont à l’honneur avec un index particulier situé au début du Guide rouge.<br />
<strong><br />
<em>Guide France 2011</em>, Michelin, 24 €<br />
571 étoilés dont 25 trois étoiles, 76 deux étoiles et 470 une étoile.</strong></p>
<p><strong><em>Bonnes petites tables du guide Michelin 2011</em>, 17, 90 €<br />
« Les 600 meilleurs restaurants à moins de 29 € », dont plus de 100 nouvelles adresses.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Remy de Gourmont, indécrottable épistolier des années 1900</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/02/23/remy-de-gourmont-indecrottable-epistolier-des-annees-1900/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Feb 2011 08:30:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance de Remy de Gourmont]]></category>
		<category><![CDATA[Editions du Sandre]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Remy de Gourmont]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent Gogibu]]></category>

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		<description><![CDATA[Quoi de plus instructif que de lire et de découvrir la correspondance d’un auteur, d’un jeune homme qui se métamorphose en écrivain et que l’on découvre de façon impudique, avouons-le, prendre forme sous nos yeux au fil des lettres ? Car Remy de Gourmont (1858-1915) a toujours su qu’il serait écrivain. 
Le travail immense et [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Gourmont2201.jpg" alt="/" /><strong>Quoi de plus instructif que de lire et de découvrir la correspondance d’un auteur, d’un jeune homme qui se métamorphose en écrivain et que l’on découvre de façon impudique, avouons-le, prendre forme sous nos yeux au fil des lettres ? Car Remy de Gourmont (1858-1915) a toujours su qu’il serait écrivain. </strong></p>
<p>Le travail immense et fouillé de Vincent Gogibu permet à nous lecteur d’appréhender un chantier littéraire et poétique tout aussi vaste que sa propension à tenir un courrier journalier. Sa Correspondance avec les femmes qu’il a aimées – principalement Berthe de Courrière (la Sixtine) ou Natalie Clifford-Barney (l’Amazone) est  à mettre sur le même plan que la correspondance de Balzac avec Mme Hanska ou celle de Flaubert avec Louise Collet.  C’est admirable de délicatesse et de style, de trouvailles et d’ingénuité.</p>
<p>Ses missives (1 200 au total adressées à plus de 200 destinataires) témoignent en même temps de l’air du temps de cette époque joyeuse et capricieuse. Ces années 1900 ont un fumet de dilettantisme et d’amusement qui encourage le bon mot, l’esprit caustique et la légèreté insouciante.</p>
<p>Comme le note dans sa brillante introduction Vincent Gogibu : Remy de Gourmont  dans ces années 1900-1909 « devient l’écrivain majeur de son époque et un phare vers lequel on se tourne ». Le voilà qui se détache du symbolisme  pour être alors « la conscience critique d’une génération », dixit T. S. Eliot.<br />
Il collabore au Mercure de France en se frottant à Alfred Valette, Rachilde et Léon Bloy. Il va se faire connaître par son fameux Livre des Masques, montrant clairement sa filiation, de Stéphane Mallarmé à Odilon Redon en passant, comme le souligne Vincent Gogibu, par Maurie Denis, Henry de Groux et Félix Vallotton.</p>
<p>Puis dès 1910, ce seront les querelles avec André Gide, la guerre qui éclate et son attachement viscéral à la gracieuse Nathalie qui lui fait voir la vie de façon lumineuse, remplie d’espérance. « On sait comment on aime, on ne sait jamais comment on est aimé », lui écrira t-il en février 1911.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/GourmontCorrespondance200.jpg" alt="/" /><strong>Du côté des sceptiques</strong></p>
<p>Mais cette correspondance éclaire aussi le Gourmont si différent d’un Gide, du côté de l’art de la littérature et de la beauté. Lui se place résolument du côté « de l’esprit, de l’intelligence et de la quête de la vérité (que gênent parfois ses partis pris », explique Vincent Gogibu. Reste que Gourmont est un superbe styliste, qu’il joue avec la langue française, évoluant parfois vers une forme de scepticisme qui peut faire penser à Schopenhauer.<br />
Adepte du héros valéryen, on ne sera pas surpris de lire sous sa plume cet élan du cœur : « Mon œuvre véritable sera celle-ci : un être né avec la complète paralysie de tous les sens, en lequel ne fonctionne que le cerveau et l’appareil nutritif ». (Sixtine, roman de la vie cérébrale, 1890).</p>
<p>Il faut lire ses lettres les plus brûlantes adressées à Natalie Clifford-Barney (que Jean Chalon avait su magistralement évoqué dans son Chère Natalie Barney, Flammarion), dès leur rencontre en 1910. L’auteur du délicieux Eparpillements éblouie « l’esthète blessé ». « Vous voir me donne une provision de bonheur et me rend la vie plus facile » ; « Il me semble que vous répandez un air nouveau autour de moi. », s’exclame t-il, au-delà de son enchantement quasi maladif.</p>
<p><strong><br />
Correspondance de Remy de Gourmont<br />
Tome I (1867 – 1899), tome II (1900 – 1915)<br />
Réunie, préfacée et annotée par Vincent Gogibu<br />
Editions du Sandre, 39 € et 43 €.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>François Nourissier (1927-2011) : la mort d’un pape de la littérature française</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/02/18/francois-nourissier-1927-2011-la-mort-d%e2%80%99un-pape-de-la-litterature-francaise/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 16:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>
		<category><![CDATA[Académie Goncourt]]></category>
		<category><![CDATA[François Nourissier]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Fasquelle]]></category>
		<category><![CDATA[lettres]]></category>

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		<description><![CDATA[« J&#8217;ai beaucoup écrit, mais j&#8217;ai bien travaillé », clamait François Nourissier, le dernier ogre des lettres françaises qui vient de s’éteindre à l’âge de 83 ans. Un bel âge pour celui que Jean d’Ormesson n’a pas hésité à dire qu’il était « une institution à lui tout seul ». 
Grand lecteur de Montaigne, de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Nourissier200.jpg" alt="/" /><strong>« J&#8217;ai beaucoup écrit, mais j&#8217;ai bien travaillé »<em>, </em>clamait François Nourissier, le dernier ogre des lettres françaises qui vient de s’éteindre à l’âge de 83 ans. Un bel âge pour celui que Jean d’Ormesson n’a pas hésité à dire qu’il était « une institution à lui tout seul ». </strong></p>
<p>Grand lecteur de Montaigne, de Jean-Jacques Rousseau, de Benjamin Constant, de Chardonne et de Montherlant, Nourissier se complaisait dans l’auto-flagellation, critiquait ses premiers romans et s’exclamait :<em> « Je me suis voulu le romancier d&#8217;une société fermée. » </em>Cet ambitieux qui ne s’aimait pas avait débuté sa carrière littéraire en publiant Un petit bourgeois, roman qui avait fait scandale à l’époque en 1963.</p>
<p>Pierre-Henri Simon, le critique du Monde l’avait descendu en flèche sur cinq colonnes, tandis qu’Aragon s’était enthousiasmé  en saluant la naissance d’un nouvel écrivain :<em> « Il y a très longtemps qu&#8217;on n&#8217;a pas écrit ainsi</em>,  avouait-il,  <em>je veux dire avec cette jeune maîtrise de la phrase, qui fait penser qu&#8217;il en va de celle-ci comme des femmes, jamais si belles qu&#8217;en négligé». </em><br />
Et à Jérôme Garcin, en 2002, alors qu’<em>Un petit bourgeois</em> était à nouveau disponible  dans la collection<em> Les cahiers rouges,</em> François Nourissier avait déclaré à Jérôme Garcin : <em>« Le travail d&#8217;écrire est devenu ma raison de vivre. Aujourd&#8217;hui, plus que jamais. C&#8217;est le seul trapèze auquel je sois accroché et qui me maintienne en l&#8217;air. Mais il y a de plus en plus de trous dans le filet… »</em></p>
<p>Mais Nourissier, qui, appelé par celui qui allait devenir son grand complice, Jean-Claude Fasquelle, s’était réfugié dans les années cinquante chez Grasset comme on choisit une famille. N’avait-il pas écrit : <em>« Je suis né dans une mauvaise famille, où l’on ne s’aimait pas beaucoup »</em> ?</p>
<p>Il restera dans l’imaginaire des lecteurs français, un « pape des lettres », une sorte de père Joseph de l’édition ou un intrigant (surtout à la veille des manoeuvres d’automne), un découvreur, autant qu’un critique (Le Figaro magazine, le Point…), et un chevalier des lettres contemporaines, qui avait sauté à pieds joints à l’Académie Goncourt, pour en démissionner il y a quelques années, se rendant bien compte qu’il lui fallait jeter l’éponge.</p>
<p>D’ailleurs, Jean-Claude Fasquelle, en lui rendant hommage dans Le Figaro littéraire, a rappelé la parole qu’il entendit prononcer par son grand ami lors de leur dernière rencontre : <em>« On a bien rigolé ». </em><br />
Aujourd’hui qui rigole encore comme lui ?</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Un petit air du sud à Bercy</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/01/07/un-petit-air-du-sud-a-bercy/</link>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2011 07:43:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art de vivre : cultivez vos sens]]></category>
		<category><![CDATA[Bonnes adresses]]></category>

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		<description><![CDATA[En face du métro Bercy, le Pataquès. Ce restaurant veut respirer le bonheur du sud.
