<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>CultureMag, La culture en liberté # Magazine d&#039;actualités culturelles # Art de vivre, culture, voyage, gastronomie : cultivez vos sens ! &#187; Dossiers</title>
	<atom:link href="http://www.culturemag.fr/culture/une/dossiers-du-mois/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.culturemag.fr</link>
	<description>CultureMag, La culture en liberté # Magazine culturel libre en ligne # Cultivez vos sens !</description>
	<lastBuildDate>Thu, 02 Feb 2012 13:28:57 +0000</lastBuildDate>
	
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>La Grande Odyssée</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2012/01/17/la-grande-odyssee/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2012/01/17/la-grande-odyssee/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 16:34:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[course de chiens de traîneaux]]></category>
		<category><![CDATA[La Grande Odyssée]]></category>
		<category><![CDATA[ww.grandeodyssee.com]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=12002</guid>
		<description><![CDATA[Du 7 au 18 janvier se tient la grande Odyssée, cette prodigieuse course de chiens de traîneaux dans les étendues blanches de nos massifs alpins.
Avec près de 1000 kilomètres de distance et 9 étapes, la grande Odyssée Savoie Mont Blanc est la course de chiens de traîneaux la plus technique et la plus difficile. Le [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/grandeOdysséeJLardat350.jpg" alt="/" /><strong>Du 7 au 18 janvier se tient la grande Odyssée, cette prodigieuse course de chiens de traîneaux dans les étendues blanches de nos massifs alpins.<br />
Avec près de 1000 kilomètres de distance et 9 étapes, la grande Odyssée Savoie Mont Blanc est la course de chiens de traîneaux la plus technique et la plus difficile. Le mushing, une véritable discipline sportive à découvrir.</strong></p>
<p>Le 18 janvier se termine la Grande Odyssée Savoie-Mont-Blanc 2012. Pour cette huitième édition, trente mushers de sept nations, avec 400 chiens, ont participé.<br />
Et quinze équipages ont concouru sur l’ensemble de la course. Les athlètes de haut niveau : les chiens de traîneaux, conduits par leurs mushers. Onze jours de course effrénée pour ces attelages de 6 à 10 chiens avec une moyenne de 2600 mètres de dénivelés  et des étapes quotidiennes de 10 à 86 kilomètres.<br />
Après avoir parcouru 341 kilomètres sur le Grand Massif et l’espace Diamant, ils parcourent encore 361 kilomètres en Haute Maurienne.<br />
Une course très  exigeante avec des règles très précise : un équipage de 14 chiens suivis par les vétérinaires et identifiés grâce à une puce électronique injectée sous la peau ; une politique anti-dopage rigoureuse ; un équipement obligatoire placé dans chaque traîneau, telles la nourriture pour les chiens ou une balise GPS&#8230;<br />
À mi-parcours, les 30 équipages se retrouvent tous sur la désormais mythique base polaire du Mont Cenis, mise en place par le groupe d’aguerrissement en Montagne. Une sorte de point d’orgue de la Grande Odyssée car, là-haut, les températures peuvent baisser jusqu’à – 22°C<br />
L’arrivée de nuit sur l’étape est aussi magique que difficile pour les chiens et les mushers car elle exige de parcourir le chemin dans le noir mais aussi de bivouaquer dehors, les chiens sur de la paille et les mushers dans de petites tentes individuelles. Cette fois, ils ne peuvent bénéficier de l’aide de leur fidèles handler, ces bras droits qui s’occupent des chiens, de leurs soins mais aussi souvent de leur élevage. À peine arrivés, certains creusent des trous avant de disposer de la paille pour les chiens, puis ils les nourrissent, les enveloppent de manteaux&#8230;</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/GOCourse350.jpg" alt="/" />Pour les athlètes canins, la course est rude car ils repartent dès le lendemain pour 86 kilomètres de course et un dénivelé de 2300 mètres. Surtout que les chiens ne courent pas tous les jours. En général, une moyenne de trois chiens par équipe  se repose chaque jour.<br />
Contrairement aux idées reçues, les huskies sont en minorité, et la plupart des chiens ont un pelage ras, plus adapté au climat continental. En outre, la plupart sont peu habitués à évoluer en milieu montagnard. Aussi l’épreuve se révèle-t-elle difficile. C’est ainsi que le concurrent tchèque, favori, a décidé d’abandonner la course en raison d’un léger manque respiratoire de son équipage.<br />
Les mushers possèdent en général une meute de 40 à 50 chiens qu’ils éduquent et entraînent. Comme le dit Isabelle Travadon la première  et unique« musheuse » française sur l’Odyssée, « je reconnais les aboiements de chacun de mes chiens ». Chaque chien possède son caractère et son talent propre. Leur position dans la composition de l’équipage le démontre : en tête, les meneurs, au milieu les plus rapides et en queue, les plus puissants.<br />
La complicité entre le musher et le chien naît de longues années d’entraînement et d’attention. Et si l’on entend les mushers si souvent parler à leurs chiens pendant la course, c’est qu’ils ne guident leur attelage que par la voix, ne disposant ni de fouet, ni de rênes.</p>
<p>Un métier de passion qui détourne certains de leur vocation initiale, comme Rémi Coste, ancien boulanger, Meilleur Ouvrier de France, qui excelle maintenant dans l’éducation de ses  40 chiens. Sur la course, un de ses chiens est arrivé à Megève porté sur le traîneau : « Jai vu qu’il perdait de la vitesse et commençait à montrer quelques faiblesses, donc je l’ai arrêté. [...] Les chiens se donnent à fonds et repoussent leurs limites. C’est le musher qui observe et connaît leurs limites afin de les arrêter. »<br />
Avec son camion estampillé « Rêves et passions », cet ancien de l’Ecole Française de Mushings ait transmettre son enthousiasme. Son fils de 7 ans part déjà en compétition, et lui, continue à élever sa meute pour la course tout en proposant au public, dans la région de Megève, une initiation au traîneau à chiens.</p>
<p>Cette course, bien dans l’esprit de l’école française de Mushing, première école dans le monde, démontre qu’il s’agit d’un vrai sport, avec une éthique et une osmose en l’homme et l’animal, loin de l’instrumentalisation des chiens dans les pays du Grand Nord&#8230; La Grande Odyssée est une expérience unique d’harmonie entre l’homme, l’animal et la nature.</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong>Résultats :</strong> Marc Tercier remporte le Trophée Haute Maurienne Vanoise 2012.</p>
<p><strong>Arrivée et fin de la course :</strong> le 18 janvier entre 12h15 et 13h15 à Val Cenis Lanslebourg devant la Maison de Val Cenis. Trophée Grande Odyssée.</p>
<p><a href="http://ww.grandeodyssee.com" target="_blank">ww.grandeodyssee.com</a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2012/01/17/la-grande-odyssee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Richard Millet, le Thomas Bernhard français ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/12/29/richard-millet-le-thomas-bernhard-francais/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/12/29/richard-millet-le-thomas-bernhard-francais/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 07:43:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Alexis Jenni]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[Jonathan Littell]]></category>
		<category><![CDATA[la Fiancée libanaise]]></category>
		<category><![CDATA[prix des Impertinents]]></category>
		<category><![CDATA[prix Goncourt]]></category>
		<category><![CDATA[René Girard]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Millet]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Bernhard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=11674</guid>
		<description><![CDATA[« Seriez-vous le Thomas Bernhard français ? » demande à l’écrivain Pascal Bugeaud, invité de l’ambassadeur d’Autriche en Suède et narrateur de La fiancée libanaise, la femme du diplomate.
Question que l’on peut retourner à Richard Millet, l’auteur de ce très beau livre et qui cite volontiers l’écrivain autrichien comme un de ses prédécesseurs dans la langue, comme un [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/MILLET-Richard-photo-J-Sassier-Gallimard-COUL-11.jpg" alt="/" /><strong><em>« Seriez-vous le Thomas Bernhard français ? »</em> demande à l’écrivain Pascal Bugeaud, invité de l’ambassadeur d’Autriche en Suède et narrateur de <em>La fiancée libanaise</em>, la femme du diplomate.<br />
Question que l’on peut retourner à Richard Millet, l’auteur de ce très beau livre et qui cite volontiers l’écrivain autrichien comme un de ses prédécesseurs dans la langue, comme un des phares, dirait Baudelaire.</strong></p>
<p>À l’image de Thomas Bernhard, l’un des plus grands écrivains autrichiens du XXe siècle, Richard Millet n’en finit pas de scandaliser ses contemporains, prenant constamment, comme le faisait Bernhard, le contre-pied des doxas contemporaines et entremêlant dans son œuvre l’autobiographie et l’imaginaire, démontrant une fois encore que le rôle premier de la littérature est sans doute de pousser l’expérience intérieure à son paroxysme, d’aller au bout de ses intuitions et de ses désirs, accomplis ou non, sans souci de la morale, bref de dérouler l’imaginaire en tant que face cachée mais bien réelle de la vie.</p>
<p>La complexité de Richard Millet, savamment entretenue par ses rares apparitions médiatiques, fait qu’il réussit l’improbable pari d’être à la fois éditeur dans la maison Gallimard, notamment de deux récents prix Goncourt, ceux remis à Jonathan Littell en 2006 pour <em>Les Bienveillantes </em>et à Alexis Jenni pour <em>L’Art français de la guerre</em> cette année, alors qu’il vient lui-même de se voir décerner son deuxième prix, celui des Impertinents pour son essai <em>Fatigue du sens, </em>dix-sept ans après le prix de l’essai de l’Académie française reçu pour <em>le Sentiment de la langue</em>, ayant pourtant publié plus d’une vingtaine d’ouvrages entre-temps, pour la plupart aux éditions Gallimard, parvenant ainsi à faire primer « ses » auteurs tout en réunissant contre lui la grande majorité du monde littéraire et de tous ceux qui, de près ou de loin ont eu affaire à sa personne ou à son œuvre.</p>
<p>Misanthropes, disent certains pour qualifier Bernhard ou Millet ce qui est un terme usurpé, permettant généralement d’accuser une personne d’ennemi du genre humain afin de rassembler contre elle une haine mimétique, comme l’a parfaitement démontré René Girard. Méfions-nous, nous apprend ce dernier des haines de masse, de ces haines qui unissent une population contre ce qu’il nomme un bouc émissaire et qui n’est autre que l’illusion selon laquelle, en sacrifiant l’ennemi, la société se portera mieux.</p>
<p>C’est en ce sens qu’il faut comprendre la parole de l’évangile « <em>Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix mais l’épée</em> », Richard Millet ayant parfaitement compris que le consensus n’est que l’illusion de la paix, une paix factice reposant sur un mensonge largement partagé, l’œuvre du démon, tandis que la vérité vient toujours bouleverser nos antiques certitudes.<br />
Millet n’est pas le Christ, Bernhard non plus, seulement l’écrivain apparaît régulièrement dans notre époque moderne comme la figure du proscrit qui unit un peuple contre lui, peuple qui lui dressera des mausolées et lui tressera des couronnes posthumes, lorsque, mort dans l’opprobre, il apparaîtra comme le paria qui portait le chaos et dont la mort a apporté la réconciliation, alors que ses paroles, si nous savons les lire vraiment, ne sont qu’une invitation à sortir de nous-mêmes, l’écrivain étant capable d’atteindre cela parce qu’il est constamment hors de lui-même, hors du corps social, du consensus. Parce que, solitaire, montré comme un paria, il est la victime parfaite, innocente, une sorte d’idiot, une proie toute désignée. « <em>Les écrivains n’ont pas tout à fait la même constitution que le commun des mortels, et </em>[…] <em>sont plus proches des idiots, des autistes ou des défunts que du reste de l’humanité</em>, affirme Pascal Bugeaud dans <em>La fiancée libanaise.</em><br />
Puisqu’ils se sont eux-mêmes placés à la marge, il ne reste qu’à les pousser un peu pour les exiler de leur époque. Ce qu’on appelle le lynchage médiatique n’est autre que la version édulcorée des lynchages archaïques rassemblant les peuples divisés contre une victime sacrificielle, chaque époque produisant des faits à sa mesure, la nôtre étant devenue non-violente dans ses actes, l’écrivain faisant désormais figure de bouc émissaire lorsqu’il a le courage et l’audace de parler contre les dogmes.</p>
<p>Notre époque croit s’être définitivement écartée du religieux et du sacré, elle n’a au contraire jamais produit autant d’idoles érigées en vertus comme l’antiracisme, la tolérance, l’optimisme, le progrès, la solidarité… que Millet brise avec la jouissance de celui qui a échangé le fusil mitrailleur contre le verbe et qui sait qu’il le maîtrise mieux que personne. Aller à l’encontre des misérables dogmes de notre monde contemporain qui continue de combattre, lui, des chimères en croyant ainsi réaliser son unité, tel est la tâche de l’écrivain, lequel ne doit s’attendre à aucune récompense et doit au contraire se méfier de toute gloire immédiate.</p>
<p>« <em>Avec les années, je prends toujours plus de plaisir à l’anonymat et au silence, mes livres parlant d’eux-mêmes, tout ce que je pourrais en dire étant forcément en dessous de moi et de l’idée que je me fais de l’écrit. De la même façon, je refuse d’être photographié : l’idée d’être sans visage me semble le commencement du salut. Redevenir sauvage me protège ; ce n’est pas là de la barbarie, ni la prétendue innocence du bon sauvage ; l’ensauvagement implique simplement de ne plus jouer le jeu qu’on exige de l’écrivain, ou de le jouer autrement, de s’écarter de l’espace social, et d’être seul, car c’est dans la solitude que je trouve la force de continuer, d’être libre, fût-ce contre moi-même, </em>dit Pascal Bugeaud, l’écrivain qui, se trouvant « <em>dans les salons du Grand Hôtel de Stockholm, assis entre Seamus Heaney et Nadine Gordimer, non loin de Naipaul, de García Marquez, de scientifiques et d’économistes, chaque nouveau venu me regardant comme si j’étais un des leurs</em> » joue le rôle du nobélisé « <em>jouissant non pas d’une gloire usurpée mais de l’ambiguïté de la situation, car ne recherchant pas ce genre de gloire, le prix Nobel n’étant plus qu’une cérémonie spectaculaire, un élément du grand divertissement planétaire, un événement appartenant au monde de la fausse valeur et de l’insignifiance</em> ».</p>
<p>Le jeu de Pascal Bugeaud sur son ambiguïté autobiographique, faisant croire à la jeune fille qui est venue l’interroger pour sa thèse qu’il a été « nobélisé » rejoint les ambiguïtés de Richard Millet sur son autobiographie, afin de démontrer que la vérité factuelle n’a pas plus d’importance que son invention, que tout cela n’est que vanité et qu’il n’y a pas plus d’imposture à se dire « nobélisé » comme Jean Pythre, le simple, l’innocent ou comme l’écrivain Bugeaud, qu’à venir parader en public pour recevoir un prix qui n’a plus d’autre valeur que spectaculaire.</p>
<p>En cela Millet est bien de la famille de Bernhard, lui qui s’est acharné toute sa vie et même au-delà à contrer les instances officielles, lesquelles, malgré les scandales n’ont eu de cesse de le récompenser et de publier des œuvres que l’auteur même fit interdire à la vente dans les librairies autrichiennes.</p>
<p>Richard Millet n’acquerra le rang d’écrivain qui doit être le sien que lorsque sa mort, physique ou médiatique, aura mis fin au scandale qu’est son écriture pour certains.</p>
<p><strong>Richard Millet, <em>La fiancée libanaise</em>, Gallimard, 354 pages.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/12/29/richard-millet-le-thomas-bernhard-francais/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Las Vegas-sur-Seine</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/12/16/las-vegas-sur-seine/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/12/16/las-vegas-sur-seine/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 11:03:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Charles-Gaffiot</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Delanoë]]></category>
		<category><![CDATA[marie de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>
		<category><![CDATA[Père Noël]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=11726</guid>
		<description><![CDATA[Elles étaient promises plus belles encore et plus spectaculaires que par le passé, les illuminations des Champs-Elysées lancées par Bertrand Delanöe, le 23 novembre 2011, à 18 heures 30 précises !
Trois anneaux de lumière, aux tonalités chromatiques variant du bleu fluo au violet, disposés au pied de chacun des arbres scandant la « plus belle [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/NoëlParis350.jpg" alt="/" /><strong>Elles étaient promises plus belles encore et plus spectaculaires que par le passé, les illuminations des Champs-Elysées lancées par Bertrand Delanöe, le 23 novembre 2011, à 18 heures 30 précises !</strong></p>
<p>Trois anneaux de lumière, aux tonalités chromatiques variant du bleu fluo au violet, disposés au pied de chacun des arbres scandant la « plus belle avenue du monde » (il ne faut vraiment pas avoir beaucoup voyagé pour reprendre un tel poncif !), et dont les feux se reflètent dans des médaillons de miroir suspendus aux branches, émerveilleront Parisiens et touristes à chaque Noël jusqu’en 2015.</p>
<p>Il faut espérer que non tant ce choix résolument contemporain plombe finalement la majesté de l’avenue en se détournant ostensiblement de la dimension verticale et ascensionnelle de celle-ci puisque l’éclairage se focalise essentiellement sur le sol. Cette grande allée bariolée d’un spectre lumineux tapageur semble ainsi dévaler une pente douce pour aboutir à la traditionnelle grande roue qui occupe tout le vide de la perspective.</p>
<p>Peu importe finalement que les audacieux critères retenus par notre divin maire s’éloignent  des atmosphères par trop ringardes, entretenues dans les autres capitales européennes, avec les incontournables sapins, la neige artificielle, les milliers petites lumières scintillantes mariant la couleur rouge avec celle du vert.</p>
<p>Avant-gardiste, Las Vegas-sur-Seine doit s’affranchir de toute connotation avec le démodé 25 décembre sinon pour tolérer tout de même le maintien de la présence du père Noël dont le mythe confine si bien avec les intérêts économiques les plus rapaces.</p>
<p>Il faut du reste entendre sur TF1 les propos de cette mère de famille de trois enfants qui estime devoir dépenser une somme incompressible de 450 euros pour l’achat de cadeaux de Noël, puisqu’elle ne saurait se résoudre à être privée de la joie que lui procure l’émerveillement de sa progéniture en découvrant consoles de jeu et autres fariboles sous le sapin.</p>
<p>C’est vrai que ce moment de l’année était TERRIBLE, dans les années 60-70 et plus encore auparavant. Qu’on se rappelle de la morosité des gamins et l’accablement de leurs pauvres parents lorsque toute la famille réunie découvrait devant la cheminée (quand elle existait) une poupée, une dinette, un camion ou un chemin de fer et… plus loin dans ces temps reculés, une simple orange ! Spectacle insupportable favorisant suicides et déprimes qui se comptaient par millier dès le 26 décembre !</p>
<p>Intronisé saint patron du consumérisme, le père Noël est devenu celui du surendettement, des vols à l’étalage, à l’arrachée et finalement le responsable d’une partie de la crise que les ménages eux-mêmes s’infligent dans une totale insouciance.</p>
<p>Davantage, ce phénomène révèle une profonde évolution remarquablement dépeinte par Chantal Delsol dans son dernier ouvrage publié aux éditions du Cerf, L’âge du renoncement.</p>
<p>Sous l’influence de Platon autant que de Moïse, durant 2500 ans, pour se construire, l’Occident a donné priorité à la recherche du « Vrai » et du « Juste »  alors que depuis mai 68 l’individu, pour « bien vivre », est à la recherche du « bonheur », c’est à dire de la satisfaction de ses propres désirs, voire de ses propres instincts.</p>
<p>Dès lors, fi des vérités objectives ; seul le subjectif est supportable.</p>
<p>En conséquence d’un pareil hédonisme, non seulement tout est devenu l’égal de tout, sans hiérarchie, sans références supérieures d’ordre moral (surtout pas), mais la société est entrée irrésistiblement dans l’âge du renoncement à ses propres acquis forgés si lentement et si difficilement au long des siècles, pour préférer l’irrationnel et donner cours prioritairement aux mythes les plus invraisemblables.</p>
<p>Avec ses strass et ses paillettes, Las Vegas-sur-Seine de Bertrand Delanöe offre une belle illustration de cette inquiétante métamorphose :</p>
<p>Le sacro-saint mythe du père Noël s’est tellement imposé dans les consciences asphyxiées dans leur consentement qu’il efface désormais la substance même du 25 décembre, devenu fête de la grande bouffe et de la surconsommation. Si le vieillard champion de la firme Coca Cola étale partout sa figure joviale, et, en l’espèce, sur un grand écran, la crèche n’a plus droit de cité.</p>
<p>Très respectueux de la laïcité, le divin maire qui n’est jamais à une contradiction ou à un mensonge prêt – comme tout personnage politique, il a fait sien l’adage bien connu « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ! » et qui considère probablement que la généralisation de la fête de l’aïd el-fitr a été ignominieusement stoppée par la défaite d’Abd El Raman en 732 pour devoir en raviver la noble tradition en l’organisant désormais dans les salons de son hôtel de ville, notre divin maire donc voit rouge si on lui propose de placer la figure monstrueuse du petit Jésus dans l’espace public.</p>
<p>Mais une telle dichotomie relève sans doute moins de son éventuelle aversion à toute référence religieuse d’origine chrétienne que d’une préférence désormais instinctive et irrationnelle dans la propension du « renoncement » envers toute notion d’objectivité ou envers tout fondement réel de l’identité occidentale. La naissance pourtant historique de Jésus doit être cantonnée dans la seule sphère privée, c’est à dire dans le domaine purement subjectif quant à l’avènement de papa Noël, malgré ses compromissions mercantiles, il est élevé à la dignité d’un dogme irréfragable.</p>
<p>Dans le contexte culturel actuel et celui de l’émoi que l’actualité vient de susciter dans les médias et dans la rue, le divin maire a finalement fait droit à la demande de la paroisse de Saint-Pierre de Chaillot en autorisant l’installation d’une crèche au milieu du marché de Noël aménagé au bas des Champs-Elysées. Mais, dans son auguste sagesse, il a tenu à préciser qu’en aucune manière « l’installation » ne devait revêtir un caractère religieux. L’illustre édile de la « plus belle capitale du monde » aurait sans doute succombé sous le coup d’une brutale commotion s’il s’était rendu à Epinal, par exemple, le soir du 3 décembre dernier où son homologue remettait, sans état d’âme et comme chaque année depuis des lustres, à saint Nicolas les clés de la ville !</p>
<p>Toutefois, même avec sa barbe fleurie, notre bonhomme rouge et blanc a bien du souci à se faire : les lumières fluorescentes des Champs-Elysées tout d’abord n’annoncent rien de bon qui vaille :</p>
<p>Sous de telles augures, les boutiques du marché de Noël pourraient bientôt se convertir en stands d’attractions pétaradantes (on voit déjà quelques timides manèges) dans lesquelles, comme à Las Vegas, l’argent pourrait brasser encore plus de pièces sonnantes et trébuchantes afin de mieux tourner le dos aux vieilles lunes de la nuit du 25 décembre.</p>
<p>Mais il se pourrait bien, enfin, qu’une menace plus grave ne bouscule notre vieillard goguenard. La crise financière permettra peut-être de redécouvrir les joies simples de Noël et  de constater que les yeux des enfants n’ont nul besoin d’un amas de cadeaux dispendieux pour savoir s’émerveiller</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/12/16/las-vegas-sur-seine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le XXVe Prix Chateaubriand</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/12/08/le-xxve-prix-chateaubriand/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/12/08/le-xxve-prix-chateaubriand/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 08:17:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Flammarion]]></category>
		<category><![CDATA[Geneviève Haroche-Bouzinac]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Louise Elisabeth Vigée Le Brun]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>
		<category><![CDATA[XXVe Prix Chateaubriand]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=11640</guid>
		<description><![CDATA[Après Gérard de Senneville, Paul Veyne, Emmanuel de Waresquiel ou encore Emmanuel Fureix, c’est à Geneviève Haroche-Bouzinac qu’a été remis le Prix Chateaubriand pour son ouvrage Louise Élisabeth Vigée Le Brun : Histoire d’un regard.
Cette biographie parue chez Flammarion sur l’histoire dune femme peintre, l’a emporté face à huit ouvrages en lice.

Dans l’ambiance romantique de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/HAROCHE_BOUZINAC350.jpg" alt="/" /><strong>Après Gérard de Senneville, Paul Veyne, Emmanuel de Waresquiel ou encore Emmanuel Fureix, c’est à Geneviève Haroche-Bouzinac qu’a été remis le Prix Chateaubriand pour son ouvrage <em>Louise Élisabeth Vigée Le Brun : Histoire d’un regard.</em><br />
Cette biographie parue chez Flammarion sur l’histoire dune femme peintre, l’a emporté face à huit ouvrages en lice.<br />
</strong><br />
Dans l’ambiance romantique de la Vallée-aux-loups, là où Chateaubriand vécut dix années heureuses de sa vie, fut proclamé le 23 novembre dernier, le Prix chateaubriand. Créé en 1987 par le Conseil général des Hauts-de-Seine, ce Prix couronne une œuvre de recherche historique ou d’histoire littéraire, une édition critique substantielle ou une fiction fondée sur des travaux historiques sérieux. Les ouvrages sélectionnés portent sur la période où vécut Chateaubriand, entendue dans un sens large : de la  fin du siècle des Lumières jusqu’au XIXe siècle, ou encore sur des thèmes abordés dans ses œuvres.</p>
<p><em>Louise Élisabeth Vigée Le Brun : Histoire d’un regard </em>relate l’histoire de celle qui fut l’une des plus grandes portraitistes françaises. Née sous le règne de Louis XV, elle est témoin des prémices de la Révolution, connaît l’Empire et la restauration avant de s’éteindre à 87 ans sous la monarchie de juillet. Au sujet de son héroïne, femme à la personnalité audacieuse, proche des personnages marquants de son époque, de tous les artistes de renom et de toutes les Cours, l’auteur précise et résume :<br />
<em>« Si tout récit de vie est une traversée, celle de Louise Élisabeth Le Brun l’est à plusieurs titres : périples à travers l’Europe, grand écart d’un siècle à l’autre dans un esprit de curiosité infinie. »</em></p>
<p>La postérité retient d’elle le portrait gracieux de Marie Antoinette. Artiste reconnue, elle eut le privilège de faire partie du cercle prestigieux de l’Académie royale de peinture. Marc Fumaroli, président du jury du Prix Chateaubriand et membre de l’Académie française précisa lors de la proclamation du Prix que « L’ouvrage était remarquable en ce qu’il révèle d’autres facettes de ce personnage : une femme extrêmement douée, courageuse et séduisante ».</p>
<p>Geneviève Haroche-Bouzinac, professeur à l’université d’Orléans et spécialiste du XVIIIe siècle a publié de nombreux articles de ce peintre à partir de lettres, carnets ou archives. L’auteur a effectué de minutieuses recherches et dresse un panorama de l’Europe entière, traversée par cette artiste au cours de ses différentes pérégrinations, et qui connut l’exil comme Chateaubriand.<br />
Malgré tous ses succès, sa fortune et sa célébrité, Élisabeth Vigée Lebrun qui peignit plus de 600 portraits, révéla qu’elle ne fut pas pour autant heureuse, ayant subi de nombreux déboires familiaux, et dont la tombe porte l’épitaphe :<br />
« Ici enfin je repose ».</p>
<p>Isabelle Jolly-Gojon</p>
<p>Photo : Philippe Matsas ©, Flammarion.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/12/08/le-xxve-prix-chateaubriand/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dies Solemnis, le Grand Sacre d’Angers</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/24/dies-solemnis-le-grand-sacre-d%e2%80%99angers/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/11/24/dies-solemnis-le-grand-sacre-d%e2%80%99angers/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 07:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Charles-Gaffiot</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[angers]]></category>
		<category><![CDATA[De l’Ombre à la Lumière]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Sacre d’Angers]]></category>
		<category><![CDATA[mécénat et dons précieux à la Visitation]]></category>
		<category><![CDATA[Moulins]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=11475</guid>
		<description><![CDATA[… Superbe démenti à quelques idées reçues !
La paradoxale exposition Dies Solemnis, ouverte à Angers depuis la mi-septembre, apporte un cuisant désaveu aux apriori entretenus depuis des lustres sur  l’Art sacré.
D’emblée, le choix du titre résonne  d’une façon singulière pour provoquer l’étonnement.
