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	<title>CultureMag, La culture en liberté # Magazine d&#039;actualités culturelles # Art de vivre, culture, voyage, gastronomie : cultivez vos sens ! &#187; Croyances et paranormal</title>
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		<title>Enquêtes scientifiques au cœur de l’étrange</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 08:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
				<category><![CDATA[Croyances et paranormal]]></category>
		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
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		<description><![CDATA[D’emblée, la citation de Jacques Bergier mise en exergue donne le ‘la’ : « Ce n’est pas parce que tant de fous se prennent pour Napoléon que Napoléon n’a pas existé ».
Cette phrase résume ce livre et l’œuvre du professeur Yves Lignon dont la ligne de conduite, celle de tout scientifique authentique, reste inchangée : [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/aucoeurétrange350.jpg" alt="/" /><strong>D’emblée, la citation de Jacques Bergier mise en exergue donne le ‘la’ : « Ce n’est pas parce que tant de fous se prennent pour Napoléon que Napoléon n’a pas existé ».<br />
Cette phrase résume ce livre et l’œuvre du professeur Yves Lignon dont la ligne de conduite, celle de tout scientifique authentique, reste inchangée : observer les faits, qu’ils présentent ou non un caractère de rationalité.</strong></p>
<p>Maître de conférences de statistiques à l’université de Toulouse-le-Mirail, Yves Lignon a un courage professionnel rare. Il s’intéresse depuis des années au ‘paranormal’, boudée ou rejetée par une partie de l’élite intellectuelle française. Lignon considère les faits, tous les faits, compréhensibles ou non à ce jour par la science. Tous méritent d’être des objets d’investigation. Cette démarche honore l’esprit humain.</p>
<p>Ce livre le prouve. Magnifiquement publié par une petite maison d’édition qui deviendra grande, il montre que paranormal et science peuvent faire bon ménage sinon devenir proches, à condition que les chercheurs fassent toujours preuve de sérieux, de rigueur, bref, soient les acteurs d’une démarche scientifique, à l’image d’Yves Lignon.</p>
<p>Fin connaisseur de l’histoire de la parapsychologie et des protocoles scientifiques élaborés depuis le tournant du XXe siècle, il propose une agréable et enrichissante balade aux lecteurs à travers maints phénomènes constituant autant de chapitres : « Histoire de voyants », Histoire de maisons hantées », « Paranormal et religion », « Vraies et fausses prophéties », « Laboratoires et services secrets ». Le style, image de l’auteur, est clair, concis, bourré d’humour. La lecture est un vrai plaisir destiné au ‘grand’ public comme aux passionnés de ces affaires mystérieuses.</p>
<p>Selon moi, un seul point est contestable : le chapitre portant sur les rapports entre paranormal et religion et, en particulier, les pages consacrées aux apparitions mariales (avec le renfort de Marc Hallet, chercheur indépendant, très sympathique, mais assez peu regardant sur la rigueur  épistémologique !). On lit ces mots surprenants sous la plume d’un homme prudent et avisé comme Lignon, au sujet de Fatima (1917) : « Fatima n’est qu’un énorme abus de confiance, la mise en scène d’une mascarade dans un but de propagande. » (page 201).</p>
<p>Effectivement, les faits de Fatima posent des difficultés complexes. Mais, de là, résumer ce sanctuaire célèbre à une formule aussi lapidaire évite de se poser les bonnes questions ! Car enfin, Monsieur Lignon, prenez trois jeunes bergers illettrés, même baignés dans une religiosité perméable au merveilleux (cela reste d’ailleurs à préciser), dans un pays ultra catholique, et faites en sorte que leurs ‘visions’ apparemment ‘inventées’ ou ‘déformées’ permettent la création d’un pèlerinage mondialement actif depuis 94 ans !</p>
<p>Hormis ce passage, ce travail mérite d’être recommandé à tous ceux qui s’intéressent, de près ou de loin, au paranormal. Il est le fruit d’une trentaine d’années de travail. C’est un événement suffisamment exceptionnel en France pour qu’il soit connu du plus grand nombre.</p>
<p><strong> Yves Lignon, <em>Enquêtes scientifiques au cœur de l’étrange</em>,  Villeveyrac, Le Papillon Rouge Editeur, 2011, 288 p., 19, 90 euros.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Au Cœur de l’extra-ordinaire</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 09:21:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sbalchiero</dc:creator>
				<category><![CDATA[Croyances et paranormal]]></category>
		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Au Cœur de l’extra-ordinaire]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2010, j’avais omis de vous entretenir d’un livre (plutôt d’un « e-book ») incroyable, sans mauvais jeux de mots : Au Cœur de l’extra-ordinaire du professeur Henri Broch, chef de file de la « zététique » en France.
Qui est Henri Broch ? Bon « client » des médias, il enseigne la physique à l’université [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/broch300.jpg" alt="/" /><strong>En 2010, j’avais omis de vous entretenir d’un livre (plutôt d’un « e-book ») incroyable, sans mauvais jeux de mots : <em>Au Cœur de l’extra-ordinaire</em> du professeur Henri Broch, chef de file de la « zététique » en France.</strong></p>
<p>Qui est Henri Broch ? Bon « client » des médias, il enseigne la physique à l’université de Nice et une discipline moins connue : la « zététique ».<br />
Selon la définition inspirée d’Emile Littré, la zététique vient du grec <em>zêtein</em>, signifiant « chercher ». L’adepte de la zététique est donc un chercheur, ce qui, en soi, est louable !</p>
<p>Mais le texte de présentation ajoute <em>: « Enseignée dès l’Antiquité</em> [certainement pas à la sauce contemporaine !], <em>la Zététique</em> (noter le ‘z’ majuscule’ incorrect comme pour ‘Pape’…) <em>est en fait le refus de toute affirmation dogmatique et le flambeau est ici repris en tant qu’approche scientifique rigoureuse</em> [Pléonasme ! Connaissez-vous une démarche de science et un protocole dans un ordre identique qui ne soient pas rigoureux ? ] <em>des phénomènes « paranormaux </em>».<br />
Bref, la zététique, c’est le doute cartésien repu de scientisme ; ce qui laissait prévoir, avant lecture, au moins 50 ans de retard bibliographique.<br />
Je suis depuis longtemps en désaccord avec les conclusions de Broch qui, selon moi, sont hâtives et ambigües (<em>Devenez sorciers, devenez savants</em>, avec Georges Charpak, Odile Jacob, 2002, <em>Les Secrets des sorciers</em>, E. Milan, 2009&#8230;)</p>
<p>Ici, la démarche encyclopédique est séduisante, comme un fard de qualité sur une peau ridée. L’auteur passe en revue, chapitre après chapitre, les phénomènes ‘paranormaux’ répertoriés depuis l’Antiquité (la préhistoire ?). Ce feu d’artifice s’achève en une gerbe bibliographique d’une quarantaine de 40 pages.</p>
<p>Broch présente une recension des faits extraordinaires,  de la télépathie, à la « mémoire de l’eau », de Stonehenge à l’homéopathie, des sourciers à l’Atlantide, de la pyramide de Chéops à Robert Houdin, de l’effet ‘Geller’ aux « ectoplasmes », d’un « Néandartal congelé aux « colombes de Fatima »… Quel puits de science ce professeur ! On croit rêver !<br />
Sur le fond, la prudence (mais non la méfiance) de Broch reste justifiable. N’accorder aucune valeur à une supercherie ou à la démarche d’un charlatan honore l’esprit humain.</p>
<p>Mais les faits demeurent les faits. Et vous savez mieux que moi l’axiome selon lequel toute démarche scientifique est fondée sur l’observation, le recoupement, l’analyse de ces manifestations inscrites dans le réel.<br />
Refuser tous « énoncés dogmatiques » en science est un positionnement philosophique louable, sinon obligé. Mais nier en bloc  &#8211; donc de manière irrationnelle est une démarche « inutile et incertaine » comme l’écrit un certain Descartes que vous connaissez, cher professeur, sur le bout des doigts.<br />
Vos arguments sont apologétiques. Ils militent en faveur d’une raison érigée en principe moral, en dogme infaillible, en credo rationaliste, à mille lieux de la science que vous défendez comme une citadelle assiégée.<br />
L’homme humain est également désir, sensations, pulsions… Si je puis me permettre, et si vous avez le temps, relisez Bergson avec Descartes, et Jung avec Bergson.</p>
<p>Pourquoi tout englober ? Pour quelle raison classer ces multiples faits dans « l’extra-ordinaire », fourre-tout sans méthode ni rigueur typologique ? Cela est-il bien scientifique monsieur le professeur ?</p>
<p>Les phénomènes dont vous faites mention demandent aujourd’hui une forte spécialisation. Il faudrait plusieurs vies pour connaître tous les champs d’enquête abordés par votre sagacité. Lorsque l’on songe aux millions de pages des annales de la mystique, à celles de la parapsychologie depuis les années 1840, ou aux phénomènes survenant parmi les religions orientales, nous sommes dubitatifs face à ce méli-mélo littéraire.<br />
Cet ouvrage (390 pages), illustré avec un humour par Paul Lebrun, outrepasse les possibilités d’un seul homme et, pour tout dire, d’une seule équipe de chercheurs, puisque la science est œuvre collective et pluridisciplinaire.</p>
<p>J’aimerais tellement être en accord avec vous, monsieur le professeur ! Car vous êtes un vrai et rare savant. Mais de grâce, ne devenez pas un sorcier !</p>
<p><strong>Henri Broch, <em>Au Cœur de l’extra-ordinaire</em>, nouvelle édition, Book-e-bok.com, collection ‘Zététique’, 2010, 28 euros.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>La Vie de Marie d’après les révélations des mystiques</title>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2011 09:40:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
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		<category><![CDATA[René Laurentin]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un ouvrage qui s’avérait passionnant : La Vie de Marie d’après les révélations des mystiques. Que faut-il en penser ?
Malheureusement, la lecture « comparative » (préférons le terme &#171;&#160;comparée&#187;&#160;) de ces 77 épisodes de la vie de la Vierge, présentés ici par René Laurentin, théologien, auteur d’une œuvre pléthorique, et François-Michel Debroise, « ancien [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Laurentin-Debroise350.jpg" alt="/" /><strong>Voici un ouvrage qui s’avérait passionnant : <em>La Vie de Marie d’après les révélations des mystiques. Que faut-il en penser ?</em><br />
Malheureusement, la lecture « comparative » (préférons le terme &laquo;&nbsp;comparée&raquo;&nbsp;) de ces 77 épisodes de la vie de la Vierge, présentés ici par René Laurentin, théologien, auteur d’une œuvre pléthorique, et François-Michel Debroise, « ancien consultant en développement économique local » selon la mention de l’éditeur, a eu raison de notre attention et, pour mieux dire, de notre patience. </strong></p>
<p>Tout commence par une question étrange posée en quatrième de couverture, comme une demande saugrenue, un crochet du droit en pleine raison : «  Que valent ces textes [les "vies de la Vierge Marie" écrites par quatre mystiques] sur les plans historique et spirituel ? »<br />
Sur le plan historique, il est évident qu’un texte possède ou non une « valeur » selon son statut, son auteur, sa date, son support, son état de conservation, d’éventuels remaniements ultérieurs, etc. Mais que signifie l’expression &laquo;&nbsp;valeur spirituelle&raquo;&nbsp; ? Selon nous, rien, ou à peu près ! C’est le triomphe de la subjectivité, l’adversaire de l’histoire constituée comme connaissance.</p>
<p>Ces quatre « vies révélées » de la Vierge présentées ici seraient des « révélations » privées (donc divines), rédigées par quatre fidèles catholiques dont les existences s’échelonnèrent entre le XVIIe et le XXe siècle (Marie d’Agréda, Anne-Catherine Emmerich, Maria Valvorta et Consuelo). Intéressantes et parfois flamboyantes, elles sont riches d’évocations supposées historiques et archéologiques sur le Ier siècle. Mais sont-elles pour autant, comme le soutiennent les deux auteurs, des sortes de récits de voyage du temps de Jésus aussi précis et pittoresques que la Bible elle-même ?<br />
C’est vite dit ! D’ailleurs les autorités de l&#8217;Église reprochèrent jadis à certains cette tentation qui consiste à voir dans ces textes un nouvel évangile ! Sur ce point, l’abbé Laurentin proclame depuis un demi-siècle qu’il ne faut jamais confondre Bible et révélations particulières. S’agirait-il d’un nouveau positionnement ou d’un oubli involontaire ?</p>
<p>Le chapitre intitulé <em>« Genèse d’un projet »</em> donne le ton. Il s’agirait de « discerner » (le mot revient trois fois en à peine six pages) le vrai du faux, le bon grain de l’ivraie, l’inspiration divine et le talent des mystiques. Ici la confusion est un danger permanent : que veut dire « discerner » ?<br />
Le discernement est une vertu, une disposition humaine fondée sur le bon sens, l’expérience, l’ouverture du cœur et de l’esprit. Soit. Mais ce n’est pas une œuvre scientifique ! L’homme de science ne discerne rien du tout, même si l’intuition entre parfois en ligne de compte dans le processus de découverte et d’expérimentation. Confondre discernement (« spirituel ») et rationalité de la connaissance est loin de servir une telle entreprise.</p>
<p>Il aurait été plus utile de confronter les détails, il est vrai parfois troublants, de ces « vies » aux connaissances actuelles sur la Palestine du Ier siècle, sans poser la question de leur origine « surnaturelle » : « Elles [les auteurs] ont pénétré ainsi quelques détails de la Passion » (p. 251). Nous ne trouvons aucune référence sérieuse, récente et critique sur les faits antiques. Sur ce point, la bibliographie, maigrichonne et incomplète, prête à sourire.</p>
<p>Or que reste-t-il d’un texte sans contexte ? La réponse est tout entière contenue dans le flou artistique de la conclusion : « Ces voyantes méritent finalement le succès qu’elles ont eu diversement » (p. 259) !</p>
<p><strong>René Laurentin et François-Michel Debroise, <em>La Vie de Marie d’après les  révélations des mystiques. Que faut-il en penser ?</em>, Paris, Presses de la  Renaissance, 2011, 298 p., 20€. </strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Les Miracles de l’esprit</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 08:46:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Méheust]]></category>
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		<description><![CDATA[Bertrand Méheust, philosophe de formation, est l’un des meilleurs historiens français des « sciences psychiques ». Il a publié plusieurs ouvrages de référence dont une somme énorme, exigeante et savante : Somnambulisme et médiumnité (1999, 2 tomes), puis une biographie remarquée du voyant Alexis Didier en 2003.