On devrait d’ailleurs parler des sud tellement la cuisine de Rosa Kébir respire à la fois la cuisine niçoise, la cuisine provençale et rien qu’un peu la cuisine italienne avec ses pâtes, son huile d’olive et sa frangipane. Ambiance ensoleillée avec [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/LEPATAQUES350.jpg" alt="/" width="258" height="258" /><strong>En face du métro Bercy, le Pataquès. Ce restaurant veut respirer le bonheur du sud.</strong></p>
<p>On devrait d’ailleurs parler des sud tellement la cuisine de Rosa Kébir respire à la fois la cuisine niçoise, la cuisine provençale et rien qu’un peu la cuisine italienne avec ses pâtes, son huile d’olive et sa frangipane. Ambiance ensoleillée avec la terrasse ombragée (aux beaux jours) ou à l’intérieur, ces murs jaunes un peu délavés, ses banquettes de velours rouges et ses serveuses attentives.</p>
<p>Les plats qui ne sont pas de grandes envolées respirent tout de même la garrigue et les herbes des sous-bois.<br />
On commence par un verre de Casanis, une Mauresque (anis et sirop d’orgeat), ou un Rinquinquin à la pêche.<br />
Encore mieux, le Kir à la pêche de vigne ou un rosé Château Minuty, Aoc Côtes de Provence (4, 90 € le verre).<br />
Belle variété d’entrées comme les queues de langoustine à l’huile de roquette et copeaux de parmesan, ou l’aubergine gratinée à la Parmiggiana et coulis de tomate.</p>
<p>Même choix varié pour les plats, entre la blanquette de veau à l’ancienne, la brandade de morue montée à l’huile d’olive ou la seiche confite dans son encre (attention les doigts !) et ses spaghetti au noir. Tout cela est gai, tranquille et copieux.  On a bien aimé le millefeuille à la crème de marron à l’Armagnac, doucereuse, agrémentée de quelques éclats de mendiants, genre noisette torréfiée…. Quant aux calissons, ils sont « maison ».<br />
Une jolie table à découvrir hiver comme été pour la douceur du lieu.</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong><br />
Pataquès</strong><br />
40, Boulevard de Bercy, 75012 Paris<br />
Tél : 01 43 07 37 75<br />
<a href="http://www.pataques.fr" target="_blank"><strong><br />
www.pataques.fr</strong></a></p>
<p><strong>Menu : 32 € ; carte : 40 €.<br />
Fermé dimanche.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Vacances d’hiver à Innsbruck</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/01/03/vacances-d%e2%80%99hiver-dans-le-tyrol-autrichien/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Jan 2011 08:42:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Destinations]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage : cultivez vos envies d’ailleurs...]]></category>
		<category><![CDATA[destination]]></category>
		<category><![CDATA[Innsbruck]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tyrol]]></category>

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		<description><![CDATA[La ville baroque et joyeuse d’Innsbruck, capitale économique et artistique du Tyrol autrichien, fière de ses 130 000 habitants, est indissociable de la figure rayonnante de Maximilien Ier de Halsbourg (1459-1419) qui devînt prince territorial du Tyrol en 1490 pour mieux exercer sa vocation de mécène des arts. Promenade dans cette jolie cité tyrolienne.
Dürer lui [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Innsbruck350.jpg" alt="/" /><strong>La ville baroque et joyeuse d’Innsbruck, capitale économique et artistique du Tyrol autrichien, fière de ses 130 000 habitants, est indissociable de la figure rayonnante de Maximilien Ier de Halsbourg (1459-1419) qui devînt prince territorial du Tyrol en 1490 pour mieux exercer sa vocation de mécène des arts. Promenade dans cette jolie cité tyrolienne.</strong></p>
<p>Dürer lui doit beaucoup comme les habitants qui tous les jours passent devant le fameux « petit Toit d’or », un des trésors de la vieille ville, embellie au fil des siècles. Un « toit d’or » qu’il a fait construire dans l’actuelle rue du duc Frédéric, au-dessus de sa  résidence de l’époque d’où il pouvait assister aux tournois et au théâtre de rue dont il était friand. Sur le bas-relief, il est représenté d’abord en souverain avec ses deux épouses, et ensuite avec son chancelier et son bouffon. Et plus bas deux porte-drapeaux brandissent les bannières des Halsbourg et du Tyrol, frappées d’un aigle noir et d’un aigle rouge. Que de symboles !</p>
<p>Il faut se promener dès la fin novembre, de l’autre côté de l’Inn (rivière qui a donné son nom à Innsbruck et à la vallée) parmi les trois marchés de Noël de la vieille ville, répartis dans les ruelles et sur les places, notamment la Sparkassenplatz et la Landhausplatz.<br />
Les cabanons décorés proposent tous les trésors de la cuisine et de l’artisanat tyroliens, comme la charcuterie d’alpage (saucisses, jambons…), et quelques baraques vendent des beignets que l’on remplit de confitures de fruits rouges ou des crêpes au fromage (type Edam) et aux pommes de terre ou sucrées, pliées en deux, appelées zillertaler krapfen.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/InnsbruckmarchéNoël350.jpg" alt="/" /><br />
Deux pâtisseries rivalisent de notoriété : le Café Sacher &#8211; plus connu à Salsbourg et à Vienne &#8211; où l’on déguste le fameux gâteau au chocolat du même nom, et la pâtisserie-salon de thé Munding, la plus ancienne de la ville. Fondée en 1803 par un boulanger-pâtissier, Johann Nepomuk Munding, venu des bords du lac de Constance, sa maison eut rapidement du succès grâce à son pain. À tel point que Munding devint le fournisseur attitré de l’archiduc du Tyrol et du prince Prince Louis de Saxe, Cobourg et Gotha. On lui doit surtout les premières crèmes glacées et les meilleures confitures de la région, mais aussi ce bonbon en forme de « toit d’or » enveloppé dans du papier d’argent, à base de massepin, de chocolat noir, couvert de caramel.<br />
Aujourd’hui dans les alcôves il est de bon ton de boire le classique chocolat : une boule de chocolat noir que l’on dilue soi-même dans un verre de lait chaud, avant de le coiffer de crème fleurette. C’est, avouons-le, moins bon que chez Angélina ou au Café Florian ; on peut toujours préférer les traditionnels  sachertorte et l’apfelstrudel de la maison…</p>
<p><strong>La douceur de vivre à l’Interalpen</strong></p>
<p>Rien de tel qu’un petit séjour à 35 km d’Innsbruck sur les côteaux de Seefeld, à l’Interalpen (5 étoiles), splendide hôtel de 232 chambres, chaleureux et hospitalier. La cuisine du chef Christoph Zangerl est une des plus inventives de la région. Il cuisine la selle de chevreuil à la courge et aux champignons des bois, le risotto aux salsifis, comme la véritable escalope de veau à la viennoise, panée et sans sauce, juste accompagnée d’un filet de citron et de petites pommes de terre vapeur.<br />
Même rigueur au spa de 5 000 m 2 où le jeune Christophe Bickel (27 ans), d’Innsbruck s’applique à préparer une délicieuse lotte façon tempura et un laqué de homard sur un lit d’avocat mariné au citron; diététique à souhait !<br />
On vient aussi pour le meilleur buffet du Tyrol : des variétés de produits exceptionnels : viande de grison tyrolienne, jambon italien, saucisses, miel et confitures aux fruits rouges du Tyrol, pains divins (blé, cumin, olive, lard…) et des œufs fermiers à la coque cuits magistralement à 4 minutes.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/interalpenresto350.jpg" alt="/" /><br />
Conseil d’ami : aller se baigner dans la piscine de 50 m se prolongeant à l’extérieur aux pieds des pelouses enneigées, choisir le  soin homme « microdermabrasion », l’enveloppement dans de la paille humide. Et se tremper dans la grotte gothique d’eau chaude salée, ou transpirer dans les confortables hammams parfumés… Un vrai bonheur, après avoir passé des heures à pratiquer le ski de fond&#8230;</p>
<p>L’Interalpen est une invitation à la douceur de vivre, à chaque saison. Celle de Noël et du jour de l’an est particulière. La musique y est chaque soir présente et rien ne vaut une randonnée dans les sommets de ce Tyrol fécond en surprises.</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong><br />
Office de Tourisme autrichien à Paris</strong><br />
<a href="http://www.austria.info/fr" target="_blank">www.austria.info/fr</a></p>
<p><strong>À lire :</strong> Guide Vert Michelin Autriche</p>
<p><strong>Boutique autrichienne<br />
Finn Austria</strong><br />
25, rue Gay-Lussac, 75005 – Paris. Tél : 0143547540<br />
La vitrine de l’art de vivre tyrolien et autrichien. Vestes, culottes<br />
de peau, lodens, dirndl, objets de chasse, coucous, couteaux, etc.<br />
<strong><br />
Les bonnes adresse d’Innsbruck</strong></p>
<p><strong>Café central</strong><br />
Gilmstr, 11.</p>
<p>L’endroit indémodable pour boire un café, un chocolat ou une<br />
bière. Presse internationale à disposition. Dès 7 h 30.<br />
<strong><br />
Café et pâtisserie Munding</strong><br />
Kiebachgasse, 16. www.munding.at</p>
<p>La plus ancienne pâtisserie traditionnelle de la ville.<br />
<strong><br />
Strudel-Café Kröll</strong><br />
Hofgasse, 6, Akltstast. Fermé le dimanche.</p>
<p>Pour acheter les pans aux raisins et autres gâteaux tyroliens<br />
typiques.</p>
<p><strong>Speckladele herby Signor</strong><br />
Stiftgasse, 4</p>
<p>La plus petite boutique de charcuterie de la ville. Produits<br />
exceptionnels dont les fameux Teufel, dit « petit diable »,<br />
autrement dit des « gendarmes », vendus par sachets.<br />
<strong><br />
Culinairum</strong><br />
Pfarrgasse, 1</p>
<p>Spécialités régionales, vins, liqueurs, eau de vie d’abricot<br />
(fameuse), miel du Tyrol, etc.<br />
<strong><br />
Tiroler Helmtwork</strong><br />
Meranerstrasse, 2.<br />
<a href="http://www.tiroler.heimatwerk.at" target="_blank">www.tiroler.heimatwerk.at</a></p>
<p>Grand choix de linge de maison, de dirndl, de culottes de peau,<br />
de vestes et d’objets pour la maison. Élégance toute tyrolienne.</p>
<p><strong>Kunstgewerbe</strong><br />
Stiffgasse, 6</p>
<p>Boutique de souvenirs, santons de Noël, céramique…</p>
<p><strong>Interalpen-Hôtel Tyrol, 5 étoiles</strong><br />
Telfs-Buchen – Seefeld.<br />
<a href="http://www.interalpen.com" target="_blank">www.interalpen.com</a></p>
<p>À 35 km au nord d’Innsbruck, à 125 km de Munich, à 262 km de<br />
Zurich. Restaurants, spa et piscines, bar avec cheminée et café<br />
viennois, salons, séminaires, golfs alentours et golf intérieur avec<br />
« putting », « chipping », soit 278 m2 à l’intérieur de l’hôtel.</p>
<p>Différents forfaits en semaine et en week-end. Chambre, à partir<br />
de 190 € et demi-pension.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Larry Clark : l’adolescence en noir et blanc</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/10/26/larry-clark-l%e2%80%99adolescence-en-noir-et-blanc/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 09:46:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[art moderne]]></category>
		<category><![CDATA[cinéaste]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Kids et de Ken Park]]></category>
		<category><![CDATA[La Cinémathèque française]]></category>
		<category><![CDATA[Larry Clark]]></category>
		<category><![CDATA[photo]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cinéaste américain de Kids et de Ken Park présente à l’Art Moderne une petite rétrospective de ses photographies alors que La Cinémathèque française vient de projeter tous ses films.