Ensuite, le thème abordé, la procession de la Fête-Dieu, pourrait sembler un sujet tout [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/diesSolemnis350.jpg" alt="/" /><strong>… Superbe démenti à quelques idées reçues !<br />
La paradoxale exposition <em>Dies Solemnis</em>, ouverte à Angers depuis la mi-septembre, apporte un cuisant désaveu aux apriori entretenus depuis des lustres sur  l’Art sacré.</strong></p>
<p>D’emblée, le choix du titre résonne  d’une façon singulière pour provoquer l’étonnement.<br />
Ensuite, le thème abordé, la procession de la Fête-Dieu, pourrait sembler un sujet tout à fait dirimant, condamné à une indifférence générale.</p>
<p>Si un tel jugement, à l’emporte-pièce, s’avère, dans les faits, tout à fait erroné, on peut se demander si le regain d’intérêt envers l’art religieux, que l’on voit refleurir un peu partout, apparaît comme une réelle surprise ou s’il manifeste tout simplement une aspiration récurrente. L’Art sacré n’aurait alors rien perdu de ses lettres de noblesse !</p>
<p>En effet, depuis quelques semaines, plus de 10 000 visiteurs déjà sont venus dans la magnifique collégiale Saint-Martin pour revivre l’étonnant spectacle que la ville d’Angers -six siècles durant et jusqu’en 1968- a donné chaque année dans ses rues, ses édiles en tête, au milieu de toute la population angevine.</p>
<p>Une magistrale procession de la Fête-Dieu,<em> le Grand Sacre</em>, est apparue à Angers au XIVe siècle. Son déroulement, scrupuleusement codifié en 1513, intègre jusqu’en 1791 dans un immense cortège réunissant des milliers de fidèles douze théâtres ambulants, promenant sur des chars (les torches) portés à dos d’homme des figures de cire grandeur nature illustrant les grands épisodes de la vie du Christ ou de l’Ancien Testament. A la fin de l’interminable défilé, réunissant les corporations des métiers, les ordres religieux, le chapitre de la cathédrale, l’ostensoir et son hostie étaient promenés par toute la ville, suivis à pied et chapeau bas par le gouverneur de la cité et le représentant du Roi.</p>
<p>Au sortir de la tragédie révolutionnaire, dès 1803, la cérémonie est reprise avec un caractère religieux cette fois plus marqué. Tout au long des XIXe et XXe siècles, elle s’amplifie presque jusqu’à la démesure, par le nombre de participants, la magnificence des reposoirs, l’exubérance des rues toutes pavoisées et la présence des autorités constituées au grand complet.</p>
<p>Pour trois mois, est donc ressuscité sous les voûtes de la collégiale Saint-Martin, dans la majesté et le faste de son déploiement, tout le cortège de la procession avec ses ornements chatoyants, ses brocards précieux, ses chapes aux orfrois polychromes, ses lourdes bannières historiées tissées de fils d’or, ses croix de procession, chefs d’œuvre d’orfèvrerie, l’imposant ostensoir d’argent doré abrité sous son dais cramoisi brodé d’or, orné à ses quatre angles d’aigrettes en plumes d’autruche, symbole immuable d’une autorité bien supérieure à celles établies par les hommes pour régir leur destin.</p>
<p>Voilà encore les tapisseries d’Aubusson du XVIIe siècle qui paraient les murs de la cité tout au long du parcours ; les tentures, les étendards multicolores, les banderoles festonnées qui ornaient les façades des maisons.</p>
<p>Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas là de vieilles guenipes de sacristie usées et dépareillées dont l’Église a bien eu raison de se défaire !</p>
<p><strong>Quoique discrète, l’industrie du « luxe pur Dieu » est loin d’être éteinte.</strong></p>
<p>Comme le montre le superbe (et très accessible) catalogue de l’exposition conçu par Guy Massin-Le-Goff, conservateur des Antiquité et des Objets d’Art du Département du Maine-et-Loire, la paramentique, c’est à dire l’art du vêtement liturgique, a produit au cours des siècles d’incomparables chef d’œuvres réalisés par d’exceptionnels tisserands, d’industrieux brodeurs –souvent des hommes- , des créateurs inventifs ; demandant à chacun non seulement un savoir-faire inouï mais des milliers d’heures de travail et de minutieuse attention.</p>
<p>Ce serait perpétuer la même erreur en pensant qu’un art aussi noble aurait disparu, emporté avec Mai 68 et ses fâcheuses conséquences. Quoique discrète, l’industrie du « luxe pur Dieu » est loin d’être éteinte.</p>
<p>Avec beaucoup d’intelligence, l’exposition démontre le contraire en s’achevant sur quelques-uns des ornements liturgiques exceptionnels, nés d’une authentique création contemporaine, réalisés pour Jean-Paul II à l’occasion du jubilé de l’an 2000.</p>
<p>Fi de nos idées préconçues ! L’exposition d’Angers n’est pas un fait unique.</p>
<p>Depuis le mois de mai, en effet, jusqu’au 24 décembre 2011, avec une réussite comparable, le Musée de la Visitation de Moulins propose à ses visiteurs un sujet identique : <em>De l’Ombre à la Lumière</em>, mécénat et dons précieux à la Visitation.<br />
Le succès est tel que le catalogue a été épuisé au bout de quelques jours.</p>
<p>L’an prochain, en décembre, l’Arche de la Défense servira de cadre une exposition intitulée cette fois <em>Trésor du Saint-Sépulcre</em> pour permettre au public d’admirer 400 des plus belles œuvres d’un trésor liturgique inconnu, constitué de fabuleux présents envoyés à Jérusalem par les souverains européens depuis le début du XVIIe siècles.<br />
200 000 visiteurs sont attendus.</p>
<p>Mais l’engouement pour notre thème est plus vaste encore.</p>
<p><em>Le Grand Pardon</em> organisé depuis le XVe siècle tous les 5 ans environ dans la ville de Chaumont (Haute-Marne) réunissait, dans sa dernière édition de 2007, plus de 30 000 personnes. Un succès aussi comparable attend les Alsaciens, le 13 novembre 2011, à Niederhaslach,  pour le pèlerinage de saint Florent qui perdure quant à lui depuis douze siècles. Bien d’autres exemples aussi entrainants pourraient être évoqués.</p>
<p>En cherchant à classer ces manifestations populaires ancestrales dans des concepts trop étriqués réduits à de vulgaires démonstrations sociologiques pour mieux les faire disparaître, force est de reconnaître la vitalité de ces témoignages et la profondeur des racines qui les font se perpétuer indépendamment des grincheux. Ils brassent tout simplement, souvent dans un joyeux désordre, tradition culturelle, tradition religieuse et foi chrétienne.</p>
<p>Mais revenons à Angers. En cherchant à démêler, en 1968, l’ivraie du bon grain qui croissaient allégrement depuis six cents ans au bord des chemins empruntés par le Grand Sacre dans les rues de la ville, le clergé local, en choisissant d’interrompre cette tradition, ne s’est-il pas fourvoyé lui aussi en succombant à une tentation trop humaine, dans l’oubli du sens de la parabole évangélique ?</p>
<p>Voilà qui laisse un bel avenir à ces héritages séculaires que l’on croyait définitivement éradiqués !</p>
<p>Car gageons qu’il y aura dix fois plus de visiteurs à la collégiale Saint-Martin dans les prochaines semaines que de spectateurs aux bruyantes pièces de théâtre si médiatisées et parrainées, en cette fin d’année, par le « divin » maire de Paris et les services du Ministère de la Culture, <em>Sur le concept du visage du fils de Dieu, Golgotha picnic </em>et <em>Le Vicaire </em>toutes trois réunies.</p>
<p>Alors, 10 000 visiteurs en quatre semaines d’ouverture, n’est-ce pas plus qu’il n’en faut pour ressusciter le Grand Sacre l’an prochain, le jour de la Fête-Dieu, mais cette fois dans les rues de la cité de saint Aubin ?</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong>Dies Solemnis, le Grand Sacre d’Angers</strong><br />
17 septembre 2011 – 8 janvier 2012<br />
Collégiale Saint-Martin<br />
23 rue Saint-Martin<br />
Angers<br />
Tél. : 02 41 81 16 00<br />
Info-collegiale@cg49.fr</p>
<p>Tous les jours sauf le lundi de 13 h à 18 h<br />
Fermé les 1 et 11 novembre, 25 décembre et 1er janvier</p>
<p>Adulte : 5 euros , tarif réduit : 4 euros<br />
Visites commentées très conseillées, samedi et dimanche à 15 h</p>
<p><em><strong>Catalogue de l’exposition</strong></em>, 336 pp. 29 euros.<br />
Splendide ouvrage superbement illustré.</p>
<p><strong>De l’Ombre à la Lumière, mécénat et dons précieux à la Visitation</strong><br />
7 mai- 24 décembre<br />
Musée de la Visitation<br />
4, Place de l’Ancien Palais<br />
Moulins<br />
Tél. : 04 70 44 39 03</p>
<p>Du mardi au samedi : 10 h-12 h et 14 h-18 h<br />
Dimanche : 15 h-18 h</p>
<p>Entrée libre.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/11/24/dies-solemnis-le-grand-sacre-d%e2%80%99angers/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’ Automne en Chansons &#8211; Sélection de nouveautés</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/08/l%e2%80%99-automne-en-chansons-selection-de-nouveautes/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/11/08/l%e2%80%99-automne-en-chansons-selection-de-nouveautes/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 15:32:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Entre Chien Et Loup]]></category>
		<category><![CDATA[Le Souffle Court]]></category>
		<category><![CDATA[Lonah]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>
		<category><![CDATA[Radiofosa]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Hublot]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=11270</guid>
		<description><![CDATA[Alors que la grisaille commence à envahir l’horizon, que les Unes des journaux n’ont d’yeux que pour Coldplay et consorts, et que les radios diffusent en boucle les mêmes singles, il est temps de jeter une oreille attentive à ce qui se trame dans les rangs de la chanson française. Histoire de voir si des [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Radiofosa350.jpg" alt="/" /><strong>Alors que la grisaille commence à envahir l’horizon, que les Unes des journaux n’ont d’yeux que pour Coldplay et consorts, et que les radios diffusent en boucle les mêmes <em>singles</em>, il est temps de jeter une oreille attentive à ce qui se trame dans les rangs de la chanson française. Histoire de voir si des éclaircies peuvent encore troubler le visage de l’hiver qui s’annonce un peu plus chaque jour.</strong></p>
<p><strong>HUCK</strong></p>
<p>Le premier groupe à retenir l’intérêt est originaire de la région Champagne-Ardenne (Reims et Troyes). Quatuor orienté vers les rives de la pop, Huck déploie une palette musicale sobre, sans trop d’artifices, réussissant à mettre en valeur des textes rédigés d’une plume sensible et délicate.<br />
<strong><br />
<em>Faire Parler La Foudre, </em>(Volvox/Rue Stendhal), sortie nationale le 17 octobre 2011. </strong><br />
<strong><br />
LONAH</strong></p>
<p>« Lonah est un ensemble de spectres rassemblés autour d’hallucinations sonores, qui, depuis 2004, prend à cœur d’affûter ses meilleures harmonies sous la forme d’albums plus ou moins matérialisés ».<br />
Voilà comment le groupe se définit, s’imagine. Après deux opus distribués en téléchargement libre, la formation, inspirée par Eluard, Apollinaire et Ionesco entre autres, revient avec <em>Entre Chien Et Loup,</em> nouvelle aventure sonore, teintée de poésie et de théâtre, épopée parsemée de mots et d’images.</p>
<p><strong><em>Entre Chien Et Loup,</em> ( Quemaprod/Socadisc), sortie nationale octobre 2011.</strong></p>
<p><strong>RADIOSOFA</strong></p>
<p>Il est des groupes dont on pressent la renommée, la carrière encore à venir. Radiosofa appartient à cette catégorie d’artistes, qui bien que cloisonnés entre les murs de l’anonymat &#8211; du moins d’une réputation modeste &#8211; s’apprête à flirter avec les cimes du succès. Encore quelques efforts, quelques suées, quelques imperfections balayées de cet édifice pop, et le public fera le reste.</p>
<p><strong><em>Le Souffle Court</em>, (Opposite, Discograph), sortie nationale novembre 2010.</strong></p>
<p><strong>VITOR HUBLOT</strong></p>
<p>L’étrangeté du moment. En s’emparant de titres de Brassens (Le Gorille, Brave Margot, Le Pornographe..),  Hublot alias Guy Clerbois dans le civil, réalise une opération complexe, à la fois hommage vibrant et déstructuration assumée du répertoire de l’auteur mort voici trente ans. En mêlant des sonorités électroniques, avec des voix de journalistes, plasticiens, comédiens et chanteurs, le projet d’Hublot ne ressemble à aucune entreprise, irisant à l’occasion les chansons de Brassens de textures inédites.<br />
<strong><br />
<em>Brassens Selon Victor Hublot</em>, (Psoriadiscs/Cod&amp;x), sortie nationale octobre 2011.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/11/08/l%e2%80%99-automne-en-chansons-selection-de-nouveautes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le &#171;&#160;nouveau Rimbaud&#187;&#160; est né, Grasset l’a trouvé !</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/10/27/le-nouveau-rimbaud-est-ne-grasset-l%e2%80%99a-trouve/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/10/27/le-nouveau-rimbaud-est-ne-grasset-l%e2%80%99a-trouve/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 09:42:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Du temps qu'on existait]]></category>
		<category><![CDATA[grasset]]></category>
		<category><![CDATA[Marien Defalvard]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Ducrozet]]></category>
		<category><![CDATA[Requiem pour Lola rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Rimbaud]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=11045</guid>
		<description><![CDATA[
À quoi jouent les éditions Grasset ? L’an dernier, déjà, ils nous vendaient comme un premier roman génial, Requiem pour Lola rouge de Pierre Ducrozet, 28 ans. Cette année, ils ont dégoté mieux, c’est-à-dire plus jeune : Marien Defalvard auteur d’un premier roman, Du temps qu’on existait, à 18 ou 19 ans.
En réalité l’âge diffère selon le [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/marien-defalvard.jpg" alt="/" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À quoi jouent les éditions Grasset ?</strong> <strong>L’an dernier, déjà, ils nous vendaient comme un premier roman génial, <em>Requiem pour Lola rouge</em> de Pierre Ducrozet, 28 ans. Cette année, ils ont dégoté mieux, c’est-à-dire plus jeune : Marien Defalvard auteur d’un premier roman, <em>Du temps qu’on existait,</em> à 18 ou 19 ans.<br />
En réalité l’âge diffère selon le communiqué de presse et la quatrième de couverture mais l’auteur dit avoir écrit son livre entre 2007 et 2008<em>.</em> Époustouflant !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dix-huit ou dix-neuf ans, on ne va pas chipoter, me direz-vous. Je suis d’accord : on devrait se fiche de l’âge de l’écrivain et s’intéresser à son texte sous peine de tomber dans la performance sportive. Comme le disait Aragon en substance à propos de Rimbaud : le plus étonnant n’est pas qu’il ait écrit de tels textes si jeune mais qu’il les ait écrits.<br />
Donc, si l’âge ne fait pas le génie, qu’avons-nous à faire que Marien Defalvard soit si jeune ? Il se trouve que c’est sur son âge qu’on compte vendre son livre. Un écrivain de 18 ans qui publie chez Grasset, vous rendez-vous compte ? C’est le nouveau Radiguet, le nouveau Rimbaud, le nouveau Lautréamont, que sais-je ?</p>
<p>Si l’on se réfère à la revue de presse que Pierre Ducrozet affiche sur son site Internet, il est comparé dans le Figaro littéraire tour à tour à Rimbaud, Baudelaire et André Breton. Dans Le Point on invoque les ombres de Rimbaud et de Lautréamont, dans Le Soir celles de Lewis Carroll et Serge Gainsbourg, dans Le Dauphiné libéré Lautréamont, Breton et Michaux et dans La vie littéraire Kerouac, Burroughs, Rimbaud, Breton, Coupland et Ellis.<br />
Tout ça doit peser lourd sur les épaules d’un seul homme ! On pourrait croire que Grasset a mis la main sur un nouveau Proust, un petit siècle après. Malheureusement <em>Requiem pour Lola rouge</em> n’a rien de <em>La Recherche</em><em> du temps perdu</em>. C’est gentillet, les deux premières phrases sont même sympathiques :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>J’en étais alors à me regarder pousser les cheveux. Le soleil commençait à m’emmerder sérieusement, et la pluie aussi</em>. »<br />
Ce sont même ces deux premières phrases qui m’ont donné l’envie de lire ce roman ; j’aurais pourtant dû m’en tenir là et c’est ce que je vous conseille de faire car après, c&#8217;est le néant. Une sorte de délire onirique incompréhensible, sans queue ni tête, qui permet aux journalistes auxquels demeurent deux ou trois vagues notions d’histoire littéraire de convoquer le surréalisme et Rimbaud. On n’y comprend rien, c’est surréaliste, donc c’est génial. Fermez le ban !</p>
<p style="text-align: justify;">Non ce n’est pas génial, c’est ennuyeux et il y a tant de bons auteurs à lire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour Marien Defalvard, même le Magazine littéraire n’ose plus convoquer Radiguet ou Rimbaud tant les ficelles sont grosses. </strong>On n’hésite pourtant pas à comparer son style à celui d’Aragon. Rien que ça ! Mais jugez-en par vous-mêmes, voici les premières lignes de ce qu’on n’hésite pas à qualifier de « très bon premier livre » :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Ça commence à Coucy. Coucy-le-Château-Auffrique. Dans l’Aisne, aux derniers renseignements, en Picardie. Donc, ça a commencé là-bas, dans la beauté de son écrin. Le ciel n’était pas roux, pas gris, pas noir, mais bleu, un grand bleu de fiançailles.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">C’est plutôt coucy-couça, comme début, non ? « Aucun gamin de 19 ans ne peut écrire comme ça ? » Mais si, la preuve. Admirez la redondance des phrases nominales, ça fait Duras un peu, ou plutôt Anna Gavalda, enfin quelque chose de moderne. Et puis cette magnifique métaphore : « <em>dans la beauté de son écrin</em>. » L’écrin de qui, de quoi ? Pourquoi la beauté ? T’occupe, c’est surréaliste, tu ne comprends rien à la poésie, inculte ! Au moins on sait que le ciel était bleu, qu’il n’était pas roux (vous avez déjà vu des ciels roux, vous ?), pas gris, pas noir, pas jaune, pas cuivré, pas brun, pas chauve, non : un grand bleu de fiançailles. Pourquoi de fiançailles ? Ta gueule !</p>
<p style="text-align: justify;">Bon, passons à la suite, tournons cinq pages : « <em>Il est né. Il a vécu. Puis les choses se sont liquéfiées, comme une déroute. Avant, c’était beau temps pour un souvenir. Il mène une vie sans étoile. Ses seuls petits plaisirs ? Avant encore. Très avant. Où sont-elles passées, les pléthores de collines, les pléiades de nuages, les myriades de boutons d’or, les kyrielles de zéphyrs ? Où sont-ils, les beaux jours ? Loin, très lointains, au paradis froissé mais doux. Les nuages tirés à la cordelette, méticuleux ; leur guillochis clair. La clarté parfois.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Chez Marien Defalvard, la déroute est quelque chose de liquide. Bon, à la limite. Et vous, votre vie, vous la préférez comment : avec ou sans étoile ? Quels sont vos seuls petits plaisirs ? Avant, très avant. On se croirait presque dans <em>Le journal d’un fou</em> de Gogol.</p>
<p style="text-align: justify;">En tout cas, une chose est sûre, c’est que Marien a du vocabulaire, il en a plein les mains, plein la bouche de ces petits mots étonnants, délicieux : pléthores, pléiades, myriades, kyrielles, zéphyrs. Et guillochis ? Ignorant ce mot, j’en ai cherché la définition dans le Trésor de la Langue  Française Informatisé : « Motif formé d’un entrecroisement de traits gravés en creux avec symétrie. L’exemple cité est extrait d’une phrase de Chateaubriand : « <em>Tous ces édifices (…) sortaient des mains de l’ouvrier : l’œil, dans la blancheur de leurs pierres, ne perdait rien de la légèreté de leurs détails, de l’élégance de leurs réseaux, de la variété de leurs guillochis.</em> » Evidemment, c’est beaucoup plus basique que chez Defalvard.</p>
<p style="text-align: justify;">Toute cette dépense de vocabulaire recherché me rappelle un cours du temps de mes lointaines études pendant lequel notre professeur de langue française nous expliquait qu’on avait comptabilisé le nombre de mots de vocabulaire de l’œuvre des grands écrivains. Chez Racine, cela tournait autour de 800, chez Flaubert pas beaucoup plus tandis qu’une journaliste contemporaine dont j’ai oublié le nom en affichait plusieurs milliers. Morale de l’histoire : ce n’est pas à la richesse du vocabulaire qu’on juge de la profondeur d’une œuvre. Au contraire, ce vernis sert souvent à couvrir la nullité du propos.</p>
<p style="text-align: justify;">Allez tiens, si on sautait un paragraphe, rien qu’un petit :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Mais se souvenir, au moins, ce seront un poireau, et une conserve, dans le cabas de la vie. </em>(Quelle poésie ! Quelle métaphore, ça donne le vertige : une conserve dans le cabas de la vie.) <em>Alors il va falloir trouver la sincérité de l’existence. On est bien. On est bons. On est partis.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">On s’arrête là ? Non, allez encore une dernière, au hasard. Ce qui est absolument génial avec ce livre, c’est qu’il suffit de prendre une page au hasard pour se payer un fou rire d’une bonne demi-heure.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Ecrire me démangeait d’années ? </em>(sic !) <em>Je sortais peu, car chaque excursion était intenable, le ciel était telle année, la rue tel moment, une voiture me rappelait ceci, une enseigne cela, un vêtement autre chose, une fontaine au soleil m’emmenait il y a quinze ans, un jardin public sous la pluie il y a vingt et je franchissais trente années quand je prenais la voiture le dimanche après-midi, par les forêts. J’avais un jour dix-neuf ans, un jour trente-deux, un jour quatorze, un jour j’avais cinq ans et je dormais dans les bras de ma mère, et bientôt de nouveau j’allais dormir, et là il n’y aurait plus aucun souvenir, puisqu’il n’y aurait plus de vie du tout.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment, Proust n&#8217;a plus qu&#8217;à aller se rhabiller ! Quand je pense que sa<em> Recherche du temps perdu</em> lui a demandé 2500 pages alors que Marien Defalvard a résumé mieux que lui en un paragraphe la grande énigme du temps et de la mémoire. Il faut dire que Proust n’a pas écrit sa <em>Recherche </em>à 19 ans. A cet âge-là il perdait déjà son temps à écrire cet affreux navet : <em>Les plaisirs et les jours.</em> Navet ou poireau, de toute façon ce n’est qu’un souvenir dans le cabas de la vie…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« <em>Mélancolique et satirique, virtuose et touchant, voici l’éblouissant premier roman d’un jeune homme qui semble avoir mille ans</em>. » </strong>C’est en ces termes que l’éditeur présente – sans rire – le roman de son nouveau génie. Si on me demandait mon avis, j’aurais d’autres épithètes pour le qualifier, mais je les garde pour moi car le propos n’est pas d’attaquer ce pauvre Marien qui, à tout juste 19 ans, sert de faire-valoir à des éditeurs sans scrupule qui le vendent comme un génie précoce, comme un objet spectaculaire tout en expliquant qu’il semble avoir mille ans. À sa place je le prendrais plutôt mal. Quand Baudelaire écrit « <em>J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans </em>» ce n’est pas pour flatter son ego.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’on cesse donc de nous faire croire chaque année qu’un nouveau Rimbaud est né. Ce genre de génie éclos deux ou trois fois par millénaire et toujours dans l’obscurité. Alors qu’importe si Marien Defalvard n’est pas Rimbaud, il maîtrise les rudiments de l’écriture, c’est déjà bien. Qu’il vive et qu’il mûrisse un peu, pour avoir de quoi raconter. Qu’il travaille et patiente.<br />
Balzac disait qu’il lui avait fallu dix ans pour apprendre à écrire, Baudelaire aussi. Que Marien Defalvard attende une dizaine d’années pour publier son prochain roman, ça lui évitera peut-être de verser dans le poncif facile, dans le gnangnan et la métaphore tirée par les cheveux.<br />
Par la même occasion, ça évitera aux éditions Grasset de gâcher leur argent et des tonnes de papier. Respectons notre planète à la fin !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marien Defalvard, <em>Du temps qu’on existait</em>, Grasset, 371 pages.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/10/27/le-nouveau-rimbaud-est-ne-grasset-l%e2%80%99a-trouve/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Salon du Chocolat à Paris : Rien que pour le goût !</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/10/19/salon-du-chocolat-a-paris-rien-que-pour-le-gout/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/10/19/salon-du-chocolat-a-paris-rien-que-pour-le-gout/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 11:33:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[chocolat]]></category>
		<category><![CDATA[salon du chocolat]]></category>
		<category><![CDATA[www.salon-du-chocolat.com]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=11112</guid>
		<description><![CDATA[Le 17e Salon du Chocolat se tient à  la porte de Versailles de Paris, du 20 au 24 octobre. De quoi régaler petits et grands pendant les vacances de la Toussaint.
Et de 17 ! Le Salon du Chocolat, lancé par Sylvie Douce se porte bien. La nouvelle édition de cette année devrait être un succès [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/salonChocodéfilé320.jpg" alt="/" /><strong>Le 17e Salon du Chocolat se tient à  la porte de Versailles de Paris, du 20 au 24 octobre. De quoi régaler petits et grands pendant les vacances de la Toussaint.</strong></p>
<p>Et de 17 ! Le Salon du Chocolat, lancé par Sylvie Douce se porte bien. La nouvelle édition de cette année devrait être un succès en donnant un éclairage particulier sur l’artisanat français. Pâtissiers et chocolatiers sont unis dans un même dessein et le Salon est un phare idéal pour une profession qui ne cesse d’innover.<br />
<em>« Le Salon du Chocolat a participé à l’émergence de la nouvelle génération de pâtissiers en leur offrant une plateforme unique de reconnaissance et de médiatisation, en France et à l’international. »</em> C’est en ces termes que l’équipe réunie autour de Sylvie Douce souhaite mettre en valeur les 400 participants, dont plus de 200 chefs et chefs-pâtissiers, venus de France et du monde entier et quelques 160 exposants chocolatiers ; un record.</p>
<p>Il est vrai qu’on n’a jamais autant parlé de chocolat ces dernières années et 2011 est un bon cru. La librairie est là pour l’attester.<br />
Du vendredi 21 ou dimanche 23 octobre, plusieurs dédicaces devraient réunir les amateurs alléchés : Pierre Hermé avec Rêve de pâtissiers (La Martinière), Christophe Felder avec Pièce unique (La Martinière), Christelle Brua et Frédéric Anton avec Petits gâteaux (Le Chêne), Chrisotphe Michalak avec Le Chococlat qui me fait craquer (Plon-Perrin), ou encore Brigitte Carrère avec Moi je cuisine le chooclat (Milan), Nikita Harwich avec Histoire du Chocolat (Desjonquères)….</p>
<p>Un espace d’expression visuelle appelé <strong>« Duo sur table et 7 pêchés capitaux »</strong> présentera sept tables gourmandes dédiées à l’envie, à la gourmandise, la paresse, l’orgueil, la colère, l’avarice et la luxure. Des tandems de pâtissiers et de créateurs (stylistes de l’art de la table ou de mode, joailliers…) se sont amusé à envisager ce que ce sera la pâtisserie de demain dans des décors de table très imaginatifs. Citons parmi eux Olivia Putman et Sadaharu Aoki, l’architecte Marie Deroudilhe et Christophe Michalak, le décorateur Jean Oddes et Jean-Paul Hévin.</p>
<p>Outre les traditionnelles démonstrations pâtissières, chocolatées et culinaires, le gourmand retrouvera des défilés tout chocolat, un véritable <strong>« Cacao Show »</strong> mettant en lumière les pays producteurs de fèves de cacao comme la Bolivie, Sao Tomé, le Brésil, Madagascar ou l’Indonésie.</p>
<p>Un hommage sera rendu à Robert Linxe, le créateur de la<strong> Maison du Chocolat</strong>, à travers les témoignages de chocolatiers et d’une exposition de photographies. De son côté la célèbre maison qui ne cesse de faire des petits, À la Mère de famille, fêtera ses 250 ans, alors que <strong>Les Petites chocolatières </strong>célèbrera ses vingt ans.</p>
<p>Les prochains rendez-vous chocolatés en France auront lieu à Lyon, du 9 au 11 décembre au Centre de Congrés, puis en 2012, à Marseille du 10 au 12 février au Parc Chanot, à Bordeaux du 2 au 4 mars, Hangar 14, à Lille du 9 au 11 mars au Grand Palais, et à Cannes du 7 au 9 avril  au Palais des Festivals.</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong>Salon du Chocolat</strong></p>
<p>Porte de Versailles, Paris 15e – Pavillons 5/2 et 5/3. Du 20 au 24 octobre 2011. De 10 h à 19 h. Métro et parking : Porte de Versailles.<br />
Entrée adultes : 12, 50 €. Enfants jusqu’à 12 ans : 6 €.</p>
<p>Pour tout savoir sur le Salon du Chocolat : <a href="http://www.salon-du-chocolat.com " target="_blank">www.salon-du-chocolat.com </a>ou sur la ligne : 01 40 72 51 62.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/10/19/salon-du-chocolat-a-paris-rien-que-pour-le-gout/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Festivals d&#8217;automne 2011</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/10/10/festivals-dautomne-2011/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/10/10/festivals-dautomne-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 16:13:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=10945</guid>
		<description><![CDATA[Le 32ème festival d’Ambronay propose un voyage dans l’univers de Jean-Sébastien Bach. 
