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	<title>CultureMag, La culture en liberté # Magazine d&#039;actualités culturelles # Art de vivre, culture, voyage, gastronomie : cultivez vos sens ! &#187; Libres propos</title>
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	<description>CultureMag, La culture en liberté # Magazine culturel libre en ligne # Cultivez vos sens !</description>
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		<title>Féminisme : et si la véritable ennemie de la femme était la femme</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2012/01/09/feminisme-et-si-la-veritable-ennemie-de-la-femme-etait-la-femme/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 07:29:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis la débâcle du collectif féministe la Barbe sur le plateau de Canal+, le féminisme s’est de nouveau invité dans le débat.
Le constat des féministes est celui-ci : la parité n’est toujours pas de mise dans certains partis politiques, dans de nombreux conseils d’administration de grandes entreprises françaises ou encore dans les médias.
Pour un pays dont [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/La-barbe-au-petit-journal.jpg" alt="/" /><strong>Depuis la débâcle du collectif féministe la Barbe sur le plateau de Canal+, le féminisme s’est de nouveau invité dans le débat.<br />
Le constat des féministes est celui-ci : la parité n’est toujours pas de mise dans certains partis politiques, dans de nombreux conseils d’administration de grandes entreprises françaises ou encore dans les médias.<br />
Pour un pays dont la devise est égalité, cela laisse effectivement songeur.</strong></p>
<p>Mais en disant cela, on n’aborde pas le fond du problème qui est : pourquoi les femmes, malgré des décennies de féminisme acharné et de lutte pour le pouvoir ; malgré le fait qu’on nous rebatte les oreilles avec cette inégalité depuis notre naissance, pour tous ceux qui sont nés après les années 60 et à qui poussent régulièrement des furoncles d’antiféminisme primaire quand l’atmosphère devient trop pesante, un peu de la même manière que les pics de pollution favorisent l’acné juvénile, pourquoi n’y sont-elles toujours pas, au pouvoir, à la tête des partis politiques et des grandes entreprises, une place que, pour ma part, je leur cède volontiers, par indifférence plus que par galanterie, dois-je l’avouer ?</p>
<p>Et si, me suis-je soudain pris à songer, si les femmes s’excluaient elles-mêmes du champ médiatique, politique, dirigeant ? Si les femmes étaient les vraies coupables de leur non représentativité ? Si c’étaient elles les vraies sexistes ? C’est vrai, dans le fond, pourquoi pas ? Depuis le temps qu’elles se battent, elles auraient dû y arriver, au pouvoir. Or, non, elles continuent de manifester, de <em>performer</em> et d’<em>happener</em> pour être plus visibles. Comme si elles n’occupaient pas déjà 85% de notre cerveau et de notre attention !</p>
<p>C’est une femme qui m’a mis cette idée en tête, une journaliste-enseignante-réalisatrice, soixante-huitarde assumée, féministe avérée, femme libérée s’il en est, cultivée et intelligente qui, alors que la conversation avait dérivé sur les rapports hommes-femmes, me dit soudain cette phrase superbe : le pire ennemi de la femme, c’est la femme. Elle en voulait pour preuve qu’après s’être séparée de son homme, elle avait traversé une longue période de désert social, ses amies, qui étaient toujours en couple, ne l’invitant plus jamais à dîner. Son ex, lui, n’avait pas ce problème car, me dit-elle, ce sont les femmes qui font les invitations (désolé pour le cliché machiste, il ne vient pas de moi) et elles invitent sans aucun problème un homme seul mais pas une femme, à moins de juger que celle-ci soit vraiment (sexuellement) inoffensive. On ne fait pas délibérément entrer le loup dans la bergerie.</p>
<p>Montant cette histoire en épingle, j’en suis donc parvenu à ce constat, peut-être stupide, sans doute erroné mais qui a, à mes yeux, l’avantage de nourrir un débat qui s’enlise dans de sempiternelles revendications : du mimétisme rivalitaire au constat que font les féministes sur leur trop faible représentativité dans la vie publique, il n’y a qu’un pas à franchir pour affirmer que les femmes s’excluent elles-mêmes, par rivalité, par lutte contre sa semblable, ce qui, dans le fond, est tout ce qu’il y a de plus naturel. Car il est reproché aux hommes d’exclure les femmes du champ médiatique et politique mais la vérité, c’est que les hommes ne craignent pas les femmes, ils les aiment ; ce sont les femmes qui se craignent et s’excluent elles-mêmes. Les vraies sexistes, ce sont elles, par rivalité. Il est de coutume de dire que le monde politique est machiste mais on ne s’est jamais demandé si les femmes politiques n’étaient pas plus machistes que les hommes, avides de défendre leur pré carré et peu désireuses de se voir voler la vedette par une autre. Tout est affaire de rivalité dans les sphères du pouvoir, or la rivalité s’exerce en premier lieu sur ceux ou celles qui nous sont le plus semblables, sur nos doubles.</p>
<p>Paraphrasant René Girard, on pourrait conclure que, pour régner, « la femme expulse la femme » et que, maligne comme elle l’est, car je refuse de la croire si aveugle à son propre jeu, elle rejette la faute sur l’homme qui, tout à fait innocent, fait un coupable parfait.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Pourquoi faut-il défendre le livre ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/12/26/pourquoi-faut-il-defendre-le-livre/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 13:08:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Morin-Desailly]]></category>
		<category><![CDATA[Sénatrice Nouveau Centre de la Seine-Maritime]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Catherine Morin-Desailly, Sénatrice  de la Seine-Maritime*
Aussi loin que remonte ma mémoire, j’ai toujours été profondément attachée au livre. Enfant, je les ai dévorés.