Larry Clark est un cinéaste-né. Il a passé son temps à photographier des inconnus, leur demandant de poser en studio ou en situation, images crues et [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Larry-Clark350.jpg" alt="/" /><strong>Le cinéaste américain de Kids et de Ken Park présente à l’Art Moderne une petite rétrospective de ses photographies alors que La Cinémathèque française vient de projeter tous ses films.</strong></p>
<p>Larry Clark est un cinéaste-né. Il a passé son temps à photographier des inconnus, leur demandant de poser en studio ou en situation, images crues et cruelles. Mais au-delà des poses, Clark aime les diriger en metteur en scène, comme s’il attendait de ses sujets un effet escompté. Né aux Etats-Unis en 1943 à Tulsa, dans l’Oklahoma, dès l’âge de quatorze ans, il devient l’assistant de sa mère, elle-même photographe. Il se forge un regard, se projette dans le cadre des photos. Ce sont d’ailleurs ces clichés de nouveaux-nés et d’enfants, pris par sa mère qui sont exposés au tout début de ce trajet, que l’on peut voir comme un parcours initiatique. Se dessine déjà les contours d’une vocation. Larry Clark sera un portraitiste moderne, très ancrés dans le temps, car ses photos respirent le mouvement, l’action immédiate ; ce sont en fait de vrais plans séquences. C’est ce que ses détracteurs pourront lui reprocher : peu d’esthétisme, des gros plans, beaucoup d’impudeur et de la désinvolture.</p>
<p>Certes, il y a tous ces éléments dans la plupart des photographies en noir et blanc de cet homme, prototype de la contre-culture américaine, dès les années 60. Mais avec Larry Clark, il ne faut jamais s’arrêter à la provocation ou à la mise en scène un peu trop décalée. Il sait cadrer, il sait choisir ses sujets, de préférence des adolescents paumés, défavorisés, livrés à eux-mêmes, imberbes, nus ou torse nus, en t-shirt, dans la rue ou roulant sur le trottoir en skate-board, dans une baignoire, un lit ou conduisant une voiture. Les visages accrochent l’objectif, entre désir, sensualité et brutalité. Rien à priori de vulgaire, mais une volonté de montrer la vie telle qu’elle est, sans grâce et sans fard.</p>
<p>Ni Mapplethorpe, ni Bruce Weber, Larry Clark est un photographe du moment, un insatiable traqueur de la vie au grand jour. Ce qui choque le plus dans l’exposition du Musée d’Art moderne est sans nulle doute le court métrage sans son où l’on surprend un petit groupe de jeunes drogués en train de se piquer dans une chambre. Ca fait mal. Comme font mal les dernières photos exposées et qui font penser à une succession de polaroïds (mais qui n’en sont pas) d’un même garçon, vaste découpage cinématographique, jouant avec une corde de suicidé.</p>
<p>L’univers de Larry Clark est sombre, sans morale (moral ?), on peut croire aussi sans vrai espoir, et comme l’a écrit Dominique Baqué : « Si l’adolescence peut-être perçue comme l’âge de tous les possibles, de toutes les promesses, l’on ne sait trop bien que chez Clark, elles ne seront jamais tenues – sauf celles qui mènent au pire : drogue, sida, mort violente, suicide… Ou peut-être pis encore : l’anéantissement dans le grand vide de la vie, dans le néant de l’existence ».</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong>Exposition « Kiss the past hello », de Larry Clarke</strong></p>
<p><strong>Musée d’Art moderne de la ville de Paris</strong></p>
<p><strong>11, avenue du président Wilson 75016 Paris.</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.mam.paris.fr" target="_blank">www.mam.paris.fr</a><br />
Jusqu’au 2 janvier 2011. Exposition interdite au moins de 18 ans.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Journées européennes du patrimoine : voyage dans le métro parisien</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/09/15/journees-europeennes-du-patrimoine-voyage-dans-le-metro-parisien/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 16:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Destinations]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage : cultivez vos envies d’ailleurs...]]></category>
		<category><![CDATA[Journées européennes du Patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[métro]]></category>
		<category><![CDATA[Métro parisien]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[RATP]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour les Journées européennes du patrimoine, la RATP rend hommage aux grands hommes. La RATP, qui s’appelait jadis « Chemin de Fer métropolitain », couvre aujourd’hui 211 kilomètres de voies et 300 stations dans tout Paris, répartis sur 14 lignes de métro,  auxquelles il faut ajouter 350 lignes de bus.
À la veille des Journées européennes [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Noctambules350.jpg" alt="/" width="233" height="355" /><strong>Pour les Journées européennes du patrimoine</strong><strong>, la RATP rend hommage aux grands hommes. </strong><strong>La RATP, qui s’appelait jadis « Chemin de Fer métropolitain », couvre aujourd’hui 211 kilomètres de voies et 300 stations dans tout Paris, répartis sur 14 lignes de métro,  auxquelles il faut ajouter 350 lignes de bus.<br />
À la veille des Journées européennes du Patrimoine qui se dérouleront samedi et dimanche prochain, les 18 et 19 septembre, les responsables des transports parisiens ont fait un constat simple.</strong></p>
<p>Paris, à travers ses 88 bouches de métro classées Monuments historiques dessinées par Hector Guimard, son métro aérien qui valorise des ponts superbes, ces décors souvent très riches comme la rotonde Saint Lazare ou la station du Louvre  et celle des Arts et Métiers, cela fait vraiment partie intégrante du patrimoine parisien, du patrimoine français tout simplement. Et quoi de plus judicieux que de le mettre en valeur pendant ces deux Journées européennes du Patrimoine !</p>
<p><strong>Hommage à Fulgence Bienvenue</strong></p>
<p>Cette année, la RATP propose de raconter particulièrement les Grands hommes de notre histoire  &#8211; thème retenu par le Ministère de la Culture pour ces journées &#8211; qui ont donné leur nom à des stations. On pense à Pasteur, à Cambronne, à Ségur, à Malraux, à Duroc, mais aussi à ceux qui ont forgé les transports parisiens comme Hector Guimard ou Fulgence Bienvenue qui fut l’inventeur du métro parisien dès 1898. Rappelons que la première ligne à faire rouler un métro date de 1910. On racontera aussi l’histoire de ceux qui sont évoqués par les aménagements culturels visités pendant le parcours : le général de Lattre de Tassigny à Bir-Hakeim, Henri Dunant, le fondateur de la Croix rouge à Solférino, Marcel Proust à la Madeleine….<br />
Alors pour bien comprendre les origines des transports parisiens, je vous conseille la projection du film de Pierre Browers <strong>« Paris rétro, Paris roule »</strong> qui vient de sortir en DVD (TF1 éditions) avec des images d’archives exceptionnelles montrant notamment les constructions en sous-sol du métro et le système utilisé en rouleaux pour passer sous la Seine. Ce film sera diffusé à 11 h, 14 h et 16 h dans la salle de projection de la Maison de la RATP 189, rue de Bercy, en face de la gare de Lyon.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/RATPstation250.jpg" alt="/" />Comme cette année, la RATP fête les 100 ans de la première ligne <strong>« Nord Sud » Montmartre-Montparnasse</strong>, créée en 1910, une exposition sur le matériel roulant du début du siècle dernier se tiendra à la station Porte de Versailles.  Et puis chacun pourra voyager dans une rame historique des années 30 – la fameuse « Sprague Thomson » avec ses portes vertes et rouges de 1e et Sede classe &#8211; sur la ligne 12 entre porte de Versailles et Porte de la Chapelle,  entre 11 h et 17 h.</p>
<p><strong>Les autobus ne sont pas oubliés…</strong></p>
<p>De 13 h 30 à 17 h, le samedi et le dimanche vous pourrez circulez sur la ligne 63, dans un autobus à plate-forme, mis en service en 1931 et qui roula jusqu’en 1972. Ils partiront de la station de la gare de Lyon.</p>
<p>Une dernière chose à ne pas rater : vous pourrez visiter la rame historique des années 1930 sur 4 km, à Versailles, au Camp des Matelots pour y découvrir les vieux wagons de bois qui ont transporté les poilus pendant la première guerre mondiale ou les luxueuses voitures des Wagons-Lits, transformées en dortoirs dans les années 1970.</p>
<p><strong><br />
* Sur le site <a href="http://www.ratp.fr" target="_blank">www.ratp.fr :</a> retrouvez toutes les infos pour ses Journées européeenens du patrimoine et téléchargez un jeu de piste inédit sur votre IPhone qui propose de résoudre des énigmes et de percer les secrets du métro.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Claude Chabrol, ogre généreux</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/09/13/claude-chabrol-ogre-genereux/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 17:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cinéaste de la Nouvelle vague a ses débuts, admirateur d’Alfred Hitchcock et d’Orson Welles,  Claude Chabrol tire sa révérence. Il aura été un fabuleux observateur sans concession de la « Comédie humaine » et de la bourgeoisie française. On retiendra aussi l’homme obsédé par la nourriture, le terroir et le vin, passion qu’il savait partager [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/chabrol250.jpg" alt="/" /><strong>Cinéaste de la Nouvelle vague a ses débuts, admirateur d’Alfred Hitchcock et d’Orson Welles,  Claude Chabrol tire sa révérence. Il aura été un fabuleux observateur sans concession de la « Comédie humaine » et de la bourgeoisie française. On retiendra aussi l’homme obsédé par la nourriture, le terroir et le vin, passion qu’il savait partager avec ses comédiens.<br />
</strong></p>
<p>Claude Chabrol qui vient de nous quitter à 80 ans était un vrai gastronome, un fou de cuisine. Il a raconté que lorsqu’il était adolescent pendant la guerre, il avait vécu « en Creuse », cultivant un appétit d’ogre. Il mangeait volontiers dix tranches de rôti de veau d’affilée ou une oie entière.</p>
<p>Il aimait la première réplique de <em>Betty,</em> le roman de Georges Simenon qu’il avait adapté à l’écran : « Vous désirez manger quelque chose ? ». Manger, c’était une obsession chez cet homme de culture, grand observateur, bon vivant et pas seulement épicurien dans le sens sensuel. Il aimait la table au restaurant, chez soi en famille ou chez des amis, et davantage le partage d’un repas. On a l’image dans ses films de déjeuners familiaux et bourgeois le dimanche, autour d’une grande table avec enfants et adultes, maîtresses, amants et maris, et même parfois la bonne qui sert à table dans son petit tablier.</p>
<p>Il a raconté que lorsqu’il était enfant, il ne supportait pas les films où l’on voyait les acteurs assis au restaurant qui passaient leur temps à bavarder et à commander des plats sans qu’on les voit les manger. Il se disait alors secrètement : quand je ferais des films, je ferai manger mais comédiens !<br />
« Pour vivre, il faut manger », disait-il avec sa bonhomie habituelle, roublard et malin, caustique et tendre. Quand il a tourné<em> La décade prodigieuse</em>, il avait été frappé de voir Orson Wells qu’il admirait, autant qu’Alfred Hitchcock, de voir cet homme dévorer non pas une double entrecôte mais une quadruple entrecôte à Obernai, dans l’hôtel Beau site. D’ailleurs, c’est bien simple, Claude Chabrol choisissait très souvent ses lieux de tournages en fonction des restaurants où il pouvait ripailler. « Je nourris mes personnages, confiait-il, sinon ils meurent ».</p>
<p><strong>Fricandeau et pintade au chou</strong></p>
<p>Si l’on regarde sa filmographie, on peut citer l’ineffable Charles Denner râlant devant un hachis Parmentier dans <em>Landru</em>, Michel Serrault, son comédien fétiche, se resservant d’un fricandeau (tranche de veau piquée de morceaux de lard) à l’oseille dans <em>Le fantôme du chapelier</em>.  On voit aussi Jacques Dutronc dans <em>Merci pour le chocolat </em>en train de couper un rôti de veau. Jean Yanne, abjecte personnage dans <em>Que la bête meure,</em> fait servir à table un ragoût de bœuf que sa femme a préparé. Gérard Depardieu, autre complice de table, dévore une pintade au chou dans son dernier film <em>Bellamy.</em> On trouve également une belle tarte aux pommes dans Madame Bovary jouée par Isabelle Huppert. Et bien sûr, dans <em>La décade prodigieuse </em>on mange des écrevisses à la nage, comme dans<em> L’Inspecteur Lavardin j</em>oué par Jean Poiret, il s’agit plutôt du fameux poulet au vinaigre !</p>
<p>Un conseil : allez sur<em> youtube</em> voir Claude Chabrol manger du foie gras et boire un verre de vin rouge en direct sur RTL interviewé par Bernard Poirette lors de la sortie de son film <em>La fille coupée en deux</em>.<br />
Autre conseil : lisez le livre délicieux de Laurent Bourdon, <em>Chabrol se met à table</em>, paru chez Larousse, qui décortique (au sens propre) ses 57 films. J’ajoute que dans le film <em>Marie -Chantal contre Dr Kha</em>, cet amateur de vin jouait déjà en 1965 un petit rôle de barman.</p>
<p>Bref, cet homme de goût à la bonhomie pompidolienne qui ne considérait pas la gourmandise comme faisant partie des sept péchés capitaux, aurait pu faire sienne la phrase de Pierre Daninos : « Les Français ont une telle façon gourmande d’évoquer la bonne chère qu’elle leur permet de faire entre les repas des festins de parole. »</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Voyage au cœur du Yunnan</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/08/24/voyage-au-coeur-du-yunnan/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Aug 2010 11:21:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le voyage de Constantin de Slizewicz au cœur du Yunnan. Une traversée de la Chine comme seul un Français un peu fou, installé depuis dix ans dans le pays, peut l’envisager. Colères, prières, rencontres, souvenirs, impressions, confrontations singulières.