On entendra beaucoup de musique de ce compositeur, le Magnificat par Vaclav Luks, les Suites pour violoncelle par Sonia Wieder-Atherthon (moderne) et Jérôme Pernoo (baroque), une nuit Bach sera le prétexte de confronter sa musique à d’autres genres comme le jazz, la musique [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/passionBach220.jpg" alt="/" /><strong>Le 32ème festival d’Ambronay propose un voyage dans l’univers de Jean-Sébastien Bach. </strong><br />
On entendra beaucoup de musique de ce compositeur, le <em>Magnificat </em>par Vaclav Luks, <em>les Suites pour violoncelle</em> par Sonia Wieder-Atherthon (moderne) et Jérôme Pernoo (baroque), une nuit Bach sera le prétexte de confronter sa musique à d’autres genres comme le jazz, la musique contemporaine, ou bien dans des arrangements pour accordéon par Richard Galliano,<br />
… Pendant 4 week-ends prolongés, la région va résonner au son de la musique baroque avec les plus grands spécialistes de ce répertoire. Parmi les récitals on note ceux du claveciniste Pierre Hantaï, du contre-ténor Philippe Jaroussky dans des airs de Caldara, de la soprano Isabelle Desrochers qui met en musique des contes d’Andersen en les illustrant par des pièces de Couperin, Rameau, Lully. A ne pas manquer non plus quelques raretés comme les Vêpres vénitiennes de Porpora sous la baguette de Martin Gester, Farnace de Vivaldi avec les somptueuses voix de Max Emanuel Cencic, Vivica Genaux…<br />
Le festival d’Ambronay est non seulement un festival mais aussi une académie réputée qui a fait éclore de nombreux talents (Patricia Petibon, Stéphanie d’Oustrac…). L’œuvre présentée cette année est la Messe en si mineur de Bach sous la direction de Sigiswald Kuijken.<br />
<strong>www.ambronay.org &#8211; du 9 septembre au 2 octobre 2011.</strong></p>
<p>Petite cité en Alsace, Ribeauvillé accueille l’un des plus fameux et originaux festivals de musique baroque. Après un concert inaugural confié à Martin Gester et à son Parlement de Musique (Vêpres Vénitiennes de Porpora), le festival a invité quelques instrumentistes renommés comme l’organiste Benjamin Alard, le luthiste Paul O’Dette pour un programme original autour d’Orphée. <strong>www.festival-ribeauville.com du 17 septembre au 23 octobre 2011</strong>.</p>
<p>Le festival international de musique de Besançon affiche une programmation éclectique. Pendant une quinzaine de jours, le public pourra écouter de la musique symphonique sous la baguette d’A.Davis, de V. Jurowski, des grandes voix comme Anna-Caterina Antonacci dans Shéhérazade de Ravel, des solistes tels qu’Isabelle Faust, Marie-Josèphe Jude… mais également de la musique et des danses du Rajahstan.<br />
<strong>Du 16 septembre au 1er octobre. www.festival-besancon.com.</strong></p>
<p>Pour les amateurs de musique de chambre il faudra se rendre aux Nuits romantiques du Lac du Bourget pour entendre le duo Nemanja Radulovic et Susan Manoff dans des sonates de Beethoven, Nicholas Angelich dans les Préludes de Liszt, François-Frédéric Guy jouer Liszt et Marie-Christine Barrault lire des textes de Lamartine…<br />
<strong>Du 23 septembre au 8 octobre. www.nuitsromantiques.com.</strong></p>
<p>Manon Ardouin</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/10/10/festivals-dautomne-2011/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La nouvelle saison théâtrale à Paris</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/09/30/la-nouvelle-saison-theatrale-a-paris/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/09/30/la-nouvelle-saison-theatrale-a-paris/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 10:33:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Luc Jeener</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>
		<category><![CDATA[spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=10971</guid>
		<description><![CDATA[Encore, en cette rentrée, une floraison de pièces nouvelles. D&#8217;aucuns pensent que c&#8217;est trop. Alors que c&#8217;est une vraie chance pour Paris qui est la ville du monde où il y a le plus de théâtres.
Le plaisir est de plonger dans cette diversité comme dans ces grands magasins si bien achalandés qu&#8217;on ne sait plus [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/prixCoupole350.jpg&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/les-conjoints160.jpg" alt="/" /><strong>Encore, en cette rentrée, une floraison de pièces nouvelles. D&#8217;aucuns pensent que c&#8217;est trop. Alors que c&#8217;est une vraie chance pour Paris qui est la ville du monde où il y a le plus de théâtres.</strong></p>
<p>Le plaisir est de plonger dans cette diversité comme dans ces grands magasins si bien achalandés qu&#8217;on ne sait plus où donner de la tête. Il y en a, en effet, pour tous les goûts et à tous les prix. Johnny Hallyday, Sophie Marceau, Claude Rich pour qui aiment les vedettes.<br />
<em>Roméo et Juliette, Le Songe d&#8217;une nuit d&#8217;été, Beaucoup de bruit pour rien </em>pour les amateurs de Shakespeare. <em>Andromaque, Bérénice</em> à la Comédie-Française pour qui préfère Racine.</p>
<p>Et puis des auteurs contemporains : Eric Assous et ses trois créations : <em>Les conjoints, l&#8217;Italienne, Mes meilleurs copains,</em> Isabelle Cote et son<em> Entre deux ils</em> au théâtre de l&#8217;Oeuvre, Emmanuel Robert-Espalieu (<em>Fume cette cigarette</em>), Fred Nony (<em>Soif</em>), Isabeau de R. (<em>Faux rebonds</em>), les déjà célèbres Fabrice Melquiot et Florent Zeller dont Pierre Arditi reprend<em> La Vérité</em>.</p>
<p>Et puis encore des solos qui permettent à de merveilleux comédiens de montrer toute l&#8217;étendue de leur talent : Luchini, bien sûr, le plus grand.<br />
Fanny Ardant, Dominique Blanc, Bénureau, Demaison, Arthur, Huster, Jean Piat, Gaspard Proust&#8230; et d&#8217;autres moins connus mais tout aussi talentueux : Michèle Guigon, Coralie seyrig, Tania Torrens, Arnaud Denis, Jean-pierre Bouvier&#8230;</p>
<p>Sans parler des spectacles d&#8217;un abord sans doute plus difficiles mais qui sont bien souvent de vrais plaisirs : le dernier Sobel à la Colline, le dernier Claude Régy&#8230;<br />
En tout plus de 200 spectacles qui prouvent définitivement que le théâtre est bien vivant.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/09/30/la-nouvelle-saison-theatrale-a-paris/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Morbihan : l&#8217;union de l&#8217;art et du patrimoine 1/2</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/08/26/morbihan-lunion-de-lart-et-du-patrimoine-12/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/08/26/morbihan-lunion-de-lart-et-du-patrimoine-12/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 08:28:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[chapelles]]></category>
		<category><![CDATA[domaine de Kerguéhennec]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[l'art dans les chapelles]]></category>
		<category><![CDATA[morbihan]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=10531</guid>
		<description><![CDATA[Le Morbihan, cette région du golfe breton, parfois loin de la mer, a trouvé le moyen d&#8217;attirer les touristes tout en sauvegardant son patrimoine.
L&#8217;idée simple au départ mais longtemps difficile à mettre en œuvre : marier l&#8217;art et les monuments sous l&#8217;égide des autorités régionales, départementales et même locales.
Focus sur deux initiatives emblématiques : &#171;&#160;l&#8217;art [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/stGildas350.jpg&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/stGildas350.jpg" alt="/" /><em><strong>Le Morbihan, cette région du golfe breton, parfois loin de la mer, a trouvé le moyen d&#8217;attirer les touristes tout en sauvegardant son patrimoine.<br />
L&#8217;idée simple au départ mais longtemps difficile à mettre en œuvre : marier l&#8217;art et les monuments sous l&#8217;égide des autorités régionales, départementales et même locales.<br />
Focus sur deux initiatives emblématiques : &laquo;&nbsp;l&#8217;art dans les chapelles&raquo;&nbsp; et </strong><strong>le domaine de Kerguéhennec</strong><strong>.</strong></em></p>
<h1>L&#8217;art dans les Chapelles : 20 ans déjà !</h1>
<p><strong>Il fallait y penser, en invitant l&#8217;art contemporain dans leurs murs, ces antiques chapelles ne sont-elles pas en porte-à-faux par rapport à leur vocation ? Petit tour d&#8217;horizon du circuit estival &laquo;&nbsp;l&#8217;art dans les chapelles&raquo;&nbsp; qui fête ses 20 ans cette année.</strong></p>
<p>Il était une fois une jolie rivière qui serpentait au cœur de la Bretagne : le Blavet. Dans sa vallée, disposées en étoiles, une multitudes de petites chapelles, de styles et d&#8217;époques diverses, ont été bâties.<br />
Sous l&#8217;impulsion d&#8217;Olivier Delavallade, l&#8217;art s&#8217;invita dans ces chapelles fermées. L&#8217;actuel directeur du domaine de Kerguéhennec résume son action culturelle dans la région par &laquo;&nbsp;15 ans de pédagogie auprès des élus&raquo;&nbsp;.<br />
Avec l&#8217;Alsace, la Bretagne fut la première région dotée d&#8217;un service régional de l&#8217;inventaire. La conscience patrimoniale existe ici depuis longtemps. Aussi les élus et les amoureux des vieilles pierres cogitèrent afin d&#8217;ouvrir les nombreuses petites chapelles disséminées dans tout le Morbihan. Fermées toute l&#8217;année, elles sont pour la plupart ouvertes une fois l&#8217;an pour les Pardons. L&#8217;association<strong> &laquo;&nbsp;Art dans les Chapelles&raquo;&nbsp;</strong>, financée par le Conseil Général, permet aux visiteurs de les découvrir pendant deux mois et demi, l&#8217;été, en invitant des artistes contemporains à y exposer.<br />
La mairie parfois le guide et le reste du travail est assuré par l&#8217;association.</p>
<p>Chaque année, les artistes invités créent, à l’atelier ou <em>in situ</em>, des œuvres spécifiquement pour la chapelle qui leur a été attribuée ou qu’ils ont choisie. D&#8217;autres artistes sont conviés en résidence durant la manifestation.</p>
<p>Quatre circuits sont proposés, au cœur du pays de Pontivy, ouvrant ainsi au public des édifices remarquables, gratuitement. Ces sites sont classés en deux catégories : les sites accueillant une œuvre contemporaine dans le cadre de la manifestation, et les sites ouverts dans le cadre de la manifestation, mais ne présentant pas d&#8217;œuvre contemporaine.</p>
<p>Ces stars de l&#8217;Art dit Contemporain, habitués souvent à brasser les millions, œuvrent pour quelques centaines d&#8217;euros dans ces hauts lieux de notre histoire.<br />
c&#8217;est louable en soi. Mais certains, habitués à laisser aller leurs instincts &laquo;&nbsp;conceptuels&raquo;&nbsp; plutôt qu&#8217;en quête d&#8217;harmonie et de beauté risquent de dépasser les limites. Lieux sacrés en soi, les chapelles ne peuvent accueillir les démarches qui heurtent leur vocation propre.</p>
<p><strong>L&#8217;art de jouer avec les limites</strong></p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/stNicolasInstallation350.jpg&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/stNicolasInstallation350.jpg" alt="/" />La plupart cherchent à entrer en résonance avec le lieu; comme Rainer Gross dans la chapelles de Saint-Nicolas à Pluméliau avec son œuvre monumentale, présentée comme une sorte de <em>memento mori </em>et invitant le visiteur à s&#8217;incliner en entrant face à l&#8217;autel. Ou comme  Susanna Fritscher avec son installation sonore cherchant à dialoguer avec la chapelle Sainte-Tréphine à Pontivy ou encore Heidi Wood créant des chasubles sur lesquelles elle décline le pictogramme de la chapelle Notre-Dame du Moustoir (Malguénac), les chasubles étant directement reliées au lieu mais pouvant aussi être considérées comme &laquo;&nbsp;une idée générique de la chasuble, des signes.&raquo;&nbsp;.<br />
Saluons aussi l&#8217;initiative de l&#8217;artiste David Tremlett, invité d&#8217;honneur de l&#8217;édition 2008, qui avait alors choisi l&#8217;une des chapelles les plus modestes : Notre-Dame des Fleurs à Moustoir-Remungol. Suite au dessin mural qu&#8217;il exposa jusqu&#8217;en 2009, il souhaita pérenniser son travail en offrant la création du vitrail principal alors en verre blanc.  Pour les 20 ans de<strong> l&#8217;Art dans les Chapelles</strong> la réalisation en a été confiée à l&#8217;atelier Simon Marq de Reims. L&#8217;implication des divers partenaires toucha l&#8217;artiste qui décida d&#8217;offrir la création et la réalisation du petit vitrail latéral de cette chapelle.<br />
Jolie histoire : quand un artiste donne du lustre et de la lumière à la plus humble des chapelles&#8230;</p>
<p>Mais d&#8217;autres artistes contemporains glissent insidieusement vers la pratique blasphématoire, ignorant (ou feignant d&#8217;ignorer) la violence qu&#8217;ils sont susceptibles d&#8217;infliger aux croyants chrétiens et à toute personne douée de sens du sacré.<br />
Si les ignigraphies de Jaccard sont intéressantes, voire magiques sur le papier, elles deviennent &laquo;&nbsp;scarifications&raquo;&nbsp; sur les murs. Au domaine de Kerguéhennec (qui ne fait pas partie du circuit de l&#8217;Art dans les Chapelles mais se situe tout près), dans la chapelle de la Trinité, afférente au château, ces brûlures sur les murs pouvaient passer mais les propager dans le chœur (même si l&#8217;endroit n&#8217;accueille plus du tout de culte) est très discutable.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="src=&quot;http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/vitrailN-DFleurs350.jpg&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/vitrailN-DFleurs350.jpg" alt="/" />Autre débordement, l&#8217;artiste d&#8217;origine algérienne Slimane Raïs à la chapelle Notre-Dame-des-Fleurs s&#8217;autorise tout bonnement à réorienter le lieu sacré, tourné vers l&#8217;Est comme toutes les églises, dans la direction de la Mecque à l&#8217;aide de dalles disposées à l&#8217;extérieur et d&#8217;un plancher de bois à l&#8217;intérieur.<br />
Il y a une manière de dialoguer entre les religions et des lieux idoines, mais cette action dépasse largement la démarche artistique et pourrait être considérée comme un acte d&#8217;un grande violence envers la sensibilité des chrétiens, voire une profanation. C&#8217;est en tout cas, trahir l&#8217;accueil et la confiance qui ont été offerts tant par les organisateurs que par le clergé qui autorise la manifestation.</p>
<p>Malheureusement, on se demande s&#8217;il y a encore des limites à l&#8217;initiative dans des lieux qui l&#8217;imposent de fait&#8230; <strong>L&#8217;Art dans les Chapelles</strong>, idée louable au départ, risque de se discréditer au jeu du &laquo;&nbsp;laisser-faire, laisser-passer&raquo;&nbsp; de notre société relativiste.</p>
<p>Il suffirait juste de redresser la barre légèrement pour fixer des frontières à ne pas dépasser pour que cette belle initiative qui redonne vie au patrimoine et aux villages que traversent les quatre circuits redevienne ce qu&#8217;elle est : un modèle d&#8217;intelligence. Une passerelle entre passé, présent, patrimoine, questionnements contemporains, art et sacré.</p>
<p><strong>À suivre la semaine prochaine dans CultureMag :</strong><em> <strong>Le domaine de Kerguéhennec : vaisseau-amiral de la culture en Morbihan.</strong></em></p>
<h2><strong>Pratique :</strong></h2>
<p><strong>L&#8217;Art dans les Chapelles</strong><br />
Du 8 juillet au 18 Septembre<br />
Juillet et aout :  tous les jours de 14h à 19h<br />
Fermé le mardi (sauf pour les ateliers nomades, voir ci-dessous)<br />
(ouvert 14 juillet et 15 août) et les 3 premiers week-ends de septembre, de 14h à 19h.</p>
<p>Entrée libre et gratuite &#8211; un guide vous accueille dans chaque chapelle.</p>
<p><strong>Accueil et départ des circuits :</strong><br />
Maison du Chapelain &#8211; Saint Nicodème<br />
56930 Pluméliau</p>
<p><strong>L’art dans les chapelles</strong><br />
6 quai Plessis<br />
56300 Pontivy</p>
<p>Pour toute question :<br />
Tél : 02 97 27 97 31<br />
accueil@artchapelles.com<br />
<a href="http://www.artchapelles.com" target="_blank">www.artchapelles.com</a></p>
<p>L&#8217;art dans les chapelles est une association loi 1901 reconnue d&#8217;intérêt général.</p>
<p>Autre association dont vous rencontrerez parfois des guides bénévoles :</p>
<p><strong>La SPREV association de Sauvegarde du Patrimoine Religieux en Vie.</strong><br />
Association dédiée au patrimoine breton dont le sigle est la clé : celle qui ouvre les églises et chapelles closes, et celle qui donne accès au sens caché des choses.</p>
<p>Pour toute question :<br />
Tél : 02 98 64 58 81<br />
<a href="http://www.sprev.rog" target="_blank">secretariat.sprev@wanadoo.fr<br />
www.sprev.rog</a></p>
<p><em>Photos : Cyril Semenoff-Tian-Chansky</em><em> -</em>“Historien d’art, diplômé de l’Ecole du Louvre et de master en  Histoire de l’Art, qui a travaillé pendant de nombreuses années à la  Manufacture de Sèvres puis au Château de Versailles, est également  photographe, spécialisé dans le patrimoine sous toutes ses formes.”<br />
<em> <span id="OBJ_PREFIX_DWT324-hover"><a href="http://www.cyril-semenoff.net/" target="_blank">www.cyril-semenoff.net<br />
</a></span><br />
</em><em><br />
Chapelle Saint-Gildas<br />
Chapelle Saint-Nicolas, installation de Rainer Gross.<br />
Vitrail principal de Notre-Dame des Fleurs à Moustoir-Remungol.</em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/08/26/morbihan-lunion-de-lart-et-du-patrimoine-12/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Festivals d&#8217;été dans le monde</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/07/26/festivals-dete-dans-le-monde/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/07/26/festivals-dete-dans-le-monde/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 06:36:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Musique !]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=10288</guid>
		<description><![CDATA[La sélection des festivals en dehors de l&#8217;Europe de CultureMag.
Les États-Unis proposent un programme très riche pendant l’été. Le festival lyrique le plus important est celui de Santa Fe au Nouveau-Mexique. Cet opéra a été construit au milieu des années 50 à une dizaine de kilomètres de la ville de Santa Fe et se trouve [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/OperaUSA350.jpg" alt="/" /><strong>La sélection des festivals en dehors de l&#8217;Europe de CultureMag.</strong></p>
<p>Les États-Unis proposent un programme très riche pendant l’été. Le festival lyrique le plus important est celui de <strong>Santa Fe</strong> au Nouveau-Mexique. Cet opéra a été construit au milieu des années 50 à une dizaine de kilomètres de la ville de Santa Fe et se trouve au milieu des montagnes. L’endroit, en dehors d’être absolument magique, accueille des productions de très grande qualité comme en témoigne une fois encore la programmation 2011. <em>Faust</em> de Gounod ouvre le festival avec Bryan Himel et Ailyn Perez dans les rôles principaux, placés sous la direction du nouveau directeur musical des lieux Frédéric Chaslin. <em>La Bohème</em> de Puccini réunit une belle distribution menée par Ana Maria Martinez, Heidi Stober, habituée des lieux et David Lomeli. Mais l’événement de l’été sera sans conteste <em>La Griselda</em> de Vivaldi : l’œuvre sera défendue par David Daniels, Paul Groves et Isabel Leonard en espérant que la mise en scène de Peter Sellars, sûrement très originale, ne viendra pas gâcher le plaisir d’un public américain toujours très conservateur. <em>The Last Savage</em> de Menotti et <em>Wozzeck</em> de Berg seront également à l’affiche.<br />
<strong>Du 1<sup>er</sup> juillet au 27 août.<a href="http://www.santafeopera.org" target="_blank"> www.santafeopera.org</a></strong></p>
<p>Parmi les événements lyriques à ne pas manquer en Amérique du Nord, il faudra aller à Boston et plus précisément au festival de <strong>Tanglewood</strong> pour écouter <em>Orlando</em> de Haendel avec Dominique LaBelle, Susanne Ryden dirigées par Nicholas McGegan et <em>Porgy and Bess</em> avec Nicole Cabell qui promet d’être époustouflante dans le rôle.<br />
<strong><a href="http://www.bso.org" target="_blank">www.bso.org</a></strong></p>
<p>Un détour s’impose pour le trio Patricia Racette, Bryn Terfel et Salvatore Licitra qui sont les protagonistes de <em>Tosca</em> au festival de <strong>Ravinia fin juillet.</strong> Bryn Terfel y donne également un récital le<strong> 2 août.</strong><a href="http://www.ravinia.org." target="_blank"><strong> www.ravinia.org.</strong></a></p>
<p><strong>Le festival de Cincinnati </strong>est également incontournable avec, cet été, plusieurs productions intéressantes : <em>Rigoletto</em> avec Sarah Coburn et Stephen Powell, <em>Eugène Onéguine</em> avec une belle distribution comprenant Tatiana Monogarova, Nathan Gunn, William Burden, Denis Sedov et Steven Cole, <em>Die Zauberflöte</em> avec Shawn Mathey et Brett Polegato, entre autres.<br />
<strong>Du 16 juin au 31 juillet -</strong><a href="http://www.cincinnatiopera.org" target="_blank"><strong> www.cincinnatiopera.org</strong></a></p>
<p>Le Japon est également un lieu lyrique important. Depuis 1992, Seiji Ozawa s’occupe du <strong>Saito Kinen</strong> festival, dans la ville de Matsumoto dans les montagnes japonaises : traditionnellement il monte une production lyrique et plusieurs concerts de musique de chambre. L’édition 2011 propose <em>Le Château de Barbe-Bleue</em> de Bartok avec Matthias Goerne et Elena Zhidkova.<br />
<strong>Du 8 au 31 août </strong><a href="http://www.saito-kinen.com" target="_blank"><strong>www.saito-kinen.com</strong></a></p>
<p>Manon Ardouin</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/07/26/festivals-dete-dans-le-monde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Propositions de concerts en juillet</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/07/20/propositions-de-concerts-en-juillet/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/07/20/propositions-de-concerts-en-juillet/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Jul 2011 12:03:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d'Aix]]></category>
		<category><![CDATA[festival du sud de la France]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chorégies d’Orange]]></category>
		<category><![CDATA[Musique !]]></category>
		<category><![CDATA[www.opera-des-landes.com]]></category>
		<category><![CDATA[www.samoens.com]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=10343</guid>
		<description><![CDATA[Festivals dans le Sud de la France
Le Sud de la France accueille de nombreux festivals et principalement les deux manifestations lyriques parmi les plus importantes de l’Europe. 