Étudiante en Lettre Supérieures, je les ai étudiés. Je les ai découverts, aimés, admirés, recommandés, prêtés&#8230; Par-dessus tout, je les ai toujours défendus. Mon parcours politique, maire-adjointe à la culture d’une grande [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Catherine Morin-Desailly, Sénatrice  de la Seine-Maritime*</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Catherine-Morin-Desailly350.jpg" alt="/" />Aussi loin que remonte ma mémoire, j’ai toujours été profondément attachée au livre. Enfant, je les ai dévorés.<br />
Étudiante en Lettre Supérieures, je les ai étudiés. Je les ai découverts, aimés, admirés, recommandés, prêtés&#8230; Par-dessus tout, je les ai toujours défendus. Mon parcours politique, maire-adjointe à la culture d’une grande ville pendant plusieurs années et sénatrice, me permettent de le faire de façon construite et efficace.</p>
<p>On me demande parfois pourquoi cet attachement et cette implication dans la défense du livre. Pour répondre à cette question, je fais miens ces mots de Jean Guéhenno qui disait du livre qu’il est« un outil de liberté ».</p>
<p>Le livre est un témoin de notre passé qui éclaire notre présent et nous invite à réfléchir sur notre futur. En participant à la transmission des savoirs, les écrits nous permettent de construire notre propre réflexion.</p>
<p>Le philosophe Alain écrivait « Ce n&#8217;est pas peu de chose que de méditer sur un livre; cela dépasse de bien loin la conversation la plus étudiée. »<br />
La loi sur le prix unique du livre a permis de maintenir vivant et dynamique un réseau de librairies indépendantes, véritables animateurs culturels de nos territoires et, bien sûr, une très grande diversité éditoriale.<br />
Si cette loi a prouvé son efficacité, le livre se retrouve aujourd’hui confronté à de nouveaux enjeux ; le premier d’entre eux est la révolution numérique. Elle promet à chaque lecteur un accès universel et intemporel aux savoirs ! On rêve d’un livre vivant dont les notes de bas de page seraient transformées en liens direct vers les sources d’informations.<br />
Le livre numérique peut donner un second souffle à une industrie en perte de vitesse. L’une des plus grandes révolutions qu’a connu notre civilisation est la création de l’imprimerie. N’oublions pas que l’œuvre de Gutenberg suscita à l’époque de vives inquiétudes.</p>
<p>Aujourd’hui l’inquiétude renait face au livre numérique. Mais je ne crois pas que la numérisation maitrisée signe la fin du livre. Elle est plutôt son renouveau contemporain. Il faut toutefois se garder d’assurer l’accès aux plus grands nombres des œuvres culturelles tout en respectant la chaine de création et une juste rémunération de tous les acteurs.<br />
Mes actions en faveur du livre sont multiples. Adjointe à la culture du Maire de Rouen pendant 8 ans, j’ai porté notamment le projet de création d’une médiathèque que nous voulions tête de réseau des bibliothèques régionales. Je regrette qu’en arrivant aux affaires, la nouvelle équipe municipale ait décidé de stopper ce chantier et que le nouveau maire ait préféré construire à la place une bibliothèque de quartier. Je me suis farouchement battue pour que les Rouennais ne soient pas privés d’un équipement culturel ambitieux pour des raisons purement politiciennes.</p>
<p>En tant que sénatrice, j’ai notamment fait adopter un amendement pour que le livre numérique bénéficie, au 1er janvier 2012, d’un taux de TVA réduite, identique à celle du livre papier. Cette année, j’ai défendu un alignement du taux de TVA pour la presse en ligne à celle papier.</p>
<p>Cette semaine, c’est contre le passage de la TVA de 5.5 % à 7 % sur le livre que me suis élevée. Ainsi, j’ai proposé que le taux réduit à 5.5 % soit maintenu pour tous les livres (imprimés et numériques). A défaut, j’estimais qu’un report d’application au 1er avril 2012 était impératif. Ainsi, les 10 000 éditeurs français pouvaient modifier leurs prix et les systèmes informatiques pouvaient faire l’objet des mises à jour nécessaires. Ce délai aurait également permis aux libraires de diminuer une partie de leurs stocks. Enfin, la clôture des comptes des libraires s’effectuant le 30 mars, la date du 1er avril leur permettait de commencer une nouvelle année comptable avec un taux de TVA de 7 % et ainsi de mieux estimer les coûts de cette réforme pour les professionnels. Je regrette que le Sénat n’ait pas adopté ces propositions raisonnables et de bon sens.</p>
<p>J’espère que les députés, qui auront le dernier mot sur ce texte, sauront s’en saisir.<br />
Fiscalité européenne, soutient aux projets français tels que Gallica ou le portail « 1001librairies.com »… les projets sont nombreux. C’est avec détermination que je poursuivrai la défense du livre car finalement qui sait ce que sera le paysage culturel du monde dans les trente ans qui viennent ?</p>
<p><strong>* Catherine Morin-Desailly est Sénatrice Nouveau Centre de la Seine-Maritime, Vice-présidente de la Commission de la Culture, de l&#8217;Education et de la Communication depuis 2008. Elle préside le groupe d’études « Médias et Nouvelles Technologies » au Sénat. Elle a été membre du Groupe de travail sur la crise de la presse en 2007 présidé par Louis de Broissia,  et membre des Etats généraux de la Presse écrite en 2008, représentant le Sénat.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Et la politesse ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/14/et-la-politesse/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 06:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par  Cécile Ernst*
Les incivilités qui caractérisent les comportements de nombre de nos concitoyens aujourd’hui, de tous âges et de toutes origines socio-culturelles, m’apparaissent comme un danger certain pour notre démocratie.