Ce livre est un joyau, caustique et chaleureux, pour tous les  amateurs de littérature d’aventure.
Les Français ont toujours [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/ivredeChine165.jpg" alt="/" /><strong>Le voyage de Constantin de Slizewicz au cœur du Yunnan.</strong> <strong>Une traversée de la Chine comme seul un Français un peu fou, installé depuis dix ans dans le pays, peut l’envisager. Colères, prières, rencontres, souvenirs, impressions, confrontations singulières.<br />
Ce livre est un joyau, caustique et chaleureux, pour tous les  amateurs de littérature d’aventure.</strong></p>
<p>Les Français ont toujours aimé partir en Chine. Prêtres et aventuriers de tout poil ont découvert alors un continent, un peuple et l’immensité des territoires, régions, villes, montagnes. Chacun y a rapporté un fragment de vérité.<br />
Constantin de Slizewicz a toujours eu un faible pour le récit du révérend père Huc. Parti notamment sur ses traces, il en a même rapporté un livre, Les Peuples oubliés du Tibet, qui va bien au-delà de ses péripéties spirituelles et nomades. Car Constantin a sa religion catholique chevillée au cœur.<br />
Il a aussi lu les souvenirs du consul Auguste François, Le Mandarin blanc, qui vécut dans le Yunnan de 1898 à 1903 ; comme lui il sait qu’il faut vivre là-bas en solitaire, à pied et à cheval, connaître la langue. Il a fait siens ses propos : <em>« Vivre dans ce monde, jamais réellement pénétrer la nature des gens, ni s’assimiler à un milieu aussi étrange, forme en moi un composé très bizarre et j’acquiers une mentalité qui me rend étranger partout. Entre la France et moi s’élève un brouillard de plus en plus épais à mesure de la marche du temps » ( )</em>.</p>
<p><strong>Ce Toulonais né en 1977, étudiant en commerce à Lyon, s’est réveillé un beau matin en conquérant. </strong><br />
Celui que ses amis surnomme volontiers Tintin en a étonné plus d’un. Il s’est découvert une âme de marcheur, de fonceur à bord d’un side-car (le Scarabée), de sage aussi, en méditant auprès de gens simples, d’hommes de foi et de pauvres souriants en buvant le thé des intrépides. Cette « traversée des apparences », ce livre brillant, radieux, cette longue marche de Pékin jusqu’aux marches du Tibet, puis cette montée dans le Sichuan jusqu’au lac Lugu, &#8211; sorte de « shangrila » qu’il découvre comme un nouveau paradis -, nous en devenons les complices, nous lecteurs jamais rassasiés.<br />
<em>« Etouffé, asphyxié, je n’ai pas encore trente ans et le monde est déjà mort en moi, s’exclame t-il à la fin de son long périple.  (…) En partant pour le lac Lugu, je demande une réparation, un rétablissement de ma vie intérieure, par la simplicité, la solitude, la joie, par le doux abandon, par le contact quotidien avec une nature vierge, la rencontre d’hommes vrais, d’âmes pures, d’êtres presque célestes ». Et ce dernier aveu : « Je sais qu’au milieu d’eux, plus je serai moi-même, avec intensité, plus les autres se retrouveront en moi».</em></p>
<p>Alors, inutile de raconter ses aventures : lisez-les, prenez avec lui  « des routes obliques, des chemins ambigus, des parcours insolites ». Ceux qu’il a partagés avec son ami Alex, frère de poussière sur ces routes ardues. Vous appréhenderez une Chine méconnue, celle d’aujourd’hui, celle d’un nouveau consul, un Français généreux qui n’a pas peur d’ouvrir ses bras et son cœur.</p>
<p><strong><em>Ivre de Chine, voyage au cœur de l’Empire</em><br />
de Constantin de Slizewicz<br />
Perrin, 233 pages, 19, 90 €</strong></p>
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		<title>Éloge du général de Gaulle</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Aug 2010 07:25:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parmi la flopée d’ouvrages qui rend hommage à de Gaulle, « au premier d’entre nous », comme l’appelait François Mauriac, au lendemain de la Libération de la France, il faut retenir le court texte de Philippe de Saint Robert et le pavé de Michel Tauriac, deux livres brillants, sensibles et d’une écriture remarquable.

Dans son Juin [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/juin40StRobert180.jpg" alt="/" /><strong>Parmi la flopée d’ouvrages qui rend hommage à de Gaulle, « au premier d’entre nous », comme l’appelait François Mauriac, au lendemain de la Libération de la France, il faut retenir le court texte de Philippe de Saint Robert et le pavé de Michel Tauriac, deux livres brillants, sensibles et d’une écriture remarquable.<br />
</strong></p>
<p>Dans son<em> Juin 40 ou les paradoxes de l’honneur</em>, Saint Robert prend prétexte de l’anniversaire des 70 ans de l’appel du 18 juin pour dénoncer le renoncement de ceux qui signèrent l’armistice et s’engagèrent dans la Collaboration, misant sur une Europe germanique, et pour exalter celui qui sut résister et « rendre à la France sa souveraineté perdue ». Saint Robert parle même de l’âme de la France que le général ne cessa d’évoquer dans ses discours, comme celui-ci datant du 26 juin 1940 : « L’âme de la France ! Elle est avec ceux qui continuent le combat par tous les moyens possibles, actifs ou passifs, avec ceux qui ne renoncent pas, avec ceux qui un jour, seront présents à la victoire ».</p>
<p>Paradoxe, ce sont ces politiques soit disant patriotes qui appliquèrent sur le territoire national la pire des politiques à la solde de l’occupant. Et de citer François Mauriac : « Comment le nationalisme intégral, écrit-il dans <em>Le Cahier noir</em> a-t-il pu aboutir à la trahison ? Que se passa-t-il entre les deux armistices, celui de la gloire et celui de la honte ? Simplement ceci, que les principes chers aux nationalistes français, dont ils n’avaient pu assurer le triomphe dans leur propre pays, l’emportait au-delà des Alpes et du Rhin. Leur rêve s’accomplissait, mais chez l’ennemi ». On ne peut dire mieux. À ce sujet, on ne saurait trop vous conseiller de lire <em>Vichy, journal d’un opposant de l’intérieur </em>d’Antoine Delenda (éditions François-Xavier de Guibert)[1], journal posthume d’un ancien consul général replié à Vichy et qui dénonce au quotidien, entre 1940 et 1943, toutes les trahisons d’un gouvernement à la fois impuissant et à la solde des Allemands.</p>
<p>Dans son essai aux accents romantiques, Saint Robert salue l’élan spirituel du général, lui qui s’était fait une certaine idée de la France liée à sa propre espérance religieuse ; en réalité, dès 1940 il disait avoir « répondu à un appel impératif et muet ». Un dépassement de soi qui rejoint une certaine hauteur quasi spirituelle. Enfin, Saint Robert termine en liant ce geste à la liberté dans toute son essence, elle-même liée intrinsèquement à la souveraineté. « On ne peut sans imposture célébrer le 18 juin si l’on a pour idéologie l’abandon de la souveraineté, conclut-il, car cette idéologie serait la négation même de ce qui est légitime ».</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/dicoDeGaulle160.jpg" alt="/" />De son côté, Michel Tauriac publie un<em> Dictionnaire amoureux de De Gaulle </em>qui est sans doute le plus sentimental des « dictionnaires » de cette collection animée avec ferveur par Jean-Claude Simoën. L’auteur des entretiens avec l’amiral de Gaulle, se souvient qu’adolescent, il a commencé à aimer le général en l’écoutant, « l’oreille plaquée contre un poste de radio, pareille à celle d’un médecin contre le cœur essoufflé d’un coureur de fond. Car elle venait de loin, cette voix haletante. De loin, d’une partie du monde où l’on avait encore le droit d’ouvrir la bouche. De dire que l’on aimait son pays par-dessus tout ». Collégien, il tombe littéralement amoureux de Charles de Gaulle, comme on aurait pu l’être de Jeanne d’Arc ou de Bayard, « comme Descartes était amoureux de la poésie, Flaubert de la nature, Maupassant de la Normandie, et comme d’autres le seront de Mao, de Che Guevara ou d’Elvis Presley. Amoureux pour toujours d’un héros qui se battait pour sauver notre grand amour commun, et qui, par la suite, lui a redonné son honneur et son prestige ».<br />
Alors, il faut lire son Dictionnaire comme un voyage sentimental à travers des entrées comme « Adenauer », « Amis », « Barrès », « Bernanos », « Churchill », « Foi », « Ironie », « Normandie, côte de », « Québec » « Seamore Grove »… Tauriac dit « je », s’enthousiasme, s’emballe, raconte, cite, rend hommage, s’attriste ou soutien. Il n’est jamais neutre avec cette grande et cette petite histoire. Même quand il fait une chronique sur sa marque de voiture préférée, « Citroën », que cela soit la 11 CV puis la 15 CV, avant la DS présidentielle, il raconte un général aimant visiter la France à l’arrière d’une voiture car il sait que dans une voiture pareille, « berceau de ses songes, rien ne peut lui arriver ».</p>
<p><strong><br />
·  <em> Juin 40 ou les paradoxes de l’honneur</em>, de Philippe de Saint Robert, CNRS éditions, 4 €.</strong></p>
<p><strong><em>·   Dictionnaire amoureux de De Gaulle</em>, de Michel Tauriac, Plon, 24 €.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Un reportage sur l’eau réalisé par deux frères aventuriers</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 09:13:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et si la véritable aventure d’aujourd’hui c’était cela : traverser de façon horizontale, en partant de la Chine, l’Asie centrale et l’Asie mineure, puis l’Europe, avec comme point de départ, Kachgar et comme point d’arrivé Paris ?