Les Chorégies d’Orange fêtent cette année leur 40ème anniversaire. Que de souvenirs, que de productions mémorables dans ce théâtre romain : Montserrat Caballe bravant le vent pour chanter [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Festivals dans le Sud de la France</h2>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/theatre-antique-orange350.jpg" alt="/" /><strong>Le Sud de la France accueille de nombreux festivals et principalement les deux manifestations lyriques parmi les plus importantes de l’Europe. </strong><strong></strong></p>
<p><strong>Les Chorégies d’Orange</strong> fêtent cette année leur 40ème anniversaire. Que de souvenirs, que de productions mémorables dans ce théâtre romain : Montserrat Caballe bravant le vent pour chanter <em>Norma</em> en 1974, la dernière Olympia de Natalie Dessay en 2000, Birgit Nilsson en Isolde en 1973…<br />
Comme à Vérone, les opéras à « grand spectacle » sont privilégiés dans ce lieu avec des projections sur le mur, l’utilisation plus ou moins efficace de la statue d’Auguste. L’édition 2011 est entièrement consacrée à Verdi avec <em>Aïda </em>et <em>Rigoletto</em>. Pour <em>Aïda,</em> Raymond Duffaut, le maître des lieux, a fait appel à Indra Thomas qui a déjà chanté le rôle-titre un peu partout et à Carlo Ventre. Le reste de la distribution est très prometteuse avec Ekaterina Gubanova et Andrezj Dobber qui font leurs débuts à Orange.<br />
L’événement de l’été sera sans doute<em> Rigoletto</em> avec le plus grand Rigoletto encore en activité, Leo Nucci. Le baryton a chanté ce rôle sur toutes les grandes scènes et son interprétation est inoubliable. Il vient enfin le chanter à Orange (et participer à ses premières Chorégies !) et nul doute que le public lui fera un triomphe. Il sera entouré de deux chanteurs bien connus des festivaliers, Patrizia Ciofi et Vittorio Grigolo qui avaient obtenu un certain succès dans la version télévisée à Mantoue l’automne dernier.</p>
<p><strong>Du 9 juillet au 2 août &#8211; <a href="http://www.choregies.asso.fr" target="_blank">www.choregies.asso.fr</a></strong></p>
<p><strong>Le Festival d’Aix-en-Provence</strong>, initialement entièrement consacré à Mozart, s’est ouvert à d’autres compositeurs. Festival mythique s’il en est, il a accueilli les plus grands chanteurs, parfois des inconnus que Gabriel Dussurget faisait débuter et qui devenaient des stars en quelques soirées. La production que tout le monde attend cette année est bien sûr <em>La Traviata </em>avec les débuts en Europe de Natalie Dessay dans le rôle-titre.<br />
Après avoir tenté l’expérience à Santa Fe il y a 2 ans, elle reprend le rôle en compagnie de Ludovic Tézier et Charles Castronovo dans une mise en scène de Jean-François Sivadier et sous la direction de Louis Langrée. Deux opéras plus originaux, <em>Le Nez </em>de Chostakovitch et<em> Thanks to my eyes </em>de Oscar Bianchi, sont également à l’affiche. <em>Le Nez</em> réunit une distribution russe avec Alexander Krawetz, Andrei Popov, Margarita Nekrasova dans une production déjà vue au Met.<br />
L’opéra contemporain de Bianchi s’inspire de la pièce <em>Grâce à mes yeux</em> de Joël Pommerat, et raconte la déception d’un fils qui n’arrive pas à recevoir le don de son père, grand artiste comique. Le festival d’Aix propose toujours un opéra baroque : Haendel est à l’honneur avec <em>Acis and Galatea</em> défendu par Julien Behr et Julie Fuchs sous la baguette de Leonardo García Alarcón. Mozart sera quand même présent avec <em>La clemenza di Tito</em> dans une production qui ne manquera pas de faire couler aussi beaucoup d’encre : Colin Davis dirige et David Mc Vicar met en scène une intéressante distribution menée par Gregory Kunde, Sarah Connolly, Amel Brahim-Djelloul…<br />
<strong>Du 5 au 25 juillet &#8211; <a href="http://www.festival-aix.com" target="_blank">www.festival-aix.com</a></strong></p>
<h2>Ailleurs en France</h2>
<p><strong>La France accueille plusieurs autres manifestations lyriques pendant l’été. Voilà quelques idées pour les passionnés d’opéras en dehors des festivals d’Aix et d’Orange.</strong></p>
<p><strong>L’Opéra des Landes à Soustons </strong>propose plusieurs soirées éclectiques puisqu’on pourra assister à l’intégrale des mélodies de Duparc, à <em>Pomme d’Api</em> d’Offenbach, à un spectacle autour des <em>Chants de troubadours</em> et de la polyphonie médiévale et bien sûr à l’opéra monté chaque année par le festival dont le choix s’est porté ambitieusement sur <em>Mireille</em> de Gounod. Tanya Laing, Florent Dominguez, Kristian Paul, Marc Souchet et Christel Lindstat chanteront les rôles principaux sous la direction de Brice Martin.<br />
<strong>Du 13 au 22 juillet &#8211; <a href="http://www.opera-des-landes.com" target="_blank">www.opera-des-landes.com</a></strong></p>
<p><strong>Samoëns, en Haute-Savoie</strong>, accueille en résidence l’Académie d’opéra d’été, du 15 au 29 juillet 2011 pour des représentations de <em>Rigoletto</em> de Verdi. Le pari de cette manifestation est de réunir plus de deux cents amateurs, musiciens, chanteurs et comédiens du village haut savoyard pour produire un spectacle de qualité.Àdécouvrir !<br />
<strong><a href="http://www.samoens.com" target="_blank">www.samoens.com</a></strong></p>
<p>Manon Ardouin</p>
<p><em>Photos : Théâtre antique d&#8217;Orange<br />
Théâtre de l&#8217;Archevêché à Aix-en-Provence.</em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/07/20/propositions-de-concerts-en-juillet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Des Ballets Russes au Grand Meaulnes</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/07/12/des-ballets-russes-aux-grand-meaulnes/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/07/12/des-ballets-russes-aux-grand-meaulnes/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 16:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Ballets Russes]]></category>
		<category><![CDATA[Le Grand Meaulnes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=9982</guid>
		<description><![CDATA[Il y a 100 ans, le 6 juin 1911, la 6ème Saison Russe de Diaghilev s’ouvrait au théâtre du Châtelet, par Carnaval, un ballet pantomime en un acte de Mikhaïl Fokine sur une musique de Robert Schumann orchestrée par Nicolas Rimsky-Korsakov. Anatole Liadov, Alexandre Glazounov, Nicolas Tcherepnine, sur un argument de Léon Bakst et Michel [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/FokineCARNAVAL350.jpg" alt="/" /><strong>Il y a 100 ans, le 6 juin 1911, la 6ème Saison Russe de Diaghilev s’ouvrait au théâtre du Châtelet, par Carnaval, un ballet pantomime en un acte de Mikhaïl Fokine sur une musique de Robert Schumann orchestrée par Nicolas Rimsky-Korsakov. Anatole Liadov, Alexandre Glazounov, Nicolas Tcherepnine, sur un argument de Léon Bakst et Michel Fokine.<br />
Pour commémorer ce centenaire, une exposition sera consacrée tout l’été à  ces deux chefs-œuvres de la culture internationale dans le château de  la Chapelle d’Angillon.</strong></p>
<p>Cette brillante exposition met en parallèle, le ballet de Mikhaïl  Fokine créé primitivement à Saint-Pétersbourg, et le roman  d’Alain-Fournier, tout particulièrement les chapitres de« La Fête  étrange » &#8211; écrit pour partie dans ce village.</p>
<p>L’ouvrage avait en fait été donné en première audition à Paris le 4 juin de l’année précédente à l’Opéra de Paris sous la direction de Gabriel Pierné, avec pour interprètes Vaslav Nijinsky et Tamara Karsavina. Il sera repris, toujours à l’Opéra, les 24 et 28 décembre 1911, avec Narcisse, Le Spectre de la Rose et Sadko, repris ensuite dans toute l’Europe et en Amérique du Nord.</p>
<p>Repris d’une soirée de bal masqué organisée à la salle  Pavlova à Saint-Pétersbourg, par des étudiants de l’Institut de Technologie, il avait été repris à Berlin le 20 mai 1910 et le 19 avril 1911 à Monte Carlo sous la direction de Nicolas Tchérepnine.<br />
Si la création du Carnaval plut beaucoup à Berlin, à côté de Shéhérazade programmé dans la même soirée, il n’eut à Paris qu’un un succès d’estime vis-à-vis du public habitué aux grands ballets exotiques, mais elle eut un retentissement considérable dans la littérature française puisque la pantomime de Fokine fut pour une grande part dans l’inspiration d’un roman célèbre , Le Grand Meaulnes d’Alain-Fournier.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Chapelle-dAngillon350.jpg" alt="/" />Cette exposition évoquera également la grande révolution esthétique que furent les Ballets Russes, auxquels Jacques Rivière consacra des articles désormais réputés, mais aussi à leur héritage. Seront donc présentés des documents originaux ou des reproductions (dessins, lettres, livres, photographies, partitions, etc.) en mettant l’accent sur le carnaval et la commedia dell’arte dans la chorégraphie.<br />
Elle rendra également hommage aux Ballets Russes et au Grand Meaulnes par des œuvres de peintures, dessins, lithographies, etc. d’artistes réputés, tels qu’ Alexandre Benois, Léon Bakst, Daniel Louradour, Jean Target, Tiriot, Roig Nadal, décédés, ou d’artistes contemporains comme Gueorgui Chichkine, Sofia Lakovietskaïa, Sergueï Chepik, Nadejda Anitchkova, Jean-Bernard Cahours d’Aspry, Stéphanie Barba, Nathalie Bréhal, Mireille Bailly-Coulanges, Roger Jouan, Marie-Joseph Devaux, Damien Hermellin etc. qui ont su si bien rendre vie a des personnalités d’hier par des moyens d’aujourd’hui.<br />
L’exposition sera accompagnée d’animations : une conférence de Jean-Bernard Cahours d’Aspry, qui a également réalisé les décors de l’exposition, d’un récital de piano sur « Les musiques des Ballets Russes, de textes lus par la comédienne Nathalie Bréhal, etc.<br />
<strong><br />
Du Carnaval au  Grand Meaulnes</strong></p>
<p>La première rencontre entre<em> Le Grand Meaulnes </em>d’Alain-Fournier et<em> Le Carnaval </em>de Fokine/Schumann avait eut lieu dans les premiers jours de juin 1910, quand Alain-Fournier avait découvert les Ballets Russes de Diaghilev en compagnie de sa sœur et de son ami Jacques Rivière devenu son beau-frère, en assistant à l’Opéra de Paris à l’une des toutes premières représentation du Carnaval de Fokine sur la musique de Schumann.</p>
<p>« On ne peut pas s’imaginer ce que les Russes peuvent faire avec la danse, écrivit Rivière à ses tantes. […].  C’est un spectacle à la fois d’une violence et d’un ordre inouïs. Quand on voit nos piteux ballets français où l’on s’embête à 20 francs de l’heure, on est honteux. Je tâcherai d’y retourner. » Le 3 juillet, Fournier écrivit à son tour à André Lhote, toute la joie qu’il avait eu de découvrir les spectacles de Diaghilev avec son ami Jacques Rivière. Son émotion avait dû être très forte puisqu’en septembre suivant, lors de ses vacances annuelles à La Chapelle d’Angillon, il se mit à la rédaction de son célèbre roman pour lequel depuis cinq ans il accumulait souvenirs, notes et brouillons. Cette fois il pouvait écrire à ses amis qu’il avait trouvé son « chemin de Damas. »</p>
<p>Accumulant souvenirs personnels, de famille ou témoignages, il avait jusqu’alors placé l’action de son roman à Epineuil-le-Fleuriel, dans le Berry du Sud qui avait été le pays de son enfance. Désormais en cette fin d’été 1910, il poursuivait son histoire en Sologne, à La Chapelle d’Angillon et Nançay où chaque année il revenait passer ses vacances de fin d’été.</p>
<p>Il en profitait selon Isabelle Rivière pour »visiter quelque château voisin […]L’année dernière, c’était La Varenne, somptueux chalet plûtot que château, et son immense pièce d’eau muette, où l’on croit voir glisser les barques blanches des fêtes que Robert [le cousin germain]  à mi-voix, dans le dos du gardien raconte …. »<br />
<img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Chichkine-HommageDiaghilev3.jpg" alt="/" />Les lecteurs du Grand Meaulnes reconnaîtront ici une partie du lieu de la « Fête  étrange » avec Loroy, « château, ferme ou abbaye » dans lequel il plaçait la mémorable soirée de bal costumé pour des enfants dansant la farandole en costume romantique dans ses couloirs, autour d’un clown blafard aux manches trop longues et un Arlequin.<br />
Sans être véritablement un roman autobiographique, Le Grand Meaulnes qui retrace l&#8217;histoire d&#8217;Augustin Meaulnes, un grand jeune homme épris d’aventure, racontée par François Seurel, son ancien camarade de classe devenu son ami. Fournier lui-même déclarait d’ailleurs n’aimer « la merveille que lorsqu’elle est étroitement insérée dans la réalité.  Tout ce que je dis se passe quelque par, écrivit-il à l’un d’eux. »<br />
Son livre est donc « un perpétuel va-et-vient  insensible du rêve à la réalité. »  Tous les lieux dont il parle dans son livre existent réellement, même si la réalité géographique est quelque peu bouleversée. Le Vieux Nançay du roman, c’est Nançais dans la réalité, le pays de l’Oncle Florentin chez qui la demoiselle Yvonne de Galais venait faire ses achats. La boutique est toujours visible dans le village, face à l’église.<br />
Le clown aux manches trop longues et l’arlequin qu’il ajoute alors à sa fête étrange, sont sortis tout droit du ballet de Fokine. Il avouera d’ailleurs cette influence dans une lettre à Charles Péguy ,  en avouant à son ami, que son roman était teinté « d’un peu de volupté, de lanterne magique, de fantasmagorie, de Ballets Russes et d’aventure anglaise. »<br />
Cette « fantasmagorie de Ballets Russes » se manifeste dans Le Grand Meaulnes  à travers « le grand Pierrot blafard aux manches trop longues, coiffé d’un bonnet noir et riant d’une bouche édentée » de « La Fête étrange », inspiré par le mime Alexis Boulgakov à la création. Dans le Grand Meaulnes comme dans la pantomime de Schumann, il courait à grandes enjambés maladroites, comme si, à chaque pas, il eut dû faire un saut, et il agitait ses longues manches vides. » Par ailleurs, les enfants de la « fête étrange » étaient comme dans le ballet, revêtus de costumes romantiques ; et  Il n’était pas jusqu’au décor du ballet, un simple ensemble de tentures vertes qui n’évoque la chambre verte, verte comme le tissu de la chambre verte du domaine mystérieux.<br />
A la sortie du roman en 1913, un critique littéraire de La Gazette de Lausanne, Roger Cornaz, le fit remarquer à ses lecteurs : « Lisez Le Grand Meaulnes y affirmait-il,  c’est un peu comme l’apparition soudaine d’une fée au coin d’un bois ou dans une pauvre cabane ; son passage rapide change pour toujours l’aspect des choses et le goût de la vie.<br />
« Et permettez-moi une dernière question qui vous paraîtra saugrenue : aimez-vous le ballet du Carnaval ? Avez-vous peut-être senti votre cœur se fondre devant la danse de ces petits pantins masqués et fardés, ironiques et tendres, qui pleurent pour rire ou souvent pour ne pas pleurer ? Alors lisez Le Grand Meaulnes. Il y a dans tout ce livre un peu du charme discret et passionné qui aime la musique de Schumann ; et je ne serais point surpris que ce soit dans ce rideau vert et les quatre petits fauteuils du Carnaval que M. Alain-Fournier ait eu la première vision de la Fête étrange. »</p>
<p>Le Grand Meaulnes à son tour, mise à part la profusion des essais qu’il suscita, a inspiré à Maurice Ravel l’idée qui avait été enthousiasmé par la lecture du roman envisagea une pièce pour violoncelle, rapporte Marcel Marnat.  En 1951, c’est le compositeur hollandais Rudolf George Escher  qui composa une œuvre symphonique, Hymne au Grand.<br />
Juste retour des choses,<em> Le Grand Meaulnes </em> inspira Il a également inspiré un ballet :0, une chorégraphie de A. Howard, livret de Ronald Crichton, musique de Gabriel Fauré, conception de Fédorovitch dansé par le Ballet des Nations Unies Créée le 23 mai 1940 par la London Ballet au Théâtre des Arts, à Londres, avec Lloyd, du personnel, et Paltenghi.<br />
J’ai évoqué tout cela dans un essai justement intitulé<em> Du Carnaval des Ballets Russes au Grand Meaulnes</em> d’Alain-Fournier.</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong>Des Ballets Russes aux Grand Meaulnes</strong><br />
Une exposition présentée au<br />
Château de la Chapelle d’Angillon -18380<br />
Par Patrimoine et Renaissance, l’Association pour un Musée de la Danse,<br />
Le Monde de l’Art et des Lettres<br />
Sous le patronage du Comité Diaghilev</p>
<p>Du 25 juin au 2 octobre 2011<br />
Cette exposition sera réalisée en partenariat entre le comte Jean  d’Ogny, l’association Patrimoine et Renaissance, l’Association pour un  Musée de la danse et Le Monde de l’Art et des Lettres, le Magazine du  Bibliophile, le groupe Deshoulières (Manufacture Impériale de Porcelaine  de St Pétersbourg) et le concours de collectionneurs.<br />
Commissaires : Jocelyne Meunier et Jean-Bernard Cahours  d’Aspry</p>
<p>http://.chateau-angillon.com<br />
Tél : 02 48 73 41 10</p>
<p>Pour compléter ce pèlerinage culturel aux sources de deux chefs d’œuvres de la Culture occidental, vous pouvez accompagner l&#8217;un des commissaires de l’exposition, du 17 au 26 septembre 2011, dans un voyage à Saint-Pétersbourg, la ville de Diaghilev, Fokine, Nijinsky et Karsavina ; et  ses environs Tsarskoïé Sélo, Peterhovet Strelna). Il clôturera cette Saison russe à la Chapelle d’Angillon.<br />
Renseignements : Le Monde de l’Art et des Lettres<br />
Tél : 06 10 20 74 94 ou 06 15 78 32 05,<br />
Programme disponible sur www.lemondedelartetdeslettres.com</p>
<p><em><strong>Photos :</strong></em></p>
<p><em>Hommage aux Ballets Russes de Diaghilev  par G. Chichkine<br />
</em><em>La Chapelle d&#8217;Angillon  par Cahours d&#8217;Aspry</em><br />
<em> Le Carnaval de Fokine, inspirateur du Grand Meaulnes</em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/07/12/des-ballets-russes-aux-grand-meaulnes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chaalis : allons voir si la rose&#8230;</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/06/06/chaalis-allons-voir-si-la-rose/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/06/06/chaalis-allons-voir-si-la-rose/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Jun 2011 07:19:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Abbaye de Chaalis]]></category>
		<category><![CDATA[Fête de la rose]]></category>
		<category><![CDATA[Institut de France]]></category>
		<category><![CDATA[rosé]]></category>
		<category><![CDATA[www.les-journees-de-la-rose.com]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Rocher]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=9548</guid>
		<description><![CDATA[Chaque année, la reine des fleurs trône dans l&#8217;écrin somptueux de l&#8217;Abbaye royale de Chaalis, propriété de l&#8217;Institut de France.
Du 10 au 13 juin 2011, Chaalis célèbre les 10ème journées de la Rose.
L&#8217;Institut de France a permis à la roseraie de Nélie Jacquemart-André, anciens propriétaires de l&#8217;abbaye de Chaalis, de retrouver sa splendeur d&#8217;autrefois.
Passionnée de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/roseYrocher350.jpg" alt="/" /><strong>Chaque année, la reine des fleurs trône dans l&#8217;écrin somptueux de l&#8217;Abbaye royale de Chaalis, propriété de l&#8217;Institut de France.<br />
Du 10 au 13 juin 2011, Chaalis célèbre les 10ème journées de la Rose.</strong></p>
<p>L&#8217;Institut de France a permis à la roseraie de Nélie Jacquemart-André, anciens propriétaires de l&#8217;abbaye de Chaalis, de retrouver sa splendeur d&#8217;autrefois.<br />
Passionnée de jardin et d&#8217;horticulture, Nélie Jacquemart-André souhaita la création d&#8217;une roseraie derrière la chapelle Sainte-Marie. Protégée par un majestueux mur crènelé du XVIe siècle dessiné par l&#8217;architecte de la Renaissance Serlio, la roseraie fut dessinée selon un schéma classique de potager avec son bassin central. Au croisement de ses quatre carrés délimités par des allées, trône une élégante vasque italienne du XVème siècle en marbre rose.</p>
<p>Depuis la fin des travaux (de 1997 à 2000), chaque année depuis dix ans, les roses sont à la fête grâce au jardinier paysagiste André Gamard ! Ce pharmacien de profession s&#8217;est passionné pour la botanique au point de tout lui sacrifier. Ses connaissances sont à l&#8217;origine de la résurrection de cette magnifique roseraie de 3500m² sur un terrain peu propice aux plantations de fleurs. Tout en respectant le dessin initial de la roseraie, il a mis un soin particulier à choisir les rosiers, avec un rare souci du détail.</p>
<p>Au mois de juin, des milliers de visiteurs accourent pour rendre hommage à la rose odorante à l&#8217;apogée de sa floraison, se promener parmi les multiples variétés de la fleur. Mais ces journées permettent la rencontre entre les amateurs de jardin et des professionnels du monde végétal.<br />
Les activités agrémentent la promenade; des conférences de parfumeurs tel qu&#8217;André Chavière sur &laquo;&nbsp;la rose et son parfum à al cour de Louis XV&raquo;&nbsp; ou de théologiens comme Olivier Ricomini sur le &laquo;&nbsp;Jardin : promesse d&#8217;éternité&raquo;&nbsp;; des animations telles que des ateliers de parfum ou de chapeau végétal. Cent-vingt stands d&#8217;artistes et d&#8217;artisans attendent le public : roses, plantes, créations artistiques, art culinaire, décoration, etc.</p>
<p>Le samedi 11 juin sera notamment l’occasion du baptême du rosier Yves Rocher  (photo ci-contre) par le parrain de cette 10e édition, Jacques Rocher, président d’honneur de la fondation Yves Rocher.</p>
<p>Immuable dans sa beauté légendaire, la rose est une fleur vivante qui sait rester fidèle autant qu&#8217;elle se renouvelle. Les rosiéristes continuent avec passion à créer des rosiers (voir aussi notre article &laquo;&nbsp;Vichy, naissance d&#8217;une rose&raquo;&nbsp;), comme à Chaalis où un rosiériste donne naissance lors de chaque édition des Journées de la Rose à une nouvelle mouture de rosier, baptisée par le parrain ou la marraine des manifestations. Cette fois, Mela Roa (établissement de production végétale spécialisé dans les essences rustiques) a mis au point une rose robuste mais élégante, &laquo;&nbsp;image d&#8217;une féminité non sophistiquée&raquo;&nbsp;.</p>
<p>Et pour prolonger le ravissement de cette rose éphémère qui inspire les poètes et les créateurs de tous temps, découvrez notre sélection de merveilles dans votre rubrique &laquo;&nbsp;Art de vivre&raquo;&nbsp; de CultureMag cette semaine.</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/affichechaalisPetiformat.jpg" alt="/" /><strong>Le programme : événements, conférences, animations, visites et expositions</strong></p>
<p><strong>Événements</strong></p>
<p>Samedi 11 juin (sur le podium)</p>
<p>* 14h<br />
Animation musicale par le guitariste Simon Schembri<br />
* 14h30<br />
Remise des prix aux exposants<br />
* 15h<br />
Baptême du rosier Yves Rocher<br />
* 15h30<br />
Plantation d’un arbre par Jacques Rocher<br />
* 15h30 à 16h<br />
Réalisation collective d’un mandala en pétales de roses par Sylvie Faye et son association Multi’Colors, lauréate du prix Terre de Femmes 2011 de la Fondation Yves Rocher (face au château côté nord)</p>
<p>Dimanche 12 juin</p>
<p>* 14h30<br />
« Oser » Spectacle de la compagnie À ContreSens , déambulation sur échasses dans le parc puis pièce chorégraphique dans la roseraie</p>
<p>Lundi 13 juin</p>
<p>* 15h<br />
Spectacle « L’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono par la compagnie du voyageur immobile, près du jardin des senteurs.</p>
<p><strong>Conférences<br />
</strong>Samedi 11 juin</p>
<p>* 16h<br />
«Le jardin : promesse d’éternité» Olivier Ricomini théologien</p>
<p>Dimanche 12 juin</p>
<p>* 15h<br />
« L’arbre ma vie » Hugues de Grandmaison<br />
* 16h<br />
« Mon potager bio facile » Laurent Bourgeois de Arom’antique</p>
<p>Lundi 13 juin</p>
<p>* 15h<br />
« Les roses du Japon » François Joyaux de Rosa Gallica<br />
* 16h<br />
« La rose et son parfum à la cour de Louis XV » André Chauvière parfumeur</p>
<p><strong>Animations </strong></p>
<p>* Halte garderie (enfants de 6 mois à 3ans ½ ) avec atelier de jardinage par Cœur Sud Oise<br />
* Ateliers de plantation, découvertes sensorielles, création d’objet et activités de la ferme par La ferme Européenne des enfants  (enfants de 5 à 12 ans)<br />
* Atelier d’aquarelle et de pastel gras, jeu sur l’art et la peinture Création Art et Partage<br />
* Atelier de rempotage de mini rosiers pour les enfants Truffaut<br />
* Atelier des parfums Fondation Yves Rocher-Institut de France<br />
* Atelier de chapeau végétal  et de composition florale Isabelle Godet de 10h30à 15h30<br />
* Ateliers conseils jardin par Jardiniers de France<br />
* Conseils pratiques sur les rosiers par Guy Tournellec et Pierre Adrien Lagneau de Truffaut<br />
* Jeu sur le thème de la forêt par la Parc Naturel Régional<br />
* Créer un kokedama par Aquaphyte design</p>
<p><strong>Visites</strong></p>
<p>* Visite conseils de la roseraie par le paysagiste André Gamard, démonstration de technique de taille<br />
* Visite libre du musée et de la chapelle</p>
<p><strong>Expositions</strong></p>
<p>* <strong><em>« Portraits de planteurs » par la Fondation Yves Rocher près de l’atelier des parfums</em></strong></p>
<p>L’exposition Portraits de planteurs va être présentée à Chaalis pendant les Journées de la Rose.<br />
Elle viendra illustrer l’opération Plantons pour la planète, qui est l’une des deux actions phares de la fondation Yves Rocher (avec le prix Terre de femmes).</p>
<p>* <strong><em>« Exposition d’art contemporain sur la rose » </em></strong>par le collectif d’artistes Bernard &amp; Longbray dans la galerie du musée.</p>
<p><strong>Journées de la Rose<br />
Du 10 au 13 juin à l&#8217;abbaye de Chaalis</strong> (Oise)</p>
<p>* le vendredi 10 juin de 12h à 19h,<br />
* les samedi 11, dimanche 12 et lundi 13 juin de 10h à 19h</p>
<p>Tarifs<br />
* individuels : 8€<br />
* 7€ pour les groupes (à partir de 20 personnes) et 30€ avec la restauration<br />
* gratuit pour les moins de 12 ans<br />
* pass 4 jours : 14€<br />
* tarifs incluant la visite du parc, du musée et l’accès au parking</p>
<p><strong>Y aller </strong></p>
<p>* à 45 km de Paris par l&#8217;autoroute du Nord (A1), sortie 7 &laquo;&nbsp;Ermenonville&raquo;&nbsp;. Suivre ensuite les panneaux &laquo;&nbsp;La Mer de Sable&raquo;&nbsp; (Chaalis est en face de la Mer de Sable)<br />
* en provenance de Lille par l&#8217;autoroute A1, sortie 8 Senlis. Suivre ensuite les panneaux &laquo;&nbsp;La Mer de Sable&raquo;&nbsp; (Chaalis est en face de la Mer de Sable )<br />
* GPS : entrer &laquo;&nbsp;Mer de Sable, Ermenonville&raquo;&nbsp; et non Fontaine Chaalis</p>
<p><strong>Plus d&#8217;infos :</strong> <a href="http://www.les-journees-de-la-rose.com/" target="_blank">www.les-journees-de-la-rose.com</a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/06/06/chaalis-allons-voir-si-la-rose/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Autopsie du musée</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/05/19/autopsie-du-musee/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/05/19/autopsie-du-musee/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 May 2011 18:21:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Flammarion]]></category>
		<category><![CDATA[James H. Rubin]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Clair]]></category>
		<category><![CDATA[Le Louvre]]></category>
		<category><![CDATA[Manet inventeur du moderne]]></category>
		<category><![CDATA[Musée d'Orsay]]></category>
		<category><![CDATA[Pompidou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=9281</guid>
		<description><![CDATA[Le musée d’Orsay présente une exposition Manet inventeur du moderne qui fait grand bruit et provoque de nombreuses publications (catalogue, album, livres d’art, hors-séries de magazines…).
Cela faisait presque 30 ans qu’une grande rétrospective n’avait pas été consacrée à Edouard Manet, la dernière datant de 1983. Depuis lors, le regard a évolué sur cette œuvre et [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/moine-en-priere.jpg" alt="/" /><strong>Le musée d’Orsay présente une exposition <em>Manet inventeur du moderne</em> qui fait grand bruit et provoque de nombreuses publications (catalogue, album, livres d’art, hors-séries de magazines…).<br />
Cela faisait presque 30 ans qu’une grande rétrospective n’avait pas été consacrée à Edouard Manet, la dernière datant de 1983. Depuis lors, le regard a évolué sur cette œuvre et le discours critique s’est fait plus nuancé, comme l’explique James H. Rubin auteur d’un très bon <em>Manet</em> chez Flammarion. </strong></p>
<p>Sans doute cette exposition est-elle fort intéressante ; sans doute les toiles exposées sont-elles de grande valeur. Je dis sans doute car il faut malheureusement une fois de plus parler de l’enfer que sont devenus les grands musées à Paris. N’essayez pas d’aller voir cette exposition, même en semaine, c’est impossible, à moins de ne pas craindre une heure d’attente pour pénétrer dans la salle d’exposition avant de vous retrouver tassé en groupes de dix ou vingt devant chaque tableau, sans aucun espoir de pouvoir avancer à votre rythme et de prendre un peu de recul pour regarder une toile. Il en était déjà de même lors de l’exposition <em>Picasso et les maîtres</em> dans ce musée.</p>
<p>Orsay, Le Louvre, Pompidou se targuent d’être les musées les plus fréquentés de Paris et donc de France. D’accueillir les plus grandes expositions, c’est-à-dire les plus populaires et les plus médiatiques. D’être les plus rentables économiquement, c’est-à-dire de perdre le moins d’argent possible, mais à quel prix ?</p>
<p>Effectivement les gens se pressent dans les salles d’expositions, passent devant les tableaux et les sculptures, photographient, parlent haut pour avoir l’air de savoir quelque chose mais c’est la plupart du temps pour pouvoir dire ensuite qu’ils y étaient ; qu’ils « ont fait » Le Louvre, Pompidou, Orsay, comme on fait un trek ou un safari ; qu’ils ont vu l’expo du moment, celle dont parlent tous les magazines d’art et les publicités ; qu’ils ont vu La Joconde et Manet sans même penser qu’ils sont, dans ces mêmes musées, entourés d’œuvres non moins intéressantes mais moins renommées qui attendent là, dans la grande solitude de pièces désertées.</p>
<p>Il faut avouer que ces expositions sont infernales. Que la plupart du temps les curieux ne le sont que de voir ce dont on parle tant ; qu’ils défilent dans les salles à grands pas et en ressortent sans avoir compris grand-chose, sans avoir rien retenu. Que les grands musées de Paris grouillent en permanence de touristes en short et à casquette, de groupes d’adolescents français ou étrangers qu’on a menés là pour leur faire voir « un peu de culture », mais qui, pour la plupart, s’en foutent royalement et braillent dans les salles quand ils ne sont pas vautrés à même le sol ou sur leurs sacs à dos.</p>
<p>Les musées, comme le dit si bien Jean Clair dans son dernier ouvrage <em>L’hiver de la culture</em> sont devenus les temples de la culture, d’un succédané de religion auquel il faut sacrifier, sans que l’on sache trop pourquoi ni comment.</p>
<p>«  <em>Je reste perplexe devant ces foules innombrables patientant aux entrées des musées, attendant des heures le privilège incertain de franchir le seuil de ces garde-meubles précieux</em>, écrit-il<em>. </em>[…] <em>Ennui sans fin de ces musées. Absurdité de ces tableaux alignés, par époques ou par lieux, les uns contre les autres, que personne à peu près ne sait plus lire, dont on ne sait pas pour la plupart déchiffrer le sens, moins encore trouver en eux une réponse à la souffrance et à la mort. </em>[…] <em>Dérision des formules et prétention des audaces esthétiques. Entrepôts des civilisations mortes. À quoi bon tant d’efforts, tant de science, tant d’ingéniosité pour les montrer ? Et puis désormais la question obsédante : pour qui et pour quoi ?</em></p>
<p><em>Les foules qui se pressent en ces lieux, faites de gens solitaires qu’aucune croyance commune, ni religieuse ni sociale ni politique, ne réunit plus guère, ont trouvé dans le culte de l’art leur dernière aventure collective. C’est pour cela qu’on les voit visiter l’un après l’autre les grands musées comme elles allaient autrefois au temple ou au Vel’ d’Hiv. Elles ne s’y déplacent qu’en groupes et s’y photographient réciproquement comme pour étouffer, par l’uniformité de leur comportement et l’identité de leurs réactions, le soupçon qui les effleure parfois que, là non plus, il n’y a rien à attendre.</em> »</p>
<p>Que peut-on encore attendre d’une civilisation qui mélange tout, porte aux nues les « œuvres » abêtissantes et insensées de <em>traders</em> qui se font passer pour des artistes et n’existent que par le jeu spéculatif des grands patrons de groupes côtés en bourse, lesquels se sont institués mécènes parce qu’ils ont compris l’intérêt financier et médiatique que pouvait leur procurer des « œuvres » qu’il s’agit de revendre au plus vite &#8211; car chacun sait, même eux, qu’elles n’ont aucun avenir ? Que doit-on attendre et espérer d’œuvres qui sont systématiquement subtilisées à leur lieu d’origine, donc vidées de leurs sens, pour être alignées dans des musées qui ne sont plus que les sarcophages d’une Histoire qui semble être figée depuis de longues décennies ?</p>
<p>Y a-t-il une personne sur dix mille à qui les toiles de Manet auront provoqué un frisson, offert quelque chose d’essentiel entre les murs de ce musée ? Encore faudrait-il savoir qui était Manet, quelle était l’époque à laquelle il peignait et ce qu’il a à nous apprendre, au-delà de l’émotion primitive que peut procurer sa peinture.</p>
<p>Plutôt que de se traîner dans le brouhaha fatigant de ces salles d’exposition surchargées, il vaut sans doute mieux passer quelques heures reposantes et enrichissantes de lecture, en compagnie de Jean Clair ou J.H. Rubin.<br />
C’est, me semble-t-il, ce que les enseignants et les fonctionnaires de la culture devraient enseigner aux collégiens et lycéens, plutôt que d’organiser des sorties culturelles qui ne sont peut-être qu’un prétexte à perdre leur temps.<br />
Mais il est vrai que lire et comprendre ce qu’on lit demande un effort et un sens critique, or le divertissement et l’étourdissement constants sont le meilleur moyen pour un gouvernement de s’assurer la soumission de son peuple. Et pour cela l’argent ne manque jamais.</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong><em>Manet, inventeur du moderne</em></strong>, jusqu’au 3 juillet 2011 au musée d’Orsay<br />
1 rue de la Légion d’Honneur, 75 007 Paris<br />
Tel : 01 40 49 48 14 / <a href="http://www.musee-orsay.fr/" target="_blank">www.musee-orsay.fr</a><br />
Ouvert de 9h30 à 18h. Nocturne le jeudi jusqu’à 21h45. Fermé le lundi.<br />
Tarif : 10€. TR : 7,50€.</p>
<p><strong>James H. Rubin, <em>Manet</em>, livre d’art Flammarion, 416 pages, 49€.</strong></p>
<p><strong>Jean Clair, <em>L’hiver de la culture</em>, Café Voltaire, Flammarion, 128 pages, 12€.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/05/19/autopsie-du-musee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Trônes</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/05/03/trones/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/05/03/trones/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 May 2011 08:17:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie des glaces]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques-Charles Gaffiot]]></category>
		<category><![CDATA[Trônes en majesté]]></category>
		<category><![CDATA[Versailles]]></category>
		<category><![CDATA[www.trones.chateauversailles.fr]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=9154</guid>
		<description><![CDATA[Le château de Versailles accueille l’une des plus belles expositions de l’année : Trônes en Majesté.  L&#8217;autorité et son symbole. Des dizaines de trônes venus du monde entier. Exceptionnel.
