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	<title>CultureMag, La culture en liberté # Magazine d&#039;actualités culturelles # Art de vivre, culture, voyage, gastronomie : cultivez vos sens ! &#187; Culture : cultivez votre intellect !</title>
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	<description>CultureMag, La culture en liberté # Magazine culturel libre en ligne # Cultivez vos sens !</description>
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		<title>Misora Lee à la salle Cortot</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 07:16:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Musique !]]></category>
		<category><![CDATA[Chopin]]></category>
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		<description><![CDATA[Misora Lee donnera un concert exceptionnel le 8 février à la salle Cortot à Paris. Elle y interprètera Chopin, Scriabine, Rachmaninov et Ravel. 
La pianiste Coréenne, également professeur de chant grégorien à Paris, fait preuve d&#8217;une maturité artistique rare et ne semble pas trouver de limites dans l&#8217;exploration du répertoire de son instrument.
Musicienne &#171;&#160;aquatique&#187;&#160;, elle [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/misora_lee_cortot.jpg" alt="/" /><strong><span style="font-size: 13px; font-family: arial,sans-serif;">Misora Lee </span>donnera un concert exceptionnel le 8 février à la salle Cortot à Paris. Elle y interprètera Chopin, Scriabine, Rachmaninov et Ravel.</strong><span style="font-size: 13px; font-family: arial,sans-serif;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 13px; font-family: arial,sans-serif;">La pianiste Coréenne, également professeur de chant grégorien à Paris, fait preuve d&#8217;une maturité artistique rare </span><span style="font-size: 13px; font-family: arial,sans-serif;">et ne semble pas trouver de limites dans l&#8217;exploration du répertoire de son instrument.</span></p>
<div style="font-size: 13px; font-family: arial,sans-serif;">Musicienne &laquo;&nbsp;aquatique&raquo;&nbsp;, elle excelle particulièrement dans les registres réputés difficiles qui font souvent fuir bon nombre de pianistes ! Elle, au contraire, y déploie un jeu virtuose, élégant et plein de vie. Elle y nage avec une facilité déconcertante, faisant découvrir des mondes sous-marins étonnants et des contrastes inouïs. Fluidifiant les notes, elle mène les morceaux fermement, sans débordement, mais toujours avec douceur et sensibilité.</div>
<div style="font-size: 13px; font-family: arial,sans-serif;">Ravel, Rachmaninov, Chopin, Schumann révèlent, par son jeux, des facettes colorées en mouvements permanents, des courants qui oscillent à différentes fréquences, dans un ensemble harmonieux et éphémère.</div>
<div style="font-size: 13px; font-family: arial,sans-serif;">Tutoyant les plus grands, mais toujours humble, elle sidère son public à chaque concert. Ses nombreux prix et récompenses sont d&#8217;ailleurs éloquents.</div>
<div style="font-size: 13px; font-family: arial,sans-serif;">Malheureusement très demandée, Misora Lee consacre son temps libre à travailler son instrument. Aussi, chaque concert est un évènement à ne pas manquer.</div>
<div style="font-size: 13px; font-family: arial,sans-serif;">Qui croit connaitre la<em> Sonatine</em> ne devrait pas manquer cette occasion de (re)découvrir, grâce à son jeux unique, un des joyaux du répertoire du piano&#8230;</div>
<div style="font-size: 13px; font-family: arial,sans-serif;">Jean-Charles Wintrebert</div>
<div style="font-size: 13px; font-family: arial,sans-serif;">
<div style="font-size: 13px; font-family: arial,sans-serif;"><a href="http://www.misoralee.com/index.php" target="_blank">http://www.misoralee.com</a></div>
</div>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Bistro</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2012/01/31/bistro/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 14:48:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Bistro, bistro !&#187;&#160; : une interpellation en russe qui signifie : vite, vite ! Telle est l&#8217;origine du nom de nos célèbres cafés français.
Une agréable comédie rend hommage à ces lieux de vie et de convivialité, aujourd&#8217;hui en péril.
Le vieux café familial va fermer.  Jo attend la destruction de l’établissement demain. « Bistro » renvoie aux origines russes [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/bistro.jpg" alt="/" /><strong>&laquo;&nbsp;Bistro, bistro !&raquo;&nbsp; : une interpellation en russe qui signifie : vite, vite ! Telle est l&#8217;origine du nom de nos célèbres cafés français.<br />
Une agréable comédie rend hommage à ces lieux de vie et de convivialité, aujourd&#8217;hui en péril.</strong></p>
<p>Le vieux café familial va fermer.  Jo attend la destruction de l’établissement demain. « Bistro » renvoie aux origines russes blanches de la famille. Les lieux sont remplis de souvenirs ;  petites blessures humains et drames historiques se mêlent. En une  nuit des amours se nouent, des trahisons sont révélées, des verres de vodkas sont vidés, des larmes versées&#8230; Le tout sur de gentilles chansonnettes.</p>
<p>Une pièce musicale  de Sylvie Audcoeur et Marie Piton remplie de joie. L’humanité présentée est peut-être un brin trop réaliste, égratignant la vision de l’amour vrai&#8230;<br />
Mais c’est léger, assez bien joué, mais chanté à la diable !</p>
<p><strong><br />
Théâtre de l’Œuvre<br />
Du mardi au samedi à 21h. De 38 à 21€.<br />
Matinées samedi 18h30 et dimanche 15h30.<br />
Le mardi à 21€.</strong></p>
<p>Une pièce de Sylvie Audcoeur et Marie Piton, musique de Patrice Peyriéras<br />
Mise en scène : Anne Bourgeois.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Goudemalion : Jean Paul Goude, une rétrospective</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2012/01/26/goudemalion-jean-paul-goude-une-retrospective/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 06:36:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Goudemalion]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Paul Goude]]></category>
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		<description><![CDATA[Les Arts Décoratifs présentent jusqu’au 18 mars 2012 la première rétrospective de l’œuvre de Jean-Paul Goude à Paris. C’est son parcours depuis plus de 40 ans que retrace l’exposition, mêlant dessins, objets, images photographiées ou filmées.
Vanessa Paradis transformée en oiseau se balance dans sa cage pour Chanel, Grace Jones avale une voiture pour la marque [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Goude350.jpg" alt="/" /><strong>Les Arts Décoratifs présentent jusqu’au 18 mars 2012 la première rétrospective de l’œuvre de Jean-Paul Goude à Paris. C’est son parcours depuis plus de 40 ans que retrace l’exposition, mêlant dessins, objets, images photographiées ou filmées.</strong></p>
<p>Vanessa Paradis transformée en oiseau se balance dans sa cage pour Chanel, Grace Jones avale une voiture pour la marque Citroën, les kodakettes avec leur maillot rayé et ce drôle d&#8217;appendice sur la tête courent dans tous les sens pour Kodak, et dans les plus récentes publicités, Laetitia Casta se retrouve métamorphosée en homme pour les Galeries Lafayette. L’auteur de ces images un peu folles est Jean Paul Goude, artiste, auteur d’images comme il se définit lui-même ou même vraie marque de pub.</p>
<p>Ce publicitaire est devenu une référence. A tel point, que le président de la République François Mitterrand fait appel à lui pour organiser la commémoration du bicentenaire de la Révolution en 1989. Il relève avec amusement le défi, et on assiste à un défilé féérique, joyeux, coloré, haut en couleurs…. Le spectateur de ce fameux 14 juillet assiste à un spectacle vivant sur le thème des droits de l’homme. Jean Paul Goude en fait une parade multiculturelle et grandiose avec notamment des valseuses géantes tournoyant grâce à d&#8217;astucieuses machines cachées sous leur jupe. L&#8217;impressionnante locomotive qui a descendu les Champs Elysées ce jour là, accueille le visiteur dans la nef du Musée, en hommage aussi au mythe cinématographique de Jean Gabin.</p>
<p>Née d’une mère américaine et danseuse, et d’un père qui va lui inculquer le goût de l’élégance, il acquiert très vite une passion pour les films musicaux américains des années 1950 et une fascination pour les cultures ethniques.<br />
Sa vie personnelle est indissociable de sa vie professionnelle et notamment quelques figures féminines prédominent et apparaissent dans ses publicités, photos etc…Il en fait ses muses comme Grace Jones au corps sculptural et dont il fut le pygmalion, Toukie.ou Karen.</p>
<p>Jean Paul Goude inventeur est le premier à mélanger mode, showbiz et publicité. Un peu magicien, connu dans les années colorées et novatrices des années 80, il est aussi manipulateur d&#8217;images à travers ces nombreuses publicités, non dénuées d&#8217;humour et sa création de personnages. Il les invente ou les transforme, les met en scène, les sculpte, les découpe, les reforme, comme avec Farida et le style beur par exemple&#8230; pour magnifier le corps à son goût dans des créations originales, poétiques ou pour des films, des photos ou des  clips vidéo. Son travail apparait comme un jeu aux formes multiples.</p>
<p>Véritable lutin …, ce jeune homme est un extravagant de 70 ans qui toute sa vie a créé un univers qui porte sa marque d’avant-gardiste.</p>
<p>Isabelle Jolly-Gojon</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p>Les Arts Décoratifs &#8211; Nef<br />
107 rue de Rivoli<br />
75001 Paris<br />
Tél. : 01 44 55 57 50<br />
Métro : Palais-Royal, Pyramides ou Tuileries<br />
Autobus : 21, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81, 95</p>
<p>Arts décoratifs, Mode et Textile et Publicité<br />
du mardi au dimanche de 11h à 18h &#8211; dernier billet vendu à 17h30<br />
le jeudi : nocturne jusqu’à 21h (uniquement pour les expositions temporaires) &#8211; dernier billet vendu à 20h30<br />
fermés le lundi.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Nouvelle &#171;&#160;master class&#187;&#160; de Janine Reiss</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2012/01/22/11966/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 07:41:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Musique !]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole Normale de Musique - Alfred Cortot]]></category>
		<category><![CDATA[Janine Reiss]]></category>
		<category><![CDATA[Master Class]]></category>

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		<description><![CDATA[L’École Normale de Musique-Alfred Cortot poursuit sa saison de Master Class avec l’un de ses plus fidèles professeurs, Janine Reiss.
Cette rencontre, consacrée aux « Héroïnes de Mozart » est particulièrement émouvante pour celle qui a beaucoup travaillé sur Mozart et qui fut aux côtés de Joseph Losey pour le merveilleux Don Giovanni avec Ruggero Raimondi.
La [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/J-reiss150.jpg" alt="/" /><strong>L’École Normale de Musique-Alfred Cortot poursuit sa saison de Master Class avec l’un de ses plus fidèles professeurs, Janine Reiss.<br />
Cette rencontre, consacrée aux « Héroïnes de Mozart » est particulièrement émouvante pour celle qui a beaucoup travaillé sur Mozart et qui fut aux côtés de Joseph Losey pour le merveilleux Don Giovanni avec Ruggero Raimondi.</strong></p>
<p>La maître de chant, qui a fait travailler les plus grands chanteurs de Maria Callas à Teresa Berganza en passant par Placido Domingo, est très soucieuse de la partition. Son<em> credo </em>pour trouver La, Sa bonne interprétation est de coller au plus près des indications (nuance, rythme,…) du compositeur.</p>
<p>Quatre jeunes chanteuses, de niveau et d’âge différents, ont été sélectionnées pour cette Master Class. Le cours débute avec l’air de Pamina « Ach Ich fühl’s » de <em>Die Zauberflöte</em>.<br />
Claire Lairy possède une voix souple et élégante, idéale pour le répertoire mozartien. Elle est également animée d’un enthousiasme qui sera sûrement très utile quand elle abordera des rôles tels que Susanne ou Despina, pour rester dans le répertoire mozartien.<br />
Janine Reiss travaille avec elle le tempo qu’elle juge à la première écoute trop lent : plus c’est lent, plus le personnage lui semble âgé et elle lui demande d’accélérer pour rajeunir la jeune fille et la rendre ainsi plus naïve. Elle insiste également sur la ponctuation à respecter notamment avant « Seh » et « Tamino». En revanche elle lui demande d’attendre avant d’exécuter la cadence finale « Im Tode sein » pour forcer le trait dramatique.</p>
<p>Place à la furie Dorabella. Eléonore Pancrazi se révèle bonne chanteuse, une fois le trac passé. Janine Reiss reprend tout l’air avec elle, et non seulement son interprétation est plus vivante et plus convaincante, mais sa voix gagne en puissance. Pour elle, Dorabella se fait une comédie à elle-même dans l’air « Smanie implacabili ».</p>
<p>Janine Reiss parle ensuite de<em> Don Giovanni </em>et des différentes femmes présentes dans l’oeuvre. Selon elle, Donna Elvira est la seule qui soit droite et honnête et ce jusqu’au bout de l’opéra puisqu’elle propose à Don Giovanni une dernière chance de se racheter. Liga Yi est convaincante dans ce rôle mais doit toutefois rester attentive aux valeurs des notes qu’elle a tendance à changer. Janine Reiss reprend avec elle ce point mais également les changements de nuance, de tonalité, etc…</p>
<p>Après la fille, la mère puisque la Master Class se termine sur le premier air de<em> la Reine de la Nuit</em> « O zittre nicht ». Janine Reiss rappelle qu’à l’origine l’air était écrit un ton plus bas, donc moins redoutable. Louise Pingeot se sort bien des difficultés de cet air, et apporte une dimension intéressante au personnage, mi-méchante, mi-enjôleuse. Le professeur insiste sur les silences dans le récitatif. La chanteuse possède une voix agile, des aigus mais le suraigu manque un peu de corps.<br />
Même si elle monte facilement, ce répertoire n’est peut-être pas celui qui lui convient le mieux. En clin d’œil, les quatre élèves ont préparé le duo « Ah guarda sorella » de<em> Cosi fan tutte</em>, de futures Fiordiligi et Dorabella sont nées. Une mention spéciale pour le pianiste Genc Tukiçi, absolument remarquable, qui soutient, écoute les chanteurs.</p>
<p>Janine Reiss prodigue de précieux conseils à ces élèves mais en prenant toujours soin de la compréhension du public, pas forcément musicien, mais toujours mélomane.</p>
<p>Jeannine Hauchart</p>
<p><strong>Prochaines  Master Class :</strong><br />
5 et 6 mars 2012 à 19h30 : François-René Duchâble donnera 2 cours différents et se produira lors de ces soirées.</p>
<p><a href="http://www.ecolenormalecortot.com" target="_blank"><strong>www.ecolenormalecortot.com</strong></a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Ernest Biéler à la fondation Gianadda</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2012/01/13/ernest-bieler-a-la-fondation-gianadda/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 08:49:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Ernest Biéler]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Pierre Gianadda]]></category>
		<category><![CDATA[Léonard Gianadda]]></category>
		<category><![CDATA[Martigny]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>