Emprunter la fameuse route de la soie, cette « plateforme entre l’Orient et l’Occident ». C’est le pari raisonné mais un peu fou [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/KashkarTullay350.jpg" alt="/" /><strong>Et si la véritable aventure d’aujourd’hui c’était cela : traverser de façon horizontale, en partant de la Chine, l’Asie centrale et l’Asie mineure, puis l’Europe, avec comme point de départ, Kachgar et comme point d’arrivé Paris ?<br />
Emprunter la fameuse route de la soie, cette « plateforme entre l’Orient et l’Occident ». C’est le pari raisonné mais un peu fou de deux frères moitié belge et moitié français, Goeffroy et Loïc de la Tullaye</strong><strong>.</strong></p>
<p>Goeffroy et Loïc de la Tullaye<strong><strong>, </strong></strong>après un an de préparation de leur projet, sont partis un beau matin caméra à l’épaule, à bord de leur side car respectif, achetés sur place, pour réaliser un reportage ayant pour thématique : l’impact de la consommation et de la mondialisation sur la ressource en eau.</p>
<p>Connus déjà pour avoir diffusé un premier reportage sur leur tour du monde de quinze mois dans trente-six pays, intitulé « Hydrotour », ces deux « chercheurs » à leur façon, fascinés par l’eau, respectivement agronome et  commercial de formation, ont, cette fois, décidé de parcourir en quatre mois et en side-car (un assez antique et un plus récent)  le cœur bien accroché et l’esprit sans cesse en fusion. Cela donne deux fois 52 minutes, découpés en séquences qui favorisent la compréhension d’un pays à l’autre, d’une région de plaine à une région montagneuse, d’une langue à l’autre, où chaque paysage est l’illustration d’une géographie variée, tout en nourrissant un sujet bouillonnant.</p>
<p>Il n’est pas innocent de partir de Kachgar, cet oasis situé en plein cœur du désert de Taklamakan, cerné par des chaînes de montagnes, et de pays austères comme le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Afghanistan, et plus au sud, le Pakistan et l’Inde. Tout réside dans l’art et la manière de tourner, d’interviewer, l’un et l’autre, le cadet et l’aîné se passant la caméra et le micro pour relayer tous leurs interviews faites auprès d’acteurs de la vie de tous les jours.</p>
<p>Pas de blabla, pas de tourisme à proprement parler, mais une exploration de ces terres souvent bien mal connues, où l’eau reste le principal creuset pour la survie de l’humain et de l’écosystème. Des surprises, des joies, des rencontres étonnantes, éclairées par le regard de ces anonymes, de ces familles pauvres, de ces enfants réjouis par la présence de ces deux intrus.</p>
<p>Chacun donne un point de vue, selon que l’eau est absente ou alors présente grâce à la création d’un barrage, par exemple. Eau polluée, eau puisée, eau miraculeuse… Sans parler de l’eau virtuelle, celle qui sert à la fabrication d’un pantalon ou de produits alimentaires…<br />
Le premier reportage s’achève par ce constat : « Pour protéger l’environnement il est nécessaire de créer des lois ; mais s‘il y en a trop le risque est de basculer dans une dictature verte au détriment de l’homme. Il faut donc privilégier l’éducation ». Dont acte.</p>
<h2>Infos :</h2>
<p><strong>* <em>« Expédition Kachgar, sur les traces de l’or bleu »,</em></strong> <strong>écrit et réalisé par Geoffroy et Loïc de la Tullaye, reportages de deux fois 52 minutes, diffusés en deux volets, sur France 5 les mardi 20 et 27 juillet 2010.</strong></p>
<p>Rediffusion les dimanche 25 juillet et 1<sup>er</sup> août 2010 à 15 h 35.</p>
<p><strong>* À voir également dans le cadre de la série « Sale temps pour la planète », le reportage  écrit et réalisé par Morad Aït-Habbouche er Hervé Corbière : </strong><strong><em>« Madagascar, l’enfer du décor »</em>, diffusé le mardi 3 août à 20 h 35 et le dimanche 8 août à 15 h 35 sur France 5.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Les carnets d’écriture Paperblanks</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 06:23:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Carnet de note ou journal intime, ces petits carnets d’écriture sont la joie de tout écrivain en herbe. Le carnet de voyage idéal.
Cet été, vous avez peut-être décidé d’emporter dans vos bagages un carnet de voyage, bien résolu à prendre des notes ou à tenir votre journal, le temps d’un itinéraire très personnel en Grèce, [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Deux-carnets-Paperblanks350.jpg" alt="/" /><strong>Carnet de note ou journal intime, ces petits carnets d’écriture sont la joie de tout écrivain en herbe. Le carnet de voyage idéal.</strong></p>
<p>Cet été, vous avez peut-être décidé d’emporter dans vos bagages un carnet de voyage, bien résolu à prendre des notes ou à tenir votre journal, le temps d’un itinéraire très personnel en Grèce, au Brésil, en Norvège ou en Auvergne. Vous avez préparé un stylo roller et un stylo plume qui ne vous quittent jamais. Cependant, il vous faut trouver le meilleur papier adapté à vos souhaits, suffisamment soyeux et résistant pour y tracer aussi quelques croquis. Un carnet à la couverture rigide et joliment décorative, échappant au banal carnet de notes de notre scolarité.</p>
<p>Un conseil : choisissez un carnet d’écriture griffé <strong>« Paperblanks » </strong>- <a href="http://www.culturemag.fr " target="_blank">www.culturemag.fr </a>les a testés -  qui offre un éventail de collections adaptées à votre goût. Certains écrivains, des romanciers comme des essayistes ont adopté ce genre de carnet élégant au nombre de pages idéales (176 ou 224 selon le format) et ne peuvent plus s’en passer. Originaire des Etats-Unis, mais diffusée en Europe par un distributeur irlandais, la marque met un point d’honneur à fabriquer ses papiers en Europe, en respectant les normes écologiques en vigueur. Les matières utilisées seraient 100 % recyclées…</p>
<p>C’est pourquoi « Paperblanks » utilise une argile délayée spéciale qui minimise l’absorption de l’encre sur le papier qui lui-même est exempt d’acide. On peut regretter cependant que d’une collection à l’autre le grammage du papier soit plus ou moins épais. Par exemple, le carnet mosaïque intitulé « Broderie Tribale Collection pailletée », au format original de 17 cm x 9 cm a un grammage plus fin que le carnet à imprimé japonais de la collection « Tao » (17 cm x 12 cm) qui lui est d’un grammage plus important.<br />
À noter que nous avons vérifié que le papier plus fin donne une écriture plus douce, plus en harmonie avec l’instrument d’écriture. Et puis, tout dépend de l’utilisateur : si l’on préfère écrire ou dessiner sur ces pages à ligne (ou non) avec un crayon fin ou plus gras, ou bien avec un stylo-bille, roller, ou plume…<br />
Comme tout diariste, nous n’aimons pas que l’encre se voit d’une page à l’autre, filtre en quelque sorte et pénalise l’écriture au recto comme au verso.</p>
<p>Au total, cinquante modèles sont disponibles dans les bonnes papeteries et dans certains réseaux de librairies, à Paris comme en province. Nous ne saurons trop vous conseiller de naviguer sur le site internet qui malheureusement ne possède pas encore de version française.</p>
<p><strong><br />
<a href="http://www.paperblanks.com" target="_blank">www.paperblanks.com</a></strong></p>
<p><strong>Carnet « Tao » broché main, à partir de 19 €.</strong></p>
<p><strong>Carnet « Broderie tribale », 15, 50 €.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>La traversée des apparences de François Bott</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 06:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
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		<description><![CDATA[Digne successeur de Jacqueline Piatier au Monde des Livres, indécrottable journaliste littéraire et écrivain, aujourd’hui heureux retraité, François Bott nous livre à sa façon les mémoires d’une éternelle jeunesse pour qui « L’écriture est un des formes les plus heureuses de la paresse ».