Pour faire trôner les attributs de l’autorité par excellence, pouvait-on imaginer écrin plus idoine que les appartements du Roi et la Galerie des Glaces à Versailles [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Sedia-gestatoriapape-PieVI3.jpg" alt="/" /><strong>Le château de Versailles accueille l’une des plus belles expositions de l’année : <em>Trônes en Majesté.</em> </strong><strong> <em>L&#8217;autorité et son symbole.</em> </strong><strong>Des dizaines de trônes venus du monde entier. Exceptionnel.</strong></p>
<p>Pour faire trôner les attributs de l’autorité par excellence, pouvait-on imaginer écrin plus idoine que les appartements du Roi et la Galerie des Glaces à Versailles ?</p>
<p>La réunion de quelques quarante trônes a été rendue possible par la quête inlassable de notre collaborateur et commissaire de l’exposition, Jacques Charles-Gaffiot. Une grande première donc qui le mena sur tous les hémisphères à la recherche de ces sièges royaux, impériaux, républicains ou pontificaux.<br />
L&#8217;exposition a bénéficié de prêts exceptionnels de la part de la Cité Interdite, du Vatican, d&#8217;Afrique, etc.<br />
Des sièges aussi divers qu&#8217;un siège Duho du XVème siècle venant de Saint Domingue, le trône de Nicolas II de l&#8217;hôtel d&#8217;Estrées, le trône portatif des Habsbourg, un siège cérémoniel inca, ou le faldistoire aux armes du pape PaulV Borghèse&#8230;</p>
<p>Plus qu&#8217;une collection de sièges représentant le pouvoir, l&#8217;exposition est résolument pédagogique; elle invite à réfléchir à la conception de l’autorité à travers l’Histoire. L&#8217;idée mise en avant par Jacques Charles-Gaffiot est aussi inédite que criante de vérité : l&#8217;autorité se donne à voir assise !  Il souligne que &laquo;&nbsp;les Grecs distinguaient cette notion de celle de puissance. Alors que celle-ci s&#8217;acquiert, que ses symboles sont des trophées, l&#8217;autorité, elle, est conférée.&raquo;&nbsp;<br />
Les visiteurs lèvent la tête et les plafonds du salon d&#8217;Hercule au château de Versailles leur rappellent que les Grecs représentaient déjà les dieux assis.</p>
<p>Tous les trônes ne sont pas toujours imposants et majestueux. On découvre avec intérêt les variantes de l&#8217;auguste siège : trônes mobiles, palanquins, chaises à porteur&#8230; Car comme le dit le commissaire de l&#8217;exposition, &laquo;&nbsp;&#8230; un  trône peut être n&#8217;importe quel support car ce n&#8217;est pas son décor qui le fait mais sa mise en situation.&raquo;&nbsp;. Et de poursuivre que &laquo;&nbsp;fondamentalement, le trône invite à l&#8217;humilité. Car l&#8217;autorité, ne l&#8217;oublions pas, permet de soumettre la force abusive par le respect du droit.&raquo;&nbsp;</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Siège-cérémoniel-inca-350.jpg" alt="/" width="296" height="394" />Chaque siège raconte une histoire qui lui est propre, comme le fameux siège curule de Dagobert, sorti des réserves de la Bibliothèque Nationale pour l’occasion. Sa sobriété ne trompe personne et renvoie à une autorité s’appuyant sur le respect du droit et non sur la force.<br />
D’autres trônes, moins sobres, emprisonnent des figures anarchiques et sauvages de lions, de serpents, de crocodiles, griffons ou autres chimères. Ces ornements sont figés et soumis par celui dont l’autorité s’exerce sur le trône et qui fait régner la justice et la paix.<br />
D&#8217;une manière générale, la symbolique des trônes est très complexe, d&#8217;où la nécessité d&#8217;acquérir, si on le peut, le catalogue de l&#8217;exposition*.</p>
<p>Peu à peu, on découvre que les monarchies modernes perdent l&#8217;usage des trônes et que Louis XIV se fait représenter debout, signe d&#8217;absolutisme et donc de puissance.<br />
Jusqu&#8217;au discours debout des Présidents de la République dont le seul reliquat de représentation d&#8217;autorité reste la chaise sur laquelle s&#8217;assoit le Président lors du défilé du 14 juillet.</p>
<p>Les Trônes en Majesté siègent à Versailles, bien sûr, jusqu’au 19 juin.</p>
<h2><strong>Pratique : </strong></h2>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Trône-empereur-Qianlong350.jpg" alt="/" /></p>
<p><strong>Trônes en Majesté. L&#8217;autorité et son symbole.<br />
Grands Appartements du Château de Versailles<br />
Tous les jours jusqu&#8217;au 19 juin 2011.<br />
Tél : 0130837800.</strong></p>
<p><strong>Catalogue aux éditions du Cerf, 341 p., 49€.</strong><br />
<strong><a href="http://www.trones.chateauversailles.fr" target="_blank">www.trones.chateauversailles.fr</a></strong></p>
<p><em><strong>Photos :</strong></em><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong><em>Sedia gestatoria du<br />
pape Pie VII<br />
1800-1823<br />
Bois sculpté et doré,<br />
velours de soie cramoisi<br />
sur âme de bois,<br />
passementerie en fils d’or,<br />
bronze doré I Cité du<br />
Vatican, Musées du<br />
Vatican, Musée historique<br />
du Latran I © Foto Servizio<br />
Fotografico Musei<br />
Vaticani, P. Zigrossi.</em></p>
<p><em>Siège cérémoniel inca<br />
1450-1532<br />
Pérou, département de<br />
Cuzco I Bois de cèdre<br />
sculpté I Paris, Musée du<br />
Quai Branly I © Musée du<br />
Quai Branly, photo Thierry<br />
Ollivier, Michel Urtado.</em></p>
<p><em>Trône de l’empereur<br />
Qianlong avec son<br />
marchepied<br />
Entre 1735 et 1796<br />
Bois de santal rouge et<br />
laqué I Pékin, Collection<br />
du musée du Palais I<br />
© Cité Interdite.</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/05/03/trones/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les Bonnes</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/04/12/les-bonnes/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/04/12/les-bonnes/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 12 Apr 2011 20:32:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[avec Fabrice Lucchini]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Genet]]></category>
		<category><![CDATA[Les Bonnes]]></category>
		<category><![CDATA[Les Femmes du sixième étage]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Le Guay]]></category>
		<category><![CDATA[Sandrine Kiberlain]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=8879</guid>
		<description><![CDATA[Quand le monde du spectacle s&#8217;empare de l&#8217;envers du décor, cela donne &#171;&#160;Les Bonnes&#187;&#160; de Jean Genet ou &#171;&#160;Les femmes du 6ème étage&#187;&#160;.
Deux manières d&#8217;envisager l&#8217;univers des domestiques, une espèce en voie de disparition : du drame théâtral à la comédie de moeurs enjouée.
Les Bonnes est la pièce la plus jouée de Jean Genet. Un [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/lesBonnes350.jpg" alt="/" /><strong>Quand le monde du spectacle s&#8217;empare de l&#8217;envers du décor, cela donne &laquo;&nbsp;Les Bonnes&raquo;&nbsp; de Jean Genet ou &laquo;&nbsp;Les femmes du 6ème étage&raquo;&nbsp;.<br />
Deux manières d&#8217;envisager l&#8217;univers des domestiques, une espèce en voie de disparition : du drame théâtral à la comédie de moeurs enjouée.</strong></p>
<p><em>Les Bonnes </em>est la pièce la plus jouée de Jean Genet. Un huis-clos féminin sur le mal-être et la relation du dominé et du dominant. Aux antipodes de cette lecture noire du féminin, la comédie de moeurs &laquo;&nbsp;Les femmes du sixième étage&raquo;&nbsp; choisit le thème de la domesticité pour traduire la joie de vivre.<br />
La question profonde est celle du &laquo;&nbsp;choisi&raquo;&nbsp; et du &laquo;&nbsp;subi&raquo;&nbsp;. Certaines femmes acceptent leur condition et, partant, se révèlent maîtresses de leur destin, d&#8217;autres portent leur condition modeste dans la rancoeur et la frustration.</p>
<p>L&#8217;univers carcéral le plus impitoyable est bien celui du psychisme. Jean Genet le malandrin le sait bien, lui qui connut plusieurs fois la prison pour des forfaits en tous genres et l&#8217;hôpital psychiatrique pour une fragilité remontant à la blessure d&#8217;abandon de sa mère lorsqu&#8217;il n&#8217;était encore qu&#8217;un bébé.</p>
<p>Jean Genet transcende un fait divers réel qui fascina les auteurs surréalistes : le crime des soeurs Papin, employées dans une famille du Mans. En 1933, Christine et Léa Papin, âgées de 28 et 21 ans,  assassinent leurs patronnes, avec une rare sauvagerie. Puis, elles lavent les armes du crime, se lavent elles-mêmes et se couchent dans le même lit &#8211; les deux soeurs s&#8217;aimaient d&#8217;un amour incestueux.<br />
En 1947, dans<em> Les Bonnes</em>, Genet ne s&#8217;intéresse pas au versant sanglant du meurtre, non plus qu&#8217;il n&#8217;en dresse une satire sociale. Dans l&#8217;atmosphère confiné de l&#8217;intérieur bourgeois de &laquo;&nbsp;Madame&raquo;&nbsp;, il donne naissance à un jeu cérébral qui joue avec les mythes et débouche sur  la tragédie.<br />
En une manière de rite païen &#8211; symbolisé par une statue chimérique aux attributs féminins frisant l&#8217;obscène &#8211; , les Bonnes ne peuvent tuer Madame et s&#8217;autodétruisent à petit feu.<br />
Finalement classique, Genet respecte les règles de la tragédie : point de crime sanglant. Madame ne peut périr que par le poison ou la strangulation.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src=" http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/LesBonnestrio350.jpg" alt="/" />Guillaume Clayssen a pris le parti de l&#8217;outrance dans la mise en scène. Du kitch et une modernité à bout de souffle qui consiste à déshabiller un comédien sur la scène&#8230;</p>
<p>Les bonnes, logées et nourries dans les familles sont en voie d&#8217;extinction, elles sont remplacée par des femmes de ménage envoyées par des agences, et parfois par de véritables esclaves auxquelles les habitants des beaux quartiers retirent jusqu&#8217;à leurs papiers.<br />
Que sont nos gentilles petites bonnes devenues ? Celles que croquait si bien Sylvie Jolie, qui &laquo;&nbsp;saisissaient au vol ces répliques étincelantes&raquo;&nbsp; en faisant le service. &laquo;&nbsp;C&#8217;était pas de la culture ça ?&raquo;&nbsp;. Aujourd&#8217;hui, comme le disent les petites vieilles de Sylvie Jolie : &laquo;&nbsp;elles n&#8217;ont plus voulu de nos chambres ? Eh, bien nous les avons reprises, et nous en avons fait des appartements mimi-pinsons que nous louons à des petits étudiants charmants&raquo;&nbsp;. À prix d&#8217;or, bien sûr&#8230; Autres temps, autres moeurs.</p>
<p>Quand la bonne, espèce en voie de disparition, entre au royaume des mythes.</p>
<p><strong><em>Les Bonnes</em><br />
Comédie dramatique de Jean Genet<br />
Mise en scène de Guillaume Clayssen</strong><strong>, avec Aurélia Arto, Flore Lefebvre des Noëttes et Anne Le Guernec.</strong><br />
<strong> Théâtre l&#8217;Étoile du Nord<br />
Jusqu&#8217;au 16 avril</strong></p>
<p><strong>À voir au cinéma : <em>Les Femmes du sixième étage</em>, de Philippe Le Guay, avec Fabrice Lucchini, Sandrine Kiberlain.<br />
</strong></p>
<p><em>Photos : Eric Heinrich.</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/04/12/les-bonnes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Publications et colloques en marge de l’« Année Liszt »</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/03/30/publications-et-colloques-en-marge-de-l%e2%80%99%c2%ab-annee-liszt-%c2%bb/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/03/30/publications-et-colloques-en-marge-de-l%e2%80%99%c2%ab-annee-liszt-%c2%bb/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 07:56:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hervé Archambeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Académie musicale de Villecroze]]></category>
		<category><![CDATA[Année Liszt]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la musique]]></category>
		<category><![CDATA[publications sur Liszt]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=8500</guid>
		<description><![CDATA[L’Année   Liszt donne également lieu à de nombreuses publications, un   colloque   international sur trois universités françaises, des   conférences…
Plusieurs livres paraissent à cette occasion :     &#171;&#160;Hongrois-autrichien-allemand-français-italien de nulle part, en fait,     bohémien-saltimbanque jusqu’au bout des doigts&#187;&#160; selon les mots de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/lisztphoto315.jpg" alt="/" /><strong>L’Année   Liszt donne également lieu à de nombreuses publications, un   colloque   international sur trois universités françaises, des   conférences…</strong></p>
<p>Plusieurs livres paraissent à cette occasion :     &laquo;&nbsp;Hongrois-autrichien-allemand-français-italien de nulle part, en fait,     bohémien-saltimbanque jusqu’au bout des doigts&raquo;&nbsp; selon les mots de     l&#8217;auteur, combien y a-t-il de Franz Liszt ?</p>
<p>Jean-Yves Clément,     Commissaire de l’année Liszt, tente d’y répondre dans un essai     biographique,<em> Franz Liszt ou la Dispersion magnifique </em>(Classica/Actes     Sud). Le numéro 570 de la revue <em>L’Education musicale </em>sera consacré à     Liszt.<br />
Nicolas Dufetel, conseiller artistique de l’Année Liszt  recueille    des chroniques parisiennes au temps de Liszt et Erard  (Fondation  Villa   Medici Giulini). Il édite et présente également la   correspondance  entre  Franz Liszt et Carl Alexander, Grand-Duc de   Saxe-Weimar.</p>
<p>La  Cité de la Musique, l’Académie musicale de   Villecroze (Var) et le   Centre international pour l’étude du XIXe   siècle de Bruxelles organisent   un colloque international en trois   volets, consacré aux liens du   compositeur avec la France. Placées sous   la direction scientifique de   Malou Haine et Nicolas Dufetel, ces   rencontres réuniront une quarantaine   de chercheurs et de musiciens de   tous pays.</p>
<p>À la Cité de la Musique on   parlera du milieu parisien dans   lequel Liszt a évolué, ses liens avec   les éditeurs et les facteurs   français, ainsi que des questions   d’interprétation (11-12 mars).<br />
À   l&#8217;Académie de Villecroze, les   intervenants aborderont la musique de   Liszt, ses relations avec d’autres   acteurs de la scène culturelle et   politique, mais aussi sa postérité  et  son influence sur certains   compositeurs français (15-17 mars). Ce   colloque se clôturera à   Bruxelles, à la Bibliothèque royale de Belgique   (26-27 mai)</p>
<p>Un colloque est co-organisé du 20 au 27 septembre 2011 dans les Universités de Rennes, Dijon et Strasbourg.</p>
<p>- L’université de Rennes organise des rencontres autour du thème «     Liszt, un musicien dans le société » : les intervenants souhaitent     étudier l’interlocuteur singulier, au cœur de tant d&#8217;échanges, le     passeur d&#8217;idées, lui-même lieu de passage par son plurilinguisme et la     variété de ses rencontres (20-21 septembre). Avec la participation de     Rossana Dalmonte (Institut Franz Liszt, Italie), James Deaville     (Université Carleton à Ottawa, Canada), Zsuzsanna Domokos     (Musée-Mémorial et Centre de Recherche F. Liszt, Budapest, Hongrie),     Michael Saffle (Virginia Tech., Etats-Unis), Cornelia Szabó-Knotik     (Institut d’Analyse, de théorie et d’histoire de la musique, Vienne,     Autriche).</p>
<p>- L’université de Dijon s’intéresse à l’aspect littéraire    de Liszt et  les professeurs invités vont brosser le triple portrait    d&#8217;un musicien  écrivain, personnage et lecteur. Jacqueline Bellas    (Université de  Toulouse), Maria Eckhardt (Hongrie), Jean-Jacques    Eigeldinger (Suisse),  Claude Knepper  (CNRS, Paris), Danièle Pistone    (Paris IV–Sorbonne),  Alban Ramaut (université de Saint-Etienne)    s’exprimeront sur cette  problématique. (23-24 septembre).</p>
<p>- « Le    topos narratif », en tant que configuration narrative récurrente     d’éléments pertinents, thématiques ou formels, constituerait, en     littérature, un troisième domaine de recherche. D’après Leonard Ratner     (1980), les topiques sont les figures musicales caractéristiques qui     peuvent correspondre aux sujets du discours musical. Dans la musique,     ils apparaissent soit comme types, soit comme styles.<br />
C’est sur cet     aspect que vont se pencher Béatrice Didier (ENS, Paris), Françoise  Escal    (EHESS, Paris), Adrienne Kaczmarczyk (Musée-Mémorial et Centre  de    Recherche F. Liszt, Budapest), Bertrand Ott  (Angers), Mathieu  Schneider    (Université de Strasbourg) à l’Université de Strasbourg  lors de deux    journées d’études intitulées<em> « Les topiques du XIXe  siècle et la  musique   de Liszt »</em> (26-27 septembre).</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/03/30/publications-et-colloques-en-marge-de-l%e2%80%99%c2%ab-annee-liszt-%c2%bb/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Entrer dans l&#8217;année Franz Liszt</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/03/04/entrer-dans-lannee-franz-liszt/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/03/04/entrer-dans-lannee-franz-liszt/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 08:32:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hervé Archambeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Année Liszt]]></category>
		<category><![CDATA[Fran Liszt]]></category>
		<category><![CDATA[Institut français]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=8428</guid>
		<description><![CDATA[22 octobre 1811 ! À Doborjan naissait Ferenc Liszt, le génial compositeur de la Méphisto-Valse, des Études Transcendantes, de Mazeppa, le compagnon intellectuel et amoureux de Marie d’Agoult, le beau-père de Richard Wagner et enfin l’abbé Liszt.
CultureMag vous invite à entrer dans l&#8217;année Franz Liszt par étapes, chaque semaine.  Pour commencer quelques réflexions sur l&#8217;année [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/logo-liszt200.jpg" alt="/" /><strong>22 octobre 1811 ! À Doborjan naissait Ferenc Liszt, le génial compositeur de la <em>Méphisto-Valse</em>, des <em>Études Transcendantes</em>, de Mazeppa, le compagnon intellectuel et amoureux de Marie d’Agoult, le beau-père de Richard Wagner et enfin l’abbé Liszt.</strong><br />
<strong>CultureMag vous invite à entrer dans l&#8217;année Franz Liszt par étapes, chaque semaine.  Pour commencer quelques réflexions sur l&#8217;année Liszt en France ainsi que les grands rendez-vous de concert à découvrir dès demain dans notre rubrique &laquo;&nbsp;Musique !&raquo;&nbsp;.<br />
</strong><br />
Pour fêter le bicentenaire de sa naissance, de nombreux événements musicaux sont organisés à travers le monde, concerts, colloques, expositions, rencontres, etc… La France se devait de rendre un hommage particulier au compositeur hongrois car il a entretenu des liens très privilégiés avec ce pays. Au printemps, l’année Liszt sera tournée vers l’Asie et l’Amérique latine avec des opérations portées par l’Institut français : de nombreux concerts seront organisés avec la participation d’Aldo Ciccolini et de Roger Muraro en Argentine, de Nicolas Stavy au Vietnam et en Indonésie.<br />
À l’automne, les manifestations seront davantage européennes avec des pianistes qui tenteront de retracer le parcours des tournées du Liszt pianiste virtuose. Parmi tous les événements proposés en 2011, le Comité artistique est chargé d’apposer le « label » Liszt 2011 pour distinguer les projets qui apportent un renouveau à la connaissance et à la diffusion du compositeur.</p>
<p>L’ « Année Liszt » en France est une manifestation mise en œuvre par l’Institut français pour le compte des ministères des affaires étrangères et européennes, de la Culture et de la Communication, de l’Education nationale, de la jeunesse et de la vie associative, en partenariat avec l’Institut hongrois de Paris.<br />
Pour Jean-Yves Clément, Commissaire de l’Année Liszt, le compositeur hongrois est « davantage qu’un grand musicien, quand bien même celui-ci resterait encore à mieux connaître, dissimulé derrière les images fallacieuses ou réductrices que l’on a souvent de lui. C’est un serviteur du beau et des autres comme sans doute aucun artiste avant et après lui ».<br />
<strong><br />
www.anneeliszt.com</p>
<p>info@anneeliszt.com</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/03/04/entrer-dans-lannee-franz-liszt/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’éternelle jeunesse de James Dean</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/02/28/l%e2%80%99eternelle-jeunesse-de-james-dean/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/02/28/l%e2%80%99eternelle-jeunesse-de-james-dean/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Feb 2011 07:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Boutique Renoma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Hopper]]></category>
		<category><![CDATA[Elizabeth Taylor]]></category>
		<category><![CDATA[Géant]]></category>
		<category><![CDATA[James Dean]]></category>
		<category><![CDATA[La Fureur De Vivre]]></category>
		<category><![CDATA[l’Immoraliste]]></category>
		<category><![CDATA[On The Road]]></category>
		<category><![CDATA[Rock Hudson]]></category>
		<category><![CDATA[Une Vie Programmée]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=8281</guid>
		<description><![CDATA[À l’instar de Marilyn Monroe et d’Elvis Presley, James Dean incarne l’Amérique. Sous ses traits de mauvais garçon, forcément irrésistible, se dissimule le visage de tout un pan de notre culture occidentale. Portrait.
James Dean aurait eu 80 ans le 8 février dernier. S’il n’avait pas perdu la vie dans ce terrible accident de voiture le [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/James-Dean350.jpg" alt="/" /><strong>À l’instar de Marilyn Monroe et d’Elvis Presley, James Dean incarne l’Amérique. Sous ses traits de mauvais garçon, forcément irrésistible, se dissimule le visage de tout un pan de notre culture occidentale. Portrait.</strong></p>
<p>James Dean aurait eu 80 ans le 8 février dernier. S’il n’avait pas perdu la vie dans ce terrible accident de voiture le 30 septembre 1955, il coulerait peut-être des jours heureux, entouré de femme et enfants, semblable à tous les gens de son âge.</p>
<p>Difficile pourtant d’imaginer cet éternel jeune homme dévoré par les rides. Impossible de se le représenter usé, incapacitant, handicapé par le poids des années. James Dean est la figure de la jeunesse par excellence, dans ce qu’elle a de plus insolent et de plus fascinant.</p>
<p>Cet enfant unique né à Marion, ville de l’Indiana, trouvera rapidement les chemins du cinéma. Passionné par le théâtre et la dramaturgie, le jeune homme n’hésitera pas à abandonner ses études universitaires afin de se consacrer pleinement à ses activités artistiques.</p>
<p>Ce choix, entre raison et sentiments, sera évidemment payant. Après une première apparition à l’écran dans un spot publicitaire pour la boisson Pepsi Cola, plusieurs séries télé et l’adaptation de <em>l’Immoraliste</em> de Gide à Broadway, les portes de la gloire commencent à s’ouvrir.</p>
<p>C’est Elia Kazan, qui va lui offrir la possibilité de conquérir un large public, et du même coup d’asseoir une renommée jamais démentie depuis. Le réalisateur d’<em>Un Tramway Nommé Désir</em> tomba sous le charme de l’acteur lors d’une représentation de<em> l’Immoraliste</em>. Séduit par son jeu et sa capacité à focaliser l’attention, il lui composa le personnage de Cal Trask, fils turbulent en quête de ses origines.</p>
<p><em>À l’Est D’Eden </em>sortit en 1955. Le public comme la critique prit de plein fouet l’arrogance et la beauté de son jeune protagoniste. Auréolé du Golden Globe du meilleur film dramatique, ainsi que de deux nominations aux Oscars, dont celle du meilleur acteur pour la performance de James Dean, l’adaptation du roman éponyme de John Steinbeck marqua le début de l’ascension du jeune prodige.</p>
<p>Son statut de star se confirma avec <em>La Fureur De Vivre</em>. Réalisé par Nicholas Ray, le film raconte l’histoire de Jim Stark, adolescent à problèmes qui tente de lutter contre ses démons, mais qui rencontre une bande rivale bien décidée à contrecarrer ses ambitions vertueuses</p>
<p>Quoique sur un registre un peu différent du long métrage de Kazan, certaines thématiques ne manquent pas de se retrouver. La jeunesse, les difficultés de s’insérer dans la société, les conflits parentaux, les déboires amoureux: autant de manières d’appréhender une Amérique encore puritaine et trop certaine de la validité de ses codes moraux.</p>
<p>Peu de temps après, James Dean tournera dans <em>Géant</em>, ultime témoignage d’une carrière certes étincelante mais au combien trop brève. Dirigée par George Stevens, l’histoire gravite autour du destin d’une famille immigrée, installée au Texas au moment de la conquête pétrolière. Véritable fresque au casting étincelant (Elizabeth Taylor, Rock Hudson, Denis Hopper…), elle permit notamment à Dean de décrocher une nouvelle nomination aux Oscars, mais cette fois-ci, posthume.</p>
<p>Deux semaines après la fin du tournage, l’acteur croise la route de la Ford de Donald Turnupseed. Au volant de sa Porsche 550 Spyder, l’acteur qui venait d’achever un spot pour le sécurité routière, succombe comme par comble d’ironie suite à la collision des deux véhicules.</p>
<p>Une telle disparition, soudaine et tragique, finit de modeler le mythe James Dean. Comme Jimi Hendrix, Bruce Lee ou encore Jim Morrison, la légende semble reposer sur un équilibre trouvé entre foisonnement créatif et brièveté d’expression. Le temps leur a manqué, mais pas de problème. L’éternité leur est réservée.</p>
<p>Oui l’éternité. Les contraintes biologiques  dues au défilement des années ne saurait l’atteindre. James Dean conservera à jamais un visage ivre de jeunesse, fragile, ténébreux et nimbé de mystères. Un visage qui ne connaîtra pas les affres du vieillissement, un visage définitivement hors du temps.</p>
<p>À cette intemporalité palpable s’ajoute la puissance symbolique du personnage. A travers seulement trois longs métrages, Dean a réussi comme peu d’autres à matérialiser les préoccupations de toute une génération.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/JamesDeanMoto350.jpg" alt="/" />Au cœur d’une Amérique lestée du fardeau de ses propres convenances, tant d’insouciance et d’insolence proclamées réussirent à faire trembler les institutions tout en répondant aux angoisses et aux difficultés d’une jeunesse qui n’avait pas encore l’habitude de se faire entendre.</p>
<p>Reflet d’une époque, et en même temps d’un état d’esprit, James Dean provoque toujours de l’intérêt. Preuves en sont les multiples hommages, publications et célébrations en tout genre organisés à l’occasion du 80ème anniversaire de sa naissance.</p>
<p>Parmi la variété d’événements proposés, notons l’exposition<em> On The Road, Une Vie Programmée </em>installée depuis le 9 février à la boutique Renoma. Mêlant sculptures, peintures ayant appartenu à James Dean ainsi que de superbes clichés pris par de grands photographes tels que Sanford Roth ou bien Phil Stern, elle donne à contempler de près l’univers de l’artiste.</p>
<p>Son monde réuni, condensé pour le plaisir des yeux et du cœur, entretient le lien déjà indéfectible entre le défunt artiste et le public. Magnifique démonstration du pouvoir de l’art, et finalement de la victoire de la vie sur la mort.</p>
<p>Guillaume Blacherois</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p>Exposition : <strong><em>On The Road, Une vie programmée.</em></strong></p>
<p>À partir du 9 février 2011.<br />
Boutique Renoma<br />
129 bis Rue de la Pompe, Paris XVIème arrondissement.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/02/28/l%e2%80%99eternelle-jeunesse-de-james-dean/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ambroise Paré, en son 500e anniversaire</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/02/21/ambroise-pare-en-son-500e-anniversaire/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/02/21/ambroise-pare-en-son-500e-anniversaire/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Feb 2011 07:07:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Charles-Gaffiot</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Ambroise Paré]]></category>
		<category><![CDATA[en son 500e anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de l’École de Médecine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=8215</guid>
		<description><![CDATA[C’est un des lieux privilégiés de la capitale dont la renommée augmente chaque année davantage grâce au dynamisme de son conservateur, Marie-Véronique Clin : le musée de l’École de Médecine. Lequel rend hommage ) Ambroise Paré.
Le lieu et plus encore la richesse des collections exposées surprendront le visiteur qui, se hasardant à pénétrer dans  la [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Ambroise-Paré350.jpg" alt="/" /><strong>C’est un des lieux privilégiés de la capitale dont la renommée augmente chaque année davantage grâce au dynamisme de son conservateur, Marie-Véronique Clin : le musée de l’École de Médecine. Lequel rend hommage ) Ambroise Paré.</strong></p>
<p>Le lieu et plus encore la richesse des collections exposées surprendront le visiteur qui, se hasardant à pénétrer dans  la majestueuse cour d’honneur de l’ancien collège royal de chirurgie construit par Louis XVI, se risque à  entrer dans ce haut lieu de la vie estudiantine parisienne.<br />
Pendant quelques semaines encore, le musée rend hommage à Ambroise Paré (1510-1590) d’une manière particulièrement judicieuse, faisant suite aux deux journées organisées à Paris et Montpellier les 4 et 10 décembre derniers.<br />
Maître  en chirurgien et  nommé chirurgien du roi de France en 1552, Ambroise Paré offre le témoignage d’une « vie passée au service de la chose publique » pour reprendre l’expression de Bernadette Molitor qui signe en compagnie d’Évelyne Berriot-Salvadore et Guylaine Pineau l’élégante plaquette proposée aux visiteurs.</p>
<p>Laissée encore trop souvent aux soins des rebouteux et charlatans de tout poil, Paré s’intéresse aux pratiques nouvelles, notamment aux végétaux rapportés du Nouveau monde.<br />
Dénonçant l’impéritie des arracheurs de dents, il rédige un traité des diverses affections oculaires, dentaires, de la pierre, des hernies et consacre tout un  livre de ses<em> Œuvres aux Opérations appartenantes au Chirurgien</em> dont les planches reproduisant le matériel chirurgical qu’il préconise nous apparaissent singulièrement diversifiées.<br />
Bois gravés, instruments de chirurgie, traités de médecine restituent la longue et lente évolution opérée au cours du XVIe siècle sous l’effet de ce talentueux praticien repoussant les frontières du savoir en se distinguant des méthodes empiriques employées à l’époque  dont il cherchait à dénoncer les abus.</p>
<p>À l’occasion de cet anniversaire un CD de 55 minutes réunit les sonorités dont Ambroise Paré s’est ému et réjoui  depuis son enfance à Laval jusqu’à la cour des Valois. Des œuvres de Claude Gervaise, Jehan Planson, Roland de Lassus, Pierre Certon etc… permettent ainsi d’illustrer avec brio une sentence de ce contemporain et ami de Ronsard : <em>L’objet de la musique est de charmer Dieu, de mettre en fuite le Diable, de guérir les malades, de provoquer l’amour.</em><br />
(Ensemble Madrigal, sous la direction de Stoyan Kralev, chœur d’enfants Bodra Smyana, orchestre de chambre des Solistes de Sofia placé sous la direction de Vassil Kazandjiev.</p>
<p><strong>Musée de l’École de Médecine<br />
12 rue de l’École de Médecine<br />
75006 – Paris<br />
Pour tout renseignement : 01 40 46 16 93.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/02/21/ambroise-pare-en-son-500e-anniversaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Saint Valentin contre Narcisse</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/02/14/st-valentin-contre-narcisse/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/02/14/st-valentin-contre-narcisse/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Feb 2011 00:26:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Saint Valentin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=8252</guid>
		<description><![CDATA[On pourrait donner à cette fête la palme de la niaiserie, surtout à l&#8217;heure où les couples repoussent l&#8217;engagement, où les mariages volent en éclat pour un couple sur deux dans les grandes villes, où un sondage révèle l&#8217;immense souffrance et les dommages considérables du divorce sur les enfants.