Aujourd’hui, avec Les Miracles de l’esprit. Qu’est-ce que les [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Bertrand-Meheust300.jpg" alt="/" /><strong>Bertrand Méheust, philosophe de formation, est l’un des meilleurs historiens français des « sciences psychiques ». Il a publié plusieurs ouvrages de référence dont une somme énorme, exigeante et savante : <em>Somnambulisme et médiumnité</em> (1999, 2 tomes), puis une biographie remarquée du voyant Alexis Didier en 2003.<br />
Aujourd’hui, avec </strong><strong><em>Les Miracles de l’esprit. Qu’est-ce que les voyants  peuvent nous apprendre ?, </em></strong><strong>il nous plonge au cœur de la ‘voyance’. Ou, pour mieux dire, des mécanismes psychiques relatifs aux prédictions.</strong></p>
<p><strong></strong>C’est passionnant, rigoureux et richement documenté. Car l’auteur possède à la fois une solide culture philosophique et une expérience de terrain dans le domaine parapsychologique.</p>
<p>Selon sa thèse, l’esprit humain jouit d’une faculté consistant à savoir les choses cachées, éloignées, dans l’espace ou dans le temps, déclinées en des formes multiples au cours de l’histoire.</p>
<p>Au terme de son travail, Bertrand Méheust revisite l’anthropologie française du XXe siècle en constatant que l’on a souvent niée en bloc &#8211; désignée sous le vocable de ‘métagnomie’ &#8211; au nom d’une rationalité occidentale mal comprise.<br />
Selon lui, un Claude Lévi-Strauss a donné une image déformante et déformée de la pensée sauvage, des facultés métapsychiques des ‘sociétés premières’, non superposables à la scientificité de leur  lecture du monde mais synchronique à elle. La métagnomie serait un fait permanent de la vie psychique depuis le paléolithique. Il constituerait un « autre ordre » du réel que notre hyper rationalisme ne saurait évacuer.</p>
<p>Ses positions sur le rôle et le statut de la mémoire chez Proust sont passionnantes et, me semble-t-il, très pertinentes. L’auteur de la <em>Recherche du temps perdu</em>, pourtant assez éloigné de préoccupations métaphysiques, connaissait les théories d’Henri Bergson (dont il était le cousin) sur la mémoire et la temporalité, philosophe qui s’était longtemps passionné pour les recherches psychiques.</p>
<p>Reste un point sur lequel nous nous sentons en droit d’engager le dialogue avec l’auteur : les facultés paranormales, bien que rares et circonscrites, seraient des faits prouvés ou, du moins, des événements connus grâce à des analyses selon des procédures scientifiques rigoureuses, depuis le XIXe siècle.</p>
<p>Les sociétés d’études psychiques européennes (de Londres à Paris) auraient grandement contribué à discerner le vrai du faux en ce domaine. C’est, selon moi, un optimisme prématuré. Je ne suis pas sans savoir le manque de moyens résultant d’une absence de politique volontaire en matière de recherches sur le ‘paranormal’, notamment en France.</p>
<p>Mais, en dépit des chaires universitaires européennes (Écosse, Angleterre, Allemagne, etc.), parfois prestigieuses, les résultats sont loin d’être à la hauteur des espérances. Et bien intelligent celui qui rendra compte de façon ‘scientifique’ de la paranormalité ancienne ou contemporaine.</p>
<p>Avec son intelligence communicative, sa rigueur intellectuelle, son savoir précis et méthodique, et malgré un style quelquefois rapide, cet ouvrage devrait contribuer à mieux situer la parapsychologie parmi les ressources intérieures de l’homme encore méconnues.</p>
<p><strong>Bertrand Méheust, <em>Les Miracles de l’esprit. Qu’est-ce que les voyants  peuvent nous apprendre ?</em> Les Empêcheurs de tourner en rond/La  Découverte, 2011  ISBN  978-2-35925-042-8,  19 euros.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Dieux d’hommes : messianismes et millénarismes</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 07:58:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
				<category><![CDATA[Croyances et paranormal]]></category>
		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Dieux d’hommes]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole Pratique des Hautes Etudes]]></category>
		<category><![CDATA[Emile Poulat]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Desroches]]></category>
		<category><![CDATA[messianismes]]></category>
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		<description><![CDATA[Henri Desroches, Dieux d’hommes. Dictionnaire des messianismes et des  millénarismes, du Ier siècle à nos jours.
Il est incompréhensible, injustifié et injuste que la presse française  n’ait pas davantage évoqué ce livre rare et magnifique. Edité pour la  première fois en 1969, il est l’œuvre du professeur Desroche, mort en  1994, directeur [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Desroche350.jpg" alt="/" /><strong>Henri Desroches, <em>Dieux d’hommes. Dictionnaire des messianismes et des  millénarismes, du Ier siècle à nos jours.</em><br />
Il est incompréhensible, injustifié et injuste que la presse française  n’ait pas davantage évoqué ce livre rare et magnifique. Edité pour la  première fois en 1969, il est l’œuvre du professeur Desroche, mort en  1994, directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes.</strong></p>
<p><strong></strong>En un millier d’entrées, avec une érudition sans faille, il comble une  lacune d’importance en présentant acteurs, postures, variantes et  expressions multiples des théories sur la fin du monde, ‘messies’, «  règnes messianiques » et autres millénarismes qui ont tant pris  d’importance dans les civilisations depuis l’Antiquité.</p>
<p>Comme l’écrit Emile Poulat dans sa belle introduction : « J’ai vu se  construire sa machine intellectuelle, avec sa redoutable puissance. » Au  fil des pages, le lecteur, ignorant de la thématique, constate un  phénomène identique et devient éclairé et savant à son tour. Car  Desroche n’oublie rien. Sa culture est gigantesque et sa limpidité  exemplaire.</p>
<p>Connaissez-vous un point commun entre l’affaire Filo, l’<em>Apocalyptica  Cabala</em> et Adrien Péladan ? Il existe au moins un : celui d’appartenir à  ce dictionnaire, montagne de savoir et plaisir de la découverte.<br />
Aidé de quatre collaborateurs, Henri Desroche entraîne néophytes et  initiés dans un périple aux mille surprises. Paul Airiau et Georges  Nataf ont ajouté quelques textes pour cette réédition. L’ensemble est  désormais classique et incontournable.</p>
<p>Un second livre mérite toute notre attention. Il vient d’être publié  chez le même éditeur en 2010 : Jérémie Benoit, <em>Le Chamanisme en Eurasie  (Sibérie, Chine, Europe)</em>.</p>
<p>En 2007, cet auteur faisait paraître <em>Le Chamanisme. Origine et expansion  de la culture indo-européenne </em>chez le même éditeur. Aujourd’hui, il  confirme et renforce son statut de spécialiste du chamanisme, des  mythologies et des folklores. Le propos est lumineux, la problématique  passionnante : en quoi le chamanisme – le plus ancien ‘système  religieux’ &#8211; se trouve-t-il à l’origine des civilisations européenne,  chinoise et sibérienne ?</p>
<p>C’est un voyage à l’heure des communautarismes  et des ‘guerres de civilisation’ imaginaires. C’est une plongée  vivifiante dans le patrimoine religieux de l’humanité, à la fois  spiritualité, arts et philosophie : un pont jeté au-dessus de nos  replis.</p>
<p><strong>Henri Desroches, <em>Dieux d’hommes. Dictionnaire des messianismes et des  millénarismes, du Ier siècle à nos jours,</em> Paris, Berg International,  préface d’Emile Poulat, 484 p. ISBN : 978-2-917191-31-6 (29 euros).</strong></p>
<p><strong>Jérémie Benoit,<em> Le Chamanisme en Eurasie (Sibérie, Chine, Europe)</em>,  Paris, Berg International, 2010, 177 p.  ISBN : 978-2-917191-34-7 (19  euros).</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Le dernier des Templiers</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/02/18/le-dernier-des-templiers/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 09:03:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
				<category><![CDATA[Croyances et paranormal]]></category>
		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
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		<description><![CDATA[Les Templiers, religieux et militaires, moines-soldats au service du Christ, sont sortis de l’histoire au XIVe siècle, par le désir conjoint du pape et du roi de France.
Ils restent aujourd’hui un sujet de fantasmes. Sont-ils détenteurs d’un secret (avec un S majuscule) ? Les « maîtres secrets du monde » ? Des anges condamnés au [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/dernier-templiers350.jpg" alt="/" /><strong>Les Templiers, religieux et militaires, moines-soldats au service du Christ, sont sortis de l’histoire au XIVe siècle, par le désir conjoint du pape et du roi de France.<br />
Ils restent aujourd’hui un sujet de fantasmes. Sont-ils détenteurs d’un secret (avec un S majuscule) ? Les « maîtres secrets du monde » ? Des anges condamnés au bûcher de la vanité et de la sottise ? Ou de simples mercenaires assoiffés de sang et d’or ?</strong></p>
<p>Les Templiers furent les rejetons de Bernard de Clairvaux, mort en 1153. Ce grand personnage du XIIe siècle ne comparait-il pas les contemplatifs à des combattants spirituels ? En disparaissant du champ social, par l’exécution de Jacques de Molay, leur dernier supérieur, les Templiers laissèrent libre cours au champ du délire. Le trésor de l’ordre avait-t-il été caché ?</p>
<p>Après Neaufle-le-Château et le <em>Da Vinci Code</em>, voici<em> Le Dernier des Templiers</em>. Changement de registre ? Changement de braquet intellectuel ? Assurément non ! Voici une illustration ratée d’un mythe devenu tarte à la crème.</p>
<p>L’œuvre a été mise en scène par Dominic Sena, co-fondateur de Propaganda Films, qui débuta sa carrière en réalisant des clips pour Sting, David Bowie et Janet Jackson. Il mit en boîte plusieurs longs métrages dont<em> Kalifornia</em> (1993) avec Brad Pitt et  <em>60 secondes chrono</em>. En 2001, il fit tourner John Travolta dans <em>Opération Espadon</em>.<br />
Aujourd’hui, il travaille avec Nicolas Gage et Ron Perlman (l’homme simiesque dans <em>La Guerre du feu </em>d’Annaud puis moine inquiétant dans<em> Le Nom de la Rose</em>), deux acteurs magnifiques.<br />
Voilà pour le côté positif du film ! C’est court. Oui, mais vrai !</p>
<p>Quant au reste, quelque chose domine dans ce bric-à-brac de l’horreur : erreurs, approximations et contre-sens historiques. Jugeons-en plutôt :<br />
Premier point : le Moyen-Âge (ce vocable est flou car il désigne un millénaire au cours duquel les sociétés ont beaucoup changé) n’a pas conduit au bûcher autant de sorcières qu’on le croit. Les années 1500/1680 furent bien plus cruelles.</p>
<p>Confondre automne du Moyen-Âge » (vers 1340/1400, période où se situe l’action du drame), certes touché par les « malheurs du temps » (Peste noire de 1348, Guerre de Cent Ans), et Parousie, relève d’une perspective anachronique sans valeur. Ériger le diable en « rival » de Dieu est une erreur grave.<br />
Avant 1300, Satan est un non-lieu théologique. Il grimace encore dans l’immobilité de la pierre des bâtisseurs et amuse sur les tréteaux du théâtre populaire. Après 1350/60, il accède au rang de catégorie théologique : le « père du mensonge », à l’encontre duquel l’Église prendra des mesures radicales, identifiant inquisitoriaux « hérésie et sorcellerie ». La sorcière devînt responsable d’un pacte avec le « mauvais », cause première de tous les maux.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/DernierTempliers350.jpg" alt="/" />Les Templiers furent-ils des électrons libres dans un monde dominé par les princes temporels, le pape et les évêques ? Le film penche du côté où il risque de s’effondrer : dans un effrayant manichéisme au goût du jour ! Les Templiers, à la tradition riche et profonde, participèrent à leur gré aux entreprises politiques, militaires et religieuses de leur temps, comme les croisades. Ils furent des hommes de leur époque et nul ne pourra en faire les précurseurs du monde contemporain !</p>
<p>Nous passerons sur la psychologie rudimentaire de la « sorcière noire », éponge flasque à qui l’on jette en pâture ressentiments, frustrations, non-dits, sans une pointe inavouée d’attirance affective sinon sexuelle… Le « prince de ce monde », doué d’une intelligence cosmique, choisirait-il un être aussi fragile et fluet pour asseoir sa domination sur la terre ?</p>
<p>Nous passerons aussi sur la violence de l’action et le « gore » des situations. Pourquoi filmer sans cesse cadavres en décomposition et charniers de la peste ? Bien sûr : au XIVe siècle les rapports humains sont difficiles, placés ici et là sous le signe d’une violence physique sans fondement. Ne le sont-ils pas au XXIe siècle ?<br />
Enfin, deux aspects du film laisse pantois :</p>
<p>1. La situation du mystérieux monastère de Séverac, en haute montagne ! Certes, les moines s’implantaient loin des zones habitées, mais jamais à 2000 mètres d’altitude ! Y compris la Chartreuse de saint Bruno pourtant considérée comme l’image du « désert » ! La bibliothèque semble irréelle, en carton bouilli : rien d’un scriptorium médiéval !<br />
2. La représentation matérielle du diable est à la fois hilarante et délirante. Elle scelle le destin de ce film : l’oubli des spectateurs. Satan, entre « Hulk » (le géant vert) et Frankenstein (la marionnette humaine d’un savant fou) !</p>
<p>Quant au rituel d’exorcisme, que vient faire le roi Salomon dans cette affaire ? N’aurait-il pas mieux valu dire au cinéaste que l’Eglise fonde son pouvoir de chasser les démons sur les récits évangéliques ?<br />
<strong><em><br />
Le dernier des Templiers</em></strong><br />
<strong>Film de Dominic Sena, 1 h 35, avec Nicolas Cage, Ron Perlman, Claire Foy…</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Un historien chez les occultistes</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Jan 2011 07:21:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
				<category><![CDATA[Croyances et paranormal]]></category>
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Occultus Politicus, publié il y a quelques mois, a été trop ignoré par la presse, y compris ‘spécialisée’. C’est pourtant le travail d’un bon connaisseur des boues idéologiques de notre temps que sagesse et bon sens n’endiguent pas. 