Il faut se méfier parfois des sous-titres. C’est le cas pour le [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/JFBotte350.jpg" alt="/" /><strong>Digne successeur de Jacqueline Piatier au <em>Monde des Livres</em>, indécrottable journaliste littéraire et écrivain, aujourd’hui heureux retraité, François Bott nous livre à sa façon les mémoires d’une éternelle jeunesse pour qui <em>« L’écriture est un des formes les plus heureuses de la paresse »</em>.</strong></p>
<p>Il faut se méfier parfois des sous-titres. C’est le cas pour le dernier livre de François Botte, <em>La Traversée des jours</em>, lequel donne le ton de ces écrits rappelant allègrement un titre à la Virginia Woolf. En revanche le sous-titre « Souvenirs de la République des Lettres (1958-2008) » annoncerait plutôt un gros pavé de 500 pages, à l’image d’une étude exhaustive sur une période fertile en aventures et en mouvements littéraires. Il n’en est rien.</p>
<p>Le livre de Bott est tout le contraire, léger, allègre et souvent primesautier, caustique aussi, faisant dans l’économie de mots. S’il nous rafraîchit la mémoire, sa <em>Traversée</em> n’en est pas moins rafraîchissante.<br />
Elle commence par son exploration du journalisme à vingt ans, engagé à France-Soir en juillet 1958, le cœur accroché à son panthéon des grands hommes, tels Platon, Descartes, Kant, Kierkegaard, Sartre ou Camus.</p>
<p>Comme il l’écrit d’emblée : « Je ne savais pas encore ce qu’était le renoncement : renoncer à toutes les femmes pour une seule femme, renoncer à Parménide pour la grande presse, renoncer au football pour l’écriture. Je ne savais pas que le renoncement était le directeur de notre existence ».</p>
<p><strong>Le journalisme&#8230; de la littérature qui allait vite.</strong></p>
<p>Très vite François Bott prend le pli du journalisme, comprenant que « le journalisme, c’était « de la littérature qui allait vite ».<br />
Il allait savoir aussi qu’avec la presse à grand tirage, il était à l’école du romanesque. Pierre Lazareff, Lucien Bodard étaient alors les modèles de ce journalisme de terrain et de l’humain.<br />
Bott vit la nuit, confronté à « ces heures où le rêve mange la réalité. » Il rencontre Alphonse Boudard, croise Antoine Blondin, sirote avec Roger Vailland, l’ancien correspond de guerre et fréquente avec assiduité Claude Roy et Roger Grenier.<br />
De son passage à <em>L’Express </em>il en tire un portrait douloureux de Françoise Giroud et du clan Servan-Schreiber. Mais grâce à cet hebdo si convoité il rencontre Le Clézio, le jeune premier en littérature qui porte sa beauté comme un fardeau et juge Jean-François Revel à peine arrivé rue de Berri d’un « positivisme borné, balourd et mesquin ».</p>
<p>Ensuite, saut dans l’inconnu auprès de Guy Sitbon, le créateur du Magazine littéraire pour lequel il devient un éphémère rédacteur en chef, obsédé de littérature, avant de rejoindre enfin <em>Le Monde</em> où il y fera sa plus longue carrière.<br />
Cela nous vaut de belles pages brillantes d’amitié et d’admiration, envers Cioran, présenté par Gabriel Matzneff (« Amitié, promenade et philosophie ») ; Louis Nucera (« Il savait organiser le complot de la grammaire et de l’émotion ») qu’il fera venir au <em>Monde des Livres </em>; Françoise Sagan, Louis Calaferte, Edmond Jabès notamment.<br />
Ce qui le pousse à répéter ce joli mot de Joseph Joubert : « La tendresse est le repos de la passion ».<br />
Cet éloge de la littérature réchauffera les plus pessimistes. Ceux qui pensent que l’homme est trop pressé et trop assoiffé d’images et de mots brefs.</p>
<p>Rien n’est jamais perdu et à fortiori la littérature, telle que la défend François Bott.</p>
<p><strong><br />
<em>La Traversée des jours, souvenirs de la République des Lettres (1958-2008)</em>, de François Bott, Éditions Le Cherche midi, 170 pages, 15 €.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Khun Akorn : célébration d’une cuisine royale thaïlandaise</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Jun 2010 11:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art de vivre : cultivez vos sens]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans un des bras en étoile de la place de la Nation, on est étonné de découvrir une maison bien singulière qui n’est autre qu’un restaurant thaïlandais dans le plus pur style traditionnel. 
Verrière, belle charpente, bois sculpté, avec son bar accueillant, sa grande salle au rez-de-chaussée ponctuée de quelques statues élégantes de Bouddhas dorés [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Khun-Akorn350.jpg" alt="/" /><strong>Dans un des bras en étoile de la place de la Nation, on est étonné de découvrir une maison bien singulière qui n’est autre qu’un restaurant thaïlandais dans le plus pur style traditionnel. </strong></p>
<p>Verrière, belle charpente, bois sculpté, avec son bar accueillant, sa grande salle au rez-de-chaussée ponctuée de quelques statues élégantes de Bouddhas dorés (entre ombre et lumière le soir avec les bougies éparpillées sur les tables) puis à l’étage une autre salle avec poutres apparentes débouchant sur une terrasse qui dès les beaux jours offre un panorama à l’écart de ce quartier populaire. Doux contraste donc entre cette cuisine familiale et élégante et ce quartier moins réputé pour des gastronomies recherchées…</p>
<p>Saluons la constance des propriétaires, deux frères – Azkorn et Addul &#8211; qui ont su exporter avec art la cuisine royale Thaï en demandant à une experte, Pengchom Darbanand (née en 1944), qui fut à l’initiative de la première école de gastronomie en Thaïlande, mais qui surtout hérita des connaissances culinaires de sa propre grand-mère, elle-même cuisinière au palais royal.</p>
<p>Ainsi, la clientèle parisienne – on annonce un second établissement à Bordeaux – déguste aujourd’hui les créations d’un des élèves de Pengchom Darbanand, doué pour restituer  cette cuisine de fête, d’appétit, colorée et magnifiquement présentée, simplement dans des assiettes souvent dans les tons bleu et blanc ou des faïences classiques.</p>
<p>Parmi les entrées, sont proposés un émincé de crevettes sautées et porc, des crêpes de vermicelles de riz croustillant aux crevettes entières et porc, parfumées à la sauce tamarin (un vrai délice !) ou des brochettes de bœuf et de poulet grillés, sauce cacahuète.</p>
<p>Outre la fameuse « Tom Kha Kaï », soupe de poulet à la crème de noix de coco parfumée au galanga, ou autre soupe de crevettes au tamarin, il faut commander pour suivre une des spécialités maison, un « Thaï curry », comme le « Kaeng Phed Yarng », le curry au canard, plat originaire du centre de Thaïlande, avec des morceaux coupées en fines lamelles, accompagnés de petits légumes croquants, avec une sauce au lait de coco épicée à  souhait ! À savourer avec un riz gluant cuit à la vapeur contenu dans un petit panier en osier, comme il se doit.<br />
Et pour finir, rien de tel qu’un flanc… de coco, légèrement tiède.</p>
<p>Charlotte, la sœur du gérant, venue du « Chinatown » de Bangkok à 8 ans, vous apprendra que dans l’île de Kho-Sanui, on dresse les singes à la cueillette des noix de coco. C’est dire !</p>
<p><strong>Restaurant Khun-Akorn<br />
8, avenue de Taillebourg, Paris 11e  (métro Nation)<br />
Réservation au 01 43 56 20 03. Ouvert tous les jours sauf le lundi.<br />
Carte : 30- 40 €.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Pâques en chocolat</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/04/02/paques-en-chocolat/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 17:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En avril, le chocolat est à la fête. Plusieurs chocolatiers profitent du temps de Pâques pour rendre plus festif le chocolat. Tradition oblige.
Richard Sève, chocolatier et pâtissier de grand talent à Lyon ne fait décidément rien comme les autres. Il vient d’éditer des personnages pour enfants (et même pour grands gourmands) à fondre de plaisir. [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/OeufsAbanico200.jpg" alt="Le Leopard masque" /><strong>En avril, le chocolat est à la fête. Plusieurs chocolatiers profitent du temps de Pâques pour rendre plus festif le chocolat. Tradition oblige.</strong></p>
<p>Richard Sève, chocolatier et pâtissier de grand talent à Lyon ne fait décidément rien comme les autres. Il vient d’éditer des personnages pour enfants (et même pour grands gourmands) à fondre de plaisir. Ils ont pour nom Nigaud le lapin, Chicken run et Grignotte, des moulages en chocolat noir à 70 % en teneur en cacao, ou lait, remplis d’œufs feuilletés, de poissons et autres nougatines assorties qui sortent de leur petit derrière… C’est raffiné, ludique et surtout délicieux.<br />
Tout autant que les coffrets familiaux de la célèbre maison Valrhona dont celui intitulé « sélection de 24 chocolats fins », il faut déguster particulièrement cette espèce de petit doigt de chocolat appelé « Addiction craquante », praliné amande noisette au craquant d’un praliné fruité ou  « Addiction cardamome », praliné parfumé à la cardamome. Ça croque sous la dent et ça rend heureux. Conseil d’ami : croquer d’abord et sucer après pour augmenter le plaisir !</p>
<h1><strong>Abanico, un éventail de saveurs chocolatées</strong></h1>
<p>De son côté, Victoire Finaz se lance sur internet  dans  la diffusion de sa toute nouvellemarque de chocolat « design », « Abanico ». Cette native de Lyon est née dans le cacao puisque ses parents son pâtissiers. Comme sonpéché mignon de gourmandise s’est transformé en véritable passion il y a quelques années, elle a sauté le pas et atterri en Amérique du Sud. Désormais, les plantations de cacao n’ont plus de secret pour elle. Pierre Hermé l’a accueillie dans son école de pâtisserie et frottée à Jean-Paul Hévin et à Jean-Charles Rochoux, elle a monté sa société pour vendre directement non pas ses créations mais une gamme de chocolat qu’elle supervise. On lui doit la forme et le dessin de chaque carré édité. Cela donne des produits de haute qualité comme des Noirs légèrement amers, des Laits fondants et des Pralinés amandes et noisettes soyeux, présentés dans un étui à trois étages dans un joli éventail cartonné.<br />
On ne reste pas insensible non plus à ses « Croquamandes » : des amandes enrobées de pâte de cacao. « Pas un jour sans chocolat », clame Victoire Finaz.</p>
<p><strong><a href="http://www.abanico-chocolat.com" target="_blank">www.abanico-chocolat.com</a><br />
À partir de 19, 50 € pour un pot d’amandes cacaotées et 28, 80 € pour un éventail de 15 chocolats.</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<h1><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/cluizel200.jpg" alt="Le Leopard masque" /><strong>Michel Cluizel invite à sucer et à croquer</strong></h1>
<p>C’est bien connu, les célèbres chocolats de la marque normande Michel Cluizel sont garantis pur cacao et sans lécithine de soja. Pour les fêtes de Pâques et la fête des mères sortent dans un joli et mini coffret « nuancier » &#8211; qui peut faire penser à un gros carré de chocolat &#8211; , cinq palets de chocolat noir et au lait. Trois palets à 60 %, 72 % et 83 % de cacao et deux autres palets entièrement au lait, à 30 % et 37 % de cacao. De quoi faire fondre dans la fondre ces traditionnels palets ronds estampillés Michel Cluizel.</p>
<p><strong>Le coffret « mini nuancier » de 17 g : 3, 20€.</strong></p>
<h1><strong>La mode des cocottes en chocolat</strong></h1>
<p>Les chocolatiers Jean-Paul Hévin et Julien Merceron, de la célèbre maison « À la mère de famille », ont eu la bonne idée de glisser respectivement des poules dans des cocottes…. Oui, une vraie poule en chocolat à 63% en teneur en cacao, cachée dans un faitout en chocolat., bien sûr. Toutes de noir vêtues, la poule, cinq oeufs et la cocotte chez Hévin. Poule en chocolat au lait garnie de fritures de Pâques et œuf praliné, cocotte en chocolat noir  (avec socle en chocolat noir aux noisettes) pour la Mère de famille. De quoi régaler une famille entière. C’est beau, gourmand et alléchant ! Qui veut sucer et croquer la poule aux œufs d’or ?</p>
<p><strong>•    La Cocotte tout chocolat : 2 tailles, 820 g et 240 g. Chez Jean-Paul Hévin,, 34, 60 € et 124, 60 €.<br />
•    Cocotte en chocolat noir avec socle. À La Mère de Famille, 48 €.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Izis, le photographe de l’anti-événement</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 13:39:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Émigré de Lithuanie, Français d’adoption, Izis a eu un parcours exemplaire dans la presse magazine et grâce à un livre, le Paradis des rêves qui ontînt un grand succès. Après Doisneau et Ronis, il est le 3e photographe a être célébré par L’Hôtel de Ville de Paris.