L&#8217;homme contemporain narcissique et jouisseur, navigue entre [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/timbre-st-valentin350.jpg" alt="/" /><strong>On pourrait donner à cette fête la palme de la niaiserie, surtout à l&#8217;heure où les couples repoussent l&#8217;engagement, où les mariages volent en éclat pour un couple sur deux dans les grandes villes, où un sondage révèle l&#8217;immense souffrance et les dommages considérables du divorce sur les enfants.<br />
L&#8217;homme contemporain narcissique et jouisseur, navigue entre &laquo;&nbsp;la tyrannie du plaisir&raquo;&nbsp; dénoncée par Jean-Claude Guillebaud et &laquo;&nbsp;l&#8217;impératif catégorique du bonheur&raquo;&nbsp;, comme le dit si bien Pascal Bruckner, aux antipodes de l&#8217;amour qui est don de soi.<br />
Alors, parler de fleurs et de cadeaux le 14 février, c&#8217;est un peu court !</strong></p>
<p><strong>Il serait plutôt nécessaire de revenir au fondamentaux : d&#8217;où vient cette fête ? Qui est St Valentin? Qu&#8217;est-ce que l&#8217;amour ?<br />
CultureMag ne vous propose pas de dîner aux chandelles et de vous livrer à la mise en scène de la comédie amoureuse, mais vous invite à réfléchir sur le sens de l&#8217;amour, à dresser le bilan de sa vie amoureuse. Et pourquoi pas à pardonner, à se pardonner, mais aussi à demander pardon à ceux que l&#8217;on a pu blesser.<br />
Le 14 février, l&#8217;occasion de partir sur de nouvelles bases&#8230; et de se cultiver un peu.<br />
</strong></p>
<p>Sait-on que l&#8217;association de l&#8217;amour et de la fertilité au mois de février remonte à l&#8217;Antiquité, période où l&#8217;on fêtait le mariage des dieux Zeus et Hira ? Et que la célébration de l&#8217;amour physique à cette période date du Moyen-Âge ? Mais de tradition liant le 14 février à l&#8217;amour courtois et plus encore à une quelconque bluette, point.</p>
<p>En revanche, il y eut bien un Saint Valentin, et même trois, tous martyrs pour leur Foi.<br />
On connaît le Valentin de Rome, un prêtre qui a souffert le martyre à Rome dans la seconde moitié du IIIe siècle avant d&#8217;être enterré sur la Via Flaminia; et le Valentin de Terni, un évêque d’Interamma (le Terni moderne), qui a également souffert le martyre dans la deuxième moitié du IIIe siècle et, lui aussi, enterré sur la Via Flaminia. L&#8217;un deux aurait été tué un 14 février pour avoir marié des officiers romains malgré l&#8217;interdit promulgué par l&#8217;empereur Claude II.<br />
N&#8217;est-ce pas là le plus grand amour, celui consiste à donner sa vie pour l&#8217;amour de Dieu et de l&#8217;Humanité ?</p>
<p>Et puis, la fête des amoureux est très récente. Après tout, la célébration de l&#8217;amour dans le couple devrait être quotidienne, puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une construction. Cependant, les radins et les bougons qui crient à l&#8217;opération commerciale ne trompent personne&#8230;<br />
Longtemps, le 14 février fut dédié aux célibataires, avec notamment des fêtes populaires où des jeux de cache-cache entre filles et garçons étaient organisés. Ces journées permettaient aux jeunes gens de se marier quand les hommes trouvaient la cachette des femmes.</p>
<p>Au XVème siècle, le doux poète Charles d&#8217;Orléans évoque la Saint-Valentin avant que la tradition ne soit oubliée jusqu&#8217;au XIXème siècle.</p>
<p>Pour résumer, Saint Valentin est le patron du mariage et du don de soi.</p>
<p>Et pour finir, la Saint-Valentin fut longtemps la fête d&#8217;une des plus belles formes d&#8217;amour : l&#8217;Amitié. Et si on la réhabilitait&#8230; <em>&laquo;&nbsp;Parce que c&#8217;était lui, parce que c&#8217;était moi.&raquo;&nbsp;</em>, ou l&#8217;une des plus belle page d&#8217;amitié de l&#8217;Histoire de France.</p>
<p>À méditer.</p>
<h2><strong>Quelques livres nous parlent d&#8217;amour&#8230;</strong></h2>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/paradoxe-amoureux115.jpg" alt="/" width="83" height="130" />Pléthore d&#8217;ouvrages traitent de l&#8217;amour sous tous les angles. En voici quelques-uns parmi la multitude :</p>
<p>Pascal  Bruckner signe l&#8217;échec du mariage d&#8217;amour à l&#8217;occidentale dans <strong><em>&laquo;&nbsp;Le Paradoxe amoureux&raquo;&nbsp; </em></strong>(Grasset), montrant le comportement adolescent de nos contemporains, versatiles, ces &laquo;&nbsp;amoureux de l&#8217;amour&raquo;&nbsp; qui ne supportent pas la baisse d&#8217;intensité du désir. Dommage qu&raquo;&nbsp;il &laquo;&nbsp;oublie&raquo;&nbsp; que l&#8217;Église a toujours lutté pour promouvoir les unions choisies.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/guerreamoureuse115.jpg" alt="/" width="80" height="115" />L&#8217;académicien Jean-Marie Rouart nous livre sa romanesque et masochiste <strong><em>&laquo;&nbsp;Guerre amoureuse&raquo;&nbsp;</em></strong> (Gallimard) entre un homme idéaliste et auto-centré et une jeune fille perdue.</p>
<p>Dans son dernier roman, <strong><em>&laquo;&nbsp;Une affaire conjugale&raquo;&nbsp; </em></strong>(Albin Michel)<strong><em>,</em></strong> d&#8217;Eliette Abécassis s&#8217;inspire de son divorce pour dénoncer ce drame &laquo;&nbsp;ordinaire&raquo;&nbsp; comme une barbarie, &laquo;&nbsp;au-delà de ce qu&#8217;elle avait pu imaginer&raquo;&nbsp;.</p>
<p>Quant à  l&#8217;ancien prix Goncourt Andreï Makine, il nous confie son<strong><em> &laquo;&nbsp;Livre des  brèves amours éternels&raquo;&nbsp; </em></strong><em>(Seuil)</em>&#8230; Où l&#8217;amour  comme un acte de résistance en pleine ère soviétique.</p>
<p>Dans<strong><em> &laquo;&nbsp;Ces amours qui n&#8217;avancent pas&raquo;&nbsp;</em></strong> (éd. de l&#8217;Emmanuel), trois thérapeutes tentent de repousser les obstacles qui empêchent &laquo;&nbsp;de se donner dans un amour sans réserve, source de bonheur&raquo;&nbsp;, et rappellent que &laquo;&nbsp;le ressenti&raquo;&nbsp; ne saurait être un facteur indicateur de l&#8217;amour réel.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/02/14/st-valentin-contre-narcisse/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hommage à Alfred Hitchcock</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/02/04/hommage-a-alfred-hitchcock/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/02/04/hommage-a-alfred-hitchcock/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Feb 2011 10:28:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Hitchcock]]></category>
		<category><![CDATA[les oiseaux]]></category>
		<category><![CDATA[Psychose]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=8023</guid>
		<description><![CDATA[Une série d&#8217;évènements célèbrent Alfred Hitchcock. Parcours et hommage au maître incontesté du cinéma de la peur.
Silhouette bonhomme et cigare aux lèvres, Alfred Hitchcock (1899-1980) continue plus de trente ans après sa mort d’occuper une place singulière au sein de la mémoire collective. Retour en forme d’hommage sur un parcours et un individu hors du [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/HitchcockPsycho350.jpg" alt="/" /><strong>Une série d&#8217;évènements célèbrent Alfred Hitchcock. Parcours et hommage au maître incontesté du cinéma de la peur.</strong></p>
<p>Silhouette bonhomme et cigare aux lèvres, Alfred Hitchcock (1899-1980) continue plus de trente ans après sa mort d’occuper une place singulière au sein de la mémoire collective. Retour en forme d’hommage sur un parcours et un individu hors du commun.</p>
<p>Né le 13 août 1899 à Leytonstone (banlieue de Londres), l’enfance d’Alfred Hitchcock ne présente rien de vraiment remarquable. Seules parmi le flot ininterrompu d’exégèses, deux anecdotes surnagent et méritent toutefois d‘être reprises.</p>
<p>La première concerne sa mésaventure dans un commissariat de police. Son père l’avait chargé de remettre une lettre à un officier. Ce dernier, farceur à l’humour douteux, enferma en cellule le petit garçon alors âgé d’à peine cinq ans. Ces quelques minutes passées derrière les barreaux traumatisèrent le jeune Hitchcock, et  marquèrent son imaginaire à tout jamais</p>
<p>L’autre fait touche de plus près au domaine de la création. Ses parents, épris de théâtre l’emmenèrent un jour assister à une représentation. Et face au spectacle, Hitchcock découvrit l’étrange pouvoir de séduction dégagé par le méchant de l’histoire. Savoir modeler un assassin, bâtir un salaud: tâche essentielle à laquelle le futur réalisateur s’astreindra durant les soixante prochaines années.</p>
<p>À 19 ans, Alfred Hitchcock rejoint la compagnie télégraphique Henley tout en suivant des cours de dessin à l’université de Londres. L’entreprise remarqua vite ses talents graphiques et le muta au service publicitaire.<br />
Peu à peu, le cinéma se rapproche. Au début des années 20, le jeune homme gagne en responsabilités et illustre les cartons des intertitres de certains films (<em>The Mystery Road de Paul Powell</em> par exemple).<br />
Son embauche chez Famous Players- Lasky British Producers Ltd marque sans doute une étape importante de son parcours. Chez eux, il cumule les savoirs et assume pléthore de responsabilités. Décorateur, assistant-réalisateur, monteur : Hitchcock brille par une curiosité insatiable et un savoir-faire sans limites.</p>
<p>C’est en 1925 qu’Alfred Hitchcock réalise et achève enfin son premier long métrage. Intitulé <em>The Pleasure Garden</em> (<em>Le Jardin Du Plaisir</em>), il contient déjà en germes les axes de son œuvre à venir. Intrigue policière, amours complexes, héroîne séduisante et glaciale. Autant de thématiques et de stratégies mises en place, qui seront sans cesse renouvelées par la suite.</p>
<p>Jusqu’à la fin des années trente, Hitchcock ne s’arrête jamais. Son souffle ne parvient à se contenir, et un succès national ne tarde à venir . Première période dite « anglaise » de l’artiste, elle correspond du muet au parlant, au développement d’un cinéma singulier, qui trouvera sa forme et son apogée quelques années plus tard.</p>
<p>À la veille de la Seconde Guerre Mondiale, le réalisateur quitte sa terre natale afin de gagner les rivages des États-Unis. Là-bas, fort de sa renommée, d’autres horizons se dessinent. David O.Selznick, immense et puissant producteur d’Hollywood, à qui l’on doit notamment Autant En Emporte Le Vent, lui fait signer un contrat le 1er juillet 1938.<br />
<em>Rebecca </em>(avec Laurence Olivier et Joan Fontaine) sera le premier fruit de leur collaboration. Sortie en avril 1940, cette histoire d’amour impossible située dans un château effrayant, remportera un vif succès commercial, allant jusqu’à glaner deux oscars</p>
<p>Malgré le succès et la réalisation d’autres films majeurs (<em>Soupçons en 1941, Lifeboat en 1942, La Maison Du Docteur Edwards </em>en 1945, <em>Les Enchaînés</em> en 1946), une bonne part de la critique ne le suit pas et ne démord pas de ses positions.</p>
<p>Il faudra attendre le milieu des années cinquante pour voir enfin s’élever des plumes dithyrambiques. <em>Les Cahiers Du Cinéma</em> furent parmi les protagonistes de cette réévaluation de l’œuvre du réalisateur. Dès 1954, un numéro spécial lui est consacré. En 1957, Eric Rohmer et Claude Chabrol rédigent le premier ouvrage traitant de son cinéma. Et bien sûr, Truffaut rencontre le maître en 1966, ce qui donna lieu à un livre d’entretiens de référence : <em>Hitchcock/Truffaut </em>(éd. Ramsay)</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/HitchcockHomme350.jpg" alt="/" />Comme souvent,  une bonne part de la critique manqua de lucidité. Aujourd’hui le tort semble réparé. Hitchcock n’est plus contesté. Son importance est admise, même si certains continuent de le penser en simple « maître du suspense ».</p>
<p>Expression consacrée, mais certainement réductrice, elle ne saurait refléter l’étendue de l’ambition du cinéma hitchcockien. Un simple regard sur quelques unes de ses productions essentielles suffit à le démontrer.</p>
<p>Prenons par exemple <em>Spellbound</em> (<em>La Maison Du Docteur Edwardes</em>, avec Grégory Peck, Ingrid Bergman, 1945) qui sous des dehors anodins parvient à poser de profondes questions. À la fois romance et intrigue, le film explore les contrées de la psychanalyse et de l’inconscient (notamment par le biais d’une séquence onirique conçue par Savador Dali), territoires assez peu portés à l’écran à l’époque.</p>
<p>Idem pour <em>Rear Window</em> <em>(Fenêtre Sur Cour</em>, avec James Stewart, Grace Kelly, 1954).<br />
Le journaliste qui suite à un accident occupe ses journées à épier ses voisins avec ses jumelles ne renvoie-t-il pas à notre propre position de spectateur ? L’immeuble, où se jouent des quotidiens, des passions et des crises, ne ressemble-t-il pas à ces existences que nous aimons tant observer sur les écrans de salles obscures ?</p>
<p>De même en ce qui concerne<em> Psycho</em> (<em>Psychose,</em> 1960, avec Anthony Perkins, Janet Ligh).Si le scénario reste simple, force est de constater l’insuffisance d’une telle lecture. Hitchcock joue avec les codes et se dirige vers d’autres contrées. Le film, au lieu de seulement graviter autour de l‘enquête, nous donne à toucher la folie de Norman Bates. Magnifiquement interprété par Anthony Perkins, ce schizophrène sublime, voyeur et méticuleux, interpelle le public et touche les consciences.</p>
<p>Les exemples retenus soulignent avec pertinence l’immense champ des possibles interprétatifs ouverts par les films d’Hitchcock. Plus que le « maître du suspense », il fut cinéaste, artiste à part entière.<br />
Et qui dit artiste dit nécessairement producteur d’une pensée sur le monde. Cette réflexion, Hitchcock, sorte de démiurge ogresque, l’a distillée le long d’une carrière  de 54 films, 370 épisodes télévisuels et au gré de plusieurs centaines de pages d’exercices livresques.</p>
<p>Les hommages rendus actuellement ne sont donc en rien fruits du hasard. Les rétrospectives à la Cinémathèque Française et à l’Institut Lumière de Lyon, ainsi que la parution de la biographie de Patrick McGilligan témoignent de l’incroyable vivacité de l’œuvre hitchcockienne.</p>
<p>Alfred Hitchcock s’éteint le 29 avril 1980. Trente années plus tard, il mérite toujours de s’y intéresser.<br />
Plus que cela : il est un détour nécessaire. Une étape utile afin de comprendre le cinéma, son histoire, son évolution, ses inclinaisons, et sans doute, pardessus tout un peu de nous-mêmes.</p>
<p>Guillaume Blacherois</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p>Rétrospective à la Cinémathèque Française, du 5 janvier au 28 février 2011.<br />
51 Rue De Bercy -  75012 Paris.</p>
<p>Rétrospective à l’Institut Lumière, jusqu’en mars 2011.<br />
25 Rue Premier Film &#8211; 69008 Lyon.</p>
<p><em>Alfred Hitchcock, une vie d’ombre et de lumière,</em> de Patrick McGilligan, paru chez Actes Sud/Institut Lumière.</p>
<p><em>Hitch,</em> pièce de théâtre de Stéphane Boulan et Alain Riou.<br />
Théâtre du Lucernaire<br />
53 Rue Notre Dame Des Champs &#8211; 75006 Paris.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/02/04/hommage-a-alfred-hitchcock/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Entretien avec François Chevallier</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/01/20/entretien-avec-francois-chevallier/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/01/20/entretien-avec-francois-chevallier/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Jan 2011 08:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[de l'urinoir de duchamp aux suicidés de france télécom]]></category>
		<category><![CDATA[françois chevallier]]></category>
		<category><![CDATA[la société du mépris de soi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=7851</guid>
		<description><![CDATA[François Chevallier est l&#8217;auteur d&#8217;un essai passionnant, La société du mépris de soi, De l&#8217;Urinoir de Duchamp aux suicidés de France Télécom (cf. notre article dans la rubrique livres). Nous lui avons posé trois questions qui nous semblaient pouvoir éclairer un peu plus sa pensée.

Culturemag : Dans votre essai, vous expliquez que l’artiste reflète la [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/CHEVALIER-François.jpg" alt="/" /><strong>François Chevallier est l&#8217;auteur d&#8217;un essai passionnant, <em>La société du mépris de soi, De </em>l&#8217;Urinoir<em> de Duchamp aux suicidés de France Télécom (</em>cf. notre article dans la rubrique livres). Nous lui avons posé trois questions qui nous semblaient pouvoir éclairer un peu plus sa pensée.<br />
</strong></p>
<p><strong>Culturemag : Dans votre essai, vous expliquez que l’artiste reflète la pensée ou les sentiments de son époque, qu’il peut les percevoir en amont mais n’en est pas la  cause. Quelle serait alors, selon vous, la cause de ce mépris de soi dont vous parlez et que vous faites remonter à l’urinoir de Duchamp ?</strong></p>
<p><strong>François Chevallier </strong>: A vrai dire je ne fais pas exactement « remonter le mépris de soi » à l’Urinoir de Duchamp. Celui-ci n’est que le signe avant-coureur d’un phénomène en train de se développer dans les consciences occidentales et que la vulnérabilité paranoïaque de Duchamp lui a fait capter cinquante ans avant les autres. Il est une conséquence de l’oppression  physique et morale que la société industrielle sans dieu fait peser sur l’individu par l’uniformisation et la mécanisation de ses conduites<a href="#_ftn1">1</a>. Il est une conséquence du totalitarisme engendré non par les dictatures fascistes ou communistes (qui n’en sont elles-mêmes que des épiphénomènes) mais par le pouvoir bien plus insidieux de ce rationalisme scientifique baptisé Progrès qui culpabilise implacablement par des arguments logiques tout ce qui ne va pas dans le sens de la prospérité économique et de l’allongement de la vie.</p>
<p>Deux priorités purement matérialistes qui obèrent systématiquement la multiplicité des désirs qualifiés d’ « irrationnels » dont la satisfaction génère le sentiment de liberté et d’autonomie sans lequel nous perdons toute estime de nous-mêmes. La liberté de mettre sa vie en péril par exemple et de prendre le contre-pied de décisions « raisonnables » pour peu qu’on y trouve du plaisir. La responsabilité qu’implique le fait d’être un chef n’accroît notre sentiment d’autonomie que dans la mesure où elle laisse entrevoir la possibilité de donner libre cours à notre « sauvagerie ». Nous ne nous sentons vraiment autonomes que si la décision de détruire ne dépend que de notre volonté. Et non pas de lois enserrant nos pulsions dans un réseau d’interdictions tellement dense qu’elles nous interdisent d’être « imprévisible ». C’est-à-dire de vivre…</p>
<p>Le mépris de soi est le poison sécrété par un abus du « raisonnable » aboutissant à faire de nous les instruments de nos propres machines. Donc des individus doublement asservis à la fois aux machines et à ceux qui les possèdent. Le mépris de soi est la preuve que des millénaires de domestication n’ont pu arracher à l’homme ce sentiment fondateur qu’il ne peut se sentir exister pleinement que la sagaie à la main en train de s’avancer dans des contrées inconnues… Un sentiment qu’on ne pourra sauvegarder qu’en renégociant notre relation entre la raison et la sauvagerie nécessaire à notre épanouissement. Ce qui implique une redéfinition de la nature de l’homme et une nouvelle morale.</p>
<p><strong>CM: Y      a-t-il un remède à ce mal qui ronge notre société et dont l’art, autant      que les</strong> <strong>suicidés de      France Télécom sont les signes les plus probants ?<br />
</strong></p>
<p><strong>F.C. :</strong> a) Quel que soit le remède aucune réforme ne sera possible tant qu’on n’aura pas arraché les médias au pouvoir des  marchands et traité la publicité pour ce qu’elle est : une propagande idéologique ruinant par avance toute tentative d’éducation des enfants d’inspiration humaniste.</p>
<p>b) En admettant que ce préalable soit atteint, la réforme la plus urgente sera de replonger les enfants dans l’histoire, les littératures, les poésies, les philosophies, la géographie, les langues étrangères (au niveau européen). Tout ce qui permet la pensée critique et le jugement motivé. Mathématiques, sciences, techniques, économie devront être remises symboliquement et solennellement à leur vraie place : celles d’instruments ne faisant appel qu’aux fonctions mécaniques de l’esprit <em>et incapables, de</em> <em>ce fait, de produire du sens</em> (et donc de vous rendre capable de s’opposer aux sens qu’on veut vous imposer). Ce qui implique la suppression symbolique des Grandes Ecoles et la réhabilitation des grandes universités européennes comme lieu d’une nouvelle pensée.</p>
<p><strong>CM : Vous mettez à nu un des maux essentiels qui rongent notre société : mépris de soi ou narcissisme. D’autres comme Jean-Philippe Domecq ou Pierre Jourde s’en étaient également pris à la <em>Misère de l’art </em>et à la <em>Littérature sans estomac</em>. Il semblerait que ce genre d’essais très critiques vis-à-vis des productions artistiques et littéraires actuelles rencontre un accueil de plus en plus large et favorable. S’agit-il à votre sens d’une prise de conscience ? D’un changement d’époque ?</strong></p>
<p><strong>F.C. : </strong>Bien plus que l’Art ou la littérature c’est le fonctionnement de la société post-moderniste toute entière qui a commencé à être remise en question. Un coup d’œil dans les bonnes librairies suffit à s’en assurer. Ma propre réflexion doit d’ailleurs beaucoup à des gens comme Christopher Lasch, qui ne date pas d’hier, à Pierre Thuillier et à sa <em>Grande Implosion</em> de 1995, aux ouvrages de Robert-Dany Dufour dont tout le monde devrait lire <em>La Cité perverse,</em> à ceux de Bernard Stiegler et de Jacques Généreux dont mon analyse de Duchamp conforte les thèses et à beaucoup d’autres démontrant que dans la société post moderne Art, Culture, Shopping et Divertissements ne sont qu’un seul et même leurre agité par les maîtres du monde pour détourner l’individu, spolié par leurs soins, de la tentation du combat politique. Bref pour l’enfoncer un peu plus dans son immaturité, dont les œuvres de Murakami et Jeff Koons sont les symboles les plus achevés. Mais il ne faut pas s’y tromper : l’Art contemporain, aussi ignoré du grand public qu’il puisse être en tant qu’art (beaucoup trop élitiste non par ses objets infantiles mais par les discours ésotériques qui les valorisent) trône néanmoins dans les consciences comme le symbole de la modernité de notre temps. Il est le monument que les nouvelles élites se sont élevées à elles-mêmes pour prouver que leur Nouveau Monde technologique et financier était aussi capable que l’Ancien de produire quelque chose qui ressemble à de la spiritualité.</p>
<p>C’est pourquoi on ne peut le prendre à la légère ni le réduire à ses possibilités éventuelles de juteuses spéculations financières (moins intéressantes, d’ailleurs, que ne le croit l’imagination populaire). Il est en fait une sorte de Temple médiatique dont les objets du culte appelés œuvres d’art résument tous les canons de la post-modernité : l’insignifiance revendiquée, l’inachèvement systématique, la reproduction à l’infini, la gestuelle énigmatique, le calembour inapproprié, l’exaltation de l’approximatif et du déchet…</p>
<p>Pas étonnant puisqu’il est en somme le produit de deux, voire trois générations, dont l’éducation fondamentale, celle de la sensibilité individuelle et de la réflexion critique qui donnent accès au sens caché des choses, a été réduite à sa plus simple expression. Mieux : a été rendue impossible par un spectacle médiatique recouvrant le réel et l’uniformisant dans les consciences au point de neutraliser par avance tout débat à son sujet. Finalement cet art contemporain, dans ses manifestations les plus simplistes, qui sont souvent les plus célèbres, n’est que la régurgitation de cette réalité totalement artificielle que pub, BD, TV, groupes musicaux et autres médias jeunistes déversent depuis plusieurs générations dans des consciences désarmées par une éducation dévoyée par la techno-science de sa fonction principale : la reconnaissance des repères de l’authenticité. Un simple coup d’œil sur la liste des livres réellement lus par les élèves de nos fameuses Grandes Ecoles expliquerait mieux qu’un discours cet effondrement du jugement occidental. Mais il n’y a pas de doute que ce nouvel art, indépendamment de la puissante organisation financière qui le sous-tend, donne à une élite de technocrates incultes cette aura de justification morale sans laquelle, en dépit de ses richesses, elle ne se sentirait pas une caste supérieure. C’est pourquoi le destin de cet art dit contemporain est plus que jamais lié à l’évolution future de la société. Son déclin ne paraît envisageable qu’en fonction de celui des prédateurs mis au pouvoir par l’indifférenciation et le relativisme post moderniste, ce qui implique une reconstruction du sens et un retour aux utopies constructrices de valeurs… En aurons-nous le temps avant que l’Occident ait perdu tout crédit ?</p>
<p><em>propos recueillis par Matthieu Falcone</em></p>
<hr size="1" /><strong><a href="#_ftnref1">1</a> cf. <span style="text-decoration: underline;">La Société du Mépris de soi </span> p.89 : « D’où une auto-mutilation permanente de lui-même… ».<br />
Et p.117 : « Où donc l’individu occidental pourrait-il récupérer un peu de fierté… ».</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/01/20/entretien-avec-francois-chevallier/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Présidentielle 2012 : entretien avec Renaud Camus</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/01/10/presidentielle-2012-entretien-avec-renaud-camus/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/01/10/presidentielle-2012-entretien-avec-renaud-camus/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Jan 2011 07:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[abécédaire de l'In-nocence]]></category>
		<category><![CDATA[éditions david Reinharc]]></category>
		<category><![CDATA[élection présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[parti de l'In-nocence]]></category>
		<category><![CDATA[Renaud Camus]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=7258</guid>
		<description><![CDATA[Renaud Camus est écrivain. À l’occasion de la parution de L’Abécédaire de l’In-nocence, il a annoncé sa candidature pour les prochaines élections présidentielles.
Avec lui, nous avons abordé quelques-unes des très nombreuses propositions du parti de l’In-nocence.