En effet, l’étude de l’évolution de nos sociétés occidentales montrent qu’elles on connu depuis le XVIème siècle, un phénomène de « pacification des moeurs » selon [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par  Cécile Ernst*</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Cécile-Ernst350.jpg" alt="/" /><strong>Les incivilités qui caractérisent les comportements de nombre de nos concitoyens aujourd’hui, de tous âges et de toutes origines socio-culturelles, m’apparaissent comme un danger certain pour notre démocratie.</strong></p>
<p>En effet, l’étude de l’évolution de nos sociétés occidentales montrent qu’elles on connu depuis le XVIème siècle, un phénomène de « pacification des moeurs » selon le sociologue Norbert Elias. Cela signifie que progressivement, sous l’influence de l’idéal de l’honnête homme porté par la Renaissance, les sociétés ont valorisé de plus en plus la civilité des comportements : articulée à un fort contrôle de soi-même par les individus, cette civilité se traduit par une culture de l’esprit et des manières dont l’objectif est de rendre plus harmonieuses les relations sociales.<br />
Le pouvoir royal, en France surtout, comprendra très vite l’intérêt d’encourager la civilité : cela lui permettra en effet de limiter l’humeur combative et la fougue de la noblesse d’épée et de réduire la violence physique dans la société.<br />
Ce processus est perçu comme très positif par les historiens.</p>
<p>De plus cette civilité va être au cœur du projet démocratique des Républicains qui arrivent au pouvoir avec la IIIème République. L’école de Jules Ferry va s’efforcer de transmettre cet idéal de civilité à tous les enfants de manière à leur apprendre à être des citoyens actifs.<br />
Cultiver son esprit permet d’acquérir le savoir et l’esprit critique nécessaire à la participation politique et notamment au vote.  Cultiver ses manières permet d’apprendre le contrôle de soi, le sens des autres et de l’espace public, la responsabilité vis-à-vis de ses concitoyens.<br />
Ainsi la civilité n’apparaît-elle pas comme une simple politesse, laquelle peut se définir comme l’art d’être agréable aux autres, mais elle va plus loin car elle a un fondement politique dans une société démocratique.</p>
<p>Depuis plusieurs décennies, pour avoir cessé en grande partie la transmission des codes de la civilité, véritables règles du savoir-vivre ensemble dans une démocratie, nos sociétés mettent en danger aujourd’hui la démocratie : les incivilités témoignent d’un mépris avéré de l’espace public et des autres. En ne sanctionnant plus ces comportements incivils dans l’espace public, à l’école etc … pour des raisons très diverses, nos responsables ont laissé se réinstaurer une loi du plus fort dans les rapports sociaux qui endommage considérablement les principes de liberté, d’égalité et de fraternité.<br />
Dans un État de droit, la loi a pour objectif, entre autres, de préserver le plus faible contre le plus fort : le droit du travail en témoigne, la Constitution aussi qui délimite très strictement les pouvoirs des élus. Laisser se déployer les incivilités revient à accepter une réduction de l’Etat de droit : c’est en cela qu’elles fragilisent la démocratie.</p>
<p>Je crois urgent d’inverser la tendance aujourd’hui …</p>
<p><strong>*Professeur agrégée de Sciences sociales, diplômée de Sciences-Po, enseignante en lycée depuis quinze ans, notamment en zone sensible. Egalement membre du Conseil d’administration de l’ONG ACTED.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Versailles, caprice du prince ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/11/05/versailles-caprice-du-prince/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Nov 2011 14:53:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Christine Sourgins*,
Quelques remous suite à la nomination de Madame Pégard, ancienne journaliste puis conseillère du Président, à la tête du château de Versailles en remplacement de Jean-Jacques Aillagon.
Monsieur Gervereau, président du Réseau des musées de l’Europe, s’émeut (cf. le Monde du 6 septembre ) : cette nomination représente pour lui un « pantouflage culturel [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Christine Sourgins*,</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Sourgins350.jpg" alt="/" width="175" height="232" /><strong>Quelques remous suite à la nomination de Madame Pégard, ancienne journaliste puis conseillère du Président, à la tête du château de Versailles en remplacement de Jean-Jacques Aillagon.</strong></p>
<p>Monsieur Gervereau, président du Réseau des musées de l’Europe, s’émeut (cf. <em>le Monde </em>du 6 septembre ) : cette nomination représente pour lui un « pantouflage culturel » et sous-entend que « la direction d’établissement patrimonial n’est pas (n’est plus) un métier, que n’importe quel journaliste non spécialisé ou n’importe quel technocrate peut prétendre à ce type de poste ».</p>
<p>Bref, diriger Versailles ou un grand monument ne constitue plus le couronnement d’une carrière au service du patrimoine mais sert maintenant de « récompenses aux courtisans », alors que « les professionnels culturels se trouvent mal payés, travaillant beaucoup, sans aucune perspective de carrière »…</p>
<p>Qui est donc Monsieur Gervereau, que Le Monde publie sans sourciller , tout comme le CNRS (Vous avez dit musées ? : tout savoir sur la crise culturelle un ouvrage de Laurent Gervereau )? Un haut fonctionnaire européen ?<br />
Son site le présente comme   très proche des milieux situationnistes et libertaires…. membre du Collège de Pataphysique…ce qui n’ôte rien à la pertinence de son propos versaillais… et le rend même apte à mesurer l’ubuesque de la politique culturelle !<br />
<strong><br />
</strong></p>
<p><strong>* Historienne de l’art, Christine Sourgins connaît bien les musées pour y avoir travaillé, les artistes et le grand public par son engagement dans les<br />
structures associatives.<br />
Son parcours lui a procuré un poste d’observation de la vie artistique en France, ainsi qu’une indépendance de pensée et d’expression.<br />
Elle a publié de nombreux articles et un ouvrage de référence :</strong></p>
<p><strong>« Les mirages de l’Art contemporain», La Table Ronde, (2005), actuellement 4ème édition.</strong></p>
<p><strong>Anime un blog : http://sourgins.over-blog.com/</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Une rentrée &#171;&#160;virtuelle&#187;&#160; pour l&#8217;Académie Française</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/10/29/une-rentree-virtuelle-pour-lacademie-francaise/</link>
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		<pubDate>Sat, 29 Oct 2011 07:30:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>
		<category><![CDATA[Académie Française]]></category>
		<category><![CDATA[michel zink]]></category>
		<category><![CDATA[virtuel]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Michel Zink, de l&#8217;Académie française.