CultureMag revient sur un sujet important.
Philippe Valode avait publié un Hitler et les sociétés secrètes (2009), emboîtant [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/ValodeCouverture230.jpg" alt="/" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong><em>Occultus Politicus</em>, publié il y a quelques mois, a été trop ignoré par la presse, y compris ‘spécialisée’. C’est pourtant le travail d’un bon connaisseur des boues idéologiques de notre temps que sagesse et bon sens n’endiguent pas. </strong><br />
<strong>CultureMag revient sur un sujet important.</strong></p>
<p>Philippe Valode avait publié un<em> Hitler et les sociétés secrètes</em> (2009), emboîtant le pas de Louis Pauwels et Jacques Bergier (Le Matin des magiciens), Jean Prieur (<em>Hitler, médium de Satan</em>), Alexandre Adler (<em>Sociétés secrètes</em>, sur un thème proche mais parallèle), Pierre-André Taguieff (<em>L’Imaginaire du complot mondial</em>)… et j’en passe. Il était ainsi préparé à composer les mouvements d’une symphonie éditoriale sur la question épineuse des rapports gouvernants/paranormal, après ce premier mouvement sous forme de mise en bouche littéraire.</p>
<p><em>Occultus Politicus</em> souffre d’un désir d’omniscience : la couverture cite treize noms célèbres dont la plupart n’ont rien de commun entre eux, y compris – désolé pour l’éditeur &#8211; un soi-disant goût pour l’irrationnel : d’Alexandre le Grand à Jacques Cœur, de Napoléon à Chirac… Ce n’est pas une liste mais un pâté d’alouette !</p>
<p>Hormis ce tape-à-l’œil publicitaire inconsistant, l’intérêt de cet ouvrage est double : agréable à lire, il constitue une synthèse ludique sur la question politique/occultisme/ésotérisme.<br />
Il collectionne les historiettes (entre 4 et 7 pages) prises à diverses époques dont certaines demeurent méconnues : « Comment Thrasylle d’Alexandrie parvint à éviter la mort », « les astrologues de Richelieu », « Spiritisme et magnétisme à la cour du tsar Nicolas II »…</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/medium-pythie230.jpg" alt="/" />D’autres chapitres ne dépassent pas l’anecdotique : « Frédégonde, la sorcière diabolique », « Jacques Cœur, alchimiste et faux-monnayeur », « Hitler, le médium du démon », « Le maréchal Pétain contre la franc-maçonnerie »…</p>
<p>On rit et on s’étonne parfois. Mais le ridicule ne tuant pas, et le contre-sens historique constituant un péché véniel, des sommets du vide sont proches (« Charlemagne et ses astrologues »), atteints (« Le plafond de Plessis-Bourré et Jean Bourré », « La mort de Louis XVI ou la vengeance des Templiers », dépassés (« L’Opus Dei, sainte mafia ? », « François Mitterrand, le Myste », « Jacques Chirac, l’inoxydable », « L’équipe de France maraboutée ? »).</p>
<p>En revanche, des passages, pris parmi des thèmes connus, sont charpentés, consistants, présentés tels des dossiers historiques selon une problématique originale : « Jeanne d’Arc accusée d’être une magicienne », « Henri Corneille Agrippa, savant et magicien », « L’affaire Urbain Grandier : des sorcières de Salem à la française », « Le diacre Pâris et les convulsionnaires du cimetière Saint-Médard »&#8230;</p>
<p>Philippe Valode, compilateur sérieux et historien honnête, comme en témoigne sa bibliographie « grand public », a manqué ‘quelque chose’ qui lui aurait permis d’écrire un livre de référence : une équipe de spécialistes car une entreprise de cette envergure dépasse les capacités d’un seul homme : l’Antiquité gréco-latine ne saurait être abordée sous le même angle que la Ve République…</p>
<p>Nonobstant ces réserves, le lecteur glanera au fil des pages des informations intéressantes, parfois croustillantes, sur l’engouement permanent entre les hommes de pouvoir et l’occultisme/ésotérisme depuis l’Egypte ancienne, quitte à renforcer ses connaissances par la lecture d’autres titres plus ambitieux.<br />
<strong><br />
Philippe Valode, <em>Occultus Politicus</em>, First Editions, 2009, 478 p., 19, 90 euros.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Mémoires de l’exorciste officiel du Vatican</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 11:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La photo d’un homme plutôt jovial en couverture et un titre alléchant, Mémoires de l’exorciste officiel du Vatican : nous n’en attendions pas davantage pour fondre sur ce livre ‘religieux’.
En réalité, une interview sans appareil technique, publié chez un spécialiste de la jet-set.
Un ouvrage sur l&#8217;exorcisme, pourquoi pas ? Le diable fait recette ! C’est [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/amorth300.jpg" alt="/" /><strong>La photo d’un homme plutôt jovial en couverture et un titre alléchant, </strong><strong><em>Mémoires de l’exorciste officiel du Vatican</em></strong><strong> : nous n’en attendions pas davantage pour fondre sur ce livre ‘religieux’.<br />
En réalité, une interview sans appareil technique, publié chez un spécialiste de la jet-set.</strong></p>
<p>Un ouvrage sur l&#8217;exorcisme, pourquoi pas ? Le diable fait recette ! C’est l’auteur qui l’affirme, Don Gabriele Amorth, prêtre italien, démonologue averti, docteur ès pompes sataniques, exorciste médiatique du gotha et du ‘gothique’, à l’agenda rempli et aux semaines ‘surbookées’, déjà auteur d’ouvrages sur les diableries en tous genres.<br />
À l’instar de ses précédents ouvrages, ce présent titre confirme la connaissance du terrain humain de Don Amorth tout en redisant son bas niveau scientifique.<br />
La bataille du diable fait rage dans l’Eglise. Depuis les années 60, prêtres, évêques et cardinaux échangent, non sans rudesse, sur les capacités des ‘puissances du mal’, et le mode opératoire de Lucifer.<br />
Deux camps rivalisent : les partisans de l’authenticité du démon, et leurs adversaires. D’un côté, les ‘psychologisants’ rangent ‘possessions’ et ‘infestations’ au rayon des déséquilibres mentaux. Leurs opposants, quant à eux, tirent argument des exorcismes de Jésus dans les Evangiles pour montrer le sérieux de la présence démoniaque dans l’histoire.</p>
<p>Don Amorth est chef de file de cette dernière catégorie. Selon lui, il ne sert de rien de se cacher derrière son petit doigt fourchu : Satan est l’ennemi du genre humain car il hait Dieu, prétendant devenir son égal par orgueil. Dans ce combat cosmique, l’homme, s’il est isolé, est perdu. Seule l’Eglise, héritée des apôtres, a le pouvoir d’exorciser. C’est peut-être oublier que les fidèles des autres voies religieuses exorcisent de leur côté !<br />
Si le diable fait tellement de dégâts, comment expliquer que l’Eglise catholique ne réagisse pas davantage ? Remarquez : l’auteur a une réponse immédiate : le Vatican serait partiellement infesté lui aussi ! Mieux encore : de quelle façon rendre compte de l’indigence quantitative actuelle des exorcistes (nommés officiellement par un évêque en titre) ?</p>
<p>Jusqu’à la fin du XIXe siècle, maintes maladies psychologiques sont confondues avec des ‘possessions’. Les progrès de la connaissance ont fait reculer ces états-limites jusqu’à l’extrême rareté : Don Amorth en convient, avouant que les cas réels de possession demeurent très exceptionnels ! Deux choses l’une : soit Satan se déchaîne, soit il fait la sieste. Sur le plan intellectuel, ces deux hypothèses sont inconciliables.<br />
Diviser artificiellement les croyants en clans irréductibles est une maladresse sociologique et une réduction théologique. Mais convenons que les ‘psychologisants’ expriment la religion ‘soft’ du catholicisme contemporain (ouverture aux sciences, au dialogue interreligieux, à l’œcuménisme, etc.) tandis que leurs adversaires traduisent une sensibilité plus ‘hard’, repliée, combattive, parfois ouvertement nostalgique (méfiance envers le concile Vatican II, défiance de la pensée moderne traduite en ‘modernisme’, littérales de la Bible…). Les uns ne croient pas à l’existence des forces des ténèbres, les autres y croient, dur comme fer. Don Amorth fait partie de ceux-là.<br />
Et notre auteur d’annoncer clairement la couleur, comme jusqu’à citer l’origine démoniaque des « autres religions » : « le bouddhisme et le mahométisme sont les favorites du démon car elles sont fausses » ! (p. 200). Voici une intéressante révélation de la bouche même de Satan (mais possède-t-il une bouche comme nous autres ? Et les anges bienheureux ont-ils un sexe ?).<br />
L’éditeur n’a rien ‘censuré’. Les propos de notre star s’étalent sans équivoque. Des morceaux de choix se disputent la vedette. Par exemple, saviez-vous que le diable provoque des troubles de l’érection ? Jusqu’ici, je pensais le contraire ! La sexualité n’était elle pas jadis assimilée au péché ? Eros n’est-il pas l’adversaire d’Agapè ?</p>
<p>Un fil rouge court à travers ces pages : le bien-fondé et l’utilité thérapeutique des exorcismes, élevant la démonologie au rang de science, le sel et l’eau bénite à celui de haute technologie médicale.<br />
Et voici un ‘scoop’ : des fœtus seraient « déjà possédés du démon » ! C’est un maléfice lancé par l’entourage contre lequel il faut célébrer un baptême « prénatal » (p. 123). Je n’invente rien ; je consigne honnêtement les délires de chacun.</p>
<p>À la page 67, vous croyez avoir la berlue. Nous touchons un sommet : il existe une vie au-delà de la mort et ce « fait est démontré » (oui, vous avez bien lu) par « l’anthropologie » (religieuse ? politique ? culturelle ?), les « comptes-rendus historiques » (lesquels ?) et même (en dernière position) « des autres religions » ! Je croyais naïvement que la foi n’était pas de l’ordre de la preuve. Vous comme moi, nous en apprenons chaque jour.</p>
<p>Sur la question des mœurs, l’auteur ne ménage pas son énergie. Le monde est aux mains des puissances sataniques à cause des « sorciers », « occultistes » et autres « jeteurs de sorts », tous décadents, tous vendus (au diable) ! Les ‘erreurs’ modernes ne sont pas illusions humaines mais tromperies diaboliques, comme les « mariages gays » et l’occultisme ! (ce rapprochement inattendu est cité noir sur blanc aux pages 253-254).<br />
Je fais silence sur l’ami de Don Amorth, Milingo, évêque catholique d’origine africaine passé à la secte Moon, mariée puis rentré dans le giron de l’Eglise, soit dit en passant par la petite porte après en avoir été moralement ‘défenestré’. Chacun a droit à son parcours, fût-il inattendu.</p>
<p>Enfin, comment taire ‘Medjugorje’, ce haut lieu de la foi selon Don Amorth ? Cet espace d’apparitions (Bosnie) défraie la chronique depuis 1981, recrutant de nombreux adeptes dans les cercles férus de ‘mariologie’.</p>
<p>L’ennui est le suivant : Medj’ (pour les initiés) n’a jamais été reconnu par les autorités catholiques et les informations récentes incitent à penser le contraire ! Comment Don Amorth conciliera-t-il son goût pour ce pèlerinage non admis et l’obéissance due à ses supérieurs ? Vous le saurez au prochain numéro !<br />
Voici un livre dont le principal mérite – tu par l’auteur – est de montrer la division entre catholiques modérés et catholiques intransigeants sur fond d’actualité satanique, entendez ‘pathologique’.<br />
Car il s’agit bien d’une actualité allant à l’encontre de l’ordre public (profanations d’églises et de cimetières, phénomènes sectaires, etc.) contre laquelle des explications par trop manichéennes, des suppositions abstraites et des coups de goupillon n’auront aucun effet !<br />
Finalement, depuis des lustres, rien n’a changé sous le soleil de Satan ! Et moins encore dans l’imaginaire des hommes !</p>
<p><strong>Père Gabriele Amorth, <em>Confessions. Mémoires de l’exorciste officiel du Vatican</em>, Paris, Michel Lafon.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Le Dernier exorcisme</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/09/25/le-dernier-exorcisme/</link>
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		<pubDate>Sat, 25 Sep 2010 07:15:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une fois n’est pas coutume : j’ose écrire sur un film.