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		<description><![CDATA[Léonard Gianadda n’est pas seulement un grand amateur d’art, voire un artiste qui s’ignore, comme en témoignent les photographies qu’il a faites dans sa jeunesse et qui furent exposées contre son gré à la fondation Pierre Gianadda.
Il les tenait pour peu de choses mais elles montrent le regard de l’être profondément sensible qu’il est.
Humble et [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/lenigmatique.jpg" alt="/" /><strong>Léonard Gianadda n’est pas seulement un grand amateur d’art, voire un artiste qui s’ignore, comme en témoignent les photographies qu’il a faites dans sa jeunesse et qui furent exposées contre son gré à la fondation Pierre Gianadda.<br />
Il les tenait pour peu de choses mais elles montrent le regard de l’être profondément sensible qu’il est.<br />
Humble et altruiste, il n’a de cesse d’œuvrer à la reconnaissance d’artistes oubliés ou méconnus, de faire vivre la ville de Martigny en Suisse et de placer son énergie et la fortune qu’il façonne par son labeur au service des arts, non pour récolter une gloire qu’il tient pour peu de choses mais pour ce en quoi il croit : l’amitié, l’art, la connaissance.</strong></p>
<p>Il est une personne profondément humaine, comme en témoigne cette fondation qui porte le nom de son frère trop tôt disparu ; comme en témoigne sa générosité qu’il a garde de clamer haut et fort. A l’inverse de nombreux de nos entrepreneurs richissimes qui voient en l’art contemporain un moyen de faire fructifier leur argent tout en soignant leur image, il travaille sans tapage à faire revivre des œuvres méconnues, loin des modes et des snobismes. Et cependant, la fondation attire un public de plus en plus large. La précédente exposition « Monet au musée Marmottan et dans les collections suisses » avait été la plus visitée de toute l’année 2011 en Suisse et, selon un journaliste du Dauphiné Libéré, les expositions de la fondation Gianadda sont un vrai phénomène de mode dans la région Rhône-Alpes limitrophe.</p>
<p>L’exposition que sa fondation présente jusqu’au 26 février prochain a été rendue possible grâce au concours du musée des Beaux-Arts de Berne qui la présenta avant la fondation Gianadda et qui fut rendue possible parce que Léonard Gianadda avait financé en partie la restauration de deux œuvres majeures du peintre suisse qui se trouvaient en fort mauvais état, à peu près tombées dans l’oubli, <em>Les Feuilles mortes</em> et <em>Les Sources</em>. Ces deux grands tableaux symbolistes qui datent respectivement de 1899 et 1900 sont les pièces majeures de l’exposition présente. Montrées lors de l’Exposition universelle de Paris en 1900, elles rapportèrent à Biéler une médaille d’argent et la nomination à l’ordre de chevalier de la Légion d’honneur.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Biéler-les-feuilles-mortes.jpg" alt="/" />Ces deux toiles aussi représentatives d’un Symbolisme finissant que de l’Art nouveau sont d’une maîtrise technique indéniable, aux lignes pures et aux couleurs extrêmement poétiques. Biéler, qui fut un artiste précoce, doué d’une technique hors du commun qui lui permit à 22 ans seulement de peindre dans <em>Courses à la Croix de Berny</em> une chevauchée d’une parfaite précision, excelle autant dans la peinture de mouvement que dans celle des portraits ou de personnages statiques.<br />
Bien que d’un symbolisme quelque peu suranné pour l’époque, <em>Les Feuilles mortes </em>et <em>Les Sources </em>sont sans aucun doute d’une adresse extraordinaire, <em>Les Feuilles mortes</em> notamment, tableau qui fut longtemps tenu dans le mépris, étant d’un très grand érotisme. Ces femmes à moitié dévoilées par le mouvement de leur danse qui se mêle à celui des feuilles mortes, au corps étiré, à la peau blanche, fragile, délicate, aux lignes parfaites, aux mouvements emplis de désir, aux tétons pointés de manière symétrique aux bras qui s’élancent, rose orangés comme la tunique qui enveloppe la jeune fille du centre à la chevelure fauve, les couleurs vives, orange, marron, vert, celles de l’automne sont belles comme un rêve, colorées et ciselées comme un poème de Verlaine.</p>
<p>La raison pour laquelle Biéler a longtemps été mis au ban de l’histoire de l’art est qu’il s’est acharné toute sa vie à faire du Biéler, c’est-à-dire la peinture qu’il aimait, entremêlant toiles officielles et compositions folkloriques ou symbolistes, toujours parfaitement figuratives ce qui, à l’époque de toutes les avant-gardes, ne pouvait que le mettre à l’écart des projecteurs.</p>
<p>Il faut pourtant reconnaître la prouesse technique de ses premières œuvres, inspirées de Manet, Degas et même Courbet dont le fameux <em>Enterrement à Ornans</em> ne fut pas sans influence sur <em>Les vieux à l’enterrement </em>de Biéler. On l’a dit peintre folklorique, régionaliste, lui qui étudia à Paris et s’intéressa à tous les mouvements artistiques de son époque. Il a simplement peint dans un mouvement de réaction à l’ère industrielle qui annonçait la fin des coutumes ancestrales, des habits traditionnels, la fin de la paysannerie, un monde en déclin, voué à l’extinction et qu’il a su immortaliser en le magnifiant, comme en témoignent ses nombreux portraits et toutes les scènes quotidiennes qu’il a peintes.</p>
<p>On peut reprocher à Biéler d’avoir été trop doué et trop influencé par les artistes qu’il admirait, de n’avoir pas une œuvre assez « personnelle » mais l’envers de la médaille est la grande diversité des sujets et des styles qu’il a abordés, capable tout aussi bien de travailler le bois et le vitrail. Il était temps que Biéler franchisse les frontières de la Suisse où il a trop longtemps été cantonné.</p>
<p><strong>Ernest Biéler, en collaboration avec le Kunstmuseum de Berne, du 1<sup>er</sup> décembre 2011 au 26 février 2012 à la Fondation  Pierre Gianadda, 59 rue du Forum, Martigny, Suisse.</strong></p>
<p>Ouverture, tous les jours de 10h à 18h</p>
<p>Tarifs : adulte : 18 francs suisses (15€) ; senior : 16 francs suisses (13,50€) ; familles : 38 francs suisses (31,50€) ; enfants dès 10 ans, étudiants jusqu’à 25 ans : 10 francs suisses (8,50€)</p>
<p>Téléphone : +41 (0)27 722 39 78 – <a href="http://www.gianadda.ch/" target="_blank">www.gianadda.ch</a></p>
<p>Légendes visuels :  &#8211; <em>Portrait de l’artiste par lui-même</em>, 1911, Aquarelle et gouache sur papier, 30.3 x 27,1 cm, Lausanne, Musée cantonal des Beaux-arts. Don de l’artiste, 1912 © Lausanne, Musée cantonal des Beaux-arts, Lausanne (J.C. Ducret)<br />
- <em>L’Enigmatique</em>, Aquarelle sur papier, 26 x 21 cm, Collection particulière, © Hinterkappelen, Markus Beyeler<br />
- <em>Les Feuilles mortes</em>, 1899, Huile sur toile, 149,7 x 481,5 cm, Kunstmuseum Bern, © Schönbühl, Prolith AG</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Retour sur la soirée de l&#8217;École Normale</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2012/01/12/retour-sur-la-soiree-de-lecole-normale/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 07:29:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Musique !]]></category>
		<category><![CDATA[Association Assophie]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole Normale de Musique]]></category>
		<category><![CDATA[salle Cortot]]></category>

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		<description><![CDATA[L’École Normale de Musique et l’Association Assophie organisent leur traditionnel concert à la Salle Cortot. Au programme de ce rendez-vous, de grandes pièces classiques, la Symphonie Concertante de Mozart et le Concerto pour piano n°1 de Chopin, sont interprétées par les élèves de l’ÉcoleNormale.
L’Association Assophie, les Amis de la musique et des concerts, regroupe des [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/salleCortot200.jpg" alt="/" /><strong>L’École Normale de Musique et l’Association Assophie organisent leur traditionnel concert à la Salle Cortot. Au programme de ce rendez-vous, de grandes pièces classiques, la <em>Symphonie Concertante</em> de Mozart et le <em>Concerto pour piano n°1 </em>de Chopin, sont interprétées par les élèves de l’</strong><strong>École</strong><strong>Normale.</strong></p>
<p>L’Association Assophie, les Amis de la musique et des concerts, regroupe des mélomanes autour de Bernard et Marie-Françoise Irion et a crée des liens privilégiés avec l’École Normale depuis une dizaine d’années. Chaque saison, l’association donne l’occasion à des élèves en fin de scolarité de se présenter lors d’une soirée exceptionnelle.</p>
<p>La première partie du concert permet d’entendre la <em>Symphonie Concertante</em> de Mozart dans une transcription pour quintette, violon et alto de Daniel Alvarado, élève à l’École Normale.<br />
Les parties solistes sont tenues par la violoniste Aya Kono et l’altiste Jee Young Seok qui rivalisent de virtuosité notamment dans le premier mouvement. Si Aya Kono, qui a déjà partagé l’affiche avec Martha Argerich, Gidon Kremer… montre une brillance et un aplomb remarquables, Jee Young Seok séduira par la subtilité de son jeu servi par un instrument de grande qualité. Le troisième mouvement est joué avec une belle énergie et on note une montée en puissance soutenue par un crescendo éblouissant.</p>
<p>Changement de ton avec le<em> Concerto n° 1 </em>de Chopin que défend avec conviction le pianiste Julien Brocal. Ce jeune musicien, élève d’Erik Berchot, lauréat de la Fondation Zaleski en 2007, est un virtuose et un technicien : il se lance à corps perdu dans son interprétation et montre une admirable virtuosité, malgré quelques accrocs. Son interprétation est originale et pourrait déranger les puristes, notamment quand il apporte un côté un peu sautillant au troisième mouvement. Son jeu est assez subtil notamment dans l’utilisation de la pédale pour alléger le second mouvement.</p>
<p>Les musiciens du quintette n’appellent également que des éloges à commencer par le violoncelliste Nicolas Seigle qui donne l’impulsion du rythme à l&#8217;œuvre de Mozart et il faut également souligner le son plein de son instrument.</p>
<p>Une soirée de haute volée qui rend justice à la qualité de l’enseignement et des élèves de l’École Normale. Un brillant avenir s’ouvrira devant eux, surtout si de telles soirées leur permettent de se faire connaître devant un large public.</p>
<p>Jeannine Hauchard</p>
<p><strong><a href="http://www.ecolenormalecortot.com" target="_blank">www.ecolenormalecortot.com</a><br />
Soirée exceptionnelle à la Salle Cortot : Mozart et Chopin par les élèves de l’Ecole Normale de Musique de Paris – Alfred Cortot</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Les confessions du Pasteur Burg</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2012/01/05/les-confessions-du-pasteur-burg/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 09:21:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[confessions du Pasteur Burg]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Chessex]]></category>
		<category><![CDATA[Manufacture des Abbesses]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Giono]]></category>
		<category><![CDATA[prix Goncourt]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Un pasteur confie sa colère envers ses paroissiens, très critiques à l&#8217;égard de ses sermons jugés excessifs. Il décide de se venger sur Geneviève, fille d&#8217;un riche commerçant débauché, jeune catéchumène de la paroisse. Mais il se prend à son propre piège.

Dans la défroque d&#8217;un pasteur torturé, Frédéric Landenberg met à nues les affres d&#8217;une [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Pasteur-Burg350.jpg" alt="/" /><strong>Un pasteur confie sa colère envers ses paroissiens, très critiques à l&#8217;égard de ses sermons jugés excessifs. Il décide de se venger sur Geneviève, fille d&#8217;un riche commerçant débauché, jeune catéchumène de la paroisse. Mais il se prend à son propre piège.<br />
</strong></p>
<p>Dans la défroque d&#8217;un pasteur torturé, Frédéric Landenberg met à nues les affres d&#8217;une âme paradoxale. Tiraillé entre un calvinisme rigoureux et les passions humaines, le Pasteur Burg échafaude une vengeance qui le conduit à s&#8217;abuser lui-même.</p>
<p>Le texte, reprise du roman de Jacques Chessex, (prix Goncourt 1973 et Prix Giono 2007), est taillé dans le roc; la conscience de l&#8217;homme est jetée à l&#8217;état brut et montrée en forme de monologue libre figurant le vagabondage de la pensée, sans fard, sans précaution oratoire, dans une totale liberté&#8230;</p>
<p>Dommage que je jeu du comédien verse parfois dans une outrance quasi grand-guignolesque. Un soupçon de retenue n&#8217;eut pas nui à l&#8217;interprétation, bien au contraire.</p>
<p>Ce texte désespéré renvoie en quelque sorte l&#8217;image inversée du Journal d&#8217;un <em>Curé de campagne</em> en dressant une critique sans pitié de l&#8217;austérité sans charité d&#8217;un certain protestantisme.</p>
<p><strong>La confession du Pasteur Burg</strong><br />
mis en scène par Didier Nkebereza<br />
avec Frédéric Landenberg<br />
Manufacture des Abesses<br />
7 rue Véron &#8211; 75018 Paris<br />
Jusqu&#8217;au 28 janvier 2012<br />
Du mardi au samedi, 19h.<br />
tarifs : 13 € / 24 €.</p>
<p>Tél : 01 42 33 42 03<br />
<a href="http://manufacturedesabbesses.com" target="_blank">manufacturedesabbesses.com</a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Oncle Strongle &#8211; La Nostalgie Fertile</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2012/01/04/oncle-strongle-la-nostalgie-fertile/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 07:34:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blacherois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures Rock]]></category>
		<category><![CDATA[garage swing]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[oncle strongle]]></category>

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		<description><![CDATA[Autoproclamé « groupe de garage swing du Vieux Continent », Oncle Strongle, formé en 2002 entre Toulouse et Agen, délivre une musique à la croisée des chemins, sans frontières, et profondément joyeuse.

À première écoute, rien de bien original. La formation, ( 2 saxophones, 1 clarinette, 1 trompette, 1 contrebasse, 1 batterie, 1 guitare/banjo) semble répéter [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/oncleStrongle3501.jpg" alt="/" /><strong>Autoproclamé « groupe de garage swing du Vieux Continent », Oncle Strongle, formé en 2002 entre Toulouse et Agen, délivre une musique à la croisée des chemins, sans frontières, et profondément joyeuse.<br />
</strong><br />
À première écoute, rien de bien original. La formation, ( 2 saxophones, 1 clarinette, 1 trompette, 1 contrebasse, 1 batterie, 1 guitare/banjo) semble répéter des recettes éculées, tiraillées entre jazz et fanfare, pop et swing.</p>
<p>Mais en prolongeant l’audition, l’alchimie fonctionne. Ici, pas question d’un simple hommage aux courants passés. Ici, pas question d’une redite supplémentaire.<br />
Ici, il s’agit plus d’un hommage décomplexé, dénué d’entraves et de la pesanteur d’une nostalgie étouffante.</p>
<p>Bien sûr, les inspirations sont palpables. Duke Ellington, Django Reinhardt, mais aussi The Beatles, The Clash (période ska), le tout judicieusement condensé sans jamais être caricaturé. Ces figures tutélaires malgré leurs ombres planantes, ne plombent jamais le souffle créatif du groupe.</p>
<p>Leurs deux albums, <em>Sweet And Destroy</em> (2008), et<em> Crook Songs</em> (2011) exhalent des saveurs d’antan, de ces parfums de clubs de jazz enfumés, de cet Âge d’Or d’Hollywood où mafia, glamour et création  s’accordaient d’un trait.</p>
<p>Des <em>tempi</em> effrénés aux harmonies vocales peaufinées, de la technique individuelle à la cohérence d’ensemble, Oncle Strongle démontre que le nostalgie n’est pas obligatoirement source d’embarras. Et qu’un regard dans le rétroviseur permet aussi d’avancer, d’innover.</p>
<p>Guillaume Blacherois</p>
<p><strong> Site officiel http://www.onclestrongle.com/</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Enquêtes scientifiques au cœur de l’étrange</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 08:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Sbalchiero</dc:creator>
				<category><![CDATA[Croyances et paranormal]]></category>
		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes scientifiques au cœur de l’étrange]]></category>
		<category><![CDATA[paranormal]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Lignon]]></category>