L&#8217;Académie française signe sa rentrée le 25 octobre autour du thème &#171;&#160;Le Virtuel&#187;&#160;. Un membre de chacune des cinq Académies se livre à un exercice de style autour du sujet choisi. Cette année : le virtuel.
Michel Zink, philologue français, spécialiste de la littérature française du Moyen Âge, président de l&#8217;Académie [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Michel Zink, de l&#8217;Académie française.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/MichelZinc350.jpg" alt="/" /><strong>L&#8217;Académie française signe sa rentrée le 25 octobre autour du thème &laquo;&nbsp;Le Virtuel&raquo;&nbsp;. Un membre de chacune des cinq Académies se livre à un exercice de style autour du sujet choisi. Cette année : le virtuel.<br />
</strong><strong>Michel Zink,<strong> </strong></strong><strong>philologue français, spécialiste de la littérature française du Moyen Âge, président de l&#8217;Académie des inscriptions et belles-Lettres pour l&#8217;année 2011, donne son éclairage aux lecteurs de CultureMag.</strong></p>
<p><strong><em>- Qui a choisi et pourquoi avoir choisi ce thème comme sujet de rentrée des Académies ?</em></strong></p>
<p>Le thème de chaque année est choisi au cours d’une réunion à laquelle participent les secrétaires perpétuels et le chancelier de l’Institut. “Le virtuel” avait déjà été proposé l’an dernier par l’Académie des sciences morales et politiques. La proposition n’avait alors pas séduit. Je représentais à cette réunion le secrétaire perpétuel de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et je n’étais moi-même guère favorable à ce thème qui convenait si peu à notre académie. Mais il pouvait convenir aux autres et il a été ainsi retenu cette année. Je suppose que le virtuel a pu intéresser l’Académie des sciences morales et politiques à cause de ses effets sur l’évolution de l’économie et de la société (il est certain que le discours de Michel Pébereau sera d’actualité!), l’Académie des sciences à cause de la physique quantique (c’est le grand physicien Serge Haroche, mon collègue au Collège de France, qui fera le discours), l’Académie des beaux-arts à cause des possibilités qu’offrent les représentations et les projections virtuelles en architecture (le discours sera prononcé par Aymeric Zublena), mais aussi dans d’autres arts. L’Académie française, en confiant le discours à Jean-Luc Marion, a choisi de prendre le terme dans son sens philosophique, et on ne peut que l’approuver.</p>
<p><strong><em>- Le virtuel : Un drôle de sujet pour un spécialiste du Moyen-Âge où les tournois ne se passaient pas derrière un écran et où les relations humaines ne se cantonnaient pas à des &laquo;&nbsp;médias sociaux&raquo;&nbsp;&#8230;</em></strong></p>
<p>Comme je l’ai dit, l’Académie des inscriptions et belles-lettres est désavantagée par un tel sujet. L’alternative qui s’offrait à elle était la suivante.<br />
Ou bien traiter de la reconstitution virtuelle de monuments ou d’œuvres d’art grâce à l’informatique et parler des perspectives ouvertes par les techniques numériques à l’archéologie, à l’histoire de l’art, à la philologie même dans l’étude des papyri, des manuscrits, etc. C’était le choix le plus naturel et sans doute celui que l’on attendait de nous. L’inconvénient était de nous poser en simples utilisateurs de la science, tandis que nos confrères parleraient de la science elle-même ou réfléchiraient sur de graves questions économiques, sociales et philosophiques.<br />
Ou bien aborder la notion de virtuel de façon décalée en montrant que les effets du virtuel ne tiennent pas à la seule technique et que la littérature n’a pas attendu l’ère du numérique pour y recourir. C’est finalement ce choix qui a été retenu comme un moindre mal dans une situation où le représentant de notre académie ne pourra faire que piètre figure. Et comme je suis cette année le président de l’Académie, il a paru que, puisqu’il s’agissait d’un sacrifice, c’était à moi de me sacrifier.<br />
Comme je suis médiéviste, je parlerai en effet essentiellement du Moyen Âge, mais en traitant le sujet sur un mode légèrement distancié et en jouant sur les deux sens du mot virtuel, le sens traditionnel &#8211; “en puissance” (latin virtus) par opposition à “en acte” – et et le sens “informatique”, à travers une série d’exemples. D’abord un épisode d’un roman arthurien du XIIIe siècle qui montre un rêve interactif où le merveilleux est le révélateur d’une vérité psychique. Ensuite la jouissance dans l’inaccomplissement du désir ou dans le retard de sa satisfaction à travers son expression dans la poésie des troubadours du XIIe siècle. Enfin, empruntés à des contes religieux du XIIIe siècle, des “miracles virtuels” qui n’existent que dans la perception de celui qui en est le témoin, mais dont la réalité miraculeuse n’est cependant pas mise en doute. Je termine en élargissant un peu ma perspective et en m’évadant un instant du Moyen Âge.</p>
<p><strong><em>Notre passé sera-t-il condamné à être relégué dans des bibliothèques virtuelles ?</em></strong></p>
<p>Les documents écrits du passé – tablettes, papyri, manuscrits, livres anciens – seront toujours conservés et les savants auront toujours besoin d’avoir avec eux un contact direct. Mais tout le monde ne peut pas fréquenter musées et bibliothèques. Ces objets fragiles ne peuvent être mis entre toutes les mains. Les manuscrits du Moyen Âge souffrent tant d’être maniés par de trop nombreux chercheurs que certains, à la Bibliothèque nationale de France, ne sont plus disponibles à la consultation. On ne saurait donc se plaindre de la numérisation de ces documents. Je suis, pour ma part, très heureux de pouvoir désormais lire une foule de manuscrits médiévaux depuis mon bureau sur l’écran de mon ordinateur sans avoir à courir les bibliothèques d’Europe ou du monde, sinon lorsque la consultation de l’original s’avère nécessaire à un stade particulier de la recherche.<br />
Le danger concerne plutôt notre présent quand il sera devenu passé. Si toutes nos archives sont informatisées, survivront-elles au renouvellement des systèmes informatiques? La mémoire de notre temps sera-t-elle à la merci d’une panne d’électricité?</p>
<p><strong><em>Voyez-vous notre futur comme un champ &laquo;&nbsp;virtuel&raquo;&nbsp; affranchi de tout lien avec le passé ?</em></strong></p>
<p>En lui-même, le virtuel n’a pas pour conséquence nécessaire une rupture avec le passé. CultureMag, revue en ligne, en est la preuve. Cependant, le surgissement sans préparation ni mûrissement des représentations virtuelles offertes par les écrans et le morcellement de l’information en ligne peuvent avoir pour conséquence une sorte de déstructuration de la conscience et de la mémoire historiques. Le recours à l’histoire ne me paraît pas disparaître, mais se faire dans une confusion de plus en plus grande. Le passé n’est invoqué et ne retient souvent l’attention que par ses liens les plus superficiels avec l’actualité la plus éphémère. Qui croit encore que son étude patiente, sa connaissance approfondie et sa méditation sont le socle de la formation de l’esprit? Mais je ne sais dans quelle mesure cette évolution, qui ne chagrine probablement que les membres de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, doit être mise en relation avec l’explosion du virtuel.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Et vous, qui dites-vous que je suis ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/10/28/et-vous-qui-dites-vous-que-je-suis/</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 13:10:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Jacques de Guillebon*  
 
Le nombre de spectacles s&#8217;attaquant à la figure du Christ se multiplient et heurtent profondément la sensibilité des chrétiens. Les pseudos artistes contemporains sont-ils à ce point en veine de création pour multiplier les provocations, toujours envers les mêmes, d&#8217;ailleurs ?