Sur un film ? Plutôt sur le sujet d’un film : la conception du diable à l’écran, thème exploité et revisité depuis l’invention du cinématographe ! 
Le Dernier exorcisme, film du cinéaste allemand Daniel Stamm (né en 1976), n’a pas beaucoup de chances de marquer [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/le-dernier-exorcisme350.jpg" alt="/" /><strong>Une fois n’est pas coutume : j’ose écrire sur un film.<br />
Sur un film ? Plutôt sur le sujet d’un film : la conception du diable à l’écran, thème exploité et revisité depuis l’invention du cinématographe ! <em><br />
Le Dernier exorcisme,</em> film du cinéaste allemand Daniel Stamm (né en 1976), n’a pas beaucoup de chances de marquer l’histoire du 7e art.<br />
</strong><br />
Auteur en 2008 de <em>A Necessary Day </em>(l’histoire d’un adolescent désireux de mettre fin à ses jours), Stamm mérite mieux que ma pauvre plume, bien que son dernier opus ne soulève guère l’enthousiasme. Je ferai l’impasse sur mes impressions personnelles, donc subjectives et arbitraires, inspirées par ce faux <em>remake</em> de <em>L’Exorciste</em>.</p>
<p>C’est une montagne accouchant d’une souris ! Comment quatre producteurs américains ont-ils réussi le tour de force de réunir assez d’argent pour boucler un projet si quelconque ?</p>
<p>D’un point de vue stylistique, ce film est basé sur la technique du ‘reportage’ : une caméra sur l’épaule du réalisateur, à l’instar d’un reporter de guerre ; quand je songe au terme de « kubrickien » utilisé par des journalistes en herbe, en référence à<em> Shining </em>du maître Stanley, j’en frémis !<br />
Depuis Steven Spielberg et son armada hollywoodienne (<em>Faut-il tuer le Soldat Ryan ?</em>), la technique est connue, éculée, surreprésentée, dans tous les genres, ou presque, à commencer dans le film d’horreur, psychologique, ou simplement sanguinolente (le divertissant <em>Blair Witch Project</em>)…</p>
<p><strong>Pourquoi tenter de refaire ce qui a déjà était infiniment mieux fait ?</strong></p>
<p>Le scénario n’a rien d’original ni de brillant : l’ensemble constitue une platitude monumentale et une mosaïque de poncifs : maison isolée, adolescente névropathe, inculture religieuse de l’entourage familial et social, jeux approximatif des acteurs, effets spéciaux inutiles ou redondants, musique stridente, intensifiée au moment du ‘coup de théâtre’, etc. On aurait pu s’y croire, mais nous n’y sommes pas une seconde !</p>
<p>La chute, avec la scène du sabbat avec explosion finale, comme un hangar de dynamite et dramaturgie biscornue, est pour le moins convenue. J’ose dire qu’elle est vaine et ridicule ! Pour trois raisons au moins :<br />
- Il ne faudrait pas circonscrire la vie religieuse américaine – celle du <em>deep south</em> en ce cas (Louisiane) &#8211; à un combat irrationnel entre les forces du bien et les forces du mal, même si la classe politique a donné le ton autrefois du côté de Washington ;<br />
- Pourquoi faire des cajuns un ramassis d’incultes et de citoyens dangereux et violents ? Une très large part de la musique populaire contemporaine n’est-elle pas le rejeton de ce coin d’Amérique (blues, gospel, etc.) ?<br />
- La confusion des genres ne fait rien avancer. Pour quelle raison avoir fait du brave pasteur local le gourou d’une terrible secte satanique ?</p>
<p>C’est la peur qui pousse à voir un tel spectacle : une peur induite par l’intrusion de l’irrationnel dans notre monde cartésien. <em>Le Dernier Exorcisme</em> ne provoque ni peur ni terreur mais un ennui lancinant, une langueur soporifique, comme si le spectateur connaissait la fin avant la première scène. Cela porte un nom terrifiant : du déjà-vu !</p>
<p>Ici, on ne sent ni le soufre ni les flammes. L’enfer est loin, bien au-delà de ces démons en plastique. On aurait voulu des diables et des diableries, des vraies : un cauchemar comme l’art gothique, Dante et Huysmans l’avaient sculpté dans le marbre de l’imaginaire. Ici, c’est le royaume des erreurs ‘démonologiques’ auxquelles un élève (informé) de classe de troisième ne se laisserait pas prendre : on n’a jamais vu une ‘possédée’ dire à son hôte invisible de venir jusqu’à elle ! Et un exorciste croit-il en ce que raconte l’Adversaire puisqu’il est, précisément, le « père du mensonge » ?</p>
<p>Stamm ouvre pourtant une piste, mais sans l’exploiter : la psychologie. Il évoque l’incertitude scientifique possible entre possession diabolique et déséquilibre psychique.<br />
La ‘victime’ du démon aurait-elle été abusée par son propre père, personnage errant, introverti, tyrannique, moralement insupportable et religieusement extrémiste et, de surcroît, correctement alcoolique ? Telle est la question de fond posée par ce film. Freud rapprocha la figure démoniaque et le père voici plus d’un siècle !</p>
<p>Ce film, c’est le prince des ténèbres sans cornes ni fourche : un héros de comics, qui n’effraie que lui-même, bien trop inoffensif pour tenir le rôle de Satan, un gadget médiatique, sans épaisseur culturelle ni consistance spirituelle, à 10 000 lieux des terreurs collectives qui étendirent leur ombre sur l’Europe du XVIe siècle. Certains songeront peut-être à <em>L’Exorciste </em>de William Friedkin (1973), voire à <em>Rosemary’s baby </em>de Roman Polanski. C’est dire à quel point notre mémoire fait défaut !</p>
<p>Dernier élément : voici un divertissement dont le réalisateur réalise tout de même un tour de force : ne faire tourner aucune femme ou homme de couleur alors que l’action se déroule en Louisiane !</p>
<p><strong><em>Le Dernier exorcisme</em>, film de Daniel Stamm, avec Patrick Fabian, Ashley Bell, Iris Bahr, etc. (Etats-Unis, 2010).</strong></p>
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		<title>Être, c&#8217;est aimer</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Aug 2010 05:16:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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André Cantin, membre de la Fraternité Monastique de Jérusalem, est homme de science et homme de foi : agrégé de philosophie, docteur d’Etat, directeur de recherche émérite au CNRS, il s’est imposé comme l’un des meilleurs médiévistes et, en particulier, comme [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/triomphedesaintignaces350.jpg" alt="/" /><strong><em>Être est aimer. </em>Le titre est beau, le contenu, plus encore; le projet, grandiose. </strong></p>
<p>André Cantin, membre de la Fraternité Monastique de Jérusalem, est homme de science et homme de foi : agrégé de philosophie, docteur d’Etat, directeur de recherche émérite au CNRS, il s’est imposé comme l’un des meilleurs médiévistes et, en particulier, comme le grand connaisseur de Pierre Damien (107-1072), auquel il a consacré une superbe biographie (<em>Saint Pierre Damien, 1007-1072, autrefois-aujourd’hui,</em> Paris, Le Cerf, 2006).<br />
Être est aimer ressemble à une interrogation métaphysique, une marche conceptuelle et une démarche intérieure, une construction harmonieuse et édifiante, à la manière d’une cathédrale gothique.</p>
<p>André Cantin est architecte, à la manière des maîtres d’œuvre du XIIIe siècle, et de saint Thomas d’Aquin. Comme ce dernier, il bâtit un immense édifice composé de plusieurs pièces (deux titres publiés à ce jour ; tome 1, <em>Partir en philosophie</em>, 2009 et tome 2,<em> La Condition humaine</em>, 2010) dont l’ensemble, soyons-en certains, aboutira à une œuvre d’une harmonie profonde.<br />
A l’instar des penseurs scolastiques, l’auteur entend dépasser les limites inhérentes aux sciences humaines actuelles pour avancer sur un chemin d’unité de l’humain que seule la philosophie permet d’entrevoir.<br />
Or, si l’être humain peut expliquer les lois de l’univers, dont la beauté devient pour lui source de contemplation, c’est qu’au-delà du réel, théorisé par l’intelligence et expérimenté par les sens, existe un « surréel » (Bernard d’Espagnat), invisible mais vrai, peut-être davantage que notre humble condition. « L’homme passe infiniment l’homme » écrivait Blaise Pascal.</p>
<p>Or, selon l’auteur, une philosophie authentique – celle qui élève l’homme – ne saurait faire l’impasse de la culture biblique. Pourquoi ? La Révélation judéo-chrétienne exprime une « relation », une présence et un dialogue (une « alliance ») entre Dieu, éternel et immuable en son essence et l’être humain, fini et vulnérable. Cette relation est d’ordre ontologique : le passage du divin à l’humain, de l’éternel au mortel, de l’invisible au visible.</p>
<p>Elle est relation d’amour. C’est de quoi toute entreprise philosophique constructive devrait être enrichie : dans l’évangile, Dieu s’est fait le « Très-bas » (Christian Bobin). A ce sujet, A. Cantin, revisitant trois siècles d’idéalisme avec un sens critique hors du commun, écrit des pages superbes : « A aucun moment de son expérience, un sujet ne peut exister hors d’une relation. Il n’y a pas de sujet pur, sans relation à un objet. […] ayant admis que le sujet pur n’existe pas, et que pour tout sujet la relation avec un objet est première et constante, nous avons devant nous cette autre question, concernant l’Être parfait : absolument un : peut-il ne pas être en lui-même relation ? La révélation judéo-chrétienne fait connaître la parfaite unité divine comme unité de Dieu avec son Verbe en un échange d’amour parfait » (<em>Partir en philosophie</em>, p. 101-102). La vérité philosophique de l’homme (et son bonheur) est inconcevable hors de la relation-don avec son Créateur : tel pourrait être le leitmotiv d’A. Cantin.</p>
<p>Face au « malaise dans la civilisation » comme le prophétisait Sigmund Freud (psychiatre incroyant), et le chaos de la philosophie, comme le chante Hubert-Félix Thiéfaine (chanteur iconoclaste), lisez et méditez cette œuvre-phare. Vous ne le regretterez pas. Vous en sortirez grandi et heureux.</p>
<p><strong>André Cantin, <em>Être est aimer</em>, 2 tomes parus, Paris, Le Cerf, 2009-2010.  ISBN 978-2-204-08856-5 et 978-2-204-091153-4.</strong></p>
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		<title>Histoire de la folie</title>
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		<pubDate>Thu, 13 May 2010 08:07:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parmi les objets d’étude aimés, privilégiés, et parfois ressassés jusqu’à l’ennui par les sciences humaines, l’histoire de la médecine figure en bonne place, mais, curieusement, celle de la psychiatrie, bien moins.