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		<description><![CDATA[D’emblée, la citation de Jacques Bergier mise en exergue donne le ‘la’ : « Ce n’est pas parce que tant de fous se prennent pour Napoléon que Napoléon n’a pas existé ».
Cette phrase résume ce livre et l’œuvre du professeur Yves Lignon dont la ligne de conduite, celle de tout scientifique authentique, reste inchangée : [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/aucoeurétrange350.jpg" alt="/" /><strong>D’emblée, la citation de Jacques Bergier mise en exergue donne le ‘la’ : « Ce n’est pas parce que tant de fous se prennent pour Napoléon que Napoléon n’a pas existé ».<br />
Cette phrase résume ce livre et l’œuvre du professeur Yves Lignon dont la ligne de conduite, celle de tout scientifique authentique, reste inchangée : observer les faits, qu’ils présentent ou non un caractère de rationalité.</strong></p>
<p>Maître de conférences de statistiques à l’université de Toulouse-le-Mirail, Yves Lignon a un courage professionnel rare. Il s’intéresse depuis des années au ‘paranormal’, boudée ou rejetée par une partie de l’élite intellectuelle française. Lignon considère les faits, tous les faits, compréhensibles ou non à ce jour par la science. Tous méritent d’être des objets d’investigation. Cette démarche honore l’esprit humain.</p>
<p>Ce livre le prouve. Magnifiquement publié par une petite maison d’édition qui deviendra grande, il montre que paranormal et science peuvent faire bon ménage sinon devenir proches, à condition que les chercheurs fassent toujours preuve de sérieux, de rigueur, bref, soient les acteurs d’une démarche scientifique, à l’image d’Yves Lignon.</p>
<p>Fin connaisseur de l’histoire de la parapsychologie et des protocoles scientifiques élaborés depuis le tournant du XXe siècle, il propose une agréable et enrichissante balade aux lecteurs à travers maints phénomènes constituant autant de chapitres : « Histoire de voyants », Histoire de maisons hantées », « Paranormal et religion », « Vraies et fausses prophéties », « Laboratoires et services secrets ». Le style, image de l’auteur, est clair, concis, bourré d’humour. La lecture est un vrai plaisir destiné au ‘grand’ public comme aux passionnés de ces affaires mystérieuses.</p>
<p>Selon moi, un seul point est contestable : le chapitre portant sur les rapports entre paranormal et religion et, en particulier, les pages consacrées aux apparitions mariales (avec le renfort de Marc Hallet, chercheur indépendant, très sympathique, mais assez peu regardant sur la rigueur  épistémologique !). On lit ces mots surprenants sous la plume d’un homme prudent et avisé comme Lignon, au sujet de Fatima (1917) : « Fatima n’est qu’un énorme abus de confiance, la mise en scène d’une mascarade dans un but de propagande. » (page 201).</p>
<p>Effectivement, les faits de Fatima posent des difficultés complexes. Mais, de là, résumer ce sanctuaire célèbre à une formule aussi lapidaire évite de se poser les bonnes questions ! Car enfin, Monsieur Lignon, prenez trois jeunes bergers illettrés, même baignés dans une religiosité perméable au merveilleux (cela reste d’ailleurs à préciser), dans un pays ultra catholique, et faites en sorte que leurs ‘visions’ apparemment ‘inventées’ ou ‘déformées’ permettent la création d’un pèlerinage mondialement actif depuis 94 ans !</p>
<p>Hormis ce passage, ce travail mérite d’être recommandé à tous ceux qui s’intéressent, de près ou de loin, au paranormal. Il est le fruit d’une trentaine d’années de travail. C’est un événement suffisamment exceptionnel en France pour qu’il soit connu du plus grand nombre.</p>
<p><strong> Yves Lignon, <em>Enquêtes scientifiques au cœur de l’étrange</em>,  Villeveyrac, Le Papillon Rouge Editeur, 2011, 288 p., 19, 90 euros.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Frédéric Ozanam, la cause des pauvres</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/12/30/frederic-ozanam-la-cause-des-pauvres/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 08:59:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Editions de l'Oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Ozanam]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques de Guillebon]]></category>
		<category><![CDATA[la cause des pauvres]]></category>

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		<description><![CDATA[Fondateur des Conférences Saint-Vincent-de-Paul, dédiées à aider les plus démunis, Frédéric Ozanam fut, au siècle du romantisme, l’instigateur d’une pensée sociale dont nous sommes toujours tributaires.
Ozanam s’est escrimé, à une époque où la pauvreté et la misère étaient largement répandues dans les milieux ouvriers et du petit artisanat à ce qu’elles soient prises en compte [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/frederic-ozanam.jpg" alt="/" /><strong>Fondateur des Conférences Saint-Vincent-de-Paul, dédiées à aider les plus démunis, Frédéric Ozanam fut, au siècle du romantisme, l’instigateur d’une pensée sociale dont nous sommes toujours tributaires.</strong></p>
<p>Ozanam s’est escrimé, à une époque où la pauvreté et la misère étaient largement répandues dans les milieux ouvriers et du petit artisanat à ce qu’elles soient prises en compte par une poignée de jeunes gens, intellectuels et lettrés qui surent faire en sorte que les gouvernements s’y intéressent.<br />
Dans un bref essai qui nous fait aussi bien comprendre le contexte historique de la première moitié du XIX<sup>e</sup> siècle que le cheminement intellectuel et spirituel de Frédéric Ozanam, <em>la cause des pauvres</em> comme il dit, Jacques de Guillebon fait revivre un homme hors du commun.<br />
Intelligent, cultivé, dynamique, sachant allier ses rêves à une action incessante, Frédéric Ozanam est l’archétype de l’humaniste du XIX<sup>e</sup> siècle, à la fois tributaire du XVIII<sup>e</sup> dans son désir de connaissances illimité et homme de son temps, concerné par les problèmes sociaux et politiques d’un siècle en constante révolution.</p>
<p>Né à Lyon d’un père médecin qui a combattu sous la Révolution Française, puis sous la Convention et enfin dans la Grande Armée napoléonienne et de la fille d’un riche négociant en soies de Lyon, Frédéric réchappe de justesse aux maladies infantiles qui emportent la plupart de ses frères et sœurs. De santé fragile bien que vigoureux et volontaire, il passe son bac très jeune, devient docteur en médecine à 22 ans, puis docteur en droit, se rapproche du milieu romantique à Paris, puis présente une thèse de littérature avant d’enseigner l’économie et la littérature comparée à la Sorbonne.</p>
<p>Fils de bourgeois, fréquentant de jeunes bourgeois et aristocrates monarchistes, il avait peu de chances d’être très jeune un républicain convaincu et de s’intéresser au sort des pauvres gens, s’il n’était né dans ce siècle où il nous semble que rien n’était impossible et s’il n’avait rencontré de grandes figures telles que Lacordaire, Lamartine, Chateaubriand et Lamennais.<br />
Lacordaire qui, dès les années 1830, réclamait la liberté d’expression et la liberté de la presse ainsi que la liberté d’enseignement. « <em>Il réclame aussi avec véhémence la séparation de l’Église et de l’État, appelant les prêtres à refuser le salaire du gouvernement et exaltant l’esprit de pauvreté, </em>écrit l’auteur<em>.</em> » De tels propos peuvent étonner dans la bouche d’un prêtre qui écrit également que « <em>la liberté ne se donne pas, elle se prend</em> », si l’on méconnaît la pensée extrêmement moderne de tout un pan du christianisme, paradoxalement libéral et social, qui travaillera en soubassement à la séparation de l’Église et de l’État et à la reconnaissance de la légitimité républicaine en France par la papauté.</p>
<p>Frédéric Ozanam est le rejeton de cette pensée qui synthétise une vision politique et sociale très moderne et le message, selon lui plus que jamais actuel, du christianisme.</p>
<p>« <em>La question qui divise les hommes de nos jours n’est plus une question de formes politiques, c’est une question sociale, c’est de savoir qui l’emportera de l’esprit d’égoïsme ou de l’esprit de sacrifice ; si la société ne sera qu’une grande exploitation au profit des plus forts ou une consécration de chacun pour le bien de tous et surtout pour la protection des faibles</em>, écrit-il. Près de deux siècles plus tard, force est de constater que nous en sommes toujours au même point et que, même si de nombreuses associations viennent en aide aux plus démunis, nous sommes toujours dans la même lutte de l’exploitation du plus grand nombre au profit de quelques égoïstes.</p>
<p>Loin des grandes utopies politiques qui ont mené aux désastres totalitaires qu’a connu le siècle suivant, Ozanam résumait ainsi sa pensée : « <em>avant de faire le bien public, nous pouvons essayer de faire le bien de quelques uns ; avant de régénérer la  France, nous pouvons soulager quelques uns de ses pauvres.</em> »</p>
<p><strong>Jacques de Guillebon, <em>Frédéric Ozanam, la cause des pauvres</em>, éditions de l’Œuvre.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Un stradivarius pour Matthieu Arama</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/12/23/un-stradivarius-pour-matthieu-arama/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 08:56:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Musique !]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Bernard Magrez]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Arama]]></category>
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		<category><![CDATA[Stradivarius]]></category>
		<category><![CDATA[vin]]></category>
		<category><![CDATA[violoniste]]></category>
		<category><![CDATA[’Institut Culturel de Bernard Magrez]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;histoire ressemble un peu à un conte de Noël. Matthieu Arama est un jeune violoniste qui, en quelques années, a déjà fait quelque bruit dans le monde musical !  Violoniste, chef d’orchestre, le musicien a plus d’une corde à son arc… ou à son violon.
Et quel violon  ! Un Stradivarius prêté par la Fondation Bernard [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/AramaStradivarius350.jpg" alt="/" /><strong>L&#8217;histoire ressemble un peu à un conte de Noël. Matthieu Arama est un jeune violoniste qui, en quelques années, a déjà fait quelque bruit dans le monde musical !  Violoniste, chef d’orchestre, le musicien a plus d’une corde à son arc… ou à son violon.<br />
Et quel violon  ! Un Stradivarius prêté par la Fondation Bernard Magrez, fameux propriétaire du &laquo;&nbsp;Pape Clément&raquo;&nbsp; et de multiples appellations à Bordeaux et dans le monde.</strong></p>
<p>Quelques dates-clé de son brillant parcours : à 6 ans il commence l’apprentissage du violon et à 11, il fait ses débuts comme soliste à la Salle Gaveau à Paris. En 2000, il obtient le Premier prix mention très bien à l’unanimité avec un Prix spécial de l’association des anciens élèves au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.</p>
<p>Jusqu’en 2006, il étudie au Conservatoire Royal de Bruxelles avant de rejoindre le Conservatoire de Boston où il travaille avec Malcolm Lowe (concertmaster du Boston Symphony Orchestra), Joseph Siverstein et Eric Rosenblit. Ses professeurs se nomment Igor Oïstrakh, Vadim Repin, Ivry Gitlis, Pavel Vernikov… et lui apportent l’enseignement de la grande école soviétique.</p>
<p>Matthieu Arama collectionne les récompenses dans les concours internationaux : le Troisième Grand Prix du Concours International de Montréal, une Médaille de Bronze au Concours international de Londres (B.Britten), le Quatrième Prix du concours International Shlomo Mintz à Sion ou encore son diplôme de Master avec Distinction du Conservatoire Royal de Bruxelles où il obtient 20/20 en violon. Il est également Lauréat de la bourse Feydau de Brou St Paul délivrée au Meilleur Instrumentiste à corde et au meilleur pianiste du CNSM et Lauréat de la Yamaha music Fondation Europe.</p>
<p>Dès lors une carrière internationale s’ouvre devant lui : Matthieu Arama s’est produit en soliste avec quelques orchestres parmi les plus prestigieux tels que le London Symphony Orchestra à Barbican sous la direction de Sir Andrew Davis, l’Orchestre Symphonique de Montréal salle Wilfried Pelletier sous la direction d’Asher Fish, mais aussi le Royal Philharmonic Orchestra (Londres-Barbican), l’Ontario Philharmonic Orchestra (Toronto-Canada), le Cape Town Philharmonic (RSA), l’Orchestre de l&#8217;Université autonome au Mexique (Mexico, Juarez), l’Orchestre National de Lituanie&#8230;<br />
Il est aussi un habitué des grandes scènes internationales, la Grande Salle du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, le concert Hall du Conservatoire Royal de Bruxelles, les festivals comme l’Académie Ravel de St-Jean de Luz, les Nancyphonies de Nancy, le Starling Delay Symposium de la Juilliard School à New York…</p>
<p>2008 marque un tournant important dans sa carrière puisqu’il est nommé super-soliste à l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine. L’année suivante il prend la direction artistique de l&#8217;Orchestre de Chambre de l&#8217;ONBA. Il est invité à se produire en soliste avec L&#8217;ONBA ou l&#8217;orchestre de chambre au Grand Théâtre de Bordeaux, au Palais des Sports ou en région Sud Ouest sous la direction de Kwame Ryan, directeur artistique de L&#8217;ONBA, Fayçal Karoui directeur musical du New York City Ballet&#8230;</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Arama-Magrez350.jpg" alt="/" />Le jeune musicien fait une rencontre essentielle en la personne de Bernard Magrez* : en 2011 le célèbre producteur de vins au Château Pape Clément lui confie son Stradivarius &laquo;&nbsp;Fombrauge&raquo;&nbsp; avec lequel il donne des récitals, des concerts en soliste à Bordeaux, notamment sur la Place de la Bourse pour un concert en plein air pour la célèbre fête du Fleuve réunissant un public de 15 000 personnes.</p>
<p>L’agenda de Matthieu Arama regorge de projets pour les saisons à venir. Tout d’abord grâce au Mécénat de Bernard Magrez il va enregistrer un disque consacré à des pièces de grande virtuosité de Wieniawski, Sarasate, Brahms…</p>
<p>Dans le cadre de l’Institut Culturel de Bernard Magrez il donnera un récital dans le Grand Foyer du Grand Théâtre de Bordeaux, précédé d’une conférence de Jean-Jacques Aillagon.<br />
Ses concerts le conduiront également au Cap Ferret, au Canada, à Hong Kong, New York, au Liban… Ses activités bordelaises se prolongeront avec l’ONBA qu’il dirigera dans la Nouvelle Salle de Bordeaux pour un Concerto de Sibelius où il tiendra également la partie soliste.</p>
<p>Ne manquez pas de découvrir ce violoniste promu à un brillant avenir !</p>
<p>Manon Ardouin</p>
<p>* À lire dans la rubrique &laquo;&nbsp;Tout un art de vivre et d&#8217;être&raquo;&nbsp;, notre note sur le mécénat culturel de Bernard Magrez.</p>
<p>Pour aller plus loin :<br />
<a href="http://www.opera-bordeaux.com" target="_blank">www.opera-bordeaux.com</a></p>
<p><a href="http://www.bernard-magrez.com" target="_blank">www.bernard-magrez.com</a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Jazz Me, l’hommage de Lucy Harrison</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/12/21/jazz-me-l%e2%80%99hommage-de-lucy-harrison/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 07:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures Rock]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz me]]></category>
		<category><![CDATA[Lucy Harrison]]></category>
		<category><![CDATA[Musique !]]></category>