On l’attendait depuis longtemps cette exposition. Pour qu’enfin Izis [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/FêteRépublique350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>Émigré de Lithuanie, Français d’adoption, Izis a eu un parcours exemplaire dans la presse magazine et grâce à un livre, le Paradis des rêves qui ontînt un grand succès. Après Doisneau et Ronis, il est le 3e photographe a être célébré par L’Hôtel de Ville de Paris.</strong></p>
<p>On l’attendait depuis longtemps cette exposition. Pour qu’enfin Izis soit à sa véritable place dans le concert photographique qui a déjà placé en tête Willy Ronis, Robert Doisneau et Cartier-Bresson. Enchanté par Paris dans les années trente, séduit par Londres dans les années cinquante, inspiré par Brassaï, copié plus tard par Helmut Newton, et parodié par François-Marie Banier, Izis avait un œil particulier pour observer les gens de la rue et prendre le meilleur du regard des célébrités de l’époque, Paul Éluard, Jacques Prévert, Chagall, Colette, Léautaud ou Malraux.</p>
<p>La douceur de ses clichés en noir et blanc même en couleur quand il se faisait grand reporter de l’image pour Paris Match, est un velours qui joue avec l’ombre et le soleil, le reflet de l’eau et la lumière de l’après-midi. Quand on lui demandait pourquoi il aimait tant rester à Paris pour traîner dans les rues et sur les quais, il faisait cette réponse simple : « Parce que Paris excitait mon imagination. C’était la Ville lumière. Pour moi, tout se passait à Paris. En 1930, Londres, New York ou Berlin ne  l’attiraient pas. On lisait des romans français, on apprenait avec intérêt l’histoire de France. Pour nous, dans notre imagination, c’était le paradis européen, comme pour d’autres, l’Amérique. (…) Nous étions attirés pour la France comme pays de l’Esprit. La Liberté, l’Égalité de l’homme et la Culture, c’est ça qui nous fait rêver ».<br />
Izis, fuyant la misère de sa Lithuanie natale, le jeune Israêl Bidermanas débarqua à Paris les yeux remplis de rêves, parlant très mal le français. Débrouillard, il devient très vite photographe des familles dans les mariages et se met à peindre, passionné par l’art. Avec les siens dès 1941 on le retrouvera dans le village d’Ambazac jusqu’à la Libération où il va s’engager dans les Forces françaises de l’intérieur.  Il photographiera les premières gueules noires de la résistance, ceux du maquis de Grammont qu’il admire pour leur aventure clandestine. Et en septembre 1944, reconnu déjà pour un talent éclatant, la ville de Limoges expose ses portraits avec ce titre qui claque comme un étendard : « Ceux de Grammont vus par le soldat FFI Izis Bidermanas ». Israêl devient alors Izis et sa vie, après une rencontre éblouissante avec Brassaï, va désormais être consacrée à la voie royale de la photographie. Il sera portraitiste et photographe du non-événement, c’est à dire de la rue et des anonymes qui la côtoient. Telle est sa destinée.</p>
<p>Il faut saluer la scénographie de l’exposition, signée Laurence Fontaine qui déjà s’était fait remarquer avec celles consacrées à Willy Ronis et à Robert Doisneau. Saluons la précieuse complicité de Manuel Bidermanas, le fils d’Izis, lui-même photographe de son état qui fut le chef du service photo du Point et deux ans directeur général de l’agence Sygma. Un joli parcours photographique tout en harmonie mettant en lumière les visages ardents des Résistants, le « Paris éternel » (1945-1977), ses années Paris-Match (1949-1969), les « charmes de Londres » (1952-1953) et l’avènement de la reine Elisabeth, un voyage en Isarël (1955), ou encore ses reportages autour du cirque et de l’univers forain (en rotonde) et « Le monde Chagall ».</p>
<p>Une splendide rétrospective qu’il faut accompagner de la lecture du livre-catalogue Izis, Paris des rêves (Flammarion), à garder précieusement au rayon des plus grands photographes du XXe siècle, entre Brassaï et Lartigue.<br />
<strong><br />
Izis Paris des rêves<br />
Salle Saint-Jean de l’Hôtel de Vimme<br />
5, rue Lobau, 75005 Paris<br />
Entré gratuite de 10 h à 19 h sauf dimanches et fêtes.<br />
<a href="http://www.paris.fr" target="_blank">www.paris.fr</a></strong></p>
<p>@ IZIS BIDERMANAS</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>« Salut les copains » renaît en coffret</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/12/22/%c2%ab-salut-les-copains-%c2%bb-renait-en-coffret/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 05:16:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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		<description><![CDATA[L’émission mythique « Salut les copains » renaît en coffret. Edité aux éditions Montparnasse, il retrace l’épopée de l’émission de radio la plus écoutée sur l’époque « yé-yé&#187;&#160;. 
Quelle bonne idée que de puiser dans les archives de l’INA pour faire revivre ces années « Salut les Copains », années soixante insouciantes et « yé-yé » ! Belle époque pour la chanson française. Comme [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Franáoise-Johnny-Sylvie350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>L’émission mythique « Salut les copains » renaît en coffret. Edité aux éditions Montparnasse, il retrace l’épopée de l’émission de radio la plus écoutée sur l’époque « yé-yé&raquo;&nbsp;. </strong></p>
<p>Quelle bonne idée que de puiser dans les archives de l’INA pour faire revivre ces années « Salut les Copains », années soixante insouciantes et « yé-yé » ! Belle époque pour la chanson française. Comme l’écrit Christophe Quillien dans le livret qui accompagne les DVD, on assiste avant 1973 (premier choc pétrolier) au « développement de la classe moyenne »,  à « l’afflux des jeunes générations issues du baby-boom », à « la progression du niveau de vie », à « l’apparition d’un enseignement de masse » qui « contribuent à la naissance d’une nouvelle classe d’âge : l’adolescence ».</p>
<p>Ainsi, cette jeunesse un rien rebelle ose s’affranchir des goûts de leurs parents. Ils veulent passer à autre chose, écouter des  musiques qui les feront vibrer et porter des vêtements moins conventionnels. C’est ce qu’auront compris Daniel Filipacchi et Frank Ténot (connus déjà pour leur émission sur le jazz) en lançant le 19 octobre 1959 « Salut les Copains » sur Europe 1, sous l’impulsion d’un génie de la radio, Lucien Morisse.La programmation inédite d’artistes qui vont devenir très vite des vedettes,crée un engouement jamais égalé en radio depuis. Johnny Halliday, Eddy Mitchell, Sylvie Vartan, Jacques Dutronc, Françoise Hardy et Sheila sont révélés à l’antenne. Rock et variété alternent. On raffole de Johnny et l’on déteste Sheila ; on est partagé entre Christophe et Polnareff.<br />
La vente des 45 tours explose. Le coffret offre un cadeau inestimable : le premier 45 tours de Johnny Halliday, avec son tube « T’aimer follement ». Slogan au dos du disque : « Il chante aussi bien anglais qu’en français » !</p>
<p><strong>De Johnny Halliday à Hugues Aufray </strong></p>
<p>Le montage des trois DVD du coffret (140 chansons au total) est réussi : il y a en a pour tous les goûts. Avec des images d’époque, des émissions de télévision en noir et blanc comme celle, très audacieuse de Michel Lancelot où l’on voit par exemple Johnny Halliday improvisant au côté de Guy Béart ; des interviews de Françoise Hardy, doutant d’elle-même, lors de son premier passage à la télévision dans l’émission de Mireille, « Le petit conservatoire »; de Serge Gainsbourg très débonnaire ; de Daniel Filipacchi par Michel Drucker ; Chuck Berry et son orchestre, Hugues Aufray et son rossignol anglais chantant « À bientôt nous deux » et jouant de la flûte. Sans parler de ceux dont les noms ne disent rien aux jeunes générations : Anne philippe, Gilles Dreux, Ronnie Bird, Michel Paje, les Météores, Michel Orso ou Les Glam’s….<br />
De la nostalgie, de la mélancolie, de la joie de vivre, de l’insouciance et du rythme, beaucoup de rythme, même si le play-back est bien souvent de mise….</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p>Salut les Copains Coffret de 3 DVD (8 h 30) avec un livret de 16 pages L’histoire de SLC par christophe Quillien et le premier 45 tours de Johnny Halliday « Taimer follement ». Éditions Montparnasse et Europe 1. 50 €.</p>
<p><em>Photo12.com Jean-Marie PÇrier</em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>La Pâtisserie des rêves de Philippe Conticini</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/11/26/la-patisserie-des-reves-de-philippe-conticini/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 18:36:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art de vivre : cultivez vos sens]]></category>
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		<category><![CDATA[Philippe Conticini]]></category>

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		<description><![CDATA[Une première boutique à Paris et un livre de recettes qui revisite les grands classiques et ose certaines créations folles : ce pâtissier géant est le Lewis Caroll du sucré.