Culturemag : Vous vous portez candidat à la candidature de la présidence de la République à la tête du parti de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/renaud-camus.jpg" alt="/" /><strong>Renaud Camus est écrivain. À l’occasion de la parution de <em>L’Abécédaire de l’In-nocence</em>, il a annoncé sa candidature pour les prochaines élections présidentielles.<br />
Avec lui, nous avons abordé quelques-unes des très nombreuses propositions du parti de l’In-nocence.</strong></p>
<p>Culturemag : <strong><em>Vous vous portez candidat à la candidature de la présidence de la République à la tête du parti de l’In-nocence. Pouvez-vous nous présenter brièvement ce parti : depuis quand existe-t-il et quelle est sa raison d’être ?</em></strong></p>
<p><strong>Renaud Camus :</strong> Le parti de l&#8217;In-nocence existe depuis 2002. Il a été fondé au lendemain de la fameuse élection présidentielle de cette année-là, par désespoir, de ma part, de n&#8217;avoir pu voter pour personne : ni pour celui qui incarnait la politique suivie bon an mal depuis trente ans et qui nous avait menés là où nous sommes, ni pour celui qui sur un point essentiel, à savoir l&#8217;immigration de masse, avait vu juste mais s&#8217;ingéniait à rendre impossible, à force de &laquo;&nbsp;petites phrases&raquo;&nbsp; et de jeux de mots atroces, tout ralliement à son parti et à sa personne, comme s&#8217;il ne voulait pas du pouvoir qu&#8217;il réclamait.</p>
<p>CM : <strong><em>L’</em>Abécédaire de l’In-nocence<em> qui vient d’être publié aux éditions David Reinharc a valeur de programme politique. Le parti de l’In-nocence s’y exprime sur de très nombreux sujets, comme ferait tout bon programme politique, et ménage, me semble-t-il, une très large place à l’éducation et à la culture. Pensez-vous que ce sont là deux piliers d’une société ?</em></strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>R.C. :</strong> Absolument. Pas les deux seuls, mais ce sont des piliers porteurs, sans lesquels l&#8217;édifice ne tient pas. Ce qui survient n&#8217;aurait pas été possible sans ce que j&#8217;ai appelé dans un autre livre <em>La Grande Déculturation. </em>Ce qui menace à présent c&#8217;est la <em>décivilisation</em>, le réensauvagement du monde, le retour à une situation antérieure à tout contrat social, à ce que nous appelons le <em>pacte d&#8217;in-nocence</em>, c&#8217;est-à-dire de non-nuisance, que ce soit à l&#8217;égard de la nature, de la Cité ou des concitoyens. Les concitoyens le sont évidemment de moins en moins dans la mesure où ils sont de moins en moins <em>citoyens</em>, pour commencer, ce terme-là étant vidé de sens par l&#8217;abolition quasi-totale de la différence avec son contraire, <em>non-citoyen.</em></p>
<p>CM : <strong><em>Par le biais de l’immigration et de la croissance démographique, vous revenez régulièrement dans cet Abécédaire sur un thème cher au parti de l’in-nocence : celui du Grand Remplacement. Pouvez-vous nous expliquer ce que signifie cette expression ?</em></strong></p>
<p><strong>R.C. :</strong> Elle désigne la passage dans la triste réalité de ce qui était chez Brecht une boutade, <em>changer de peuple</em> (puisqu&#8217;on ne peut pas changer de gouvernement). Robert Redeker interroge les implications philosophiques d&#8217;un corps nouveau, qu&#8217;il appelle <em>Egobody</em> et dont les membres seraient indéfiniment remplaçables.<br />
À une autre échelle, les remplacistes considèrent que les membres d&#8217;un peuple sont indéfiniment remplaçables eux aussi, par les membres d&#8217;autres peuples, et qu&#8217;après remplacement ce sera toujours le même peuple. Ils estiment que s&#8217;il n&#8217;y a pas assez d&#8217;Espagnols pour payer les retraites des Espagnols, il suffit de faire venir des Marocains, des Mauritaniens, des Maliens, qui feront de parfaits Espagnols. Le remplacisme n&#8217;a qu&#8217;un défaut, c&#8217;est qu&#8217;il suppose des hommes imaginaires et bien sûr des peuples imaginaires.<br />
Mais cet homme nouveau qu&#8217;exigent les remplacistes, et dont la perspective fait trembler étant donné le paradoxal lourd passé de <em>l&#8217;homme nouveau</em>, ils savent bien, plus ou moins consciemment, que seul le rend possible la déculturation de masse.<br />
Les peuples qui connaissent leurs classiques ne se laissent pas mener sans regimber dans les poubelles de l&#8217;histoire. Il est donc impérieux de les leur faire oublier — à quoi le système scolaire et universitaire s&#8217;entend à merveille.</p>
<p>CM : <strong><em>Dans cet Abécédaire, vous fustigez (et tout le parti de l’In-nocence avec vous) de manière récurrente l’antiracisme que, à la suite d’Alain Finkielkraut, vous qualifiez de communisme du XXIe siècle. En quoi l’antiracisme est-il un problème ? Ne devrions-nous pas considérer le refus de toute forme de racisme comme une grande avancée de notre société ?</em></strong></p>
<p><strong>R.C :</strong> Nous ne fustigeons pas du tout l&#8217;antiracisme en tant que tel mais l&#8217;antiracisme <em>dogmatique</em>, ce que nous appelons l&#8217;<em>antiracistisme</em>, un mot meilleur restant à trouver. L&#8217;antiracisme en tant que morale a notre soutien total. Ce que nous critiquons c&#8217;est l&#8217;antiracisme comme <em>dogme</em>, comme stéréotype, comme convention de discours, comme arme absolue de langage, comme pouvoir politique et économique (un des plus gros employeurs de France, par le biais des associations subventionnées), comme moyen de faire carrière et de constituer des féodalités, comme instrument permanent d&#8217;aveuglement, de réduction au silence, de censure, d&#8217;étouffement de la vérité et maintenant de chantage pur et simple (voyez par quels élégants arrangements se sont négociées la récente &laquo;&nbsp;affaire Guerlain&raquo;&nbsp; ou celle du directeur de cabinet de M. Hortefeux…).</p>
<p>CM : <strong><em>Le parti de l’In-nocence entend lutter contre toutes les nocences. Il a pour ambition de civiliser les Français en insistant sur la politesse et l’altruisme. Il propose également de prendre soin des personnes âgées trop souvent maltraitées et qui devraient être considérées comme une force pour la France. Il estime que le vieillissement de la population n’est aucunement un problème.<br />
Sans nier que la sagesse vienne généralement avec l’âge et qu’un peu plus de civilité ne saurait nuire à notre pays, ne craignez-vous pas qu’une société trop policée et dont la jeunesse serait très minoritaire ne devienne quelque peu étouffante pour cette jeunesse ? Celle-ci semble nourrir assez peu d’espoir sur son avenir, désespérant de jamais trouver sa place dans un pays que la génération précédente a totalement verrouillé. En lisant</em> <em>l’</em>Abécédaire de l’In-nocence<em>, on se dit que vous parlez assez peu de cette jeunesse, si ce n’est au travers de l’éducation. Une société qui ne se préoccuperait pas de sa jeunesse a-t-elle un avenir ?</em></strong></p>
<p><strong>R.C. :</strong> Une société qui se préoccupe au premier chef de l&#8217;éducation et de son niveau de qualité est une société qui fait pour la jeunesse le principal, c&#8217;est-à-dire qui lui donne les moyens de sa liberté, qui fait tout pour que chaque nouveau citoyen ait une chance égale de devenir tout ce qu&#8217;il veut et tout ce qu&#8217;il peut être. C&#8217;est le mépris pour la jeunesse, comme d&#8217;ailleurs pour le peuple, qui considère qu&#8217;il faut éternellement leur trouver et leur prodiguer des occupations pour leurs loisirs, des distractions, des jeux, du pain et du cirque. C&#8217;est l&#8217;inculture, pas la culture, qui a besoin en permanence d&#8217;être occupée, d&#8217;être distraite, d&#8217;être désennuyée. La culture, au contraire, c&#8217;est la claire conscience de la préciosité du temps. Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est que tous ces grands benêts qu&#8217;on entend répéter à longueur de micro-trottoirs que là où ils sont ils n&#8217;y a rien à faire, que l&#8217;État ou la municipalité ne font rien pour les occuper ? Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est qu&#8217;une jeunesse qui a besoin de l&#8217;État ou de la mairie pour se distraire ou s&#8217;accomplir, faute de quoi elle aura un merveilleux prétexte à la <em>nocence</em>, une bonne raison de tout casser, à commencer par les bibliothèques, les maisons des jeunes et de la culture, les salles de sport ? C&#8217;est une jeunesse laissée à l&#8217;abandon par un système d&#8217;éducation qui ne fonctionne plus, qui ne peut plus et qui ne sait plus apprendre aux enfants et aux adolescents la valeur du temps, c&#8217;est-à-dire la culture et la liberté.</p>
<p><em>Propos recueillis par Matthieu Falcone</em></p>
<p><strong>Renaud Camus &amp; parti de l’In-nocence, <em>Abécédaire de l’In-nocence</em>, 500 pages, éditions David Reinharc.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/01/10/presidentielle-2012-entretien-avec-renaud-camus/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>10</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Saison lyrique aux USA 2010-2011</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/01/04/saison-lyrique-aux-usa-2010-2011/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/01/04/saison-lyrique-aux-usa-2010-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 09:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Chicago]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[Dallas]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Musique !]]></category>
		<category><![CDATA[New York City Opera]]></category>
		<category><![CDATA[opéra]]></category>
		<category><![CDATA[opéra de Washington]]></category>
		<category><![CDATA[saison lyrique]]></category>
		<category><![CDATA[San Francisco]]></category>
		<category><![CDATA[seattle]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=5888</guid>
		<description><![CDATA[Après nos dossiers sur la saison à Paris et en Europe, l’activité lyrique dans le reste du monde est surtout concentrée aux Etats-Unis. Tout début 2011, la sélection de CultureMag outre-atlantique.

New York compte de très nombreuses salles de concert et plusieurs opéras. Le Metropolitan Opera House est non seulement le plus connu du pays mais [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/metropolitan_opera350.jpg" alt="/" /><strong>Après nos dossiers sur la saison à Paris et en Europe, l’activité lyrique dans le reste du monde est surtout concentrée aux Etats-Unis.</strong> <strong>Tout début 2011, la sélection de CultureMag outre-atlantique.</strong><br />
<strong><br />
New York </strong>compte de très nombreuses salles de concert et plusieurs opéras. Le Metropolitan Opera House est non seulement le plus connu du pays mais également le plus mythique pour tout passionné d’opéra. Faire ses « débuts » de spectateur au Met est presque aussi important qu’y faire ses débuts pour un chanteur !</p>
<p>La saison 2010-2011 a une résonnance toute particulière car elle marque les 40 ans de présence de James Levine dans cette maison. Son nom est devenu indissociable du Met tant il a gravé dans les mémoires certaines représentations. Cette nouvelle saison est également le début d’un nouveau Ring mis en scène par Robert Lepage et qui remplace la mémorable production d’Otto Schenk. L’Opening Night (27 septembre) est dédiée à <em>Das Rheingold </em>avec Bryn Terfel dans le rôle de Wotan. Le<em> Ring</em> réunira les voix de Jonas Kaufmann, Deborah Voigt, Stéphanie Blythe, Richard Croft, Franz-Josef Selig…</p>
<p>Une nouvelle production de <em>Boris Godounov </em>de Moussorgski verra le jour avec René Pape et une distribution russe emmenée par Valery Gergiev, Ekaterina Semenchuk, Mikhail Petrenko, Evgeny Nikitin (octobre). La mise en scène de Nicholas Hytner de Don Carlos de Verdi vient du Covent Garden et a déjà remporté un franc succès. Simon Keenlyside et Ferrucio Furlanetto, déjà à Londres, sont rejoints par Marina Poplavskaya, Sonia Ganassi et Roberto Alagna qui retrouve ce rôle après plusieurs années d’interruption (novembre-décembre).<br />
Plébiscitée à Salzbourg, la mise en scène de Willy Decker de <em>La Traviata</em> de Verdi arrive à New York : Marina Poplavskaya, Matthew Polanzani et Andrzej Dobber tenteront de faire oublier le trio-phare de Salzbourg (décembre-janvier). Événement au printemps avec<em> Le Comte Ory </em>de Rossini : Diana Damrau, Joyce DiDonato, Juan Diego Florez, Stéphane Degout et Michele Pertusi sont les interprètes de cet opéra (mars-avril).</p>
<p>Grand luxe également du côté des reprises. Renée Fleming, la reine du Met, chante <em>Armida </em>de Rossini et<em> Capriccio</em> de Strauss, Violeta Urmana et Joyce DiDonato font partie de la distribution d’<em>Ariadne auf Naxos </em>de Strauss, Elina Garanca et Roberto Alagna retrouveront sans doute leur grand succès dans Carmen, Anna Netrebko est Norina dans <em>Don Pasquale </em>de Donizetti, Natalie Dessay et Ludovic Tézier seront frère et sœur dans <em>Lucia di Lammermoor </em>de Donizetti en compagnie de Joseph Calleja, Placido Domingo et Susan Graham continuent à chanter un peu partout<em> Iphigénie en Tauride </em>de Gluck. Marcelo Alvarez s’impose de plus en plus au Met et sera fort présent cette saison pour deux reprises, celle de <em>Tosca </em>de Puccini et celle d’<em>Il Trovatore </em>de Verdi. Dmitri Hvorostovski sera Simon Boccanegra en compagnie de Ferrucio Furlanetto et Ramon Vargas et Le Comte di Luna dans <em>Il Trovatore.</em></p>
<p>Angela Gheorghiu reprend le rôle de Juliette dans l’opéra de Gounod. Beaucoup de choix pour <em>Rigoletto</em> puisqu’en alternance on peut entendre Christine Schäfer, Diana Damrau, Joseph Calleja, Giuseppe Filianoti, Lado Ataneli, Carlos Alvarez…<br />
Quelques nouveaux venus cette saison : le chef William Christie fait ses débuts au Met avec <em>Cosi fan Tutte</em> de Mozart ainsi que Simon Rattle pour un <em>Pelléas et Mélisande</em> de Debussy qui s’annonce de toute beauté. La distribution comprend Magdalena Kozena, Stéphane Degout, Gerald Finley.<br />
<a href="http://www.metoperafamily.org/metopera" target="_blank">www.metoperafamily.org/metopera</a></p>
<p>Sur la même place du Lincoln Center se trouve le New York City Opera. Plus modeste, il accueille des productions plus originales, des metteurs en scène moins classiques. En témoignent les opéras à l’affiche puisque les newyorkais pourront écouter<em> A Quite Place</em> de Bernstein (octobre-novembre), le très rare<em> Intermezzo </em>de Strauss avec Mary Dunleavy (novembre), Erwartung de Schonberg…<br />
<a href="http://www.nycopera.com" target="_blank">www.nycopera.com</a></p>
<p>Placido Domingo est un chanteur, ténor en général, baryton à ses heures, chef d’orchestre, pédagogue mais également directeur de deux maisons prestigieuses, l’Opéra de Los Angeles et l’Opera de Washington. C’est à lui qu’a incombé l’honneur d’ouvrir la saison de Los Angeles avec une création<em> Il Postino</em> de Daniel Catan. Il a fait appel à de grands chanteurs pour compléter la distribution : Charles Castronovo, qui remplace Rolando Villazon initialement prévu pour ce projet, Cristina Gallardo-Domâs, Vladimir Chernov… (septembre-octobre). <em><br />
Lohengrin </em>de Wagner s’annonce déjà comme l’autre grand événement de la saison puisqu’il réunit les voix de Ben Heppner et Soile Isokoski, qui font leurs débuts in loco pour l’occasion, Kristinn Sigmundsson, Dolora Zajick, Eike Wilm Schulte sous la baguette du directeur musical James Conlon (novembre-décembre). Parmi les autres productions présentées, on retient <em>Rigoletto</em> de Verdi avec George Gagnidze,<em> Le Tour d’Ecrou </em>de Britten avec Patricia Racette, <em>Les Noces de Figaro</em> de Mozart avec Bo Skovhus.<br />
<a href="http://www.losangelesopera.com" target="_blank">www.losangelesopera.com</a><br />
<strong><br />
L’opéra de Washington</strong> ouvre la saison avec <em>Un Ballo in Maschera </em>de Verdi avec Salvatore Licitra. La production majeure de l’année est <em>Iphigénie </em>en Tauride de Gluck avec Placido Domingo, Patricia Racette (mai). On pourra également  voir James Morris incarner Don Pasquale en compagnie de Dwayne Croft et Ekaterina Siurina (mai).<br />
<a href="http://www.dc-opera.org" target="_blank">www.dc-opera.org</a></p>
<p>Le second opéra important de la Côte Ouest est celui de <strong>San Francisco</strong>. L’événement de la saison est la nouvelle production du<em> Ring</em> (en entier) mis en scène par Francesca Zambello : Nina Stemme, Ian Storey, David Cangelosi, Mark Delavan, Anja Kampe, Brandon Jovanovich font partie de la distribution. Placido Domingo fait entrer au répertoire de ce théâtre <em>Cyrano de Bergerac</em> d’Alfano dans lequel il remettra encore le long nez du célèbre personnage dans la même mise en scène que celle vue au Châtelet il y a un an. À ne pas manquer non plus un intéressant <em>Werther </em>de Massenet qui réunit Ramon Vargas, Elina Garanca et Heidi Stober.<br />
<a href="http://www.sfopera.com" target="_blank">www.sfopera.com</a></p>
<p><strong>Le lyric Opera de Chicago </strong>bénéficie d’une excellente réputation entièrement justifiée. <em>Carmen</em> de Bizet y est interprété par Kate Aldrich et Katharine Goeldner en alternance et par Kyle Ketelsen. Alain Altinoglu, très apprécié aux Etats-Unis, fait ses débuts à Chicago (octobre-mars).<br />
David Daniels a marqué le rôle d’Oberon dans<em> Un songe d’une nuit d’été </em>de Britten. Il reprend ce rôle en compagnie d’Anna Christy, Peter Rose, Shawn Mathey, Erin Marie Wall… (novembre). Il sera de retour en mars pour une nouvelle production de <em>Hercules</em> de Haendel (mars). Deborah Voigt et Marcello Giordani seront les protagonistes de <em>La Fanciulla del West</em> de Puccini (janvier-février), tandis que Johan Botha sera Lohengrin (février-mars).<br />
<a href="http://www.lyricopera.org" target="_blank">www.lyricopera.org</a><br />
<strong><br />
Petit tour d’horizon des autres opéras américains</strong></p>
<p><strong>L’Opera de Seattle</strong> propose <em>Tristan et Isolde </em>de Wagner avec Annalena Persson et Clifton Forbis (août) ainsi que <em>Le Barbier de Séville </em>de Rossini avec Sarah Coburn et Lawrence Brownlee (janvier), sans oublier D<em>on Quichotte </em>de Massenet avec l’excellent Nicolas Cavallier (février-mars). L’Opera de Houston présente plusieurs productions intéressantes : <em>Mme Butterfly </em>de Puccini réunit Ana Maria Martinez et Joseph Calleja, Susan Graham chante le compositeur et Laura Claycomb Zerbinette dans <em>Ariadne auf Naxos</em>.</p>
<p><strong>L’Opera de Dallas</strong> monte une nouvelle production d’Anna Bolena de Donizetti avec un cast prometteur : Hasmik Papian, dans le rôle-titre, Oren Gradus, Denyce Graves… Charles Castronovo et Lyubov Petrova seront Roméo et Juliette dans l’opéra de Gounod tandis que Laura Claycomb et James Valenti chanteront<em> Rigoletto</em> de Verdi. Elisabeth Futral inteprète les quatre rôles féminins dans Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach au Grand Opera de Floride à Miami. L’Austin Lyric Opera accueille Pamela Armstrong pour sa brillante interprétation de La Traviata de Verdi.</p>
<p>Manon Ardouin</p>
<p><em>Photo : Metropolitan Opera.</em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/01/04/saison-lyrique-aux-usa-2010-2011/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Chaud-Ping&#187;&#160; de Noël de CultureMag</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/12/21/chaud-ping-de-noel-de-culturemag/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/12/21/chaud-ping-de-noel-de-culturemag/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Dec 2010 09:18:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Belvédère]]></category>
		<category><![CDATA[cadeaux]]></category>
		<category><![CDATA[Café]]></category>
		<category><![CDATA[CD]]></category>
		<category><![CDATA[confiture]]></category>
		<category><![CDATA[Dalloyau]]></category>
		<category><![CDATA[épicerie de luxe]]></category>
		<category><![CDATA[épiphanie]]></category>
		<category><![CDATA[foie gras]]></category>
		<category><![CDATA[Hédiard]]></category>
		<category><![CDATA[Jack Daniel’s]]></category>
		<category><![CDATA[Laura Ashley]]></category>
		<category><![CDATA[Lenôtre]]></category>
		<category><![CDATA[Marionnaud]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Nestlé]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Hermé]]></category>
		<category><![CDATA[Rejoyce]]></category>
		<category><![CDATA[shopping]]></category>
		<category><![CDATA[thé]]></category>
		<category><![CDATA[vodka]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=7243</guid>
		<description><![CDATA[Pour Noël et le nouvel An, CultureMag a sélectionné quelques idées de cadeaux beaux et bons, pour toutes les bourses, &#171;&#160;de l&#8217;assiette à la bibliothèque&#187;&#160; !
Culture
La grâce d&#8217;une cathédrale : les plus beaux livres de la fin d&#8217;année.
Véritable évènement éditorial, cette nouvelle collection d&#8217;ouvrages d&#8217;art retrace l&#8217;histoire, l&#8217;architecture et la vie de ces lieux uniques.
Les [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour Noël et le nouvel An, CultureMag a sélectionné quelques idées de cadeaux beaux et bons, pour toutes les bourses, &laquo;&nbsp;de l&#8217;assiette à la bibliothèque&raquo;&nbsp; !</strong></p>
<h2><strong>Culture</strong></h2>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/cathédraleReims80.jpg" alt="/" /><strong>La grâce d&#8217;une cathédrale</strong> : les plus beaux livres de la fin d&#8217;année.<br />
Véritable évènement éditorial, cette nouvelle collection d&#8217;ouvrages d&#8217;art retrace l&#8217;histoire, l&#8217;architecture et la vie de ces lieux uniques.<br />
Les deux premiers exemplaires de la monumentale collection de prestige dirigée par Mgr Joseph Doré sont consacrés à Strasbourg et à Reims. Ils viennent juste de paraître. Le reflet d&#8217;une haute civilisation à travers les siècles. Cadeau idéal pour le huitième centenaire de Reims.<br />
Editions La Nuée Bleue, 544 p., 600 illustrations, 79€.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/MonnaieIDF80.jpg" alt="/" />Si vous ne pouvez vous offrir la dernière merveille d&#8217;artisanat et de <strong>création de la Monnaie de Paris</strong>, la pièce TAJ MAHAL, d&#8217;une valeur de 100 000 €  &#8211; une pièce exceptionnelle pesant un kilo d’or, gravée, frappée par les ateliers de la Monnaie de Paris et sertie de diamants par la Maison Cartier -, pensez aux Euros des Régions : 26 pièces de 10 € argent à l’effigie des 22 régions françaises et des quatre départements d’Outre-Mer. L&#8217;euro Prouvençau, Breizh, Ch&#8217;ti&#8230;, choisissez celui qui vous ressemble.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/dicoélecrto801.jpg" alt="/" /><strong>Un dictionnaire électronique pour voyager !</strong><br />
Le nouveau EW-F4000C propose la traduction en six langues : Français, Anglais, Allemand, Espagnol, Italien et Russe. Il représente à lui seul l’équivalent de 17 dictionnaires reconnus. Sa fonction vocale donne la bonne prononciation des mots ou expressions en cinq langues (sauf le russe). L’EW-F4000 propose aussi des jeux, des œuvres littéraires ou encore une aide aux mots croisés !<br />
Son plus : une batterie longue durée de 130 heures et une entrée pour carte microSD. Son utilisation sans câbles ni chargeur particuliers permet de l’emporter partout. Prix public : 299 €.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/extrafilm80.jpg" alt="/" /><strong>Votre livre de photos !</strong><br />
Extrafilm permet de créer son propre livre de photos ou son calendrier sur internet.<br />
Grâce à cette entreprise spécialisée dans le développement, la production et la livraison à domicile de produits, les photos peuvent être imprimées de manière créative, rapide et facile. ExtraFilm permet d’immortaliser les précieux souvenirs et les beaux moments de façon personnalisée. <a href="http://www.extrafilm.fr" target="_blank">www.extrafilm.fr</a></p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/CDConteNoël80.jpg" alt="/" /><strong>CD<br />
Mathilde et Renardeau : </strong>un joli cycle de contes à écouter le soir au coin du feu. Mathilde et Renardeau, deux compères inséparables, vivent des aventures aussi drôles que hautes en couleur. Le petit plus : le petit livret de recettes de gâteauxde la Mère Michao pour les enfants de 6 à 8 ans dans le disque : &laquo;&nbsp;Saint Nicolas frappe chez Mathilde et Renardeau&raquo;&nbsp;.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/CDNoëlRejoyce80.jpg" alt="/" /><strong>Récital de Noël au piano par Jacques Dor</strong><br />
Fêtez Noël avec les plus grands compositeurs, Tchaïkovsky, Liszt, Mendelsshon, Bartok&#8230; Des pièces rares, un disque raffiné qui trouvera très vite sa place dans les discothèques familiales aux côtés des traditionnels chants de Noël. 6€90.<br />
Rejoyce, <a href="http://www.rejoyce.fr/" target="_blank">www.rejoyce.fr</a></p>
<h2><strong>Petite sélection de gourmandises de Noël</strong></h2>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/buche-Hermé80.jpg" alt="/" />L’extraordinaire <strong>bûche Agapé de Pierre Hermé</strong>. La nouvelle bûche du chef de file des pâtissiers d’aujourd’hui  est un savant mélange de fruits séchés ou confits (pruneaux, figues, abricots, gingembre etc.) parfumés au citron et un biscuit au pain d’épices moelleux recouvert d’une crème mousseline au citron entouré de flammes de meringue. De la volupté dans la bouche !<br />
<a href="http://www.pierreherme.com">www.pierreherme.com</a></p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/DalloyauSecretdeFée80.jpg" alt="/" /> Dalloyau célèbre cette année<strong> les Secrets des fées.</strong><br />
Voici « La Fée des bois », tout droit sortie d’un conte enchanteur : biscuit de framboise, crème chocolatée, tendre caramel et yuzu sous une pluie de paillettes d’or rose et de poussières d’étoiles.<br />
6 pers. 57 € Jusqu’au 26 décembre. <a href="http://www.dalloyau.fr" target="_blank"><br />
www.dalloyau.fr</a></p>
<p><strong><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/dessertBocuse80.jpg" alt="/" /><strong>Les Desserts de Paul Bocuse. </strong><br />
</strong>Paul Bocuse se prend pour Gaston Lenôtre et revisite tous les grands classiques de la pâtisserie : les charlottes, les puddings, les gaufres, les biscuits à la cuiller, l’omelette norvégienne, le saint-honoré, le biscuit de Savoie et tous les entremets de fruits : vous saurez préparez l’ananas Condé (242), le Mont blanc aux marrons ou les pommes bonnes femmes avec de la gelée de groseille parfumée au kirsch, du sucre glace et du vin blanc ! Très clair et très pratique. 25 € chez Flammarion.</p>
<p><strong><strong><strong><strong>·    Hédiard fête ses 140 ans</strong></strong></strong></strong></p>
<p><strong><strong><strong><strong><em>Pour fêter son 140e anniversaire, Hédiard Madeleine, la célèbre épicerie de luxe perpétue l’esprit de son fondateur en proposant une cinquantaine de produits rares et d’exception en provenance des quatre coins du monde. Une bonne nouvelle pour une honorable dame de 140 ans. Hédiard renoue avec sa vocation première : celle d&#8217;épicier de luxe. Son rôle d&#8217;origine : faire remonter des produits de grande qualité, sélectionnés avec soin.</em></strong></strong></strong></strong></p>
<p><strong><strong><strong><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/cafédesmagesHediard80.jpg" alt="/" /></strong></strong></strong></p>
<p>Comme les Rois Mages, offrez un délicat présent pour prolonger la magie de Noël jusqu&#8217;à l&#8217;épiphanie. Un mélange d’arabicas : force, persistance et distinction provenant des terroirs volcaniques d’Indonésie ; léger acidulé, goût vif et belle longueur en bouche avec les grains du Costa Rica. Au ﬁnal, un assemblage à la belle couleur sombre et aux notes aromatiques épicées, poivrées et grillées.<br />
A déguster après un dessert alcoolisé, corsé, chocolaté ou avec du pain d’épices.<br />
Café des Mages, 250g, 16 €.</p>
<p><strong><strong><strong><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/confitureNoëlHédiard80.jpg" alt="/" /></strong></strong></strong>La tradition de la confiture de Noël se perpétue chez Hédiard. L&#8217;artisan a déposé dans son grand chaudron de cuivre des morceaux de mangue délicatement choisis, des feuilles de basilic ﬁnement hachées, du piment ciselé, pour offrir, après un juste temps de cuisson, une conﬁture riche en arômes, doucement épicée qui symbolise Noël à merveille.<br />
Le pot de 375g, 14 €.</p>
<p><strong><strong><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/foiegrascanardhédiard80.jpg" alt="/" /></strong></strong>Cette année, le foie gras se déguste sucré-salé, légèrement acidulé, grâce à la mélasse de grenade et au léger croquant des cranberries, ces petites baies rouges d’Amérique du Nord.<br />
Deux fruits dans l’air du temps qui confèrent à ce foie gras toute son originalité.<br />
À la coupe, 135 € le kilo / Disponible en décembre.</p>
<p><strong><strong><strong><strong><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/biscuitsNoëlHediard80.jpg" alt="/" /></strong></strong></strong></strong>Symboles de l&#8217;étoile du Berger qui guide les Rois Mages à la crèche, les étoiles à la cannelle sont l&#8217;un de ces biscuits de Noël alsacien typiques. Cette spécialité est faite  de cannelle, noisettes et d’amandes au glaçage légèrement citronné.<br />
Sachet 200g – Prix : 10,50 €.</p>
<p><strong><strong><strong><strong><a href="http://www.hediard.fr" target="_blank">www.hediard.fr</a></strong></strong></strong></strong></p>
<h2><strong><strong><strong><strong><strong>Plaisirs des petits budgets</strong></strong></strong></strong></strong></h2>
<p><strong><strong><strong><strong><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/caviarDonPetroff80.jpg" alt="/" /></strong></strong>Le caviar à 10€ par personne </strong>? </strong>Vous ne rêvez pas. Cette année, le commerce du caviar sauvage est prohibé, et le prix du caviar d&#8217;élevage baisse. DomPétroff, la marque grand public de Pétrossian permet à toutes les bourses d&#8217;offrir quelques grains de Caviar Transmontanus pour marquer les fêtes.<br />
Dom Pétroff, la fiole de 10 grammes 10€, ou en coffret 2&#215;10 avec les cuillères de dégustation pour 20€.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/deneuville80.jpg" alt="/" /><strong>Coffret de Noël De Neuville</strong><br />
Des chocolats aux saveurs douces de fruits et d&#8217;épices élaborés avec une sélection rigoureuse de matières premières. Une belle boîte de &laquo;&nbsp;chocolats à la française&raquo;&nbsp;, ces petites bouchées de 10 g environ, qui ravissent l&#8217;oeil autant que le palais. La douceur est aussi dans le prix.<br />