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		<description><![CDATA[Peu connue du grand public, Lucy Harrison est pourtant riche d’une carrière longue. Elle sort Jazz Me, l&#8217;hommage d&#8217;une voix aux grands noms du Jazz.
Sur les planches depuis ses treize ans, elle débute au théâtre en Angleterre. Vite repérée, elle alterne classiques (Les Caprices De Marianne, Songe D’une Nuit D’été…), se lance dans les spectacles [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/JAzz-Me350.jpg" alt="/" /><strong>Peu connue du grand public, Lucy Harrison est pourtant riche d’une carrière longue. Elle sort <em>Jazz Me</em>, l&#8217;hommage d&#8217;une voix aux grands noms du Jazz.</strong></p>
<p>Sur les planches depuis ses treize ans, elle débute au théâtre en Angleterre. Vite repérée, elle alterne classiques (<em>Les Caprices De Marianne, Songe D’une Nuit D’été…</em>), se lance dans les spectacles musicaux à la suite de sa rencontre décisive avec le dramaturge et producteur Roger Louret (<em>Les Années Twist, </em>Molière 1995), apparaît à la télévision (<em>Les Années Tubes</em> avec Jean-Pierre Foucault) et parvient à obtenir des rôles au cinéma <em>(San Antonio </em>de Frédéric Auburtin, <em>Un Barrage Contre Le Pacifique</em> de Rithy Panh, <em>Ma Femme Est Une Actrice </em>d’Yvan Attal).</p>
<p>En août dernier, un album intitulé<em> Jazz Me</em>, tiré d‘un spectacle éponyme est sorti, occasion d’entendre l’un de ses talents &#8211; sa voix -, s’emparer de quelques uns des standards incontournables du jazz. De<em> Cry Me A River</em> à <em>Besame Mucho </em>en passant par <em>Summertime</em>, l’artiste entourée d’un trio (piano, contrebasse, batterie) traverse un répertoire universel, un horizon musical partagé des foules du monde.</p>
<p>En refusant de sombrer dans une virtuosité technique, la formation instrumentale sert en toute humilité la voix de l’artiste. Une voix tantôt douce et frissonnante (<em>Besame Mucho, Cry Me A River</em>), tantôt rocailleuse et teintée de blues noir-américain (<em>Summertime, I Just Want To Make Love To You</em>).</p>
<p>Puissante et contenue, proche d’Etta James et de Beth Hart, son interprétation n’est pas une énième tentative de dépoussiérer ces morceaux, qui par ailleurs n’ont en pas besoin. Plus que des réarrangements prétendus innovants, plus qu’une approche tiraillée par la volonté de rompre avec le matériau original, la proposition de Lucy Harrison et de ses musiciens ressemble à un témoignage ému et sincère.</p>
<p>Sans ambages, dénué d’ostentations superflues, l’album renvoie l’auditeur à la simplicité de ces standards. Une immédiateté presque naturelle, directement palpable, rendue ici, et visible à loisir tous les dimanches au théâtre parisien Les Feux De La Rampe.</p>
<p>Guillaume Blacherois<br />
<strong><br />
Lucy Harrison, <em>Jazz Me</em>. Album sorti en août 2011, LMA production.<br />
<em>Jazz Me</em>, tous les dimanches à 18h30 au théâtre Les Feux De La Rampe, 75009 Paris.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Carnage de Roman Polanski &#8211; Les fauves mondains</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 08:32:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blacherois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Carnage]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[Roman Polanski]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le plébiscite international de Ghost Writer, le réalisateur de Frantic et de Rosemary’s Baby revient avec l’adaptation de la pièce Le Dieu Du Carnage, drame de Yasmine Reza paru en 2007.
Carnage de Roman Polanski, un film à voir.
Suite à une altercation entre leurs enfants, les couples Cowan (Christoph Waltz/Kate Winslet) et Longstreet (Jodie Foster/John [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Carnage300.jpg" alt="/" /><strong>Après le plébiscite international de <em>Ghost Writer</em>, le réalisateur de <em>Frantic</em> et de <em>Rosemary’s Baby</em> revient avec l’adaptation de la pièce <em>Le Dieu Du Carnage</em>, drame de Yasmine Reza paru en 2007.<br />
<em>Carnage</em> de Roman Polanski, un film à voir.</strong></p>
<p>Suite à une altercation entre leurs enfants, les couples Cowan (Christoph Waltz/Kate Winslet) et Longstreet (Jodie Foster/John C.Reilly) se retrouvent afin de régler à l’amiable cette situation a priori anodine. Bien sûr, rien ne va se passer comme convenu.</p>
<p>La rencontre, organisée dans l’appartement new-yorkais des Longstreet, déborde vite le cadre bourgeois et apparemment paisible d’alentour. Les mots &#8211; révolvers chargés &#8211; éclatent la quiétude de ces existences. Les saillies disloquent la toile de fond, les masques s’effritent, les fards d’ordinaire s’écroulent.</p>
<p>Épreuve de vérité, les couples au cours de ce huis clos infernal, se révèlent sous un autre jour. Alors qu’ils se présentent d’abord comme des individus responsables, sensés, et maîtres de leurs pulsions, ils sombrent à mesure des heures et des verres de whisky vers une forme de simplicité primitive, vers leur irréductible part d’animalité. D’honnêtes citoyens à des fauves rugissants, la frontière s’avère ténue.</p>
<p>Intense et bref (1 h 20), frontal et jouissif,<em> Carnage</em> procède d’un mouvement, de ce basculement saisissant de l’apparence à l’intériorité, de la surface à l‘essence. Retournement des valeurs, délitement des paradigmes occidentaux (Droits de L‘Homme, civisme, universalisme…) : la vérité de l’être et sans doute de notre condition qui, chaque jour reste enfouie sous une épaisse couche de vernis, finit ici par éclater avec pertes et fracas.</p>
<p>Polanski, comme à son habitude peu en empathie avec ses protagonistes, plutôt en posture de témoin amusé et distant de la scène, plonge le spectateur face à ses propres contradictions. N’appelant aucune résolution, laissant du coup le champ libre à la réflexion, il tend un miroir grossissant à nous autres, occidentaux, si souvent mondains et sociables, si gonflés d’idéaux et de préjugés, et pourtant tellement méfiants et craintifs.</p>
<p>Car chacun à sa manière, peut à n’importe quel moment laisser son intime et ses velléités profondes exploser. Chacun, à l’image de ces parents, dissimule, joue avec ses pulsions, tente de les contenir, par peur ou souci de cohésion et de vivre ensemble. Mais le Dieu du carnage, figuration de cette violence inhérente et fondamentale, sommeille, et menace, tapi dans nos ombres.</p>
<p>Guillaume Blacherois</p>
<p><strong><em>Carnage </em>de Roman Polanski. Avec Jodie Foster, John C.Reilly, Kate Winslet, Christoph Waltz.<br />
Sortie nationale le 7 décembre 2011.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Faste et ferveur d’Amérique latine</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/12/19/faste-et-ferveur-d%e2%80%99amerique-latine/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 12:26:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[collection Priet]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Faste et ferveur d’Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[musée Lambinet]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus que quelques jours pour découvrir l&#8217;exposition « Faste et ferveur d’Amérique latine – La collection Priet » au musée Lambinet. Courez-y !
Gérard Priet et son épouse ont vécu longtemps en Amérique latine pour des raisons professionnelles. Ils s’y sont pris de passion pour l’art baroque andin, celui l’ancienne Vice-royauté espagnole du Pérou, et ont [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/musee-lambinet300.jpg" alt="/" /><strong>Plus que quelques jours pour découvrir <strong>l&#8217;exposition « Faste et ferveur d’Amérique latine – La collection Priet » au musée Lambine</strong>t. Courez-y !</strong></p>
<p>Gérard Priet et son épouse ont vécu longtemps en Amérique latine pour des raisons professionnelles. Ils s’y sont pris de passion pour l’art baroque andin, celui l’ancienne Vice-royauté espagnole du Pérou, et ont entrepris d’acquérir des œuvres de cette époque, à la fois tableaux et orfèvrerie. Ces œuvres étant interdites d’exportation depuis longtemps déjà, ils ont formé leurs collections par des achats en Argentine et aux États-Unis. Or pour la même raison, cet art est extrêmement méconnu en Europe. En France, seuls quelques rares musées de province possèdent une ou quelques œuvres. C’est la raison pour laquelle les Priet ont décidé de présenter leurs collections de façon itinérante dans les musées français. Quelques expositions ont déjà eu lieu à Castres, Caen, Strasbourg … Et c’est désormais au public d’Ile de France de découvrir cette collection extrêmement rare, qui nécessite le détour.</p>
<p>Que verra-t-on ? Une belle collection de pièces d’orfèvrerie, art qui fut une spécialité bolivienne en raison des importants gisements de Potosi particulièrement. Et près de 50 tableaux réalisés au XVIIe et au XVIIIe siècle par des artistes locaux, indiens ou métis, formés par des peintres italiens et espagnols. L’école de Cuzco, au Pérou, est particulièrement bien représentée. Elle fut d’ailleurs l’une des plus vivantes et des plus originales de la Vice-royauté : les œuvres qui en sont issues, exclusivement à sujets religieux, manifestent à la fois la connaissance de l’art européen, via les œuvres importées, et surtout les gravures, mais aussi des particularités indiennes, qui les rendent très attachantes : vivacité du coloris, naïveté du dessin, abondance de fleurs et d’oiseaux, … Le plus surprenant étant les réminiscences incas sensibles çà et là : plumes ornant la tête de la Vierge dans plusieurs œuvres ; curieuse représentation de la Sainte Trinité qui pourrait devoir quelque chose aux figures de dieux païens ; et bien sûr les fameux « anges arquebusiers », motif absolument inédit dans l’iconographie chrétienne.</p>
<p>Un beau témoignage de la fusion réussie des civilisations espagnole et andine, quoi qu’en dise l’historiquement correct.</p>
<p>M-L. C.</p>
<p><strong>Exposition « Faste et ferveur d’Amérique latine – La collection Priet » au musée Lambinet<br />
54 bd de la Reine 78000 Versailles.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Jusqu’au 24 décembre 2011.</strong> <strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Musée ouvert de 14h à 18h tous les jours sauf les vendredis et jours fériés.</strong> <strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>P.T. : 5 € ; T.R. : 2,50 €.</strong></p>
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		<title>« Tu ne te feras point d’idole »</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 10:24:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[François Gibault]]></category>
		<category><![CDATA[L'Editeur]]></category>
		<category><![CDATA[La cité interdite]]></category>
		<category><![CDATA[les successions]]></category>
		<category><![CDATA[Mikaël Hirsch]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans Les successions, en partant de l’histoire de Pascal Klein, brillant marchant d’art parisien en quête d’un tableau de Chagall qui doit lui faire accéder à sa propre identité et duquel il espère les réponses aux questions qui le tourmentent, Mikaël Hirsch, l’auteur, emboîte plusieurs histoires les unes dans les autres qui gravitent chacune autour [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/les-successions.jpg" alt="/" /><strong>Dans <em>Les successions, </em>en partant de l’histoire de Pascal Klein, brillant marchant d’art parisien en quête d’un tableau de Chagall qui doit lui faire accéder à sa propre identité et duquel il espère les réponses aux questions qui le tourmentent, Mikaël Hirsch, l’auteur, emboîte plusieurs histoires les unes dans les autres qui gravitent chacune autour d’une œuvre d’art et font traverser au lecteur deux siècles joliment racontés. </strong></p>
<p>Tout comme dans <em>La cité interdite</em> de François Gibault, publié par le même éditeur et dont la langue est assez proche, classique, bien structurée, nous assistons au déploiement de la fascination érotique pour certains caractères féminins qui, représentés sur une toile, ont accédé en traversant les siècles à ceux de véritables idoles.</p>
<p>La passion pour l’art apparaît-elle, dans la société moderne, comme la forme ultime d’amours virtuelles, cérébrales, désincarnées, à l’image de ces bars modernes de Tokyo où les jeunes gens des deux sexes « flirtent » par images et télé messages interposés ?<br />
Quand l’œuvre d’art, objet de convoitises et de spéculations financières, d’adorations de masse insensées atteint de si hauts sommets dans la conscience collective, il s’en trouve quelques uns pour lui vouer un culte, un sacerdoce et la tenir enfermée, à l’abri des regards qui risqueraient de la souiller, au risque de priver le reste de l’humanité de son spectacle et, parfois, d’en perdre la raison.<br />
<em>« Tu ne te feras point d&#8217;idole, ni une image quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux au-dessous de la terre »,</em> disait le deuxième commandement que Dieu délivra à Moïse. Le problème que posent la représentation et les images est très ancien mais plus que jamais actuel dans une époque où tout devient image, où le désir tend de plus en plus à se réaliser dans sa projection imagée, mentale ou racontée.<br />
Dans le même temps, à la communion de masse dans les musées et les salles de spectacles, répond l’onanisme des privilégiés qui ont la possibilité d’adorer dans la solitude la plus complète l’image forgée par leur désir.<br />
Le pouvoir de l’image n’a-t-il aucune limite ? On peut le craindre.</p>
<p><strong>Mikaël Hirsch, <em>Les successions</em>, 288 pages, L’Editeur.</strong></p>
<p><strong>François Gibault, <em>La cité interdite</em>, 208 pages, l’Editeur.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>The Rolling Stones millésime 1978</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 06:35:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures Rock]]></category>
		<category><![CDATA[CD]]></category>
		<category><![CDATA[Musique !]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
		<category><![CDATA[Some Girls]]></category>
		<category><![CDATA[The Rolling Stones]]></category>