Philippe Conticini est un génie du goût, un génie du sucré. Obsessionnel comme tous les passionnés, l’ancien pâtissier de la maison Peltier &#8211; toujours présente à [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/conticini350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" width="325" height="463" /><strong>Une première boutique à Paris et un livre de recettes qui revisite les grands classiques et ose certaines créations folles : ce pâtissier géant est le Lewis Caroll du sucré.<br />
</strong><br />
Philippe Conticini est un génie du goût, un génie du sucré. Obsessionnel comme tous les passionnés, l’ancien pâtissier de la maison Peltier &#8211; toujours présente à Tokyo, &#8211; il a construit sa vie pour faire plaisirs aux gourmands. Vous savez ceux qui aiment commencer la journée par une bonne viennoiserie et qui attendent avec impatience l’heure du goûter.  Son rêve depuis des années était d’ouvrir sa propre boutique, son petit paradis imaginaire. Avec cette délicieuse « Pâtisserie des rêves », nichée rive gauche, à deux pas du Bon Marché, Conticini accède à la félicité suprême et nous lui disons merci.</p>
<p>Son pari ?  Revenir au « grand classicisme », comme il dit, revisitant avec la grâce d’un esthète les valeurs sûres de notre enfance : le millefeuille du dimanche, la brioche feuilletée, le kouign-amann, le saint-honoré, les éclairs, la tarte tatin, la tarte au citron ou le moka. Sa boutique est une féerique planète : il présente sous des cloches de verre, tels des trésors, ces grands gâteaux au format familial, que l’on peut acheter aussi en part individuelle. Toutes sont préparées au préalable dans un laboratoire.  Et le magicien Conticini les fait débarquer au petit matin. Autant dire qu’ils sont presque numérotés…</p>
<p>Cet agitateur des émotions joue sur la simplicité, la légèreté et un design bien de son époque. Alors, avec style, il ajoute une coque aux éclairs, donne une forme rectangulaire à son saint-honoré habillé d’un feuilletage inversé, compose son exceptionnel paris-brest, « couronne gorgée de crème », en l’agrémentant d’un coulant au praliné. Il les emballe dans des coffrets en carton rose pâle qu’on se surprend à garder comme des reliques. C’est en quelque sorte la Bibliothèque roses des becs sucrés.<br />
<strong><em><br />
« Les repères affectifs de l’enfance »</em></strong></p>
<p>Et comme un cadeau ne vient jamais seul, Phiippe Conticini vient de publier un livre-album éblouissant : <em>Sensations, 288 recettes de pâtisseries,</em> qui fera date dans l’histoire de la littérature sucrée. Car Philippe Conticini c’est un peu le pendant de Pierre Hermé, l’auteur du volumineux <em>PH 10</em> (Agnès Viénot éditeur), le revers d’une même médaille. Sensations est à déguster lentement, à lire pour s’en inspirer tous les jours afin de percer les secrets de son auteur.</p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/conticini300.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" />N’est-il pas un des plus courageux, des plus audacieux pâtissiers du monde ? Il faut le suivre pour saisir sa compréhension des desserts rares comme sa guimauve menthe poivrée, gingembre ; sa crème glacée à la pistache,<br />
sa tartelette à la noisette, ou ces fruits noirs acidulés, lait de coco grillé et cette rhubarbe concentration de jus de fraises, à servir en verrine. On retiendra aussi son <strong>« Mistral gourmand, retour vers quand j’étais petit »</strong>, pour l’amour du carambar ! Une vraie curiosité.</p>
<p>Nous donnons raison à Joël Robuchon qui signe la préface de sa bible gourmande : <em>« Je reste convaincu que les plus grands desserts sont ceux qui plaisent aux enfants. » Conticini en écho parle de « repères affectifs de notre enfance ». </em>Et comment serait l’enfance sans gâteaux ?</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong><em>La Pâtisserie des rêves, boutique de Philippe Conticini</em><br />
93, rue du Bac, Paris 7e. Tél : 01 42 84 00 82<br />
<a href="http://www.lapatisseriedesreves.com" target="_blank">www.lapatisseriedesreves.com</a></strong></p>
<p><strong><em>Sensations, 288 recettes de pâtisseries</em>, de Philippe Conticini,<br />
éditions Minerva, 472 pages, 45 €</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Les « choses vues » de Pascal Quennehen</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/10/01/les-%c2%ab-choses-vues-%c2%bb-de-pascal-quennehen/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 07:10:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[galerie Septentrion]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal Quennehen]]></category>

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		<description><![CDATA[La galerie Septentrion invite le public à l’exposition « Traçes » de Pascal Quennehen jusqu’au 6 octobre 2009. Regards croisés entre civilisations, traditions, pays, provinces, nationalités mélangées. Une quarantaine d’œuvre exposées pour la première fois par un artiste voyageur en quête de « choses vues ».
De tous ses voyages à travers le monde, le photographe [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/expoQuenehhen350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>La galerie Septentrion invite le public à l’exposition « Traçes » de Pascal Quennehen jusqu’au 6 octobre 2009. Regards croisés entre civilisations, traditions, pays, provinces, nationalités mélangées. Une quarantaine d’œuvre exposées pour la première fois par un artiste voyageur en quête de « choses vues ».</strong></p>
<p>De tous ses voyages à travers le monde, le photographe Pascal Quennehen en revient avec une seule certitude : le temps n’est jamais suffisant pour capter l’âme d’un peuple. C’est pourquoi peut-être, ses clichés sont avant tout des instantanés, des bribes d’un moment, des traces éphémères d’un temps lui, immuable. De l’ouest américain à la Jordanie, du Népal au désert algérien, de Moscou à Pékin ou d’une fabrique de cigares de la calle Ocho à Miami à la rue Ordener à Paris, les photos rapportées ne sont qu’une première étape dans son travail de reporter. Juste un moment, un regard, un sourire, une prise, un échange de mots. Cette vérité à fleur d’image : une photo est toujours une trace.</p>
<p>De ses expéditions, il revient aussi avec des  objets : un tapis de prière, un châle, un corset, un sac de café en jute, un keffieh, un drapeau américain, un kimono, un éventail ou un tanka népalais. « Lorsque je voyage, explique Pascal Quennehen, je suis en quête de découverte. Je fais travailler mon imagination pour dénicher l&#8217;objet qui accueillera la photo que j&#8217;ai déjà faite ou la photo que je trouve par rapport à la matière ou l&#8217;objet ».</p>
<p>Dans un second temps, « chaque photo est numérisée sur une bâche rigide, souple, en taffetas ou en nid d&#8217;abeille. » Troisième étape : une styliste malaisienne coud à Paris chaque épreuve sur la matière de l’objet choisi. Cela donne une œuvre d’art, un morceau de voyage, un lambeau d’exotisme, un souvenir recomposé.</p>
<p>Bref, une œuvre à part, des « photos-matières » singulières, sorties de l’imaginaire de l’artiste qui entraînent alors le spectateur aux frontières de mondes réinventés. Des traces éphémères d’un nomadisme joyeux, lumineux et poétique à la fois.</p>
<p>Il y a chez Pascal Quennehen, toujours aux aguets, un côté <em>Tintin reporter</em>, plus photographe que journaliste, certes. De ses tours du monde, il a retenu et fait sienne la parole d’un nomade dans le désert algérien : « Vous avez la montre, nous on a le temps ».</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong> GALERIE SEPTENTRION<br />
Chemin des Coulons<br />
59700 Marcq-en-Baroeul<br />
Contact : Marjorie Desmaret<br />
Tél : 03.20.46.35.80 / 06.23.24.69.10</strong></p>
<p><a href="http://www.galerieseptentrion.com" target="_blank">www.galerieseptentrion.com</a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Les ailes du désir de Pierre Notte</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/09/27/les-ailes-du-desir-de-pierre-notte/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 07:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Ailes du désir]]></category>
		<category><![CDATA[Des Couteaux dans le dos]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Notte]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre des Déchargeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[La nouvelle pièce de Pierre Notte est grinçante et un rien burlesque. L’auteur invente son langage avec la langue française qu’il aime tant. Il joue des mots et se joue du public, moqueur et onirique dans sa mise en scène dérangeante. 
Les cinq comédiennes interprètent le texte ciselé écrit sur le mode de la répétition [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/couteauxdansdos350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>La nouvelle pièce de Pierre Notte est grinçante et un rien burlesque. L’auteur invente son langage avec la langue française qu’il aime tant. Il joue des mots et se joue du public, moqueur et onirique dans sa mise en scène dérangeante. </strong></p>
<p>Les cinq comédiennes interprètent le texte ciselé écrit sur le mode de la répétition comme si elles vivaient dans une réalité autre. Chaque personnage semble installer dans une seconde dimension. Le spectateur est surpris, médusé, par tant d’inventions et de poésie. Parfois, il est vrai, on est dérouté car le fil de ces tableaux successifs est comme une corde raide. Il peut se rompre à chaque instant. Notte revendique souvent une sorte de plagiat de Marguerite Duras, un des auteurs dont il se sent le pus proche. Son mode d’écriture ressemble en effet bien souvent à celui de Duras. Certes, son style bref, syncopé, le choix de chaque mot semble celui d’un être blessé qui ne s’est jamais relevé d’une enfance amère. Symptomatique :  une fois de plus Notte a écrit pour des filles, comme s’il se refusait à mettre en scène des garçons. La douleur serait-elle si forte ? Et ces filles jouent aussi bien des personnages de fillette, de mère que de père. Elles posent, elles minaudent, elles sont comme des images, des photographies en noir et blanc, des pantomimes. Pas si humaines que cela au fond.</p>
<p>Alors, il est difficile de raconter l’itinéraire contrarié de la jeune Marie, confrontée à un père et une mère sans grâce, dépourvus d’affection. Elle aurait voulu ne jamais être née, un peu à la façon de Cioran, habité par un pessimisme tragique. Et puis la mort est là qui se profile, car elle en est habitée, elle qui se coupe, se taillade le torse comme on s’ampute d’un trop plein d’amour. Notte revient de façon récurrente sur cet état qu’il pense être différent de la vie sans être son contraire… Les cinq demoiselles habillées de noir traduisent bien cette impression d’impuissance et de fausse naïveté qui s’échappent de leurs personnages iconoclastes. Elles occupent l’espace avec une vitalité digne des comédiens de Ionesco. Le public se tait, puis sourit et rit enfin. D’un rire mi figue mi-raisin. L’auteur de <em>J’existe, foutez-moi la paix !</em> est comme ça : il ne prend jamais la vie ni les gens au sérieux. Marie, c’est lui, l’ange blessé, qui serre les fesses quand tout semble s’écrouler autour de lui.</p>
<p>« Mais quoi faire d’autre ? » s’interroge la Mort face à Marie qui vient de lui demander si la vie vaut d’être vécue. « Est-ce qu’il y a seulement autre chose à faire que ça dans la vie – la vivre et après avoir mis les jours les uns après les autres, l’avoir vécue ? » Cela me fait penser à ce mot d’Alfred Capus : « De quoi est mort untel ?  On ne sait pas. D’ailleurs, on ne savait pas  de quoi il vivait… ». Marie elle, sait tout le prix de la vie, une vie qui devrait la sauver de la mort quand elle se débarrassera de ses couteaux plantés dans son dos. Des couteaux comme des ailes. Des ailes du désir ?</p>
<p><em><strong>Des Couteaux dans le dos</strong></em><br />
<strong>pièce de Pierre Notte, mise en scène par l’auteur,<br />
au théâtre des Déchargeurs (Tél : 01 42 36 70 58).<br />
Avec Jennifer Decker, Flavie Fontaine, Manon Heugel, Caroline Marchetti et Marie Notte.<br />
Le texte est publié par L’Avant-Scène.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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