Le tort est désormais réparé grâce à ce magnifique travail de Claude Quétel, ancien directeur de recherches au CNRS, ancien directeur scientifique du Mémorial de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/histoirefolie350.jpg" alt="Le Leopard masque" /><strong>Parmi les objets d’étude aimés, privilégiés, et parfois ressassés jusqu’à l’ennui par les sciences humaines, l’histoire de la médecine figure en bonne place, mais, curieusement, celle de la psychiatrie, bien moins.</strong></p>
<p>Le tort est désormais réparé grâce à ce magnifique travail de Claude Quétel, ancien directeur de recherches au CNRS, ancien directeur scientifique du Mémorial de Caen, spécialiste de l’histoire des mentalités, et, avant tout, de celle de la folie, de ses interprétations philosophiques et morales, de ses essais de traitement, de ses conséquences sociales et anthropologiques : <em>« une longue quête de plus de 2000 ans à la poursuite de la folie »</em>, comme Quétel l’écrit lui-même dans son introduction.</p>
<p>Grâce à un travail documentaire exceptionnel, l’auteur investit ce champ, plein de surprises et de contradictions, d’hésitations et de peurs, depuis l’antiquité égyptienne et grecque. Les archives consultées, commentées, et critiquées, les sources documentaires recoupées, rapprochées et classées, permettent au lecteur d’entrer de plain-pied dans ce vaste domaine d’un irrationnel angoissant.</p>
<p>Qu’est-ce que la folie ? Qu’est-ce qu’un fou ? La déraison existe-t-elle ? Et au nom de qui ou de quoi serait-elle ‘négative’ ou destructrice ? Comment société et pouvoirs publics ont-ils répondu dans le passé à la réalité de la démence ? « Les fous, dans la réalité quotidienne, c’était quoi, c’était quand, c’était où ? », se demande l’auteur à juste titre, en apportant des réponses d’une rare précision grâce à une érudition hors pair mais jamais envahissante.</p>
<p><strong>L’humanité n’a jamais cessé de penser la folie</strong></p>
<p>La folie change de visage au fil des siècles. Le fou du Moyen Âge n’est plus le ‘vagabond’ du XVIIe siècle, moins encore l’aliéné de Pinel, l’hystérique de Charcot ou le ‘client’ de Freud. Comme toute réalité de l’esprit, individuel et collectif se mêlent ici sur un mode inextricable jusqu’à la construction de discours collectifs, successifs, parfois contradictoires, au sujet de la folie, sur la manière dont la société a tenté de la gérer ou de l’éradiquer.</p>
<p>Un point essentiel est le suivant : l’humanité n’a jamais cessé de penser la folie, contrairement à ce que d’aucuns ont affirmé, Michel Foucault en tête. Bien sûr, Quétel reconnait la puissance de la réflexion philosophique de Foucault et son effort superbe pour conceptualiser la folie dans ses rapports au sociétal.</p>
<p>Il met aussi en avant les limites méthodologiques et les dangers épistémologiques de la perception foucaldienne. Quétel répond par la négative à l’idée d’une naissance – subite et inattendue &#8211; de la folie, consécutive à l’enfermement des ‘exclus et ‘indigents’ par les classes dirigeantes de l’Ancien Régime (Hôpital Général, 1656).</p>
<p>C’est l’une des premières fois depuis 1961 (1ère édition de <em>l’Histoire de la folie</em> de Michel Foucault) qu’un historien français, doué d’un sens critique irréprochable et d’une rigueur exceptionnelle, revient sur cette problématique, en montrant la folie tapie au cœur des préoccupations de toutes les cultures, comme une frontière effrayante au-delà de laquelle la raison perd ses marques de lisibilité.</p>
<p><strong>Claude Quétel,<em> Histoire de la folie. De l’antiquité à nos jours,</em> Tallandier, 2009, 25 euros.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Retour sur les guérisons de Lourdes</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/04/21/retour-sur-les-guerisons-de-lourdes/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Apr 2010 08:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Retour sur les guérisons de Lourdes.
En 2008, Lourdes a fêté le 150e anniversaire des apparitions à une jeune fille.
Bernadette Soubirous, jeune « voyante » à la santé ruinée, provoque-t-elle à elle seule des embouteillages dans ce bourg perdu des Pyrénées ? Mise en place et critères.
1. Mise en place
On est venu et on continue de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/lourdes.jpg" alt="Le Leopard masque" /><strong>Retour sur les guérisons de Lourdes.<br />
En 2008, Lourdes a fêté le 150e anniversaire des apparitions à une jeune fille.<br />
Bernadette Soubirous, jeune « voyante » à la santé ruinée, provoque-t-elle à elle seule des embouteillages dans ce bourg perdu des Pyrénées ? </strong><strong>Mise en place et critères.</strong></p>
<p>1. Mise en place</p>
<p>On est venu et on continue de venir à la « grotte des miracles », avant même la première « guérison », le 1er mars 1858.</p>
<p>Le 23 février 1858, le Docteur Dozous, persuadé que Bernadette est une « mystificatrice », et que ses visions constituent autant de désordres « névropathiques », va à la grotte de Massabielle afin d’assister à la 7ème « apparition ». Le praticien, au départ sceptique, admit : aucun trait morbide n’était décelable chez l’adolescente ; les premières guérisons enregistrées ne pouvaient avoir une explication scientifique, comme celle d’un de ses patients, Louis Bouriette.</p>
<p><strong>Un premier comput</strong></p>
<p>Pour la seule année 1858, le Docteur Dozous rédige alors une centaine de rapports de guérisons inexpliquées.<br />
Au terme des 18 apparitions, une ordonnance de Mgr Laurence, évêque de Tarbes (28 juillet 1858) crée une commission pour étudier visions de Bernadette et guérisons :<br />
« Si des guérisons ont été opérées par l’usage de l’eau de la grotte de Lourdes, soit en boisson, soit en lotion, et si ces guérisons peuvent s’expliquer naturellement, ou si elles doivent être attribuées à une cause surnaturelle ? ».<br />
Le document précise : les personnes guéries devront être interrogées, mais aussi « les médecins qui auraient soigné les malades avant leur guérison » et « des hommes versés dans les sciences de la médecine, de la physique, de la chimie, de la géologie, etc. ». Mgr Laurence ajoute : « La commission ne doit rien négliger pour s’entourer des lumières et arriver à la vérité quelle qu’elle soit ».</p>
<p>En novembre 1858, une sous-commission est chargée d’étudier les guérisons. Selon le chanoine Baradère, l’un des membres, vingt-neuf cas sont déclarés dignes d’intérêt ; mais six d’entre eux sont jugés « susceptibles d’une explication naturelle » ; onze auraient éventuellement une cause « surnaturelle » et douze présentent « un véritable caractère surnaturel ».</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/réunion-Comité-MédicalLourd.jpg" alt="Le Leopard masque" />Dès cette époque, tous les critères aujourd’hui encore en vigueur par les médecins (gravité de la maladie, caractère instantané et définitif de la guérison, etc.) sont pris en compte. Baradère explique de surcroît que l’eau de la grotte est « un moyen dénué de pouvoir curatif, qui lui soit inhérent ».</p>
<p>En mars 1860, ce premier rapport est transmis au Docteur Henri Vergez, ancien professeur agrégé de la Faculté de médecine de Montpellier. Celui-ci ne retient que neuf cas vraiment « inexplicables ».<br />
En juin 1860, il examine personnellement chacun de ces cas ; il en écarte deux. Bernadette elle-même avait été guérie de façon inexpliquée d’une double fluxion de poitrine le 28 avril 1862, après avoir absorbé en viatique une parcelle d’hostie et de l’eau de la source ; mais son cas ne figure pas dans les guérisons miraculeuses puisqu’il n’a jamais fait l’objet d’une investigation médicale sérieuse.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Un Prix aux &#171;&#160;Veilleurs dans la nuit&#187;&#160;</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 10:16:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le film « Veilleurs dans la nuit  &#8211; Une journée monastique à l&#8217;abbaye Sainte-Madeleine du Barroux », programmé sur la chaîne KTO lors de la semaine de Noël 2009, a été retenu et primé par le jury du Club Audiovisuel de Paris qui décerne chaque année les « Lauriers de la radio et de la [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/image004.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>Le film <em>« Veilleurs dans la nuit  &#8211; Une journée monastique à l&#8217;abbaye Sainte-Madeleine du Barroux »</em>, programmé sur la chaîne KTO lors de la semaine de Noël 2009, a été retenu et primé par le jury du Club Audiovisuel de Paris qui décerne chaque année les « Lauriers de la radio et de la télévision ». Ce beau film empreint de respect et d&#8217;intelligence a donc reçu le Prix Marcel Jullian. Une heureuse surprise.<br />
</strong></p>
<p>Le 15 février 2010, dans les salons du Sénat à Paris, le nonce apostolique en France, Mgr Luigi Ventura, a remis aux co-réalisateurs de ce film, Eddy Vicken et Yvon Bertorello, le <em>« Laurier Première Œuvre &#8211; Prix Marcel-Jullian »</em>, en présence de Dom Louis-Marie, Abbé du Barroux.</p>
<p>Ce film de 52 minutes, disponible en DVD, suit la vie de prière et de travail des moines bénédictins, rythmée par les différents offices de la journée chantés en grégorien. Un cadre magnifique au cœur de la Provence, des images rares et superbes, mises en valeur par la voix intense de Michael Lonsdale.</p>
<p>Les moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux perpétuent la grande tradition du monachisme occidental. Exceptionnellement, le père abbé a accepté qu’une caméra pénètre dans la clôture.<br />
On découvre le moine séparé du monde, mais qui vit uni à lui, chaque instant, dans la louange et la prière. La beauté de la liturgie, le rythme des tâches communautaires —<em> ora et labora</em> — nous plongent dans la sagesse quotidienne et immuable de la règle de saint Benoît. De jeunes bénédictins parlent de leur vocation, et de la « meilleure part » qu’ils ont choisie.</p>
<p>Les réalisateurs ont justement réussi à restituer la splendeur de la paix monastique, simple et joyeuse, qui vous transporte hors du monde, et pourtant de façon si incarnée. Par le génie de l’image et l’immuable hospitalité bénédictine, un avant-goût d’éternité.</p>
<p>Après l&#8217;immense succès du &laquo;&nbsp;Grand silence&raquo;&nbsp;, ces lauriers donnent de l&#8217;espérance.</p>
<h2>Le film</h2>
<p>&laquo;&nbsp;Dans la lumière de la Provence, fidèles à la Règle de saint Benoît et à la liturgie grégorienne, les moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux perpétuent la grande tradition du monachisme occidental. Exceptionnellement, le Père Abbé a accepté qu’une caméra pénètre dans la clôture : messes et offices, travail manuel et intellectuel, chapitre ou accueil des hôtes : c’est à une véritable retraite que nous sommes invités.&raquo;&nbsp;</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong>Bande annonce et vente en ligne sur le site de l’abbaye</strong><strong> 52 mn + bonus, 18,50 €</strong></p>
<p><strong>DVD disponible</strong></p>
<p><strong>Artisanat monastique de Provence<br />
Abbaye Sainte-Madeleine<br />
84330 Le Barroux<br />
Tél. : 04 90 62 56 31</strong></p>
<p>Version originale en français, avec sous-titrage en anglais, allemand, italien, espagnol (et français pour les malentendants).<br />
<strong>Bande annonce et vente en ligne sur le site de l&#8217;abbaye : <a href="http://www.barroux.org/dvd.html" target="_blank">http://www.barroux.org/dvd.html</a></strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Le Diable selon Duquesne</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/02/14/le-diable-selon-duquesne/</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 07:17:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
				<category><![CDATA[Croyances et paranormal]]></category>
		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
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		<description><![CDATA[On ne présente plus l’auteur : écrivain à succès, journaliste célèbre, Jacques Duquesne appartient à l’aristocratie des commentateurs du catholicisme.
Il s’est taillé une réputation de critique et de contestataire parmi une frange conservatrice des catholiques ; certaines de ses positions – notamment en théologie mariale &#8211; ne lui ont pas valu que des amis !
Il [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/diableDuquesnes200.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>On ne présente plus l’auteur : écrivain à succès, journaliste célèbre, Jacques Duquesne appartient à l’aristocratie des commentateurs du catholicisme.<br />
Il s’est taillé une réputation de critique et de contestataire parmi une frange conservatrice des catholiques ; certaines de ses positions – notamment en théologie mariale &#8211; ne lui ont pas valu que des amis !<br />
Il fallait un courage certain pour écrire un nouveau livre exclusivement consacré au diable, à son histoire, aux « frasques » que les hommes lui attribuent au cours de l’histoire et à sa place dans les croyances depuis deux mille ans.</strong></p>
<p>Globalement, Satan, « Père du mensonge », « tentateur », « serpent », « singe et ennemi de Dieu », Satan, ange « déchu », incarne et rend compte du mal parmi les hommes. Apparu dans le Nouveau Testament, il devient une « vedette » à partir du XIVe siècle. Juifs, chrétiens et musulmans, soit plus de deux milliards d’être humains, lui attribuent un rôle actif dans l’inexplicable violence, perversité et autre amoralité terrestre.</p>
<p>L’ouvrage se lit facilement, l’auteur jouissant d’un style clair et d’un savoir-faire didactique poussé. Historiens, essayistes et sociologues consultés brillent par la qualité scientifique de leurs travaux (Polakiov, Le Goff, Muchembled, Baslez, etc.).</p>
<p>Evidemment, Duquesne nous ressert des lieux communs, inhérents à ce type d’exercice (chapitre XII : « L’Inquisition », chapitre XVI : « Quand se déchaîne la chasse aux sorcières »…). Le chapitre XXI intitulé « Le bric-à-brac de l’irrationnel au temps de Freud et de Nietzsche » aurait mérité un autre titre et un traitement plus franchement rigoureux bien que la référence de l’auteur au tome XVI des Œuvres complètes du père de la psychanalyse soit excellente.</p>
<p>Toutefois, l’ensemble laisse une impression positive. Cela provient de l’adéquation entre « l’angle d’attaque de l’auteur » (plan chronologique classique) et d’une volonté critique ferme mais ouverte, pugnace mais accueillante pour les hommes et les idées du passé.</p>
<p>En particulier, les deux derniers chapitres – XXII et XXIII (sur les « hésitations romaines ») sont excellents et soigneusement documentés. Jacques Duquesne est ici sur son terrain de prédilection.</p>
<p>Voici un livre plaisant qui donnera sans aucun doute l’envie d’approfondir la question à maints lecteurs.</p>
<p><strong>Jacques Duquesne, <em>Le Diable</em>, Paris, Plon, 2009.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>La chute du Vatican et de Wall Street selon saint Jean</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/01/05/la-chute-du-vatican-et-de-wall-street-selon-saint-jean/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2010 05:54:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
				<category><![CDATA[Croyances et paranormal]]></category>
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		<description><![CDATA[777. La chute du Vatican et de Wall Street selon saint Jean.