Libres-propos sur la pièce Sur le concept du visage du fils [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Jacques de Guillebon*<strong> </strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le nombre de spectacles s&#8217;attaquant à la figure du Christ se multiplient et heurtent profondément la sensibilité des chrétiens. Les pseudos artistes contemporains sont-ils à ce point en veine de création pour multiplier les provocations, toujours envers les mêmes, d&#8217;ailleurs ?<br />
</strong><strong>Libres-propos sur la pièce <em>Sur le concept du visage du fils de Dieu</em> </strong><strong>(jouée  jusqu&#8217;à dimanche au Théâtre de la Ville puis au </strong><strong>Centquatre, Paris 19e, </strong><strong>du 2 au 6 novembre</strong><strong>) </strong><strong>et  les manifestations d&#8217;opposition au spectacle par de jeunes chrétiens  qui accusent le spectacle de &laquo;&nbsp;christianophobie&raquo;&nbsp;. Se tromperaient-ils de  cibles ? Ne devraient-ils pas attaquer la vacuité et la lâcheté de ces provocations trop faciles autrement que par des manifestations ? Laisser ces &laquo;&nbsp;artistes&raquo;&nbsp; tout simplement là où ils sont : dans la m&#8230;</strong>!<strong><br />
CM</strong></p>
<p><strong>La parole est à Jacques de Guillebon.<br />
</strong></p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/visage-du-christ.jpg" alt="/" /><strong><em>« En bas dans la fosse/ je vis des gens plongés dans des excréments/ qui semblaient venir de latrines humaines/ et pendant que des yeux j’examinais le fond/ j’en vis un dont la tête était si chargée de merde/ qu’on ne pouvait voir s’il était laïque ou bien clerc.</em> »</strong></p>
<p><strong>Ce n’est pas Sade qui écrit cela dans l’un de ses délires rationnellement élaborés, mais c’est le Dante, qui donne ici bien entendu l’une de ses innombrables visions de l’enfer. C’est dire si le mal, de longtemps, a eu des rapports avec la merde et la défécation.</strong></p>
<p>C’est dire si cette représentation est lointaine et classiquement admise. À Dante, on permet, le bon chrétien permet, avec le temps, de dire <em>ça</em>.<br />
Que l’art contemporain ait des complaisances pour la merde que n’avait pas le poète du<em> dolce stil novo,</em> on l’admettra car c’est une évidence. Mais si l’art en est arrivé à cette extrémité-là, le chrétien conscient a le devoir de s’interroger profondément pour connaître la cause de cette aporie.</p>
<p>Le bon chrétien de 2011 doit d’abord se souvenir de tout ce que sa tradition a repoussé, a condamné, a nié, au nom des bonnes mœurs, du bon goût, des bonnes manières que son être bourgeois avait définis.</p>
<p>Gauguin a le droit maintenant d’exposer ses Christs jaunes : il y a cent vingt ans, vous l’en eussiez empêché. Oh, comme vous avez moqué les Nazaréens, les Préraphaélites, les symbolistes, les Nabis même, et l’abstraction. Oh, vous vous seriez bien contentés de chromos sulpiciens et de nymphéas impressionnistes. Car vous avez toujours voulu, surtout, que l’art ne raconte rien, n’exprime nulle attraction spirituelle ou religieuse. Parce que ça vous fait peur. Parce qu’il y a des églises pour ça : des églises dans lesquelles il y a des diables, des gargouilles, des cochons et des monstres effrayants.</p>
<p>Vous n’avez pas entendu Dada, et Hugo Ball a fini seul à écrire ses oeuvres mystiques.<br />
Artaud, Bataille et Klossowski, vous les avez méprisés et rejetés dans les ténèbres extérieures. Pourquoi ? Parce qu’ils n’étaient pas de la famille et qu’ils rotaient à table, sans doute.<br />
Mais je ne vous ai pas entendu pester, manifester et hurler quand c’étaient Daudet, Céline ou Rebatet qui se roulaient dans la coprophilie et qui parfois insultaient la face de Dieu. Non, ils étaient du clan, eux, ils avaient fait allégeance et on leur pardonnait. Tes aïeux ont lapidé les prophètes et aujourd’hui tu leur dresses des tombeaux.</p>