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		<description><![CDATA[Après Exile On Main Street, le crû de 1972, c’est au tour de l‘année 1978 d&#8217;être célébrée, avec la réédition de l’album Some Girls agrémenté de douze titres inédits et accompagné en parallèle de la sortie d’un concert filmé lors de la tournée promotionnelle de l’opus.
Moment musical empreint de contradictions et d’une certaine instabilité, la [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/RollingStones-SomeGirls350.jpg" alt="/" /><strong>Après <em>Exile On Main Street</em>, le crû de 1972, c’est au tour de l‘année 1978 d&#8217;être célébrée, avec la réédition de l’album <em>Some Girls </em>agrémenté de douze titres inédits et accompagné en parallèle de la sortie d’un concert filmé lors de la tournée promotionnelle de l’opus.</strong></p>
<p>Moment musical empreint de contradictions et d’une certaine instabilité, la fin des seventies rassemble des courants et des horizons sonores diversifiés. L’Angleterre se voit de son côté violemment secouée par la tornade punk, tandis que les U.S.A dansent au rythme de disco et de funk. A la fois insouciante et engagée, rebelle et festive, la période brille par ses contradictions et aussi sans doute par sa capacité à tenter de les concilier.</p>
<p>Depuis leurs balbutiements dans les années 60, les Stones ont toujours su capter l’air du temps. Parfois par opportunisme, souvent pour alimenter leur propre création. En puisant au creux de l’environnement, des tendances, de la mode, l’artiste peut enrichir sa palette, garnir et étoffer sa propre capacité à créer. Mick Jagger a d’ailleurs toujours affiché sa volonté de ne pas se restreindre aux bornes du rock, quitte de temps à autre à irriter ses compagnons de route.</p>
<p>En ce sens, Some Girls tient à la fois d‘un reflet et d‘une réponse à cette époque. Du dance Miss You au brutal Shattered, le groupe transpire, se donne, se retient, s‘amuse, s‘énerve. Sans cesse sur le fil, spontané mais loin de l’amateurisme, l’album cristallise et rétorque.</p>
<p>Les punks voulaient la mort des Stones et autres représentants du rock, devenus à leur goût trop bourgeois, trop installés, trop pantouflards. Conscients de la menace, les Stones haussent le ton, accélèrent les tempi (Lies, When The Whip Comes Down), mais se refusent à une simple contre-attaque. Certes ils ripostent au bruit par le bruit, à la fureur par la fureur, mais s’emploient aussi à marquer une distance avec le climat alentour, notamment en passant par la country (Far Away Eyes) ou la reprise de standard soul (Imagination des Temptations).</p>
<p>Les douze morceaux inédits présents pour cette réédition auraient très bien pu former l’album original tant ils le  prolongent et l’enrichissent . Alternance de riffs enragés (I Love You Too Much, Tallahassie Lassie), de blues efficaces (So Young, Keep Up Blues, When You‘re Gone), et de country honnête (Do You Think I Really Care, You Win Again), l’ensemble ne souffre d’aucune véritable faiblesse, et devait indiscutablement voir le jour.</p>
<p>Portés par la réussite commerciale de l’album, les Stones s’embarquent pour une série de concerts au cours de l’été 1978. A travers une vingtaine de salles et de stades américains, ils jouent fort, vite, avec la vigueur de leur adolescence et la maturité de leurs trente-cinq ans.</p>
<p>Le concert de Fort Worth au Texas du 18 juillet 1978 paru chez Eagle Rock (maison de production et de diffusion spécialisée dans le rock) donne un bon aperçu de la teneur de leurs prestations d’alors. Déroulant un répertoire classique (Brown Sugar, Tumbling Dice, Sweet Little Sixteen, Love In Vain…) et des titres de Some Girls (les trois quart de l’album est interprété), le groupe, Jagger en tête, vêtu tel un Gavroche trash d’une casquette simili cuir et d’un T-shirt Destroy, ne marque aucun temps mort. Concentrés, les musiciens assurent leurs parties avec conviction et délectation (foule  de regards complices et de sourires échangés), illustrant une nouvelle fois leur puissance scénique, leur maîtrise de l’espace de la représentation, sans jamais vraiment donner l’impression de s’en soucier.</p>
<p>Sulfureux, provocant, énergique, spontané, rock, disco, punk, les Rolling Stones millésime 1978 demeure le condensé d’une époque, la photographie d’un moment, qui plus de trente ans après, conserve sa saveur et sa force de persuasion. En un mot; à consommer sans modération!.</p>
<p>Guillaume Blacherois<br />
<strong><br />
<em>Some Girls </em>(deluxe édition, double-cd), Polydor, à partir de 15,99 euros. Sortie nationale le 21 novembre 2011.<em><br />
Some Girls Live In Texas’78</em>, Eagle Rock, (Dvd, Blu-Ray), à partir de 21,99 euros. Sortie nationale le 21 novembre 2011.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>La zonzon : de l&#8217;estrade aux barreaux</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 09:12:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[la Zonzon]]></category>
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		<description><![CDATA[La Zonzon, un premier roman talentueux qui a reçu le Prix Georges Brassens.
Lazare Vilain est prof de philo dans « l&#8217;Ed&#8217; Nat&#8217; ». Mais professionnellement, il n&#8217;arrive plus à « supporter l&#8217;entreducutage très glandilleux des corps d&#8217;inspection », l&#8217;immobilisme de ce milieu et les pesanteurs administratives. Sentimentalement, il sort avec Vanessa , qui « est [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Zonzon350.jpg" alt="/" /><strong>La Zonzon, un premier roman talentueux qui a reçu le Prix Georges Brassens.</strong></p>
<p>Lazare Vilain est prof de philo dans « l&#8217;Ed&#8217; Nat&#8217; ». Mais professionnellement, il n&#8217;arrive plus à « supporter l&#8217;entreducutage très glandilleux des corps d&#8217;inspection », l&#8217;immobilisme de ce milieu et les pesanteurs administratives. Sentimentalement, il sort avec Vanessa , qui « est bravette, mais fatigante », et ses « fignoleries de braguette et d&#8217;agapes » vont l&#8217;indisposant.</p>
<p>Tout les ingrédients sont réunis pour que le bonhomme s&#8217;emmerde et en ait marre de cette vie proprette : il veut de la déglingue ! C&#8217;est pourquoi, lorsqu&#8217;une opportunité se présente à lui d&#8217;aller enseigner Socrate à des taulards, en milieu carcéral, il fonce. Et s&#8217;il arrive à leur donner goût à sa noble discipline, c&#8217;est en toute réciprocité qu&#8217;il adopte leurs codes&#8230; et prend part à leurs plus louches combines. Il se sent renaître, et son amour pour Leila ne fait que parachever ce sentiment.<br />
En lieu et place de gamins qui ne connaissent de la vie que ce qu&#8217;ils en lisent dans les bouquins, des gars qui en ont vu et fait bien plus que les 400 coups.</p>
<p>Il s&#8217;immergera dans ce monde où la philo n&#8217;allait jamais : la zonzon (la prison, en argot). C&#8217;est en étant là qu&#8217;il s&#8217;évade d&#8217;un quotidien plan-plan, et paradoxalement, qu&#8217;il se sentira le plus libre.<br />
<strong><br />
Un rare sens de la formule</strong></p>
<p>Si la critique &#8211; et même le dossier de presse – s’épanche  sur un style argotique et plein de néologismes, elle en oublie bien trop facilement la qualité du verbe, qui ne saurait souffrir aucune comparaison. C&#8217;est pourquoi nous n&#8217;aurons pas ici l&#8217;outrecuidance qu&#8217;ont eu certain de le placer entre Audiard et Dard. D&#8217;ailleurs, réduire le style de Guyard à un argot inaccessible pourrait détourner certains puristes de « La Zonzon ». Rassurons ceux-ci : l&#8217;auteur fait preuve d&#8217;un rare sens de la formule, et sait manier la plume avec maestria.<br />
Une réserve, toutefois : l&#8217;émergence d&#8217;une histoire d&#8217;amour un peu gnan-gnan tend à affadir un récit qui jusque-là, sentait bon la sueur et la testostérone.</p>
<p>Mais si, comme le disait Bukowski, « Les hôpitaux, les prisons&#8230; Telles sont les universités de la vie », celui qui fait entrer la philo dans les hôpitaux psychiatriques et les centres de détention mérite bien qu&#8217;on l&#8217;appelle Monsieur Guyard.</p>
<p>Maxime Jacquet.</p>
<p><strong><em>La Zonzon</em>, Alain Guyard. Éditions du Dilettante, 286 pages, 20 euros.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Retour sur un récital : Stanev</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/12/01/retour-sur-un-recital-stanev/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 06:47:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Musique !]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[piano]]></category>
		<category><![CDATA[récital]]></category>
		<category><![CDATA[Vesselin Stanev]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour son traditionnel récital parisien à la Salle Gaveau, le pianiste Vesselin Stanev a choisi un programme romantique, répertoire dans lequel il excelle particulièrement : Brahms, Schumann et Liszt sont les compositeurs à l’affiche de cette soirée, comme toujours, plébiscitée par le public parisien.
Vesselin Stanev débute le récital par les Klavierstücke de Brahms, pièces qui [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Stanev3501.jpg" alt="/" /><strong>Pour son traditionnel récital parisien à la Salle Gaveau, le pianiste Vesselin Stanev a choisi un programme romantique, répertoire dans lequel il excelle particulièrement : Brahms, Schumann et Liszt sont les compositeurs à l’affiche de cette soirée, comme toujours, plébiscitée par le public parisien.</strong></p>
<p>Vesselin Stanev débute le récital par les <em>Klavierstücke </em>de Brahms, pièces qui lui permettent de prendre contact avec la salle et son instrument. Mais le ton change avec les <em>Humoresques </em>de Schumann qu’il aborde avec une vigueur remarquable.<br />
Descriptif, ce cycle trouve sous ses doigts un conteur, un diseur.<br />
Après l’entracte, le pianiste bulgare interprète une Sonate de Liszt sans concession : tout y est, la virtuosité, l’inspiration, la musicalité. Cette pièce, de facture originale, raconte une histoire dont Vesselin Stanev met particulièrement en lumière les différentes étapes de cette descente aux Enfers.</p>
<p>Comme d’habitude on appréciera l’élégance des passages plus doux, une attention portée aux transitions, aux changements de nuances et surtout une précision à faire ressortir quelques notes-clé de la partition. Il propose une interprétation éblouissante de cette œuvre sans pour autant céder à la facilité d’un jeu artificiellement brillant. Pour conclure ce récital, le musicien joue une Consolation de Liszt de toute beauté.</p>
<p>Après une intégrale des <em>Études Transcendantes </em>saluée par la critique, de nombreux concerts remplis de succès à travers l’Europe avec cette partition et la prestation de ce soir, Vesselin Stanev confirme indéniablement son adéquation avec le répertoire lisztien.</p>
<p>Jeannine Hauchart<br />
<strong><br />
Pratique :</strong></p>
<p>Retrouvez Vesselin Stanev en compagnie de la flûtiste Eva Oertle pour un programme éclectique comprenant des pièces de Chopin, Mozart, Mendelssohn…, le 22 mars 2012 à 20h30 à la Salle Gaveau.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Le Bloc ou le reflet des angoisses politiques françaises</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 07:18:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Leroy]]></category>
		<category><![CDATA[La Bloc]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[série noire]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dernier livre de Jérôme Leroy relève d’un subtil dosage : un peu  de Manchette pour la précision, un peu d’A.D.G. pour l’impertinence,  beaucoup de Fajardie pour le style et la poésie des mots.
Ce n’est pas  pour rien que l’un des endroits clefs du roman est le Métropole, café  situé en [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Le-Bloc.jpg" alt="/" /><strong>Le dernier livre de Jérôme Leroy relève d’un subtil dosage : un peu  de Manchette pour la précision, un peu d’A.D.G. pour l’impertinence,  beaucoup de Fajardie pour le style et la poésie des mots.</strong></p>
<p>Ce n’est pas  pour rien que l’un des endroits clefs du roman est le Métropole, café  situé en haut de la rue Jeanne d’Arc à Rouen. Pour Blondin Rouen était  l’une, si ce n’est la plus belle ville de France. Il avait raison.<br />
Encore faut-il saisir la complexité de ses charmes, tiraillée qu’elle  est entre les brumes matinales de l’hiver et le soleil éclairant le mont  Sainte-Catherine à la belle saison.<br />
« Rouen, ville pluvieuse mais  littéraire, ville bourgeoise mais rêveuse », note avec raison Leroy, qui connaît fort bien les lieux.</p>
<p>Les nostalgiques du Métropole forment une confrérie secrètes d’anciens activistes et d’intellectuels de droite, dispersé aux quatre coins du pays.</p>
<p>Á cette faune dont fit partie Antoine Maynard, romancier à l’œuvre sacrifiée sur l’autel de l’engagement au sein du « Bloc patriotique », Jérôme Leroy adresse au travers de cette Série Noire un reflet venu de l’autre rive.<br />
Leroy est en effet plus que jamais membre du PCF, sans avoir jamais sombré dans l’antifascisme à la petite semaine.</p>
<p><em>Le Bloc,</em> c’est le récit de l’arrivée au pouvoir du parti xénophobe de Roland Dorgelles, devenu celui de sa fille, Agnès, la compagne d’Antoine Maynard. L’alliance scellée avec la droite parlementaire exige le sacrifice du chef du service d’ordre, un homosexuel nordiste d’origine slave dénommé Stanko.</p>
<p>La toute nouvelle respectabilité du Bloc exige que les bas-fonds du parti soient nettoyés, que les plus compromettants soient définitivement mis à l’écart, quitte à ce que les plus fidèles soient liquidés. Antoine et Stanko étaient amis au-delà de la diversité de leurs origines, bourgeoise pour le premier, prolétaire pour le second. La raison du parti se rapproche de la raison d’Etat. Elle ne tient compte ni des services rendus, ni de l’amitié.</p>
<p>Ce livre nous démontre qu’au-delà des mots et des serments, le jeu cruel de la politique se referme quand sonne l’heure du pouvoir, quand vient le temps de la marche sur Rome. Il y aura du sang. Il y aura des regrets. Ils s’estomperont.</p>
<p>Jérôme Besnard</p>
<p><strong>Jérôme Leroy, <em>Le Bloc, Série noire </em>– Gallimard, 296 pages, 17,50 euros.</strong></p>
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		<title>Marie Tudor</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/29/marie-tudor/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 06:54:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie 13]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Tudor]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre du Lucernaire]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Hugo]]></category>

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		<description><![CDATA[Marie Tudor, une reine sur scène&#8230; Une incarnation portée par Florence Cabaret avec ferveur.
On connaît mal le drame romantique commis par le jeune Victor Hugo. Inspiré par celle que l&#8217;on nomma &#171;&#160;la reine sanglante&#187;&#160; et pétri d&#8217;influences shakespeariennes, le texte laisse exploser les émotions, couler le sang, gémir les cœurs broyés, mourir les hommes&#8230;
Ambivalences et [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/MarieTudor350.jpg" alt="/" /><strong>Marie Tudor, une reine sur scène&#8230; Une incarnation portée par Florence Cabaret avec ferveur.</strong></p>
<p>On connaît mal le drame romantique commis par le jeune Victor Hugo. Inspiré par celle que l&#8217;on nomma &laquo;&nbsp;la reine sanglante&raquo;&nbsp; et pétri d&#8217;influences shakespeariennes, le texte laisse exploser les émotions, couler le sang, gémir les cœurs broyés, mourir les hommes&#8230;<br />
Ambivalences et incertitudes du romantisme s&#8217;insinuent là où se déroule le mécanisme implacable de la tragédie classique.</p>
<p>Toute de rouge vêtue, Marie Tudor règne sur la scène, en proie aux tourments de la passion et de la jalousie. Cette dernière est promise au futur  roi d’Espagne, Philippe. Simon Renard,chargé des  négociations, entend alors se débarrasser de l&#8217;encombrant favori de la reine, Fabiani.</p>
<p>Face à Marie Tudor, la fragile Jane, aimée d&#8217;un simple et pauvre artisan qui veut l&#8217;épouser après l&#8217;avoir élevée&#8230;</p>
<p>Fait assez rare pour être souligné, l&#8217;ensemble des membres de  la troupe de la Compagnie 13 incarne avec talent son personnage, offrant une assez belle homogénéité d&#8217;interprétation.<br />
Une mention spéciale à Sacha Petronijevic pour son jeu empli d&#8217;ironie et de cynisme.</p>
<p>Le texte de Hugo, quant à lui, pour avoir été raccourci, ne souffre d&#8217;aucune infidélité.</p>
<p>Une mise en scène efficace et moderne mais qui sait ne pas verser dans l&#8217;excès ou, pire, dans un anachronisme tapageur.  Ici, les éléments contemporains, instillés par touches légères, ne rendent que mieux compte de la pérennité des passions humaines qu&#8217;elles soient &laquo;&nbsp;puissantes ou misérables&raquo;&nbsp;.</p>
<p><em><strong>Marie Tudor</strong></em><br />
De Victor Hugo<br />
Mise en scène Pascal Faber</p>
<p>Du mardi au samedi à 21h30<br />
Le dimanche à 15h</p>
<p><strong>Théâtre Le Lucernaire,</strong><br />
53, rue Notre Dame des Champs &#8211; 75006 Paris</p>
<p>Photos : © David Krüger</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Hussein Chalayan</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/25/hussein-chalayan/</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Nov 2011 08:23:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Hussein Chalayan]]></category>
		<category><![CDATA[Les Arts décoratifs]]></category>
		<category><![CDATA[mode]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Arts décoratifs accueillent le créateur Hussein Chalayan jusqu&#8217;au 11 décembre 2011.
Projetés hors du temps dans cette exposition, on imagine le futur, dans un monde presque imaginaire ou de science fiction, loin des clichés de la mode, du glamour de certains défilés et des magazines&#8230;
Les créations d&#8217;Hussein Chalayan intriguent puis déconcertent. Presque tous les mannequins [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Chalayan350.jpg" alt="/" /><strong>Les Arts décoratifs accueillent le créateur Hussein Chalayan jusqu&#8217;au 11 décembre 2011.</strong></p>
<p>Projetés hors du temps dans cette exposition, on imagine le futur, dans un monde presque imaginaire ou de science fiction, loin des clichés de la mode, du glamour de certains défilés et des magazines&#8230;</p>
<p>Les créations d&#8217;Hussein Chalayan intriguent puis déconcertent. Presque tous les mannequins présentés ont les yeux fermés comme dans un monde irréel ou fantastique&#8230; jusqu&#8217;à porter une capsule en forme d’œuf qui nie complètement le visage et ses expressions. Ce créateur mêle design et architecture avec des éléments empruntés à la sculpture, la vidéo, le mobilier. Il va s&#8217;inspirer au cours de ses défilés de réalités politiques, sociales, économiques ou religieuses.</p>
<p>Alors peut-on parler d’un créateur de mode ? Pas vraiment, puisqu&#8217;il dit lui même ne pas être intéressé par la mode. Au départ Hussein Chalayan voulait être architecte.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Chalayanbis350.jpg" alt="/" />On comprend ainsi mieux ce qu&#8217;il veut dire ou exprimer. Son imagination est débordante&#8230; Les « Buried Dresses » font partie des collections qui l&#8217;ont rendu célèbre : une série de robes inhumées dans un jardin trois mois avant le défilé totalement métamorphosées par l’oxydation et l’altération des tissus.<br />
De même, « Inertia» symbolise la rapidité du déplacement où les motifs utilisés sont empruntés à l&#8217;univers de l&#8217;automobile. Le défilé se termine avec six mannequins vêtus de tchadors noirs de différentes longueurs. La première sort complètement nue, portant seulement un voile qui lui cache le visage. Les suivantes portent des tchadors qui dissimulent progressivement leur corps nu afin de montrer que selon lui, dans le code religieux on nie la personne.</p>
<p>Controversé mais pas conflictuel, toutes ces œuvres depuis 17 ans correspondent à ses origines : chypriote turc né à Nicosie en 1970, il a quitté l&#8217;île pour venir étudier en Angleterre et ses créations correspondent à ses questionnements sur les frontières, le monde, ces mélanges culturels.</p>
<p>Visiter cette exposition c&#8217;est comme un voyage à travers le monde, le temps et la sociologie &#8230;</p>
<p>Isabelle Jolly-Gojon</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong>Musée des arts décoratifs</strong><br />
107, rue de Rivoli – 75001 Paris<br />
Tél : 01 44 55 57 50</p>
<p>Ouverts du mardi au dimanche de 11 h à 18 h<br />
(Nocturne le jeudi jusqu’à 21 h :<br />
Seules les expositions temporaires<br />
et la galerie des bijoux sont ouvertes)<br />
Plein tarif : 9 €/tarif réduit : 7,50 €</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>D’un pays sans amour</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/23/d%e2%80%99un-pays-sans-amour/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 07:06:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[D'un pays sans amour]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Rozier]]></category>
		<category><![CDATA[grasset]]></category>
		<category><![CDATA[yiddish]]></category>

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		<description><![CDATA[« Mère, nous arrivons d’un pays sans amour,
D’un pays où Dieu est absent.
 