Amateurs d’irrationnel en tous genres, accrochez-vous ! Le titre semble étrange. Le contenu l’est bien plus encore. À l&#8217;aube de l&#8217;année 2010, que nous réserve l&#8217;avenir ?

Pierre Jovanovic, ancien journaliste, a écrit, voici quelques années, un best-seller qui laissé trace dans la mémoire collective [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/chutevatican350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>777. La chute du Vatican et de Wall Street selon saint Jean.<br />
Amateurs d’irrationnel en tous genres, accrochez-vous ! Le titre semble étrange. Le contenu l’est bien plus encore. À l&#8217;aube de l&#8217;année 2010, que nous réserve l&#8217;avenir ?<br />
</strong></p>
<p>Pierre Jovanovic, ancien journaliste, a écrit, voici quelques années, un best-seller qui laissé trace dans la mémoire collective : Enquête sur les anges gardiens.</p>
<p>Son dernier livre – <em>777 </em>– pourrait servir de scénario de base à un film hollywoodien fantastico-apocalyptico-horrifique. Le 29 septembre 2008, « en la fête des anges Gabriel, Michaël et Raphaël » (p. 13), l’index financier du Dow Jones de Wall Street s’effondre contre toutes attentes de 777, 7 points. Aussitôt, apprentis économistes et professionnels de la catastrophe planétaire en tous genres crient au désastre : c’est une réplique (pire même !) de la crise économique de 1929 !</p>
<p>Pierre Jovanovic situe quant à lui son propos sur un terrain différent : celui de la prophétie (terme tiré de la culture biblique) ou, pour mieux dire, de la prédiction, c’est-à-dire de la prévision de l’avenir sans recours à la raison.</p>
<p>Comme d’autres magiciens de la vente à succès, il tente de démontrer que « tout » est déjà prévu, annoncé et décrit dans le livre de l’Apocalypse de saint Jean : le Vatican va devenir le siège (épiscopal ?!) de l’Antéchrist sinon un repère de mécréants et le monde entier va être entraîné dans une banqueroute générale, sorte de fin du monde avant la lettre.</p>
<p>Et de rapprocher puis de comparer le « 777 » et le trop fameux « 666 », chiffre de la Bête, toujours tiré de l’Apocalypse.</p>
<p>Au fond, s’agit-il d’un scénario de film-catastrophe ? Ou d’un livre documenté ? D’une œuvre de fiction ou d’un essai de lecture biblique ? Cette question a toute son importance. Car, dans le premier cas, libre à l’auteur d’inventer ce que bon lui semble ; dans le second, nous avons davantage à faire à un livre fantaisiste et inopérant qu’à une authentique recherche exégétique.</p>
<p>Il suffit de mentionner un seul point : l’Apocalypse de saint Jean appartient à un genre particulier, irréductible à aucun autres : l’apocalyptique juive de la fin de la fin du premier siècle de l’ère chrétienne. Il n’y nullement question de prévision d’avenir mais de dialogue entre le Dieu d’Israël et les hommes, dans l’ordre de la foi et de l’éthique.</p>
<p>Ce livre est à ranger aux rayons des accessoires éditoriaux à la mode qui, trop souvent, essaye de faire passer une série de pures fictions pour une démarche historique authentique à grands renforts de publicité.</p>
<p>Puisse notre discernement contemporain en matière de paranormal devenir plus authentiquement sérieux.</p>
<p><strong>Pierre Jovanovic, 777. La chute du Vatican et de Wall Street selon saint Jean, Paris, Le Jardin des Livres, 2009.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Les Aventuriers de l’esprit</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/11/06/les-aventuriers-de-l%e2%80%99esprit/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 06:03:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<category><![CDATA[institut métapsychique]]></category>
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		<category><![CDATA[parapsychologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Aventuriers de l’esprit. Une histoire de la parapsychologie.
Le titre est alléchant, la couverture soignée, le thème, passionnant. Il n’existait pas avant ce travail d’étude historique de la parapsychologie, les « spécialistes » préférant penser leur discipline que décrire son évolution.
Grégory Gutierez, membre de l’Institut Métapsychique International et Nicolas Maillard, décédé précocement en 2000, se [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/aventurieresprit.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>Les Aventuriers de l’esprit. Une histoire de la parapsychologie.</strong><br />
<strong>Le titre est alléchant, la couverture soignée, le thème, passionnant. Il n’existait pas avant ce travail d’étude historique de la parapsychologie, les « spécialistes » préférant penser leur discipline que décrire son évolution.</strong></p>
<p>Grégory Gutierez, membre de l’Institut Métapsychique International et Nicolas Maillard, décédé précocement en 2000, se sont livrés à une expertise de fond qui ravira les amateurs de « paranormal » et satisferont les simples curieux des aventures de l’esprit humain.<br />
Les auteurs ont structuré leurs connaissances selon un plan chronologique d’une belle clarté, divisé en trois parties correspondant aux moments forts de cette histoire. Un style simple, sans terminologie technique et &#8211; l’exploit mérite d’être dit – sans boursouflure pseudo scientifique caractérisant souvent ce type d’ouvrage facilite la lecture. Le premier chapitre, nourri de citations, se lit comme un roman. Un index des noms complète l’ensemble : atout non négligeable auquel devraient songer maints éditeurs.</p>
<p>Une bibliographie (intéressante mais non exhaustive, p. 420-426) permet une orientation parmi une foule de publications. Malheureusement, des noms importants sont absents : Thurston, Larcher, Edelman et – tout de même – Freud et Jung ! De plus, la richesse documentaire des années 1850-1920 est loin d’être épuisée.</p>
<p>Des erreurs historiques assez grossières subsistent ; en 1788, « la noblesse espère une révolution philosophique et sociale qui emporterait, je cite, définitivement le vieux système » (p. 9). C’est faire très peu de cas du mouvement légitimiste, de la pensée contre-révolutionnaire et de la participation tous azimuts d’une large partie de l’aristocratie à la Restauration ! Ou p. 47 : « la métapsychique est la première discipline qui va tenter de la [la transmission de pensée] démontrer de façon scientifique » Non ! Le XIXe siècle est l’ère du scientisme : nombreux sont ceux alors qui sont certains de tout expliquer par la science.</p>
<p>Plus ennuyeux : le spiritisme, auquel nos auteurs consacrent plusieurs pages, n’est pas une invention contemporaine : le contact avec le monde des « esprits » est chose presque aussi ancienne que l’homme !</p>
<p>Deux problèmes de fond subsistent : la parapsychologie est-elle une science ? Avec sa méthodologie et sa déontologie propre ? Ce livre ne permet pas de répondre. Et surtout pourquoi cette « science » serait-elle née en 1969 comme l’affirment les auteurs ? Depuis 1880 au moins les parapsychologues pensent qu’il s’agit bien d’un savoir constitué…<br />
-Cette saga est une histoire sans problématique : on frôle régulièrement l’anecdote et on apprend que peu de choses sur les rapports entre parapsychologie et les autres formes de connaissance (psychologie, psychiatrie, etc.).<br />
Au total, un livre pittoresque, non sans valeur documentaire, mais souffrant de quelques carences méthodologiques affectant le propos des auteurs.</p>
<p><strong>Grégory Gutierez et Nicolas Maillard, Les Aventuriers de l’esprit. Une histoire de la parapsychologie, Paris, Presses du Châtelet, 2009   ISBN 2-84592-061-X.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Notre-Dame de Guadalupe : canular, supercherie ou miracle ?2/2</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/09/29/notre-dame-de-guadalupe-canular-supercherie-ou-miracle-22/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 07:30:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite et fin de notre dossier consacré au &#171;&#160;manteau&#187;&#160; de Notre-Dame de Guadalupe.
Selon les lois naturelles, cela devrait faire un bout de temps que l’image de Juan Diego devrait avoir disparue !  Ils ajoutent ces faits troublants : le bleu et le rose sont inconnus dans l’histoire de la peinture et les couleurs des mains [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoBodyText2" style="0cm 0cm 0pt;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/guadalupe_etoile350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>Suite et fin de notre dossier consacré au &laquo;&nbsp;manteau&raquo;&nbsp; de Notre-Dame de Guadalupe.</strong></p>
<p>Selon les lois naturelles, cela devrait faire un bout de temps que l’image de Juan Diego devrait avoir disparue !  Ils ajoutent ces faits troublants : le bleu et le rose sont inconnus dans l’histoire de la peinture et les couleurs des mains et du visage de Marie changent en fonction de la distance qui nous en sépare. Ces résultats ont été confirmés par Donald J. Lynn, auteur d’une enquête de spectrophotométrie sur l’image.</p>
<p>D’autres découvertes ont provoqué un étonnement compréhensible. On s’est aperçu que les broderies du « tilma » n’épousent jamais les plis de l’étoffe, comme si un couturier invisible avait décidé de ne pas tenir compte de la matérialité de son support. Ensuite, on a observé que des « étoiles », dispersées de chaque côté du corps de la « Vierge », occupaient une position extrêmement précise : leur emplacement rendait compte de la position précise des constellations célestes, observées à Mexico, au matin du 11 décembre 1531 ! Mais ce sont les yeux de la Vierge qui ont retenu toute l’attention des chercheurs depuis un demi-siècle.</p>
<p><strong>La « tridimensionnalité » de l’image est pleinement respectée, comme toutes les lois de l’optique</strong></p>
<p>Là encore, la presse européenne n’a guère parlé de ces prodiges. En 1951, Charles Salinas Chavez, dessinateur professionnel, remarque un « homme portant une barbe » dans chaque œil de la « Vierge ». Entre juillet 1956 et mai 1958, le Docteur Rafael Torija Lavoignet fait une observation bouleversante : le phénomène optique de Purkinje-Sanson, découvert dans les années 1880, est entièrement respecté. Comment un faussaire du début du XVIe siècle aurait-il pu intégrer une telle loi, relatée par la science seulement trois siècles et demie plus tard ?</p>
<p>Dans l’œil, on voit un « homme barbu » (Juan Diego) situé à une quarantaine de centimètres du sujet (la Vierge Marie en l’occurrence) regardant la scène, dans la même pièce, parfaitement localisée dans la cornée de l’œil qui fait ainsi office de miroir convexe : on observe dans l’œil de la Vierge ce qu’elle a vu devant elle à l’instant où Juan a ouvert son manteau ! Courbure et profondeur de champ sont parfaites. La « tridimensionnalité » de l’image est pleinement respectée, comme toutes les lois de l’optique.<br />
Enfin, en 1991, on s’est aperçu d’un phénomène encore inconnu : le bord des paupières de Marie présentent des signes de microcirculation artérielle ! Cette image est inchangée depuis 450 ans.<br />
Le 14 novembre 1921, une bombe, placée dans un bouquet de fleurs non loin du « tilma », provoquait d’effrayants dégâts. De façon inexpliquée, l’image fut complètement épargnée !</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Notre-Dame de Guadalupe : canular, supercherie ou miracle ?1/2</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/09/13/notre-dame-de-guadalupe-canular-supercherie-ou-miracle-12/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2009 08:24:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Que cache le phénomène du « manteau » de Notre-Dame de Guadalupe ? S&#8217;agit-il d&#8217;un canular, une supercherie ou miracle ? CultureMag revient sur une bien étrange affaire. Un dossier à suivre.