<p><em><strong>Dans les églises, il y a des horreurs, des danses macabres, des Jérôme Bosch et des Greco. Mais pas dans votre théâtre : au théâtre, il vous faut du propret, de l’efficace et de l’évident. Même Claudel vous agace, surtout quand il est mis en scène par Olivier Py. Même Claudel, vous n’allez pas le voir.</strong></em></p>
<p>Et ne prétendez pas qu’aujourd’hui vous allez manifester contre la merde : car en vérité, vous allez manifester contre la représentation du visage du Fils de Dieu. Du Fils de l’Homme. Qui est précisément le sujet de cette pièce que vous n’avez pas vue, mais contre laquelle vous vous êtes « mobilisés » seulement parce que vous aviez lu dans le titre qu’elle traitait de votre sujet réservé, et qu’on ne vous avait pas demandé la permission. Qu’on n’avait pas payé le<em> copyright</em>. Le <em>faceright</em>. Mais vous avez oublié que ni le Christ, ni son Visage, Sa si Sainte Face, n’appartiennent à qui que ce soit. Et que si l’Eglise est dépositaire de la foi, l’Esprit va où Il veut, et que les publicains, les prostituées et même les gens de théâtre vous précèdent dans le Royaume.</p>
<p><em><strong>Le Visage du Christ,</strong></em> ce n’est pas ce Mandylion que les orientaux gardaient jalousement enfermé derrière leurs portes d’or, comme s’il s’agissait d’un objet magique. Ce n’est pas le Baphomet. C’est celui que la Samaritaine abreuve, celui qui a soif, celui que Véronique essuie, celui que le garde du Temple soufflette, celui sur qui les soldats romains crachent, celui qui a été souillé et que nous représentons précisément sous cette forme aux murs de nos églises, et parfois de nos maisons. Celui de la croisée des chemins : le Calvaire. Ce n’est pas le Pantocrator qui a forgé les rêves de nos jeunesses.<br />
Ce n’est pas le Victorieux qui se tient au milieu de nous et que nous ne connaissons pas – car qui a vu Dieu ? Mais c’est celui de la Croix, et Celui qui même sur son Corps glorieux a gardé les stigmates.</p>
<p>Ah ! Parti de l’Ordre, génération à la nuque raide, sépulcre blanchi, que fera-t-on de toi ? As-tu oublié où Il est né, entre l’étron d’un âne et la bouse d’une vache ? As-tu oublié qui est le Serviteur souffrant ? As-tu oublié Ezékiel ? As-tu oublié Job sur son tas de fumier ? Non, tu te rappelles seulement Deutéronome 23, 13 : <em>« Tu défèqueras hors du camp ».</em><br />
Car il y a dans ta tête toujours le pur et l’impur, et tu les reconnais évidemment à l’odeur : tu sais qui est de ta race et qui n’en est pas. Mais as-tu oublié François nu à Assise, et le grand Benoît-Joseph Labre qui empuantissait tes églises ? A côté de lui, jamais tu ne te serais assis.</p>
<p>Le dernier mot de cette ère post-chrétienne est la merde : il faut s’y faire. Non s’y résigner, mais le savoir. Alors quand la merde est au moins jugée par le regard du Christ, et de quel Christ ! Un Christ italien pré-renaissant, un Christ de la plus belle époque, de la plus grande, de la plus profonde, il faut s’en réjouir.</p>
<p>Choisis une bonne fois pour toutes, mon frère, choisis : la rassurante société païenne de tes blockbusters à la fin desquels le bien triomphe ou l’homme déchu, solitaire, défait, notre contemporain, qui crie comme Job sur son fumier à la face de Dieu ?</p>
<p>Tu n’y échapperas pas.</p>
<p><strong>*Jacques de Guillebon est journaliste et essayiste.  Il est l’auteur, entre autres, de <em>Nous sommes les enfants de personne </em>et <em>Le nouvel ordre amoureux</em> avec Falk van Gaver.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Les primeurs à Bordeaux ou la comedia del&#8217;arte</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/09/29/les-primeurs-a-bordeaux-ou-la-comedia-delarte/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 08:24:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Michel Dovaz*

Trois années se sont écoulées depuis ma dernière lettre bordelaise dont la Revue Vinicole Internationale s’était faite l’écho.