Déluge en tête et crépuscule dans le sang.
 
La terre obscure est une planète aveugle
Malheur à elle qui s’étend si noire
sous les pieds et sous les maisons !
 
Elle ouvrira ses yeux ses lèvres aux clameurs –
Malheur à moi depuis la Genèse jusqu’à [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/gilles-rozier.jpg" alt="/" />«<strong> <em>Mère, nous arrivons d’un pays sans amour,<br />
D’un pays où Dieu est absent.</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Déluge en tête et crépuscule dans le sang.</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>La terre obscure est une planète aveugle<br />
Malheur à elle qui s’étend si noire<br />
sous les pieds et sous les maisons !</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Elle ouvrira ses yeux ses lèvres aux clameurs –<br />
Malheur à moi depuis la Genèse jusqu’à ce jour !<br />
Et le ciel est mauvais<br />
si lourd de nuées si mauvais –<br />
à la lèvre d’un arbre il n’offre point le lait<br />
de sa poitrine nuageuse.</em> </strong>»</p>
<p>C’est ce poème d’Uri-Zvi Grinberg que découvre Pierre, un jeune homme orphelin et un peu perdu, dans un exemplaire de la revue <em>Khaliastra</em> illustrée par Marc Chagall au début des années 1920.</p>
<p>« <em>Le poète exprimait en mots des angoisses qui m’étaient familières : le sentiment d’être pris dans un monde que l’on ne pouvait maîtriser, mon monde.</em> »</p>
<p>Fasciné par cette poésie, Pierre se tourne vers Sulamita, une très vieille femme, recluse dans un palais romain, son « palais de mémoire » comme elle l’appelle, une immense bibliothèque où elle a archivé tout ce qui concernait Uri-Zvi Grinberg, Peretz Markish et Melekh Rawicz, les trois jeunes poètes animateurs de cette revue, tissant, en partant de ces trois étoiles, toute la constellation que formèrent les poètes juifs et leurs familles qui avaient pour capitale Varsovie, le cœur de ce <em>Yiddishland</em> où Pierre découvre qu’était également née sa grand-mère, Anna Janowska.<br />
Qui sait encore que Varsovie était la capitale de la poésie et de l’art juif, que s’y affrontaient de jeunes poètes dans une langue qui unissait une immense population juive ?</p>
<p>« <em>Je suis née dans un royaume juif, une ville où durant toute une vie vous pouviez ne parler que cette langue surgie un millénaire avant sur les rives du Rhin et qui était comme chez elle au bord de la  Vistule.</em> »</p>
<p>C’est ainsi que Sulamita fait à Pierre et aux lecteurs que nous sommes le récit calamiteux du siècle de fer qui connaîtra l’anéantissement de cette culture dès l’éclatement de l’empire austro-hongrois à la fin de la première guerre mondiale, les pogroms, l’exil puis le ghetto et les camps où, ironie du sort, beaucoup de juifs polonais partis en exil, seront ramenés pour finir leurs jours dans les camps d’extermination installés par les nazis sur leurs anciennes terres.</p>
<p>Ce livre est celui d’un peuple et d’une langue, ou plutôt deux langues qui s’affrontèrent : le yiddish, la langue populaire, et l’hébreu, celle des prophètes, celle des sionistes et des premiers colons palestiniens. C’est celui de plusieurs destins qui s’entrecroisent, ceux de Pierre, de Sulamita et des trois grands poètes Uri-Zvi, Melekh et Peretz.</p>
<p>Qui se souvient encore d’eux, à part Sumalita, presque centenaire, recluse en son palais ?<br />
À part Pierre qui hérite de cette mémoire et saura peut-être la transmettre, y trouvant les réponses à ses questions et une famille, même si la plupart de ses membres sont morts et éparpillés aux quatre coins de la planète ?<br />
Une famille est-elle autre chose qu’un cimetière de souvenirs ?</p>
<p><strong>Gilles Rozier, <em>D’un pays sans amour</em>, 439 pages, Grasset.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Inva Mula et ses cours d&#8217;interprétations</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/18/inva-mula-et-ses-cours-dinterpretations/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/11/18/inva-mula-et-ses-cours-dinterpretations/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 07:15:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Musique !]]></category>
		<category><![CDATA[ecolenormalecortot.com]]></category>
		<category><![CDATA[France Clidat]]></category>
		<category><![CDATA[Inva Mula]]></category>
		<category><![CDATA[Liszt]]></category>
		<category><![CDATA[Master Class]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir donné un premier cours en décembre 2010 à l’École Normale de Musique – Alfred Cortot qui a suscité l’enthousiasme du public et des élèves, la soprano Inva Mula est de retour pour prodiguer des conseils à trois jeunes chanteuses de l’École.
Le premier cours d’interprétation a eu lieu le 11 octobre; il ouvrait la [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Mula200.jpg" alt="/" /><strong>Après avoir donné un premier cours en décembre 2010 à l’École Normale de Musique – Alfred Cortot qui a suscité l’enthousiasme du public et des élèves, la soprano Inva Mula est de retour pour prodiguer des conseils à trois jeunes chanteuses de l’École.</strong><br />
<strong>Le premier cours d’interprétation a eu lieu le 11 octobre; il ouvrait la nouvelle saison de concerts et de classes à venir à l&#8217;ENM.</strong></p>
<p>Liying Yang a choisi d’interpréter l’air de Cléopâtre « Piangero la sorte mia » tiré de <em>Giulio Cesare</em> de Haendel. Sa première exécution est tout à fait correcte mais elle chante de manière assez froide sans exprimer de véritables sentiments. Le trac bien certainement !<br />
Inva Mula reprend avec elle en détail le récitatif : elle lui explique comment le rendre plus incisif, plus expressif. Elle chante quelques mesures pour la guider et laisse ensuite l’élève trouver ses marques à l’aide de quelques inflexions.<br />
Le professeur insiste également sur l’importance du legato dans le début de « Piangero » et encourage vivement Liying Yang à exécuter des vocalises dans la seconde partie car sa voix est parfaitement adéquate et agile pour ce répertoire. Une fois libérée, la jeune élève interprète avec raffinement et style l’air de Cléopâtre.</p>
<p>La seconde élève remporte immédiatement l’adhésion du public. Yolanda Fresedo choisit deux airs de Puccini, « Donde lieta usci » de La Bohème et « chi il bel sogno » de La Rondine. Elle possède la voix idéale pour chanter Puccini et montre un timbre particulier et une musicalité très intéressante. Inva Mula lui explique comment contrer certains problèmes techniques qui la bloquent un peu, elle insiste également sur les répétitions de « Ascolta », en s’appesantissant une fois de plus qu’il ne faut pas les aborder de la même manière. Il faut dire qu’Inva Mula est reconnue comme l’une des plus grandes interprètes de Mimi et de Magda.</p>
<p>La partie cours s’achève avec Irina de Baghy qui vient de recevoir le diplôme supérieur de Concertiste à l’unanimité. Elle interprète l’air de <em>La Favorite</em> de Donizetti avec un aplomb incroyable : tout y est, la musicalité, la technique et l’expressivité. Inva Mula ne trouve rien à redire et le public est bien d’accord puisqu’il réserve une ovation à la jeune mezzo.<br />
Contrairement à ce qui se pratique habituellement, Inva Mula a accepté de chanter quelques pages : en compagne d’Irina de Baghy elle chante le duo des fleurs de <em>Lakmé</em> et leurs deux voix se marient très bien. Albanais comme elle, Inva Mula et son excellent pianiste interprètent deux chants de leur pays avec beaucoup d’émotion.</p>
<p>Ce cours d’interprétation public inaugurait le début d’une saison particulièrement riche.</p>
<p>Le chant sera de retour dès le 13 décembre 2011 avec l’inépuisable Janine Reiss qui s’intéressera aux héroïnes mozartiennes. François-René Duchâble, déjà venu il y a deux saisons, est de retour salle Cortot pour deux cours les 5 et 6 mars.</p>
<p>Enfin, à ne surtout pas manquer, une Master Class exceptionnelle donnée par « Madame Liszt » &#8211; comprendre France Clidat &#8211; qu’elle consacre bien évidemment à Liszt, ce sera le 23 novembre à 19h30.</p>
<p>Jeannine Hauchart</p>
<p><a href="http://www.ecolenormalecortot.com" target="_blank">www.ecolenormalecortot.com</a></p>
<p><strong>Cours d’interprétation public par Inva Mula à l’Ecole Normale de Musique de Paris – Alfred Cortot, le 11 octobre 2011.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Gérard, nom de famille d&#8217;un comique</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/17/gerard-nom-de-famille-dun-comique/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 07:33:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[laurent gérad]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous parlez du nouvel humoriste de la Comédie des Boulevards, surtout insistez bien sur le &#171;&#160;R&#187;&#160;. Non, pas celui d&#8217;humoRiste mais sur celui de GéraRd.
Laurent est son prénom et Gérard est son nom. À ne pas baragouiner façon &#171;&#160;Laurent Gerra&#187;&#160; donc.
Pour être clair, et surtout à destination des mal embouchés, son spectacle s&#8217;intitule &#171;&#160;Laurent [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/LaurentGérardMam350.jpg" alt="/" width="238" height="351" /><strong>Si vous parlez du nouvel humoriste de la Comédie des Boulevards, surtout insistez bien sur le &laquo;&nbsp;R&raquo;&nbsp;. Non, pas celui d&#8217;humoRiste mais sur celui de GéraRd.<br />
Laurent est son prénom et Gérard est son nom. À ne pas baragouiner façon &laquo;&nbsp;Laurent Gerra&raquo;&nbsp; donc.<br />
Pour être clair, et surtout à destination des mal embouchés, son spectacle s&#8217;intitule &laquo;&nbsp;Laurent Gérard, Gérard comme le prénom&raquo;&nbsp;, tout simplement.</strong></p>
<p>Une bonne occasion de découvrir aussi ce mignon petit théâtre, si parisien, et qui est âgé d&#8217;un an seulement !Seul en scène, l&#8217;humoriste arbore fièrement son véritable nom : Laurent Gérard. Et naturellement, il s&#8217;inspire de sa vie.</p>
<p>Le spectacle est rythmé, le gaillard a de la présence et il a su trouver le bon <em>tempo. </em>A l&#8217;inverse d&#8217;autre comique qui pèchent par la médiocrité de leur jeu, sa formation de comédien offre une désopilante galerie de portraits de personnages hauts en couleur : le coiffeur, l&#8217;éphèbe efféminé, légèrement inverti, la mère versaillaise&#8230;</p>
<p>Doué du sens de l&#8217;autodérision, son humour fait mouche malgré un texte, somme toute assez riche.</p>
<p>Malgré une ou deux grossièretés que l&#8217;on préfèreraient voir remplacer par de l&#8217;humour moins convenu, c&#8217;est un début prometteur.</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Laurent Gérard. Gérard , comme le prénom&raquo;&nbsp;</strong></em></p>
<p><strong>La Comédie des Boulevards,<br />
39 rue du Sentier<br />
75002 Paris<br />
Du mercredi au samedi à 21h30<br />
Réservations : 01 42 36 85 24?<br />
</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Bêtes off</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/16/best-off/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 22:16:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>

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		<description><![CDATA[Passée la manifestation nationale Monuments et Animaux, certaines bestioles ont décidé de prendre leurs quartiers d&#8217;hiver à paris.
Hiberner à Paris, c&#8217;est une bonne idée. Une démarche remplie d&#8217;étrangeté quand on sait qu&#8217;elles viennent peupler une forêt mystérieuse implantée au sein de la Conciergerie.
Les visiteurs sont invités à les rencontrer dans ce nouvel espace sauvage installé [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/bêtesOff200.jpg" alt="/" /><strong>Passée la manifestation nationale <em>Monuments et Animaux</em>, certaines bestioles ont décidé de prendre leurs quartiers d&#8217;hiver à paris.</strong></p>
<p>Hiberner à Paris, c&#8217;est une bonne idée. Une démarche remplie d&#8217;étrangeté quand on sait qu&#8217;elles viennent peupler une forêt mystérieuse implantée au sein de la Conciergerie.</p>
<p>Les visiteurs sont invités à les rencontrer dans ce nouvel espace sauvage installé au coeur de la capitale.<br />
Au gré de sentiers à thème – l’allée des chimères, la route du lac ou le chemin du bout du monde –, is  découvriront des oeuvres surprenantes : objets de fantasme, miroirs réfléchissant nos travers et nos faiblesses ou témoins alarmants des grands enjeux environnementaux&#8230;</p>
<p>Les créatures, bêtes et bestioles étranges réunies à la Conciergerie illustrent les diverses fonctions de l’animal dans l’imaginaire de nos contemporains.</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong>Best off</strong></p>
<p>Commissaire : Claude d’Anthenaise, Directeur du Musée de la Chasse et de  la Nature, assisté de Raphaël Abrille, Conservateur au Musée de la  Chasse et de la Nature.</p>
<p><strong>La Conciergerie &#8211; Paris</strong></p>
<p>Du 16 novembre 2011 au 31 décembre 2011<br />
Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h sauf le 25 décembre 2011<br />
Du 1er janvier au 11 mars 2012<br />
Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h sauf le 1er janvier 2012<br />
Dernier accès 45 minutes avant la fermeture.</p>
<p>Plein tarif : 8,5 €<br />
Tarif réduit : 6 €<br />
Groupe adultes : 7 € (à partir de 20 personnes)<br />
Groupe scolaire : 30 € (20 € pour les ZEP) 35 élèves maximum, avec 2 accompagnateurs inclus ; pour tout accompagnateur supplémentaire, le tarif «groupes adultes» s’applique)<br />
Entrée gratuite pour les mois de 18 ans, les moins de 26 ans ressortissants des 27 pays de l’Union Européenne ou résidents réguliers non européens sur le territoire français.</p>
<p>Billet jumelé avec la Sainte-Chapelle<br />
Plein tarif : 12,50 €<br />
Tarif réduit : 9 €<br />
Tarif groupe : 10 €</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<item>
		<title>Que signifie le Grand Remplacement selon Renaud Camus ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/16/que-signifie-le-grand-remplacement-selon-renaud-camus/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 07:47:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Abécédaire De L’In-nocence]]></category>
		<category><![CDATA[éditions david Reinharc]]></category>
		<category><![CDATA[Le Grand Remplacement]]></category>
		<category><![CDATA[parti de l'In-nocence]]></category>
		<category><![CDATA[Renaud Camus]]></category>