Le vêtement ou « manteau de saint Juan Diego, voyant de la Vierge Marie à Guadalupe, reste une énigme parmi les plus extraordinaires de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoBodyText2" style="0cm 0cm 0pt;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Notre-Dame-de-Guadalupe350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>Que cache le phénomène du « manteau » de Notre-Dame de Guadalupe ? S&#8217;agit-il d&#8217;un canular, une supercherie ou miracle ? CultureMag revient sur une bien étrange affaire.</strong> <strong>Un dossier à suivre.</strong></p>
<p>Le vêtement ou « manteau de saint Juan Diego, voyant de la Vierge Marie à Guadalupe, reste une énigme parmi les plus extraordinaires de l’histoire.</p>
<p>En décembre 1531, sur une colline de Mexico, un indien, fraîchement converti au christianisme, affirme voir la Vierge à plusieurs reprises. Ces apparitions vont devenir le socle sera édifié la dévotion mariale en Amérique latine. Un premier sanctuaire sort de terre dès 1533. Le premier récit des apparitions est le Nican Mopuhua, écrit en hahuatl, la langue des Aztèques.  Le sanctuaire de Guadalupe est le plus grand pèlerinage catholique du monde : environ 16 à 17 millions de pèlerins s’y rendent chaque année. Le pape Jean-Paul II a élevé Juan Diego sur les autels.</p>
<p>Pourquoi cet engouement ?  Un fait a rendu ce lieu unique. Le 11 décembre 1531, Juan Diego se rend sur la colline des apparitions. Soudain, une « belle Dame » lui demande en dialecte indien de grimper au sommet et là, lui dit-elle, il cueillera des roses qu’il apportera, comme preuve de ses interventions, à l’évêque diocésain, Mgr de Zumarraga, circonspect en cette affaire. Juan s’exécute. Il cache ces fleurs, trouvées en plein hiver, à l’intérieur de son manteau. L’évêque accepte de le recevoir. Juan raconte sa vision puis déplie son manteau, laissant tomber les roses à terre, dévoilant sur la surface du vêtement un dessin de la Vierge. L’évêque et Juan tombent à genoux.</p>
<p>Comme nous allons le voir, cette « image » de Marie, de par sa nature et les éléments incroyables qu’elle renferme, n’a cessé de surprendre fidèles et chercheurs. Avec le Linceul de Turin, elle constitue une « relique » absolument exceptionnelle.<br />
Pourtant, sur le plan naturel, le manteau de Juan Diego n’a rien d’extraordinaire. Ce manteau (ou « tilma »), support du prodige, n’est, en soi, ni rare ni spécifique. C’est une pièce d’agave formant une cape sans manches que l’on avait l’habitude de nouer sur l’épaule droite. Le tissu d’agave est connu par sa faible résistance à l’usure. Le « tilma » est un vêtement commun au XVIe siècle parmi les populations amérindiennes d’Amérique centrale. C’est un moyen peu coûteux de se protéger des rudesses de l’hiver. Les conquistadores espagnols rechignent à porter un tel habit « populaire ».</p>
<p><strong>C’est au XXe siècle qu’eurent lieu les découvertes les plus incroyables</strong></p>
<p>Depuis le 11 décembre 1531, une image d’une jeune femme, aux traits palestiniens, reste comme peinte ou imprimée sur le tissue du « tilma ». Ses dimensions sont les suivantes : 143×55 cm. Depuis 477 ans, la figure mystérieuse n’a pas changé. Les enquêtes scientifiques ont été menées de façon progressive.</p>
<p>Un premier fait troublant est découvert au XVIIIe siècle par le peintre espagnol Miguel Cabrera (+ 1768) : le tracé de l’image et toutes les couleurs sont perceptibles aussi bien à l’endroit que sur le revers du manteau. Mais c’est au XXe siècle qu’eurent lieu les découvertes les plus incroyables. On s’est d’abord rendu compte que la surface de l’image est lisse et unie. Aucun coup de pinceau n’a pu être repéré, contrairement aux observations faites sur n’importe quelle toile habituelle (huile ou aquarelle). Le tissu aurait servi en quelque sorte de pellicule photographique !<br />
En 1936, Richard Kuhn, futur prix Nobel de chimie, révèle que les colorants utilisés ne sont d’aucune origine connue.<br />
En 1979 et 1981, Philip Serna Callahan et Jody Brant, experts à la NASA, prennent une centaine de clichés de l’image mystérieuse en utilisant des éclairages ultraviolets et infrarouges. Ce qu’ils découvrent est unique à leurs yeux : il n’existe aucun dessin préparatoire et, après plus de quatre siècles et demi, aucune craquelure n’est décelable sur la surface de l’image ! Or, indiquent-ils, le « tilma » a longtemps été exposée à la vénération des fidèles sans protection particulière. Or, un seul cierge produit une luminosité proche de 600 microwatts.</p>
<p>Selon les lois naturelles, cela devrait faire un bout de temps que l’image de Juan Diego devrait avoir disparue ! (à suivre&#8230;)</p>
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		<title>Les stigmates existent-ils encore ? 2/2</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/07/29/les-stigmates-existent-ils-encore-22/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2009 07:35:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On estime à plus de 250 le nombre de stigmatisés depuis les origines du christianisme. Aucune époque n’a vu disparaître le phénomène, même si le XVIIIe siècle fut un temps creux.
Sur ces 250 fidèles, femmes et hommes, religieux ou laïcs, plus des deux tiers sont devenus des saints, bien que le clergé n’ait jamais vu [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoBodyText2" style="0cm 0cm 0pt;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/natuzzaevolo.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>On estime à plus de 250 le nombre de stigmatisés depuis les origines du christianisme. Aucune époque n’a vu disparaître le phénomène, même si le XVIIIe siècle fut un temps creux.</strong></p>
<p>Sur ces 250 fidèles, femmes et hommes, religieux ou laïcs, plus des deux tiers sont devenus des saints, bien que le clergé n’ait jamais vu dans les stigmates des marques tangibles de sainteté, mais plutôt une traduction corporelle d’une union au Christ vécue à son maximum.<br />
Parmi ces croyants, on trouve maintes moniales, des hommes laïcs, des jeunes « tertiaires » d’ordres religieux, mais une part minime d’ecclésiastiques : saint Padre Pio (+ 1968) est avec l’abbé Antoine Crozier (1850-1916, l’ami de Charles de Foucauld), le premier prêtre stigmatisé de l’histoire (François d’Assise, diacre, n’est jamais devenu prêtre).</p>
<p>En d’autres termes, la stigmatisation défie la raison et transcende conditionnements sociaux et familles spirituelles. Elle ne dépend ni d’une quelconque appartenance intellectuelle ni de la moindre adhésion religieuse.</p>
<p><strong>L’époque actuelle a aussi ses stigmatisés.</strong></p>
<p>Outre le cas populaire de Padre Pio, signalons, par ordre chronologie, quelques cas remarquables ayant marqué l’époque contemporaine :</p>
<p>- sainte Gemma Galgani (1878-1903), laïque italienne qui reçût les plaies de la Passion en 1899 ;<br />
- Thérèse Neumann (1898-1962), mystique bavaroise, stigmatisée à partir de 1926 ;<br />
- Yvonne Beauvais (1901-1951, en religion Mère Yvonne-Aimée de Malestroit), augustine, élevée au grade de chevalier de la Légion d’honneur par le général de Gaulle pour sa participation à la Résistance ;<br />
- Marthe Robin (1901-1981) : laïque française qui a accueilli sur son lit de souffrance à Châteauneuf-de-Galaure (Drôme) plus de 100 000 personnes et dont le procès de béatification est lancé.</p>
<p>Dresser la liste exhaustive des stigmatisés contemporains serait une entreprise fastidieuse et vouée à l’échec car souvent la discrétion est de rigueur dans l’entourage de la personne !</p>
<p><strong>Pourtant, des femmes et des hommes stigmatisés vivent de nos jours. </strong></p>
<p>C’est le cas de Natuzza Evolo, laïque italienne née en 1934, dont la renommée n’est plus à faire auprès du clergé de son pays ; Gladys Quiroga de Motta, « voyante » de la Vierge à San Nicolas, en Argentine (culte autorisé par l’évêque) ; Amparo Cuevas, née 1931 en Espagne, elle aussi « voyante » ; Myrna al Akhras, syrienne née en 1964, protagoniste des événements de Soufanieh à Damas…</p>
<p>Ainsi, la stigmatisation est régulièrement accompagnée de phénomènes déroutants : extases, visions, « mort » mystique… Il existe une connexion profonde entre stigmates et expériences de ce type, traduites sur le plan psychophysiologique par une modification (plus ou moins sensible) de l’état de conscience du sujet.<br />
Phénomène impressionnant, parfois passé sous silence ou, au contraire, exalté sans mesure, la stigmatisation a été et reste plus répandu qu’on ne l’imagine jusqu’à nos jours.</p>
<h2>Bibliographie :</h2>
<p><strong><br />
M. Bolgert, « Les stigmates des mystiques », Bulletin de l’Académie nationale de médecine, t. 165, 1981, n°1, p. 35-45 ;<br />
Patrick Sbalchiero, « Stigmates (réflexions sur les) », Dictionnaire des miracles et de l’extraordinaire chrétiens, Paris, Fayard, 2002, p. 753-755 ; Herbert Thurston, Les Phénomènes physiques du mysticisme, Monaco, Le Rocher, 1986.</strong></p>
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		<title>Les stigmates existent-ils encore ? 1/2</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/07/21/les-stigmates-existent-ils-encore-12/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2009 07:09:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<description><![CDATA[CultureMag vous propose un dossier en 2 parties sur les stigmates au XXIème siècle. Comme jadis saint François d’Assise, mort en 1226, et plus de 250 saints et « bienheureux » au cours des siècles, il existe aujourd’hui des stigmatisés, porteurs des blessures de la Passion que la hiérarchie ecclésiastique ne reconnaît d’ailleurs jamais comme [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/bienheureuse-Anne-Catherine.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>CultureMag vous propose un dossier en 2 parties sur les stigmates au XXIème siècle. Comme jadis saint François d’Assise, mort en 1226, et plus de 250 saints et « bienheureux » au cours des siècles, il existe aujourd’hui des stigmatisés, porteurs des blessures de la Passion que la hiérarchie ecclésiastique ne reconnaît d’ailleurs jamais comme une marque de sainteté.</strong> <strong>Premier volet, à suivre la semaine prochaine.</strong></p>
<p>On désigne par le mot « stigmates » les plaies portées par le Christ lors de sa Passion (de l’arrestation au Jardin des Oliviers jusqu’à sa mise au tombeau).<br />
Elles sont localisées à la tête par la couronne d’épines, au dos par la flagellation, à l’épaule par le portement de la croix, aux mains et aux pieds par les clous et au flanc par le coup de lance du soldat romain.</p>
<p>Dans les croyances chrétiennes, la Résurrection du Christ ne supprime pas ses plaies inscrites dans sa chair. Elle les intègre en les transfigurant. Jésus de Nazareth entre dans la gloire divine avec son humanité.<br />
Ainsi, l’apôtre Thomas (dit l’Incrédule) déclare : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je n’enfonce pas mon doigt à la place des clous et si je n’enfonce pas ma main dans son côté, je ne croirai pas ! »<br />
Huit jours plus tard, Jésus apparaît à ses disciples et dit à Thomas, en des mots unissant ostensiblement corps et spirituel, matière et divinité : « Avance ton doigt ici et regarde mes mains ; avance ta main et enfonce-la dans mon côté, cesse d’être incrédule et deviens un homme de foi. »</p>
<p>La stigmatisation est donc loin d’être une « invention » contemporaine. Elle trouve son origine historique (biblique) dans la crucifixion de Jésus Christ. C’est la raison pour laquelle, bien loin de tendances masochistes, les vrais stigmatisés affirment participer et communiquer aux souffrances du Christ sur un mode extraordinaire.</p>
<p>Des interrogations légitimes hantent les esprits : pourquoi François d’Assise aurait-il été le premier stigmatisé ? Pourquoi fallut-il attendre le XIIIe siècle pour que ce phénomène apparaisse ? Et pourquoi celui-ci n’est-il connu à ce jour qu’exclusivement parmi les catholiques ?<strong></strong></p>
<p><strong>Le silence des sources écrites avant ce saint ne constitue pas une preuve de l’inexistence absolue de stigmatisés.</strong></p>
<p>D’une part, nous sommes certains que le « Poverello » d’Assise a reçu les blessures de la Passion, comme l’affirment ses meilleurs biographes dont Thomas de Celano (Vie du saint et son Traité des miracles). Les documents de son procès de canonisation en font mention, bien que François n’ait pas été inscrit au catalogue des saints pour ses stigmates. Saint Bonaventure écrit : « Ce n’était pas le martyr de son corps, mais l’amour incendiant de son âme qui devait le transformer à la ressemblance du Christ. » (Legenda major, 13, 3).</p>
<p>D’autre part, le silence des sources écrites avant ce saint ne constitue pas une preuve de l’inexistence absolue de stigmatisés : on peut imaginer qu’une solide discrétion ait entourée ce phénomène. Dans l’état actuel de nos connaissances, il reste sage de ne rien affirmer sur ce point.<br />
Certains se demandent si l’apparition des stigmates sur la scène mystique ne résulterait pas d’une nouvelle orientation spirituelle des Ordres Mendiants (Dominicains, Franciscains…) : le fruit d’une dévotion à l’humanité et aux états de vie du Christ (enfance, ministère public, arrestation, mort).<br />
Il est bon de relativiser sur ce point. Certes, jusqu’à la fin du XIIe siècle, le catholicisme met l’accent sur la « messianité » de Jésus : le Christ Pantocrator sculpté sur les tympans des cathédrales. Ce sont les moines cisterciens puis les fils de saint François qui accordent toute la place à l’humanité du Christ (invention de la crèche de Noël par exemple, etc.).</p>
<p>Ce qui demeure certain, c’est que nous ignorons si d’autres stigmatisés ont existé avant François dont la période marque un renouveau du catholicisme. À partir du XIVe siècle, les marques corporelles de la mystique deviennent plus fréquentes, presque partout en Europe, dans les couvents féminins notamment.</p>
<p>A suivre&#8230;</p>
<p><strong>La semaine prochaine : <em>On estime à plus de 250 le nombre de stigmatisés depuis les origines du christianisme.</em></strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Les poltergeists. Illusion, hallucination ou confusion ?</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 07:30:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les poltergeists sont connus du grand public. Littérature et cinéma ont mis en vedette ces bruits et coups insolites sur les murs, portes ou vitres, déplacements inopinés, bris inqualifiables d’objets ou autres faits « psychokinétiques » (action humaine mystérieuse sur la matière). Alors, illusion, hallucination ou confusion ?