Boîte de 200g, 21 chocolats, 15€; 37 chocolats, 24€.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/TrésorLenôtre80.jpg" alt="/" /> <strong>Des bûches pâtissières de Noël signées Lenôtre </strong>à moins de 9€, c&#8217;est possible. Des lignes épurées et une douceur de velours pour ces deux bûches : &laquo;&nbsp;Trésor Chocolat Noir et son Croustillant de Fruits Secs&raquo;&nbsp; et &laquo;&nbsp;Trésor Chocolat au Lait et son Biscuit au Citron&raquo;&nbsp;.<br />
Pour bien les déguster : laisser décongeler dans le bas du réfrigérateur ou 2 heures à température ambiante.<br />
8,25€ pour 6 à 8 personnes.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Coffret-MacaronsAlsa80.jpg" alt="/" /><strong>Des macarons tous frais à faire soi-même ! </strong><br />
Il suffit d&#8217;ajouter deux blancs d&#8217;oeufs, un peu d&#8217;eau pour les macarons à la framboises et le tour est joué. En moins d&#8217;une heure, vous obtenez un plateau de macarons &laquo;&nbsp;faits maison&raquo;&nbsp; !<br />
Le coffret de 24 macarons chocolat et framboises Alsa pour 7 euros.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Dômes-ChocolatNestél80.jpg" alt="/" /><strong>Des chocolats comme jadis.</strong><br />
Ces dômes de bonbons de chocolat suivent d&#8217;anciennes recettes.<br />
Un joli assortiment pour les petites bourses réalisé depuis 80 ans en Suisse. Chocolat au lait ou chocolat noir, ou même les deux dans la même boîte pour les indécis.<br />
Coffret Nestlé chocolats.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/petitsChocolats80.jpg" alt="/" /><strong>Les Coffrets Larousse &laquo;&nbsp;Petits chocolats&raquo;&nbsp;</strong> offrent la possibilité aux inconditionnels du chocolats, petits et grands gourmands, de laisser libre cours à leur créativité. A vous les bonbons de chocolats, soigneusement façonnés dans les petits moules glissés dans le coffret avec un livret de recettes. Un cadeau ludique à un prix qui défie toute concurrence. Autre coffret de saison : les macarons avec les poches à douilles de formes diverses et le livret de recettes et de conseils. Et par cette froidure, le coffrets de <strong>&laquo;&nbsp;Petits gratins&raquo;&nbsp;</strong> est l&#8217;outil indispensable pour réchauffer vos  convives. 10€50 et 20€90.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Visageessentiels80.jpg" alt="/" /><strong>Coffrets Essentiels visage de Fleurance. </strong>Une belle gamme bio à partir de l&#8217;Aloe vera, une merveille de la nature connue depuis des millénaires qui reconstitue la peau, et aussi des crèmes avec du karité et de l&#8217;huile de jojoba. Le gel avec 96% d&#8217;Aloe vera, la crème hydratante, l&#8217;eau micellaire démaquillante, un carré de coton 100% bio&#8230;<br />
La gent masculine n&#8217;est pas oubliée avec le <strong>Coffret pour homme Fleurance </strong>garni de produits qui apaisent et nourrissent après le rasage<strong>.<br />
</strong>Ces coffrets de qualité sont proposés à moins de 19€ à 39€.<strong><br />
</strong></p>
<h2><strong><strong><strong><strong><strong>Dans le verre&#8230;*</strong></strong></strong></strong></strong></h2>
<p><strong><strong><strong><strong><strong><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/PolRoger80.jpg" alt="/" /> </strong></strong></strong></strong></strong>Découvrez<strong> la « ICE-BUCKET GIFT BOX »</strong>, un coffret contenant une bouteille de <strong>champagne Pol Roger</strong> et quatre flûtes insérées dans le couvercle !<br />
Conçu par le designer et artiste plasticien Eric Geoffroy, ce coffret est une idée de cadeau originale et festive. Un coffret… seau à champagne !<br />
La « Ice-Bucket Gift Box » a plus d’un tour dans son sac. Sous son allure de joli paquet cadeau se cache en réalité un seau à champagne moderne et malin. La bouteille peut ainsi être transportée à température idéale !<br />
Disponible chez les cavistes au prix conseillé de 60€ .</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/champagneRoseFeuillatte80.jpg" alt="/" />Par ces froidures infernales, <strong>Nicolas Feuillatte</strong> habille ses trois cuvées de champagne d&#8217;une doudoune isotherme : blanche pour le Blanc de Blancs millésime 2004, bleue pour la Réserve Particulière, et rose, une nouveauté de cette année, pour le Brut Rosé non millésimé.<br />
En vente chez Monoprix au prix de 25,90€.<br />
.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Rasteau2007-80.jpg" alt="/" /><strong>&laquo;&nbsp;Signature 2007&#8243; Rasteau. </strong>Un vin doux naturel élégant, typique de l’argilo-calcaire, cépage grenache noir à 100 %. Robe pourpre superbe, nez rappelant la confiture de cerise et la réglisse douce. En bouche, il se boit avec allégresse, légèrement épicé et d’une fraîcheur toute gracieuse. Idéal avec des desserts au chocolat, un clafoutis aux cerises ou un gâteau basque aux cerises noires, et même la traditionnelle Forêt noire.<br />
Chez les cavistes (départ du caveau de Rasteau à 11, 70 €).</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/vodkabelvedere80.jpg" alt="/" /><strong>Vodka Belvédère en édition limitée « Silver ». </strong>Un étonnant magnum de vodka version polonaise – la marque appartient à une filiale américaine de Moët Hennessy – en clin d’œil au palais présidentiel « Belvedere » de Varsovie. Une bouteille toute satinée, idéale pour les fêtes de fin d’année. La distillation est double, entre la Pologne (à base de seigle Dankowskie) et la France, en Corrèze (à base d’écorces d’agrumes). Cela donne des saveurs superbes toutes en harmonies, d’une grande fraîcheur. Version nature, orange, citron. 130 € chez Colette ou bouteille simple à 35 € environ chez les cavistes.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Jack_daniels80.jpg" alt="/" /><strong>Jack Daniel’s Old No 7 griffée 160ème anniversaire </strong>se boit comme un cognac, sans glace, sans eau. Il détient des notes boisées, rondes en bouche presque caramélisées avec des pointes de vanille. C’est d’un goût onctueux et harmonieux.<br />
La bouteille, 19 €.<br />
<a href="http://www.jackdaniels.com" target="_blank">www.jackdaniels.com</a> en français.</p>
<h2><strong><strong><strong><strong><strong>Thé en hiver</strong></strong></strong></strong></strong></h2>
<p><strong><strong><strong><strong><strong> Notre sélection de thés et de théières</strong></strong></strong></strong></strong></p>
<p><strong><strong><strong><strong><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/NéoThéNoël80.jpg" alt="/" /></strong></strong>Un thé de Noël à Montmartre</strong><br />
</strong>Neo. T. est né d’une passion pour la Chine, Valérie Stalport, sa fondatrice en a fait un lieu entre la maison de thé chinoise traditionnelle et une maison de &laquo;&nbsp;curiosithés&raquo;&nbsp;. Son thé de circonstance &laquo;&nbsp;Noël à Montmartre&raquo;&nbsp;<br />
Près de 150 thés sélectionnés : du plus courant au plus rare, du plus simple au plus rafﬁné, du plus nature au plus façonné.<br />
89, rue des Martyrs &#8211; 75018 Paris. Tél : 0153416976. info@neo-t.fr.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/HEDIARD-THE-DE-NOEL80.jpg" alt="/" /><strong>Thé de Noël Sencha</strong><br />
Cardamome, cannelle, orange… A peine ouverte, la boîte laisse échapper tous ses parfums chaleureux et gourmands et offre un joli tableau de thé vert Sencha parsemé d’écorces d’orange et de ﬂeurs de souci… Il n’y a plus qu’à laisser infuser pour savourer chaud ou froid les parfums de Noël.<br />
Hédiard, 125 g, 24€.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Mug-Melitta80.jpg" alt="/" /></p>
<p><strong>Jamais son mon thé.</strong><br />
Un mug de thé isotherme pour braver les grands froids hivernaux, une belle idée mise en oeuvre par Melitta. Il permet de conserver les boissons chaudes pendant une heure.<br />
Mug isotherme rouge ou gris transparent, 12€.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Théière-Melitta80.jpg" alt="/" /><strong>La Théière Mélitta</strong><br />
Et parce qu&#8217;on aime voir ce que l&#8217;on boit, que l&#8217;on peut voir s&#8217;épanouir une fleur de thé, ou simplement contrôler l&#8217;infusion, la jolie théière transparente Melitta ravira les petits budgets en même temps que les amateurs de thé.<br />
1, 25 litre. 14, 90€.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Théimperial80.jpg" alt="/" /><strong>L&#8217;Impérial, un vrai thé pour Noël.</strong><br />
Inspiré d&#8217;une boisson servie en Russie depuis le XIIème siècle, le &laquo;&nbsp;Sbiten&raquo;&nbsp;, le thé impérial a remplacé le sucre par la douceur de la réglisse et a ajouté des arômes naturels et des baies d&#8217;argousier. La pointe d&#8217;orange et de cannelle équilibrée par une touche de vanille habille en notes hivernales cette base de thé vert Sencha<br />
Boîtes 125 g et 250 g, ou 20 sachets de 11,30€ à 14, 20€.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/ThéRoisMages801.jpg" alt="/" /><strong>Le Thé des Rois-Mages</strong><br />
Pour célébrer la fête de l&#8217;Epiphanie le 6 décembre et jusqu&#8217;à la Chandeleur (fin de la période de Noël), cette recette, parmi les plus anciennes de la maison Kusmi, renvoie aussi au Noël orthodoxe, célébré le 6 janvier et non le 25 décembre comme chez les Catholiques. La présence de l&#8217;orange rappelle le cadeau que les enfants trouvaient autrefois au pied du sapin; les épices renvoient aux décoctions d&#8217;épices que l&#8217;on buvaient avec du miel dans les pays froids avant l&#8217;apparition du thé.<br />
Boîtes de 9,20€ à 11,70€.</p>
<p><strong><strong><strong><strong>&laquo;&nbsp;Beauthé&raquo;&nbsp;</strong><br />
<img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/ThéMarionnaud80.jpg" alt="/" /></strong></strong></strong>Le thé et ses bienfaits sur la peau à petits prix, voilà un pari réussi chez Marionnaud pour son rituel de bain &laquo;&nbsp;Green Tea&raquo;&nbsp;.<br />
Le gel douche au thé vert et au jasmin, la crème hydratante pour le corps au parfum frais et fleuri, et le gommage thé-jasmin.<br />
Chacun à moins de 6€.</p>
<p><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><br />
</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
<h2><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Au jardin</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>
<p><strong><strong><strong><strong><strong><strong><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/bottesL-Ashley80.jpg" alt="/" /></strong></strong>Le retour de Laura Ashley par le jardin</strong><br />
</strong></strong></strong>On connaissait les vêtements et tissus frais de la marque anglaise Laura Ashley qui a disparu du marché français.<br />
Elle effectue son retour fleuri côté jardin. Les fleurs sont sur les bottes, les gants&#8230;. Une note de féminité entre au jardin.<br />
Bottes de pluie, idéales au jardin.<br />
40€ environ.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/parapluieL-Ashley80.jpg" alt="/" />Et l&#8217;idée aussi romantique qu&#8217;ingénieuse, le parapluie-duo !<br />
Pour admirer les plus beaux paysages, blottis l&#8217;un contre l&#8217;autre, le motif parapluie imite les couvertures de pique-nique.<br />
35€ environ.</p>
<p><a href="http://www.lauraashley.com" target="_blank">www.lauraashley.com</a></p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/gantsjardin80.jpg" alt="/" />Rostaing crée ces gants en cuir pour le jardin en France depuis 1789, de père en fils. Cette entreprise française vous garantit la qualité en même temps qu&#8217;un prix très doux. La preuve qu&#8217;il ne faut pas se priver du beau et de la belle façon : du cuir tanné végétal sans aucun produit chimique, et du coton équitable !<br />
De 12 à 15€.<a href="http:// www.rostaing.fr" target="_blank"><br />
www.rostaing.fr</a></p>
<p><strong><strong><strong><strong><strong><strong><em>* L&#8217;abus d&#8217;alcool est dangereux pour la santé !</em></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
<p><strong>Salsa BERTIN, avec Gilles BROCHARD</strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><em><br />
</em></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
<p><strong><strong><strong><strong><strong><strong><em><br />
</em></strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/12/21/chaud-ping-de-noel-de-culturemag/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Chine est « bel et bien » éveillée</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/12/14/la-chine-est-%c2%ab-bel-et-bien-%c2%bb-eveillee/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/12/14/la-chine-est-%c2%ab-bel-et-bien-%c2%bb-eveillee/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 09:45:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[exposition universelle de Shanghai]]></category>
		<category><![CDATA[jean castarède]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=6778</guid>
		<description><![CDATA[Avec 85 millions de visiteurs, l’exposition universelle de Shanghai qui a fermé ses portes, vient de battre le record des entrées de ce type de manifestation. Elle devance aussi celle d’Osaka.
Ainsi, après une organisation impeccable des jeux olympiques, la Chine vient de démontrer qu’outre sa croissance insolente de près de 10% malgré la crise, elle [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/ChineJC350.jpg" alt="/" /><strong>Avec 85 millions de visiteurs, l’exposition universelle de Shanghai qui a fermé ses portes, vient de battre le record des entrées de ce type de manifestation. Elle devance aussi celle d’Osaka.<br />
Ainsi, après une organisation impeccable des jeux olympiques, la Chine vient de démontrer qu’outre sa croissance insolente de près de 10% malgré la crise, elle était maintenant entrée dans la cour des très grandes puissances économiques confirmant la prophétie de Napoléon, justement </strong><strong>exhumée par </strong><strong>Alain Peyrefitte dans les années 70.</strong></p>
<p><strong></strong>Outre ses performances, la Chine offre au monde l’image d’un pays discipliné, où les avions décollent à l’heure, où les villes sont propres et les appareils fonctionnent bien, où l’on trouve tout dans des centres commerciaux modèles y compris les derniers produits technologiques et toutes les marques.</p>
<p>Des villes comme Pékin ou Shanghai, avec des lieux branchés où la jeunesse dorée danse toutes les nuits jusqu’à 4 heures du matin sur les terrasse en plein air du Bund devant la baie et les gratte-ciels illuminés de cent vingt étages.<br />
Leurs avenues (Bund, Nanking Road, Tin Yu Huting) n’ont rien à envier au faubourg Saint Honoré ou à la Cinquième Avenue, en matière de luxe et toutes les grandes marques sont présentes. Celles-ci, suivent les préconisations de la dernière étude de McKinsey destinées à trouver les moyens pour atteindre le client chinois et lui parler le langage accessible face à des croissances de certains produits comme les parfums qui atteignent 25% par an.</p>
<p>Pour certaines marques, comme Vuitton ou Cartier par exemple, la Chine est devenue le premier client du monde devant le Japon qui avait autrefois ce privilège. Mais les Chinois ne vont pas se contenter d’être des importateurs.<br />
En matière d’habillement par exemple, ils sont en train de copier des savoir faire anglais, italien ou français, avec des matériaux d’exception et des noms qu’ils créent de toute pièce.<br />
Ainsi de clients, il sont en train de passer au stade de fournisseurs comme nous l’annoncions déjà il y a quatre ans dans la 4° édition de notre Que sais-je sur <em>Le luxe</em> et dans notre <em>Histoire Luxe et civilisations</em>* , sur le point d’être traduite en Chine.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/ChineBarque350.jpg" alt="/" />Pour revenir à l’exposition de Shanghai, la seule note négative aura peut être été qu’elle fut victime de son succès : un million de visiteurs les derniers jours, trois heures d’attente devant chaque pavillon, ne permettaient pas de profiter pleinement et en toute sérénité de l’événement. Quant à la qualité des stands, certains laissaient le visiteur sur sa faim.<br />
Certes, un tel exercice est particulièrement difficile et nous ne sommes peut être pas forcément les meilleurs juges. Si par exemple les intentions de la Chine autour des trois thèmes : empreintes, dialogue, vision, d’inspirations très Confucianistes étaient louables et intéressantes, leurs réalisations à partir d’un film en trois dimensions et d’un voyage en petit train dans un labyrinthe fantasmagorique pouvaient laisser une certaine déception.</p>
<p>Quant au pavillon français, grâce à son mur de verdure, il a tenté une nouvelle fois de concilier la tradition culturelle et l’avenir technologique, qui sont les deux fers de lance de notre développement. Il faut le reconnaître l’exercice est difficile et on peut peut-être se demander si pour l’avenir un peu plus d’ouverture avec les marques ou des ateliers de créativité ne serait pas nécessaire.<br />
Mettre mieux en valeur l’image de la France, n’est pas une discipline que l’on apprend dans les universités ou les grandes écoles. Et pourtant, c’est à partir de celle-là que nous attirerons nos futurs touristes et irons à la conquête de nouveaux marchés.</p>
<p>Le « marketing » de la France reste à inventer et peut être faudrait-il dès maintenant demander à un groupe de travail de s’y atteler pour la prochaine exposition de Milan, car, aussi doué soit-il, le commissaire aux expositions ne peut ni tout faire ni tout inventer, surtout en l’absence de certains acteurs qui se sont désistés.</p>
<p><strong>* <em>Que Sais-je – Le Luxe</em>, Jean Castarède, édition Presse Universitaire de France, aujourd’hui 6° édition 2010.<br />
*<em>Luxe et Civilisations</em>, Jean Castarède, Editions Eyrolles, 2008.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/12/14/la-chine-est-%c2%ab-bel-et-bien-%c2%bb-eveillee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Entretien avec Claro</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/11/14/entretien-avec-claro/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/11/14/entretien-avec-claro/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 14 Nov 2010 09:12:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Claro]]></category>
		<category><![CDATA[CosmoZ]]></category>
		<category><![CDATA[Le Magicien d'Oz]]></category>
		<category><![CDATA[Les Correspondances]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=6539</guid>
		<description><![CDATA[Roman magistral, Cosmoz réussit le difficile pari de mêler merveilleux et Histoire. Partant du célèbre conte du Magicien d’Oz, il retrace, en suivant les pérégrinations de Dorothée, Nick Chopper, Oscar Crow et les Munchkins, les cinquante premières années d’un siècle fou.
Plutôt que de tenter de résumer un livre aussi foisonnant, nous avons tiré quelques ficelles [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Claro_byMelaniaAvanzato.jpg" alt="/" /><strong>Roman magistral,<em> Cosmoz</em> réussit le difficile pari de mêler merveilleux et Histoire. Partant du célèbre conte du <em>Magicien d’Oz</em>, il<em> </em>retrace, en suivant les pérégrinations de Dorothée, Nick Chopper, Oscar Crow et les Munchkins, les cinquante premières années d’un siècle fou.<br />
Plutôt que de tenter de résumer un livre aussi foisonnant, nous avons tiré quelques ficelles et demandé à Claro, venu parler de son roman et de son travail de traducteur aux Correspondances de Manosque, de les dénouer avec nous.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>Culturemag : </em>Pourquoi vous être attaché à ce conte du Magicien d’Oz ? Qu’est-ce qui lui donnait à vos yeux une valeur si importante et si symbolique ?</strong></p>
<p>Claro : <em>- Ce livre de Franck Baum est paru en 1900 et celui-ci tenait à ce qu’il paraisse le premier janvier. Cela n’a pas été possible pour des questions éditoriales mais il avait ce désir, comme s’il pensait que c’était une façon d’inaugurer le siècle. Mon projet original était de raconter l’Histoire de 1900 à 1945- 46 et j’ai voulu doubler cette façon de raconter l’Histoire avec quelque chose qui soit le contraire exact de l’historique, à savoir le féerique pur. J’aimais bien </em>le Magicien d’Oz<em> pour différentes raisons, notamment parce que le livre est paru en 1900 et le film en 1939, c’est-à-dire juste avant la Seconde Guerre mondiale : ce module permettait de faire des variations et je savais déjà ce que je pourrais faire des personnages afin illustrer ce qui est arrivé au corps pendant le XXe siècle (déportations, mutilations, pertes de mémoire comme c’est le cas de l’homme de paille).</em></p>
<p><strong><em>CM :</em></strong> <strong>Justement, dans votre livre, Nick Chopper et Oscar Crow sont des hommes refaçonnés par la guerre en un robot de métal et un épouvantail de paille – l’un sans mémoire, l’autre privé de sensation et traversé par des ondes radio, des voix d’outre-tombe. Est-ce ce que le début du XXe siècle a fait des hommes : une espèce de machines désincarnées et insensibles, sans âme et sans mémoire, de simples réceptacles à informations, voués uniquement au travail ?</strong></p>
<p><em>- C’est une bonne question tant il est vrai que les deux guerres qui ont marqué les cinquante premières années du siècle ont été une façon d’exterminer les corps, de les déplacer ou de les remodeler. La question récurrente après la première guerre était de savoir ce qu’on allait faire des huit millions d’invalides qui restaient. La médecine s’est penchée sur eux pour essayer de les rafistoler, but louable en soi, manière aussi de les remettre vite dans le circuit, soit pour les renvoyer au front, soit pour les réadapter au travail. La chirurgie prothétique de l’époque a tenté de refaire les corps à l’aune d’une fonction. Après guerre, on a vu par exemple des mutilés dotés d’un bras articulé qui poinçonnaient dans le métro. Le but était de les réinsérer.<br />
On s’aperçoit qu’il y a effectivement tout un travail de l’Etat, via les instances de la médecine, pour réinsérer les gens, éviter d’avoir des mendiants, des gens qui soient assistés par l’Etat. Et celui-ci les traite non plus comme des êtres humains mais comme des fonctions : chair à canon un jour, travailleur le lendemain. Les personnages du </em>Magicien d’Oz <em>étaient parfaits pour symboliser cela. Ce que j’ai fait avec Nick Chopper se fonde réellement sur des traités de chirurgie de l’époque. J’ai pris pour modèle du médecin un certain Jules Amar qui avait travaillé dans cette voie-là afin de réinsérer les mutilés dans un but purement fonctionnel et en imaginant que peut-être au bout d’un moment on pourrait aussi faire des prothèses sur des gens normaux, ce qui serait plus pratique pour le travail.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong><em>CM :</em> Finalement, cela débouche sur une idéologie ?</strong></p>
<p><em>- L’idéologie du progrès, confondue avec celle du travail.</em></p>
<p><strong><em>CM : </em></strong><strong>Contrairement au conte dans lequel Dorothée veut regagner le Kansas, la seule obsession des personnages de <em>CosmoZ</em> semble être d’atteindre le pays du magicien d’Oz ; c’est la seule volonté qui les anime, comme la promesse d’un ailleurs meilleur, en tout cas autre et qui se révèlera chaque fois décevant – pire encore, destructeur et source de souffrance. Faut-il voir en ce Magicien d’Oz une parodie de Dieu, indifférent au sort des hommes, inaccessible et éternellement frustrant ? Ou plus simplement le rêve déraisonnable d’hommes-machines complètement égarés, en quête de n’importe quoi, pourvu qu’il leur procure du sens ?</strong></p>
<p><em>- Ces personnages de fiction sont excessifs à leur manière. Plongés dans le réel, ils veulent retourner dans la fiction, c’est-à-dire dans l’imaginaire. En fait, c’est en enfance qu’ils veulent retourner car </em>Le Magicien d’Oz <em>est un livre pour enfants. Comme tout le monde, ils ont le rêve d’une utopie. Leur utopie est derrière eux, c’est revenir au Kansas mais ils butent contre la réalité dans laquelle tous ces rêves d’utopie sont pris en charge par d’autres instances : les militaires qui assurent que la guerre va donner une paix durable, les scientifiques que le corps va pouvoir vivre plus longtemps, que le radium va pouvoir soigner, etc. Ils ne tombent pas tant sur un Dieu absent que sur des démiurges présents. En un sens, tous les toubibs du livre, qu’ils soient chirurgiens ou eugénistes, sont des magiciens avec une idée particulière. Leur utopie peut être celle d’une race pure, d’un corps pur, d’une société complètement purifiée. Les personnages sont constamment confrontés à leurs petits rêves intimes et à chaque fois ils sont broyés. En tant que </em>freaks<em> ils deviennent des indésirables et la société a de moins en moins de place pour eux. Elle peut les exhiber dans un premier temps au cirque, à la foire ou encore via le cinéma, mais plus on avance vers la fin de la première moitié du XXe siècle, plus on se dirige vers l’élimination pure et simple de toutes les formes d’individus indésirables.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong><em>CM : </em></strong><strong>Ces personnages mutilés, « dégénérés », brinquebalés et moqués sont les laissés pour compte. Ils sont ainsi désignés dans le roman : « <em>Un invalide, un demeuré, une aliénée et deux nains</em> ». Ce sont pourtant des créatures d’Oz et leurs rêves merveilleux se fracassent chaque fois contre la science des médecins, le pouvoir des riches qui les exploitent ou la volonté des hommes politiques qui les envoient à la guerre. Sont-ils en ce sens les stéréotypes de leur époque ?<br />
Le merveilleux dans <em>CosmoZ </em>est-il un simple outil pour atteindre le réel, pour aborder autrement l’Histoire ?</strong></p>
<p><em>- Le merveilleux, c’est très bien dans le monde imaginaire mais transposé dans le monde réel, il devient différence, anomalie. La transposition déforme complètement les choses et ce qui est différent devient indésirable : les nains font partie d’un folklore imaginaire qui a toujours besoin de personnages hybrides mais quand on est hybride dans la réalité le traitement devient différent.</em></p>
<p><strong><em> CM<strong> : </strong></em></strong><strong>Au final, ne vivons-nous pas tous dans ce CosmoZ ? Les Oziens ont certaines ressemblances avec les roms et notre monde globalisé peut sembler un immense camp où concentrer les populations.<br />
Dans la dernière partie, Eizik et Avram racontent leur expérience à Auschwitz : « <em>Quand tous les camps seront concentrés en un seul, disent-ils, le cycle sera accompli (…) Attraction, concentration. Parcs, camps. Rien ne sera laissé au hasard, au cyclone.</em> (…) <em>Notez, ajoutent-ils que les mots étaient souvent, de plus en plus, presque toujours, des ersatz.</em> (…) <em>Oui, raconte ce qu’a fait le magicien d’Auschwitz après que nous avons refusé d’être, sous ses yeux, sous son scalpel, inconsolablement identiques ?</em> »<br />
Dans notre monde aussi, tout tend à être contrôlé et le hasard n’a plus vraiment sa place. Les mots sont souvent substitués les uns aux autres, que ce soit dans le langage médiatique ou dans la langue des hommes politiques. Enfin, la mondialisation nous pousse à être de plus en plus conformes les uns aux autres, confondus dans un modèle unique.<br />
Peut-on dire que vous écrivez, comme Jacques Ellul, qu’en un sens le nazisme a gagné la guerre ; que l’avènement de la propagande, aujourd’hui appelée publicité, la manipulation du langage, le caractère sacré de la science et de la technique, le rôle essentiel des chiffres et des statistiques, tous ces éléments sont ce sur quoi s’est bâti le national-socialisme et qu’ils se sont immiscés, insidieusement, dans les rouages de notre société, sans violence physique, réussissant là où les totalitarismes avaient échoué, dans la domination et la manipulation des masses ?</strong></p>
<p><em>- C’est ce que j’ai voulu montrer même si mon livre n’est pas un essai mais un roman. Mes personnages sont vraiment des marginaux et en ce sens ils peuvent faire penser aux roms mais ils sont aussi les hérauts de toute une population manipulée qu’on a envoyée à la guerre et qu’on a ensuite partagée entre le bon grain et l’ivraie. Pendant cinquante ans l’eugénisme a développé une certaine vision du monde. L’eugénisme américain a profité à l’idéologie du troisième Reich. Les nazis ont perdu la guerre, certes, mais leurs idées sont restées. Les  premiers camps de concentration ont été créés par les Anglais pendant la guerre des Boers. Au cours de ces cinquante premières années du siècle, on a vraiment appris à contrôler, on a appris les statistiques, l’informatique. Pendant la guerre, IBM servait aux nazis à savoir combien il y avait de juifs, à quel endroit, dans quelle ville. Tout ce qui est statistique, démographique, hygiénique s’est mis en place pendant cette période, en partant parfois d’idées un peu utopistes du XIXe siècle. On n’en était pas encore à la génétique, seulement à l’eugénisme, ce qui est un peu différent mais tout commençait déjà à se mettre en place. Il y a dans le livre une dialectique entre les parcs d’attraction qui sont une version joyeuse de regroupement communautaire où la différence est exhibée mais pas forcément moquée pour glisser peu à peu vers la concentration où tous les critères deviennent de plus en plus rigoureux et serrés.</em></p>
<p><em>On peut être indésirable selon des critères raciaux mais les eugénistes américains avaient aussi d’autres critères : ils proposaient de faire voter des lois pour empêcher le mariage de deux aveugles par exemple. On commençait par les aveugles, puis venaient les sourds, les alcooliques… La notion de dégénérescence était juste un outil de plus en plus flou, pas du tout rigoureux scientifiquement, qui servait simplement à épurer et cadrer la société. Cela a débouché sur le cauchemar du nazisme mais globalement, même après la guerre, on a continué à se servir de ses idées. Les idées et les structures restent. Elles ont été adaptées à nos sociétés apparemment démocratiques. On s’est permis de bombarder la population civile allemande sans que ça gêne quiconque et en plus on a gardé des pans entiers de l’idéologie raciale, mais déguisés.<br />
Les Américains ont des chambres à gaz chez eux pour éliminer les condamnés à mort. Eux-mêmes euthanasiaient couramment des enfants ou des débiles dans les années 1920, 1930 mais comme le système était différent, notamment avec les Etats fédéraux qui imposent chacun leur loi, ils étaient protégés d’un pan-eugénisme tel que celui rêvé par les nazis. Mais il y avait et il y a toujours des nazis qui défilent avec des croix gammées aux Etats-Unis.</em></p>
<p>Propos recueillis par Matthieu Falcone</p>
<p><strong><br />
Claro, <em>CosmoZ</em>, Actes Sud, 484 pages.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/11/14/entretien-avec-claro/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