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		<description><![CDATA[Candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2012 à la tête du parti de l’In-nocence, Renaud Camus a développé la théorie du Grand Remplacement, fondée sur l’observation de l’évolution sociale et culturelle en France.
Cette théorie, essentielle à ses yeux et à ceux de son parti, il l’avait déjà abordée dans l’Abécédaire De L’In-nocence et [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/camus.jpg" alt="/" /><strong>Candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2012 à la tête du parti de l’In-nocence, Renaud Camus a développé la théorie du Grand Remplacement, fondée sur l’observation de l’évolution sociale et culturelle en France.</strong></p>
<p>Cette théorie, essentielle à ses yeux et à ceux de son parti, il l’avait déjà abordée dans l’<em>Abécédaire De L’In-nocence</em> et la développe considérablement à travers trois allocutions intitulées « Le Grand Remplacement », « La nocence, instrument du Grand Remplacement » et « Que peut être une pensée libre aujourd’hui ? », réunies avec un entretien donné au <em>Nouvel Observateur</em> en septembre 2011 dans un ouvrage publié par les éditions David Reinharc.</p>
<p>Au journal qui demandait à Renaud Camus de développer cette idée de Grand Remplacement, il répondait :</p>
<p>« - <em>Oh, c’est très simple : vous avez un peuple et presque d’un seul coup, en une génération, vous avez à sa place un ou plusieurs autres peuples. C’est la mise en application dans la réalité de ce qui chez Brecht paraissait une boutade,</em> changer de peuple. <em>Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que rend seule possible la Grande Déculturation, est le phénomène le plus considérable de l’histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours.</em> »</p>
<p>Pour dissiper immédiatement tout malentendu sur les propos de Renaud Camus, il faut encore citer ce passage d’une interview donnée au magazine <em>Causeur</em> le 20 juillet 2010 :</p>
<p>«  <em>Toutes les </em>populations<em> sont inassimilables. Il en va de l’acculturation et de l’assimilation comme de l’éducation : elles ne peuvent pas faire l’économie de l’</em>individu. <em>Ce sont des hommes et des femmes et des enfants qui peuvent être assimilés au sein d’un peuple, pas des </em>peuples<em>, surtout quand ces peuples ont une forte réalité, une culture, une civilisation, une langue, une religion, une puissance</em> en dehors <em>de la nation censée les assimiler. Pourquoi se renonceraient-ils ? Deux éléments créent des Français et peuvent en créer encore : l’héritage (la naissance, l’ethnie, la race, les ancêtres, l’appartenance héréditaire) et le désir (la volonté, l’élection particulière, l’amour d’une culture, d’une civilisation, d’une langue, d’une littérature, des mœurs, des paysages).</em> »</p>
<p>Il ne faut pas se voiler la face, et Renaud Camus l’aborde d’ailleurs très sereinement, le remplacement de population qui pose problème est principalement celui des peuples d’Afrique et du Maghreb. Tout d’abord parce qu’ils s’installent en tant que peuples et qu’aucune civilisation ne peut en assimiler une autre, à plus forte raison quand cette celle-ci a une identité forte. Ensuite parce que cette identité forte, pour prendre la civilisation arabe « <em>qui a connu des moments merveilleusement brillants, qui a atteint de hauts accomplissements, et produit de grandes œuvres, dans le domaine de l’architecture, de la poésie, de l’art du récit, de la mystique, de la musique »</em>, est étroitement liée à l’islam « <em>une religion très dynamique, très aimée de ses fidèles, très naturellement et comme invinciblement portée à la conquête. »</em><br />
L’islam, contrairement à la religion chrétienne qui a su s’en départir voici bien longtemps, est une religion dont l’emprise sur la politique est inéluctable, la Tunisie, Égypte, la Syrie et même la Turquie en sont de récents exemples. On peut chasser les dictateurs du pouvoir, on n’en chassera pas l’emprise religieuse.</p>
<p>Il n’est donc pas question pour Renaud Camus de <em>stigmatiser,</em> selon <em>une expression consacrée,</em> des individus mais de faire remarquer que lorsque différentes populations prennent la place de celle qui vivait dans ses frontières depuis des siècles, il s’agit d’un remplacement et qu’en tant que tel, il n’est pas une richesse mais un poids, un problème auquel il faut faire face. Or seul aujourd’hui le discours <em>antiracististe </em>comme il l’appelle, cette doxa politico-médiatique qui nous explique ce que nous devons penser et dire, empêche ceux qui ont la parole de l’affirmer.<br />
Depuis quelque temps, selon Renaud Camus, une sorte de révisionnisme historique cherche à forger des mythes selon lesquels la France aurait été sauvée en 14-18 puis en 39-45 par ces peuples qu’elle avait colonisés ; selon lesquels les étrangers auraient fait de l’art français ce qu’il a été au XXe siècle. Beaucoup d’artistes étrangers ont en effet trouvé en Paris une terre d’accueil au début du siècle dernier et ont contribué à son effervescence culturelle ; les régiments d’Afrique et du Maghreb ont contribué aux victoires alliées lors des deux guerres mondiales mais lorsqu’une grande partie de la vérité historique est occultée au profit d’un message simpliste, on appelle cela une idéologie, dangereuse à ce titre, même si on cherche à la faire passer pour une morale.<strong> </strong></p>
<p><strong>«  <em>Ces leçons n’en font qu’une, au demeurant, l’idéologie s’étant substituée à la morale, l’ayant remplacée là-encore : c’est une autre forme du &laquo;&nbsp;remplacisme&raquo;&nbsp;.</em> »</strong></p>
<p>Passé le constat d’observation, reste la question la plus intéressante : comment ce Grand Remplacement est-il rendu possible ? Comment la France a-t-elle pu en quelques décennies accepter sans réaction ce « <em>cheminement hagard vers les poubelles de l’histoire</em>. »</p>
<p>La culpabilité face à son passé ne semble pas une raison suffisante. Le repentir face aux anciens colonisés, aux atrocités révélées, à l’abandon des harkis mais aussi à la perte d’amour-propre révélée par la collaboration de l’État français avec le régime nazi pendant la guerre, toutes ces réponses sont un facteur important mais pas unique fait remarquer Renaud Camus. Car d’autres peuples européens tels que la Grande-Bretagne qui n’a connu que la résistance et le combat contre le nazisme, la Suisse, la Suède ou le Danemark qui n’ont jamais colonisé l’Afrique, sont confrontés au même remplacement de population, qu’ils subissent aussi passivement que les Français.<br />
Ce phénomène s’accompagne selon lui du grand mouvement de Déculturation institué depuis plusieurs décennies dans les pays occidentaux. A ce titre, l’éducation et la culture ont un rôle essentiel à jouer pour contrebalancer ce phénomène car que peut encore être un peuple qui ne connaît plus son histoire, ou qui la méprise, qui ne maîtrise plus sa langue et ne peut plus lire ses grands auteurs, qui n’a que de très vagues notions de son histoire de l’art ?<br />
Un peuple sans mémoire est inévitablement appelé à être remplacé par d’autres qui, eux, ont une fière et profonde connaissance des leurs. La nature est ainsi faite qu’elle ne supporte pas le vide, or <em>le temps de cerveau disponible </em>de nos chers compatriotes semble une béance sans fond que remplissent <em>a volo</em> les idéologues de la consommation pour qui peu importe l’humain, l’individu, puisque compte avant tout la masse qui ingurgitera ses denrées éphémères.</p>
<p>Une fois de plus, nous prenons conscience que traiter les individus en simples consommateurs, c’est-à-dire en réceptacles et non en sujets pensants et agissants nous mène très sûrement vers la fin d’une des plus brillantes civilisations qui fut : la civilisation européenne. Les cyniques du genre de Jacques Attali diront qu’il suffit d’attendre que les peuples qui s’installent en France soient aussi déculturés et décérébrés que nous le sommes à présent mais rien n’est moins sûr. Eux ont encore foi en leur force.</p>
<p><strong>Renaud Camus, <em>Le Grand Remplacement</em>, 114 pages, éditions David Reinharc.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Le très noble château de Blérancourt et 14-18</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/10/le-tres-noble-chateau-de-blerancourt/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 08:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Charles-Gaffiot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[château de Blérancourt]]></category>
		<category><![CDATA[musée]]></category>
		<category><![CDATA[Musée franco-américain]]></category>

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		<description><![CDATA[Confronté à son histoire tragique, qui voit disparaître sous la pioche des démolisseurs révolutionnaires la superbe demeure élevée, à partir de 1612, par Salomon de Brosse pour la famille Potier de Gesvres,  Blérancourt doit paradoxalement sa renaissance à la Première Guerre mondiale qui a pourtant dévasté, elle aussi, toute la région.
En 1917, le commandement militaire [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Blérancourt350.jpg" alt="/" /><strong>Confronté à son histoire tragique, qui voit disparaître sous la pioche des démolisseurs révolutionnaires la superbe demeure élevée, à partir de 1612, par Salomon de Brosse pour la famille Potier de Gesvres,  Blérancourt doit paradoxalement sa renaissance à la Première Guerre mondiale qui a pourtant dévasté, elle aussi, toute la région.</strong></p>
<p>En 1917, le commandement militaire confie les ruines du domaine à une jeune américaine aventureuse, Anne Morgan, fille de l’illustre banquier et collectionneur John-Pierpont Morgan, qui crée une association d’aide aux populations sinistrées. Au lendemain du conflit, au milieu d’un champ de désolation immense, la Picardie doit panser des plaies béantes que l’ardeur de la jeune américaine s’emploie à atténuer. En quelques années, son action humanitaire permet aux habitants d’entrevoir un avenir supportable. S’il convient de soigner, de nourrir de toute urgence, l’aide apportée doit permettre aussi de reconstruire le cadre d’une vie sociale, éducative, culturelle …</p>
<p>Son geste se présente alors comme une sorte de témoignage de reconnaissance en contrepartie de l’aide apportée par la France de Louis XVI aux colons américains afin de se libérer de la tutelle anglaise. Il gagne ainsi une force symbolique, inscrite dans l’histoire des peuples, trouvant ses racines par delà les clivages opérés à la suite des confits, des soulèvements consécutifs à 1789 qui ont commotionné l’Europe tout au long du XIXe siècle et au début du XXe , de l’Atlantique à l’Oural.</p>
<p>Le Musée franco-américain, créé dès 1924 dans le pavillon sud du château reconstruit, doit probablement son succès à une perception nullement dualiste de l’histoire des hommes. Ainsi, le fonds des collections réunies ne se limitent pas à la seule évocation de leur illustre fondatrice décédée à New York en 1952 et de son œuvre, mais elles retracent sur près de quatre siècles les rapports entretenus entre le vieux continent et ces « Indes occidentales ».</p>
<p>Depuis 2005, le musée est fermé en vue d’une rénovation de l’ensemble du monument encadré désormais d’un arboretum et des <em>Jardins du Nouveau Monde </em>qui offrent une sélection de fleurs, d’arbustes originaires du continent américain (ouverts tous les jours de 7h à 19 h, entrée libre).</p>
<p>Les premiers travaux viennent de porter sur la restauration des deux pavillons d’entrée : à gauche celui dans lequel s’est installée Anne Morgan en 1917 et qu’elle occupera lors de ses divers séjours en France de 1924 à 1947. Il vient de retrouver son décor primitif et son mobilier d’origine. De discrètes bornes interactives permettent de découvrir l’œuvre et la personnalité de la bienfaitrice. Dans celui de droite, une bibliothèque riche de 6 000 volumes traitant des relations franco-américaines vient d’être confortablement installée. Ouvert aux chercheurs, ce fonds unique en France s’enrichit régulièrement.</p>
<p>L’année 2014 devrait être marquée par la réouverture de l’ensemble du musée en réhabilitant les deux pavillons construits à l’arrière de la terrasse, sur les fondations du corps de logis primitif. Des fouilles archéologiques ont permis d’en retrouver d’intéressants vestiges. Une construction nouvelle réunissant ces deux constructions devrait permettre une extension importante de la superficie des salles d’exposition.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/BlérancourtIntér.350.jpg" alt="/" />Il est à craindre toutefois que les architectes retenus par le ministère de la Culture, Yves Lion et Alan Levitt, ne se livrent une fois de plus, dans le contexte d’un édifice classé au titre des monuments historiques, à la tentation actuelle récurrente cherchant à tout prix introduire l’art contemporain.</p>
<p>Au centre de la perspective conçue par Salomon de Brosse, longue de plusieurs kilomètres, scandée par de majestueux portails du XVIIe siècle, le projet actuel porte sur la construction d’un édifice d’avant garde, représentatif d’une architecture qui prétend d’autant plus faire œuvre de génie qu’elle sait résolument s’affranchir des canons plastiques hérités d’un environnement architectural séculaire !</p>
<p>Sans doute conviendrait-il de suivre sur cette question l’exemple tracé par Anne Morgan elle-même, à laquelle le musée cherche très justement à rendre hommage. En restaurant le site, la bienfaitrice de Blérancourt et de sa région a tenu à conserver le sens, la symbolique d’une architecture propre à ce lieu dont elle appréciait profondément les lignes au point de chercher à les restituer le plus fidèlement possible dans sa reconstruction !</p>
<p><strong>Les carrières de Gonfrécourt à Vingré et le Monument de la Croix brisée</strong></p>
<p>En profitant d’une visite à Blérancourt, un détour d’une quinzaine de kilomètres mérite d’être effectué pour découvrir, sur le site d’un ancien champ de bataille de la guerre 14-18, les vestiges qui en subsistent sur la commune de Gonfrécourt : la carrière dite de<em> l’hôpital </em>et plus encore celle du <em>Ier Régiment de Zouaves.</em></p>
<p>Havre de paix pour les poilus qui descendent des premières lignes situées à quelques centaines de mètres, ces anciennes carrières  médiévales servent d’hôpitaux ou de lieux de repos avant une prochaine remontée sur le front. Certains soldats y donnent libre cours à leur inspiration artistique, et gravent dans le calcaire d’émouvants bas-reliefs auxquels ils livrent leurs plus profondes aspirations, voire leurs angoisses.</p>
<p>Monuments simples, parfois naïfs, ils ont été répertoriés méthodiquement dans un ouvrage collectif,<em> Les Graffiti des Tranchées</em>, édité en octobre 2008 par <em>l’Association Soissonnais 14-18</em>.</p>
<p>Il conduira ensuite ses visiteurs au Monument de la Croix brisée dont la symbolique offre un cas absolument unique en son genre et qu’il sait évoquer dans une authentique compréhension de sa signification iconographique, dans l’intime connaissance d’une science qui échappe de nos jours si souvent aux historiens et même aux historiens de l’art, d’ordinaire si incultes en ce domaine.</p>
<p>À voir absolument.</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p>De mars à septembre, tous les premiers dimanches de chaque mois, et sur rendez-vous, Jean-Luc Pamart, auteur  du livre <em>Le Paysan des Poilus </em>aux éditions des Equateurs (06 77 07 13 42), avec le concours de l’Association pour l’<em>Inventaire et la Préservation des Sites 1914-1918</em> (AIPS), fait découvrir ces lieux souterrains préservés, où les  souvenirs se sont accumulés au cours de trois années de combats et de  souffrances.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Le système Victoria</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/04/le-systeme-victoria/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 15:57:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Reinhardt]]></category>
		<category><![CDATA[houellebecq]]></category>
		<category><![CDATA[Le système Victoria]]></category>
		<category><![CDATA[stock]]></category>