Si je reprends la plume aujourd’hui c’est pour que tu saches  que si le temps s’écoule, il n’a aucune prise sur le rituel parfaitement huilé de la dégustation des primeurs&#8230;
Donc à Bordeaux on a dégusté, matin [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Michel Dovaz*</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/prixCoupole350.jpg&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/prixCoupole350.jpg" alt="/" /></p>
<p>Trois années se sont écoulées depuis ma dernière lettre bordelaise dont la <em>Revue Vinicole Internationale </em>s’était faite l’écho.<br />
Si je reprends la plume aujourd’hui c’est pour que tu saches  que si le temps s’écoule, il n’a aucune prise sur le rituel parfaitement huilé de la dégustation des primeurs&#8230;</p>
<p>Donc à Bordeaux on a dégusté, matin et après-midi  les vins de 2010, puis le soir, suivant la méthode instaurée lors des Vinexpo, les châteaux proposent mondanités, dîners et bouteilles plus anciennes. La pièce, toujours la même est parfaitement rodée. Il n’y a que des acteurs et pas de public. Plus exactement, les acteurs sont complices, ils jouent entre eux, ils sont alternativement acteurs et public. D’un coté, les producteurs savent très bien que les 2010 présentés sont des hypothèses, des leurres ou des embryons, de l’autre, les dégustateurs, nullement dupes jouent leur rôle. Après tout, ils sont payés pour cela et pour satisfaire les lecteurs naïfs qui n’attendent que leurs piqûres de rappel pour prolonger leur rêve…</p>
<p>J’ai discuté avec un producteur qui écoule à chaud sa meilleure cuve dans une barrique neuve, peut être avec des copeaux en plus ( ?), une vinification intensive et accélérée. Sur cette barrique, on peut lire, écrit à la craie : barrique des journalistes.<br />
Les participants étrangers logent au Bordeaux Palace, ils sont évidemment venu avec leur secrétaire. On ne les rencontre guère que le soir, smokings et robes moulantes de rigueur.<br />
Ils n’iront pas à Pauillac picorer les tentatives culinaires inédites qui ne conviennent à aucun vin inventées par Marx, le cuisinier sous-marinier martien qui est « monté » à Paris.</p>
<p>Après tout, cela n’a aucune importance, pas plus que les subtils commentaires de mes savant confrères. Qui s’en souviendra, en 2012, lorsque les bouteilles seront disponibles, ou en 2016, si l’une d’entre elles est débouchée. Toutes ne le seront pas, car elles doivent résister à divers fléaux : la revente spéculative, l’incendie, l’inondation, le vol, le fisc, le divorce, la cirrhose, le goût de bouchon et le décès.</p>
<p><strong>Brutal retour sur terre !</strong><br />
Tant que le prix des vins demeure inconnu, ce qui est le cas, Lafite et Latour ont beaucoup d’adeptes. Ultérieurement, lorsque les prix sont rendus publics, le retour sur terre est brutal. La Rose Trintaudon suscite de l’intérêt. Hier, je dégustais avec un jeune homme sympathique qui achète deux ou trois caisses chaque année. Il me raconte qu’il fêtait je ne sais plus quoi, qu’il descend à sa cave, ouvre une caisse de Latour 1982, remonte une bouteille et demande à sa femme : « Regarde dans le bouquin la cote du Latour 1982.</p>
<p><em>-    Près de 1.000 euros.<br />
- Ah non, je n’ai pas les moyens de boire des bouteilles  à 1.000 euros » Et, me dit-il,   « je vais  vendre cette caisse à Drouot ».<br />
</em><br />
Michel Dovaz</p>
<p>(Note de la rédaction : évidemment, Michel Dovaz n’a pas envoyé sa lettre. D’ailleurs, il n’a pas de cousin.)</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Médecine et littérature : le mariage</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/09/13/medecine-et-litterature-le-mariage/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 08:26:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>

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		<description><![CDATA[Par le Professeur Jacques-Louis Binet*
Pour sa neuvième journée du livre, l’Académie nationale de médecine s’est efforcée, le 16 septembre 2011, de conjuguer, dans une réunion ouverte au public,médecine,  peinture,  sculpture,  théâtre et  danse à propos d’un thème, découvert par Chateaubriand, L’ŒUVRE ULTIME, c&#8217;est-à-dire une grande œuvre réalisée par un artiste peu avant sa mort.
La médecine, [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par le Professeur Jacques-Louis Binet*</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/binet-jL350.jpg" alt="/" /><strong>Pour sa neuvième journée du livre, l’Académie nationale de médecine s’est efforcée, le 16 septembre 2011, de conjuguer, dans une réunion ouverte au public,médecine,  peinture,  sculpture,  théâtre et  danse à propos d’un thème, découvert par Chateaubriand<em>, L’ŒUVRE ULTIME</em>, c&#8217;est-à-dire une grande œuvre réalisée par un artiste peu avant sa mort.</strong></p>
<p>La médecine, ce sera la description d’une maladie chronique,  la Sclérodermie et, pour l’illustrer, l’œuvre de Paul Klee de 1936 à 1940 : il y transforme  formes et  fonds.</p>
<p>Autre duo, médical et pictural, la Polyarthrite rhumatoïde de Raoul Dufy, qui en souffrira pendant dix ans. Il fut un des premiers patients à recevoir un nouveau médicament, la cortisone, pour être amélioré, pouvoir continuer à peindre sa série des <em>Cargos noirs</em> rentrant dans le port du Havre, symboles de la mort, que l’artiste savait dissimuler par un nouveau traitement de la couleur (avec lui le noir devient une couleur) et un dessin rapide presque désinvolte.</p>
<p>Pierre Daix commentera le dernier<em> Auto-portrait de Picasso</em>, et  Jean Frémon <em>Le musée ultime de Louise Bourgeois.</em></p>
<p>On parlera aussi de critique d’art : après  Germain Viatte, Alain Kirili, un point d’orgue sur l’œuvre de Pierre Schneider, dont le travail sur <em>l’Infini en peinture </em>reste  à redécouvrir. Il le sera à propos de Manet, Brancusi, et Giacometti.</p>
<p>Enfin une ouverture sur le Théâtre avec Cesare Capitani, jouant des extraits de <em>Moi, Caravage et la danse</em> : Bénédicte Billiet commentera deux  DVD de Pina Bausch.</p>
<p>Jacques-Louis BINET</p>
<p><strong>9ème Journée du Livre de l’Académie nationale de médecine</strong><br />
Le 16 septembre : 16 rue Bonaparte. Paris 6ème. <em>Médecine,  peinture,  sculpture,  théâtre et  danse</em></p>
<p><strong>*Le Professeur Jacques-Louis Binet, hématologue, ancien Secrétaire perpétuel de l&#8217;Académie de médecine et membre de l&#8217;Académie des Beaux Arts, propose chaque année&#8217; une Journée unique en son genre sous le signe de la médecine vue à travers l&#8217;art et la littérature.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>La vraie mauvaise idée de la légalisation du cannabis</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/07/24/la-vraie-mauvaise-idee-de-la-legalisation-du-cannabis/</link>
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		<pubDate>Sun, 24 Jul 2011 07:17:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>
		<category><![CDATA[cannabis]]></category>
		<category><![CDATA[drogue]]></category>
		<category><![CDATA[légalisation du cannabis]]></category>
		<category><![CDATA[maladies neurologiques]]></category>
		<category><![CDATA[Professeur Jean Constentin]]></category>
		<category><![CDATA[schizophrénie]]></category>
		<category><![CDATA[toxicomanie]]></category>

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		<description><![CDATA[Par le Professeur Jean Costentin,*
Président du Centre National de Prévention, d’Études et de Recherches sur les Toxicomanies
(C.N.P.E.R.T.)