Trois explications concernant les poltergeists prévalent :
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/poltergeist-therese350.jpg " alt="" /><strong>Les poltergeists sont connus du grand public. Littérature et cinéma ont mis en vedette ces bruits et coups insolites sur les murs, portes ou vitres, déplacements inopinés, bris inqualifiables d’objets ou autres faits « psychokinétiques » (action humaine mystérieuse sur la matière). Alors, illusion, hallucination ou confusion ?</strong></p>
<p>Trois explications concernant les poltergeists prévalent :<br />
- l’hypothèse diabolique : un poltergeist serait une manifestation du « diable », un fruit empoisonné des enfers, un rejeton du surnaturel d’en-bas », répandant peur et terreur parmi les bonnes âmes ;<br />
- l’hypothèse spirite : il s’agirait de bruits provoqués par un ou des défunts mécontents ou malveillants : parents, amis ou ennemis proches en général ; dans cette perspective, les poltergeists seraient le fait de « revenants » ;<br />
- l’hypothèse parapsychologique : « l’esprit » (ou l’inconscient) agirait à distance sur la matière inerte ; un sujet « psi » pourrait déplacer meubles et objets lourds dont le changement de place nécessite force musculaire et attention en temps normal.</p>
<p>Bref, bruits ou mouvements d’objets constituent les deux catégories de poltergeists. Mais comment un fauteuil ou un autre meuble peut-il être soulevé dans les airs sans une aide humaine ? Pourquoi des coups (violents et répétés) sont-ils frappés dans les murs d’une maison ?</p>
<p>J’ai interrogé le Docteur Philippe Wallon, psychiatre, auteur de nombreux ouvrages sur ces « dossiers ». Selon lui, les poltergeists seraient constitués de « bruits » intempestifs produits par « l’esprit humain ». C’est un « effet psychokinétique sur un mode sauvage », explique-t-il. De plus, rares sont les « correspondances » entre un bruit et une vision : dans l’ordre du phénomène, ceux qui entendent des « esprits frappeurs » ne voient rien.<br />
Lorsque la « maison crie », la psychothérapie est proche, précise le Docteur Wallon, car les poltergeists sont l’expression d’un malaise intérieur. Ils traduisent des conflits psychiques. Le sujet exprime ses désirs refoulés sur un mode inaccoutumé. Pour l’essentiel, ces faits concernent des jeunes en situation difficile, sur le plan scolaire et/ou dans le domaine familial. Loin d’être le privilège d’adultes bien dans leur peau, les poltergeists conduiraient sur le divan du thérapeute ! Dans le mot « poltergeist », il y a « geist » : « esprit » en allemand.<br />
Philippe Wallon cite des exemples connus, dignes de foi, comme celui d’Anne-Marie Schneider, employée chez un notaire en 1967. Selon les témoins, cette jeune secrétaire faisait tourner les tableaux, déborder les niveaux des bacs d’encre des photocopieuses, éclater les ampoules électriques, ouvrir et fermer les tiroirs, éteindre les néons du plafond, donner des centaines de coups de fil en quelques heures… Un jour, on s’est aperçu du fait suivant : ces phénomènes cessaient lorsqu’Anne-Marie s’absentait. Aucun doute : la secrétaire était cause de ces dérèglements. Le professeur allemand Hans Bender a étudié ce cas avec précision et méthode dans son livre <em>La Parapsychologie devant la science</em>.</p>
<p>D’autres récits évoquent l’aspect concret des poltergeists, comme l’histoire de l’église de Delain (1998). Il ne s’agit donc pas d’hallucinations auditives ou visuelles car, en ce cas, il faudrait parler d’hallucinations « collectives ». Mais ce concept ne repose sur aucun postulat scientifique.<br />
Pouvons-nous alors classés les poltergeists parmi les phénomènes occultes ? Sur quelles bases opérer un tel choix ? À coup sûr, il conviendrait de mener une enquête rigoureuse au-delà des peurs et des fantasmes, au-delà même de la matérialité du phénomène qui hante les incertitudes de nos cerveaux et les incertitudes de notre imaginaire.</p>
<h2>S&#8217;informer :</h2>
<p>Philippe Wallon, <em>Expliquer le paranormal,</em> Paris, Albin Michel, 1996<br />
<em>Le Paranormal,</em> Paris, Gallimard, 2002, collection <em>Que sais-je ? </em></p>
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		<title>Les Maisons hantées</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 23:49:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les maisons « hantées » font encore les beaux jours de la littérature fantastique, les choux gras de la presse à sensation, les délices des parapsychologues, des amateurs de paranormal, des aficionados de l’irrationnel, comme les sensations fortes de ceux qui aiment avoir peur. Et ils sont nombreux !
Au début du XXe siècle, des scientifiques [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les maisons « hantées » font encore les beaux jours de la littérature fantastique, les choux gras de la presse à sensation, les délices des parapsychologues, des amateurs de paranormal, des aficionados de l’irrationnel, comme les sensations fortes de ceux qui aiment avoir peur. Et ils sont nombreux !</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/fantome350_13712132.jpg" alt="" width="341" height="472" />Au début du XXe siècle, des scientifiques de renom (Camille Flammarion, Charles Richet…) se sont mêlés aux charlatans, les initiés aux profanes, les professionnelles de l’étrange aux amateurs d’angoisse, parfois hantés par leur propre peur.</p>
<p>Mais derrière ces récits de revenants, fantômes ou autres esprits frappeurs, aussi innombrables que mystérieux, que se cache-t-il ?</p>
<p>S’agit-il d’illusions, d’hallucinations, de fantasmes ? Notre imaginaire hanterait-il nos demeures ? Ou sont-ce bien des phénomènes réels, objectifs, quantifiables échappant à notre raison et à notre rationalité ?<br />
Il est difficile d’étudier sérieusement cette question, au moins pour deux raisons :</p>
<p>- Les témoignages solides – remontant parfois au Moyen Âge – sont très différents et ne garantissent pas toujours le caractère « sérieux » de leurs auteurs ;<br />
- Il est complexe et aléatoire d’enquêter par soi-même : la plupart des chercheurs restent tributaires d’intermédiaires et, en premier lieu, des récits écrits ou oraux.</p>
<p><strong>Quelques constatations s’imposent.</strong></p>
<p>Les maisons hantées ne constituent pas un seul et même phénomène. Il s’agit plutôt d’une succession ou d’un ensemble de faits localisés dans un même lieu.<br />
Ces faits sont de deux niveaux bien qu’ils puissent tous se produire en même temps.</p>
<p><strong>- <em>Les « poltergeits » ou esprits frappeurs</em> </strong>(de l’allemand poltern, faire beaucoup de bruit et Geist, esprit) sont plus fréquents qu’on ne le pense, même si en France, ils restent rares. On aurait recensé plus d’un demi-millier de cas depuis la période médiévale, le plus souvent dans un espace clos (maison, appartement, manoir, église…). Traditionnellement, nous percevons les poltergeits comme des coups mystérieux frappés contre les murs, les portes et les fenêtres. Concrètement, les phénomènes sont plus complexes. Sur la base d’une étude recensant tous les cas depuis 1800, deux chercheurs américains, A. Gauld et T. Cornell (auteurs de : Poltergeits, Routledge et Kegan Paul, Londres, 1979) ont dressé une <strong>typologie du phénomène</strong> :</p>
<p><strong>- <em>« Bruits » sans cause naturelle</em> : </strong>ce sont les raps ; explosions, bruits de pas, bruits des fenêtres, chants inconnus, cris, pleurs, gémissements, bruits de bris d’objets (mais sans casse !)…<br />
<strong>- <em>Mouvements mystérieux d’objets</em></strong> légers et/ou lourds : de la vaisselle aux meubles compacts, « pluies » de cailloux, de verre ; jets d’eau et même déplacements de personnes assises ou couchées !<br />
- <em>Endommagement ou perturbation des circuits électriques</em> du lieu : bris d’ampoules, allumage inopiné et interruption sans la main de l’homme d’appareils électriques et électroniques ; dysfonctionnement des téléphones…<br />
<strong>- <em>Présence de « lumières » inhabituelles</em>,</strong> de « lueurs » et autres « boules lumineuses » (cité par Pascale Catala, Apparitions et maisons hantées, Paris, Presses du Châtelet, 2004, p. 25).<br />
- Variations anormales de température (en un laps de temps trop court) et variations électromagnétiques, avec « émission d’infra rouges ou d’ultrasons…<br />
<strong>- <em>Parfums et/ou odeurs pestilentielles</em></strong> dont l’origine reste inconnue et introuvable ;<br />
<strong>- <em>« Sensations tactiles »</em> </strong>évoquant une « présence » dans le lieu, avec son cortège de désagréments : courants d’air froids, picotements, griffures, morsures, étranglements et coups…</p>
<p>Tous les spécialistes le notent : <strong>ce sont d’abord les adolescents qui sont sujets aux poltergeists</strong> : les êtres dont la sensibilité affective permettrait de produire des « effets spontanés » sur l’environnement, en cas, notamment, de stress intensif.<br />
Enfin, c’est <em>l’apothéose : la rencontre avec un être ou une entité de l’au-delà </em>ou peut-être, projeté par notre inconscient : le revenant. L’Ecosse est longtemps restée la terre des fantômes. L’Angleterre et la France aussi.</p>
<h2>Classement des phénomènes :</h2>
<p>1. <strong><em>Les revenants des défunts</em> :</strong> ceux-ci se manifestent en générale peu de temps après leur mort, à leurs proches ou non.<br />
2. <strong><em>Les cas de « crise »</em> </strong>(Pascale Catala, op. cit., p. 31-32) : quelqu’un en danger de mort ou en situation de danger imminent, est « vu » par une ou plusieurs personnes parfois à une distance très éloignée de l’endroit où il se trouve. Cette perception – généralement très rapide – est parfois accompagnée de phénomènes physiques étranges : poltergeists, objets brisés, portraits détachés, etc. Ajoutons que les récits d’agonisants « percevant » les leurs sont pléthores.<br />
À ce sujet, voici un petit fait qui a concerné ma famille autrefois. L’un de mes oncles a été fusillé par les nazis, à l’âge de vingt ans. Son portrait avait été accroché par sa mère (ma grand-mère) sur l’un des murs de l’appartement familial. Chaque année, on avait pris l’habitude de célébrer l’anniversaire de sa disparition brutale.<br />
Une année, on dut remettre cette commémoration domestique à une date ultérieure. Tout était réglé. Le jour anniversaire de la mort arriva. Jusque dans l’après-midi, rien d’anormal ne se passa. Brusquement, ma grand-mère entendit un bruit effrayant dans le salon : elle s’y rendit et constata que le portrait de son fils aîné était tombé lourdement sur le sol ! Tout seul, sans aucune explication raisonnable ! Et le jour anniversaire du décès, la seule fois où personne, depuis l’exécution, n’avait célébré sa fin tragique! Hasard ou fait paranormal ?<br />
Certains évoquent la possibilité d’une communication invisible mais réelle entre agonisants et vivants : des « hallucinations télépathiques ». Sigmund Freud lui-même s’est intéressé à la télépathie. Dans sa perspective, il ne s’agit pas d’un fait extraordinaire ou paranormal mais la projection d’un désir refoulé permettant une forme de communication. Il précise que, selon lui, son intensité est inversement proportionnelle à la proximité géographique de « l’émetteur » et du « récepteur », et à leur connivence affective : plus ils s’aiment et plus ils ont de chance de communiquer !<br />
<strong>3. <em>Les fantômes d’animaux</em> :</strong> des faits semblables sont allégués en nombre : chats, chiens, chevaux, loups, etc. Il est inutile de s’étendre que le rôle important que jouent les bêtes dans les cultures et folklores. Au Moyen Âge, on pensait par exemple qu’un chien apparaissant sous une forme fantomatique était un enfant mort sans baptême.<br />
<strong>4. <em>Les apparitions d’êtres vivants </em>:</strong> cette forme de hantise n’en est pas vraiment une ! Il s’agirait davantage de cas de « bilocations » (don de se trouver en deux endroits au même instant) ou de matérialisation des corps. C’est le « double » qui nourrit depuis toujours l’imagination des écrivains et des conteurs.</p>
<p><strong>Ainsi, une maison peut être dite « hantée » selon divers critères.</strong> La psychanalyse le sait : la maison, symbole féminin par excellence, recèle trésors et secrets, parfois cachés et inavouables. Il semble indéniable que les conflits inter humains et autres formes de mal être occupent une place de choix dans l’élaboration des processus de hantise. Ne dit-on pas qu’un intérieur est à l’image de ses occupants ?</p>
<p>Patrick SBALCHIERO</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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