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		<description><![CDATA[ Le système Victoria d’Eric Reinhardt était dans la première sélection du Goncourt mais n’a pas passé la deuxième et c’est bien dommage car il s’agit sans doute d’un des meilleurs romans de cette rentrée littéraire.
Roman à la fois très contemporain et intemporel, on peut le résumer en quelques mots : c’est une histoire d’amour passionnel [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/reinhardt.jpg" alt="/" /><strong> <em>Le système Victoria </em>d’Eric Reinhardt était dans la première sélection du Goncourt mais n’a pas passé la deuxième et c’est bien dommage car il s’agit sans doute d’un des meilleurs romans de cette rentrée littéraire.</strong></p>
<p>Roman à la fois très contemporain et intemporel, on peut le résumer en quelques mots : c’est une histoire d’amour passionnel entre Victoria de Winter et David Kolski. Le récit d’une passion, donc un récit tragique. Dès le premier chapitre, nous savons qu’il se terminera mal, reste à savoir pourquoi et comment.</p>
<p>La littérature occidentale envisage la passion amoureuse et l’adultère depuis ses origines, comme si la vraie passion ne pouvait se vivre qu’en une relation adultérine. <em>L’Iliade </em>d’Homère est déjà le récit d’une guerre provoquée par un amour adultérin entre Hélène et Pâris. Les récits d’amour courtois furent aussi des récits d’adultère. <em>La princesse de Clèves</em> puis les grands romans du XIXe siècle abordèrent presque tous la question de la passion amoureuse. Non pas le quotidien des couples honnêtes mais cet instant où la passion dévaste tout sur son passage, plaçant les individus face à la vie et à la mort.</p>
<p><strong>Ce qu’il y a de très moderne dans le roman d’Eric Reinhardt, est l’inversion des rôles classiquement dévolus à l’homme et à la femme dans la littérature.</strong> Mis à part quelques cas isolés comme <em>Une vieille maîtresse </em>de Barbey d’Aurevilly ou <em>la Vénus</em><em> à la fourrure </em>de Sacher-Masoch, c’est généralement l’homme qui domine la femme et lui impose une passion tragique. Mais Victoria de Winter est un prédateur fascinant et presque effrayant. On pourrait en conclure qu’au XXIe siècle les rôles sont inversés, que le prédateur sexuel et amoureux n’est plus l’homme mais la femme ; que c’est elle qui consomme le plaisir sexuel et que l’homme n’est plus qu’un produit destiné à la satisfaire. Mais ce serait une conclusion trop hâtive. Les choses sont toujours plus complexes et ce que l’on découvre des sentiments de Victoria à la fin du roman arrive comme un contrepoids à cette théorie. Victoria est une prédatrice mais n’est pas dénuée de sentiments, même si elle les laisse très peu transparaître. Cette femme est parfaitement maîtresse d’elle-même, d’où découle certainement la fascination qu’elle exerce sur David. Une femme sûre d’elle, de son pouvoir et de ses limites ; ce n’est que lorsqu’elle perd le contrôle que le drame survient.</p>
<p><strong>Dans la société ultra-libérale de ce début de millénaire, Victoria incarne parfaitement son personnage de DRH monde d’une grande multinationale</strong>, sans doute parce qu’une femme résolue à tout peut aller plus loin qu’un homme ; parce qu’elle est capable d’étouffer tout sentimentalisme. David, lui, demeure un idéaliste qui ne parvient pas à s’accommoder d’un mode de fonctionnement qui lui paraît inhumain et son idéalisme ne lui rapporte qu’amertume et jalousie. Dans une configuration ultra-libérale, qu’elle soit professionnelle ou amoureuse, il ne peut que perdre. Il ne peut que se soumettre à celle qui refuse de céder au sentiment, à l’empathie, à celle pour qui le sexe est une lutte et pour qui la jouissance se gagne comme une hausse en bourse au prix d’un combat éreintant – tant pis pour ceux qui restent à la traîne. Le libéralisme poussé à l’extrême n’est rien d’autre qu’un retour à la sélection naturelle, à un monde sauvage où le faible ne peut que perdre.</p>
<p>Beaucoup ont dit qu’Eric Reinhardt écrivait dans la lignée de Michel Houellebecq. C’est vrai dans la mesure où il analyse la société libérale à travers les épiphénomènes que sont ses personnages. Son analyse est pourtant beaucoup plus fine car elle se place au-delà de la morale.</p>
<p>Les personnages de Houellebecq sont souvent névrosés et dépressifs, sa vision du monde est extrêmement pessimiste car il est dans une perspective morale du monde. Victoria, elle, agit au-delà de toute morale, par-delà bien et mal comme dirait Nietzsche. « <em>Ce qui est fait par amour s’accomplit toujours par-delà bien et mal</em> » pourrait être sa devise. Elle ne veut pas perdre de temps avec les états d’âme de David. Et l’on peut croire que ce qu’elle fait à la fin, elle le fait par amour pour David. Il arrive malheureusement un moment où elle perd la maîtrise de ses actes et ce n’est qu’à cause de cette défaillance que son histoire finit mal. La vraie question que pose ce roman et qui s’applique autant à la liaison de Victoria et David qu’à la société dans laquelle nous vivons est : sommes-nous assez forts pour dépasser toute morale ?</p>
<p><strong>Car dans le fond, Eric Reinhardt ne juge ni l’un ni l’autre des deux personnages.</strong> Victoria est sublime car elle vit sa passion jusqu’au bout. Une des dernières paroles qu’elle adresse à David est : « <em>S’il y a un truc que je supporte pas, c’est m’arrêter au beau milieu des choses !</em> » Quitte à se brûler les ailes. David, lui, semble perdu dans un monde qui va trop vite et qui le dépasse : « <em>Qui a raison et qui a tort ?</em> demande-t-il à Victoria. <em>Personne, peut-être… Peut-être que le nombre de situations où il sera absurde de vouloir déterminer qui a raison, ou qui a tort, va aller en augmentant… C’est ça peut-être la définition de notre monde libéral, et c’est pourquoi tu l’incarnes si bien…</em> » Le monde libéral est-il un monde amoral ? En ce sens, les moralisateurs sont-ils les gens de gauche comme David ? Un bref dialogue résume assez nettement la situation :</p>
<p>David : « - <em>Ce qui est sûr c’est que vos vies de nantis sont vraiment favorables au plaisir : les vrais libertins d’aujourd’hui sont certainement dans ta mouvance. L’érotisme a changé d’opinion politique : je commence à en être convaincu.</em></p>
<p>Victoria : <em>- C’est très exactement ce que je pense. Le sexe était du côté des hippies dans les années soixante-dix, il est du côté des DRH dans les années 2000 !</em> »</p>
<p>Mais en réalité David et Victoria ont une vision à court terme de l’histoire. Le libertinage a toujours été lié au libéralisme. Sade ne professe rien d’autre. Libéré de toute morale, le libertin ne rencontre aucun frein à son plaisir s’il a les moyens de les assouvir. C’est ce que dit Sade, c’est aussi ce que pense Victoria. Et le monde ultra libéral des années 2000 a été façonné par les hippies des années 70. En définitive le plaisir n’est pas une valeur de gauche ou de droite, la seule problématique est d’être capable d’assumer la fin de toute morale. Or aujourd’hui la droite politique l’assume de manière beaucoup plus décomplexée que la gauche. Est-ce pour un mieux, est-ce pour un pire ?<br />
Il semble que l’auteur penche plutôt pour la deuxième solution dans le sens où il élargit le champ de la morale à l’éthique. La grande utopie de notre époque n’est-elle pas de croire que nous puissions vivre chacun pour soi, dans une lutte pour la domination ? – car celle-ci est sans aucun doute l’ultime jouissance des libéraux et des libertins.</p>
<p><strong>Ce roman est passionnant car il aborde des questions cruciales sur la manière dont fonctionne notre monde, par le prisme de la passion amoureuse.</strong><br />
Le seul reproche que nous pourrions faire à son auteur – un reproche assez mince en comparaison de la très grande richesse de son livre – est d’employer avec abondance une syntaxe et un vocabulaire répandus par les ouvriers de la société ultra-libérale, un jargon assez répugnant formé par les DRH et les <em>managers</em> de tous poils, abondamment relayé par les journalistes économiques : « ce coma s’est <em>solutionné</em> ; comme je l’avais <em>conjecturé</em> ; il <em>réceptionna</em> la carte de crédit ; <em>impacter</em>, <em>polémiquer</em>, etc » autant de solécismes qui sont déjà une allégeance à la langue anglo-saxonne en tant que media parfaitement adapté à ce système de domination.<br />
Ne pas céder à cette langue aussi laide que dictatoriale, ne serait-ce pas déjà une manière de résister à l’emprise de son idéologie ?</p>
<p><strong>Eric Reinhardt, <em>Le système Victoria</em>, 522 pages, Stock.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>De l’importance d’être Wilde</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 08:44:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[De l’importance d’être Wilde]]></category>
		<category><![CDATA[Lucernaire]]></category>
		<category><![CDATA[Oscar Wilde]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Un Oscar Wilde aux visages multiples, incarné par trois comédiens à la caractérologie bien marquée, brûle les planches du théâtre d’art et d’essai du Lucernaire. Rencontre inédite avec un dandy magnifique.
Mise en scène par le directeur de l’établissement et écrite pour lui par Philippe Honoré, cette pièce un rien anachronique parfois, jouit d’un rythme impeccable, [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/importancedêtreWilde200.jpg" alt="/" width="190" height="284" /><strong>Un Oscar Wilde aux visages multiples, incarné par trois comédiens à la caractérologie bien marquée, brûle les planches du théâtre d’art et d’essai du Lucernaire. Rencontre inédite avec un dandy magnifique.</strong></p>
<p>Mise en scène par le directeur de l’établissement et écrite pour lui par Philippe Honoré, cette pièce un rien anachronique parfois, jouit d’un rythme impeccable, avec des effets de surprise bien ménagés, d’une fantaisie que n’eut pas désavouée l’auteur du « Portrait de Dorian Gray ».</p>
<p>Un parti-pris de mise en scène très personnel qui laisse le talent des acteurs se déployer tout en donnant la parole à Oscar Wilde lui-même. Extraits de ses pièces, contes, aphorismes&#8230;<br />
Pas de panégyrique mais une manière de discussion autour de l’homme à travers des tableaux symboliques.</p>
<p>Le retour sur l’infâme et inique procès qui frappa le malheureux écrivain est toujours aussi poignant. On se rappellera le spectacle sur le procès de Wilde, au Lucernaire l’année dernière, <em>De Profundis </em>auquel nous avions consacré un article.</p>
<p><em>L’importance d’être Wilde</em> lui donne raison : « la vie d’artiste est un long et ravissant suicide. »</p>
<p><strong>Théâtre du Lucernaire</strong></p>
<p><strong><em>L’importance d’être Wilde</em><br />
De Philippe Honoré, mise en scène de Philippe Person, avec Annie Priol, Emmanuel Barrouyer, Pascal Thoreau.<br />
Du mardi au samedi à 20h, et le dimanche à 17h.<br />
53 rue Notre-Dame des Champs<br />
75006 Paris<br />
Tél : 01 42 22 26 50<br />
Tarif plein : 30€. TR : 25€ et 15€.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Pompéi, luxe suprême</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/02/pompei-luxe-supreme/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 07:17:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>

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		<description><![CDATA[Une débauche de raffinement et de luxe. Telle est l&#8217;impression qui se dégage de l&#8217;exposition Pompéi, un art de vivre au musée Maillol. L&#8217;une des plus impressionnante démonstration muséale de la saison. Une invitation de nos lointains cousins de l&#8217;Empire romain à vivre le Carpe Diem.

Débauche ? Un mauvais jeu de mot concernant cette civilisation [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/pompéifontaine350.jpg" alt="/" /><strong>Une débauche de raffinement et de luxe. Telle est l&#8217;impression qui se dégage de l&#8217;exposition<em> Pompéi, un art de vivre </em>au musée Maillol. L&#8217;une des plus impressionnante démonstration muséale de la saison. Une invitation de nos lointains cousins de l&#8217;Empire romain à vivre le <em>Carpe Diem.</em></strong><strong><br />
</strong></p>
<p>Débauche ? Un mauvais jeu de mot concernant cette civilisation réputée pour être portée sur les plaisirs et l&#8217;érotisme ? Peut-être mais ce serait réducteur.<br />
Le terrible séisme qui frappa la ville en 79 après J-C., eut le cruel avantage d&#8217;offrir à l&#8217;humanité entière un témoignage unique dans l&#8217;Histoire. Celui de restituer dans les détails la vie d&#8217;une famille romaine en saisissant les maisons dans l&#8217;instantanéité du quotidien.<br />
La lente exhumation des sites ensevelis sous la lave du Vésuves dans la baie de Naples dès le milieu du XVIIIème siècle permit d&#8217;exhumer des bâtiments, des objets, mais aussi, les empreintes déchirantes et hommes et des animaux saisis dans l&#8217;instant par la puissance du volcan. Trois empreintes de corps sont présentées dans l&#8217;exposition dans une salle sombre. Poignant.</p>
<p>Les deux cents objets du quotidien présentés, issus de Pompéi et de sites vésuviens divers, nous permettent d&#8217;entrer dans l&#8217;intimité  d&#8217;une famille de l&#8217;Empire romain autour du premier siècle avant et après J-C.<br />
Le musée Maillol vous invite dans une villa aisée de l&#8217;époque. On est invité à parcourir les méandres de la <em>domus pompeiana</em>, du <em>triclinium</em> en passant le <em>tablinium</em>, la <em>culina,</em> les chambres et le péristyle autour du jardin. La proximité des objets du quotidien, pratiques et infiniment raffinés, nous sont si familiers qu&#8217;on les croirait fabriqués il y a quelques siècles ou décennies.</p>
<p>Mais ce n&#8217;est rien encore quand on découvre les maquettes et plans des maisons, ainsi que le film. La modernité et le confort de cette grande civilisation : l&#8217;art de la toilette, l&#8217;habileté des artisans, le talent des artistes, la composition des jardins&#8230; Les techniques de construction apportant une saisissante modernité : le chauffage central, l&#8217;eau courante, le tout-à-l&#8217;égout, etc.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/pompéirécipient350.jpg" alt="/" /> La salle consacrée à l&#8217;érotisme aide à comprendre les œuvres nombreuses ornées à tout propos de&#8230; phallus. Eh, oui cette brillante civilisation était phallocrate. Sa mentalité est difficile à comprendre. La crudité des mœurs, la banalité de la sexualité, représentée sous tous les angles, le plaisir tourné vers celui des hommes exclusivement, les cultes phalliques, laissent affleurer une société au fond assez déroutante pour l&#8217;homme d&#8217;aujourd&#8217;hui.<br />
Les graffitis retrouvés, ces tranches de vie, nous rendent soudainement si vivants ces Pompéiens, si différents et si semblables : <em>&laquo;&nbsp;Pour une heure à peine, je voudrais être le bijou de ton anneau et pouvoir te donner, quand tu l’humectes de ta bouche pour marquer ton sceau, tous ces baisers que je n’ai pas le droit de te prodiguer.&raquo;&nbsp;</em></p>
<p>Un voyage inoubliable, plus parlant encore que les ruines de Pompéi <em>in situ.</em></p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong>Pompéi &#8211; Un art de vivre</strong><br />
du 21 septembre 2011 au 12 février 2012<br />
Musée Maillol<br />
<span id="yui_3_2_0_15_131980277529691" style="right: auto;">61 Rue de Grenelle<br />
75007 Paris, France<br />
Tél : 01 42 22 59 58.</span></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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