La légalisation du cannabis, revendication d’inspiration  idéologique, depuis une quarantaine d’années,  réapparait périodiquement. Les porteurs de cette proposition, ne semblent avoir rien appris, ni rien compris. C’est d’ailleurs un des méfaits très commun du cannabis.
Leur discours ignore les données [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par le Professeur Jean Costentin,*</strong><br />
Président du Centre National de Prévention, d’Études et de Recherches sur les Toxicomanies<br />
(C.N.P.E.R.T.)</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Jean-Costentin350.jpg" alt="/" /><strong>La légalisation du cannabis, revendication d’inspiration  idéologique, depuis une quarantaine d’années,  réapparait périodiquement. Les porteurs de cette proposition, ne semblent avoir rien appris, ni rien compris. C’est d’ailleurs un des méfaits très commun du cannabis.<br />
Leur discours ignore les données neurobiologiques, cliniques, épidémiologiques qui ont validé son interdiction.<br />
Évoquons les principales d’entre elles.</strong></p>
<p>- La teneur en THC, (principe actif du chanvre indien) des produits en circulation, a été multipliée par 5 à 10 au fil du temps. Au-delà de l’ivresse, sont atteints le délire et les hallucinations, les manifestations communes de la folie.</p>
<p>- Le nombre des usagers croît, en affectant les plus jeunes ; avec 1.600.000 usagers réguliers et 300.000 gamins qui, entre 12 et 15 ans, l’ont déjà expérimenté. Or, plus tôt on l’essaie,  plus vite on l’adopte et plus intensément on se détériore ; la maturation cérébrale supporte mal l’immixtion du THC.</p>
<p>- « Il n’est de richesse que d’Hommes » ; misant sur l’éducation, on y consacre de gros moyens. On ne doit simultanément favoriser la diffusion d’une drogue qui empêche d’apprendre et ôte l’envie d’entreprendre.</p>
<p>- Éloigner la frontière de l’interdit au-delà du cannabis conduirait ceux qui ont un irrépressible besoin de transgression, d’aller frapper d’emblée à la porte de l’héroïne.</p>
<p>- Utilisé seul, le cannabis est à l’origine de plusieurs centaines de morts de la route ; son association à l’alcool multiplie par 14 le risque d’accidents mortels.</p>
<p>- Au pays des 15.000.000 de fumeurs et des 5.000.000 de sujets alcoolo-dépendants, aligner la législation du cannabis sur celle du tabac et de l’alcool ferait exploser la consommation du « shit », alors que nous en sommes déjà, en Europe, les champions.</p>
<p>- Les arguties des « prolégalisateurs » du cannabis,  occultent complètement ses méfaits :</p>
<p>Par ses goudrons, il est 8 fois plus cancérigène (gorge et poumons) que le tabac ; il déprime l’immunité ; il est la cause d’artérites, d’infarctus du myocarde, d’accidents vasculaires cérébraux, de pancréatites ; il perturbe la grossesse et le développement psycho-moteur du nourrisson qui en naitra. Il crée une dépendance psychique (comme toute drogue) mais aussi physique.<br />
Il altère la mémoire et les capacités éducatives ; il induit  anxiété,  dépressions (avec tentatives de suicides) ; ses relations avec la schizophrénie sont désormais bien établies ; il incite au passage à d’autres drogues (escalade et polytoxicomanies).</p>
<p>Gardons nous bien d’ouvrir plus largement le gouffre du cannabis à nos jeunes, incapables que nous sommes d’en extraire ceux qui y sont déjà tombés.</p>
<p><strong>*Jean Costentin<br />
Professeur de Pharmacologie à la faculté de Médecine &amp; Pharmacie de Rouen<br />
Docteur en Médecine, Pharmacien, docteur ès Sciences<br />
Directeur (1986-2008) de l&#8217;unité de neuropsychopharmacologie , C.N.R.S.<br />
Directeur (1999-2010) de l&#8217;Unité de Neurobiologie clinique du CHU de Rouen<br />
Membre de l&#8217;académie nationale de Médecine<br />
Membre de l&#8217;académie nationale de Pharmacie<br />
ancien Président de l&#8217;Association Française de Psychiatrie Biologique (1999-2000).</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Rambouillet, des heures sombres sur la Bergerie nationale ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/07/10/rambouillet-des-heures-sombres-sur-la-bergerie-nationale/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 Jul 2011 06:57:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Charles-Gaffiot</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>
		<category><![CDATA[château de Rambouillet]]></category>
		<category><![CDATA[la ferme royale]]></category>
		<category><![CDATA[Louis XVI]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Plantée dans un paysage champêtre propre aux compositions des tableaux de Hubert Robert, telle apparaît aujourd’hui encore, à deux pas du château de Rambouillet, la ferme royale voulue par Louis XVI, en 1783, pour y mettre en pratique les théories chères aux physiocrates du temps et, en l’espèce, améliorer l’élevage ovin.
À présent, la Bergerie nationale [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/rambouilletBergerie350.jpg" alt="/" /><strong>Plantée dans un paysage champêtre propre aux compositions des tableaux de Hubert Robert, telle apparaît aujourd’hui encore, à deux pas du château de Rambouillet, la ferme royale voulue par Louis XVI, en 1783, pour y mettre en pratique les théories chères aux physiocrates du temps et, en l’espèce, améliorer l’élevage ovin.</strong><br />
<strong>À présent, la Bergerie nationale se dirige essentiellement ses  objectifs vers l’amélioration de la qualité de la viande ovine et de la  production de lait.Mais pour combien de temps encore ? Un projet de &laquo;&nbsp;Pôle technique universitaire&raquo;&nbsp; </strong><strong>vient la mettre en péril.<br />
</strong></p>
<p>Pour aménager sa ferme modèle, le souverain fait tout d’abord acheter en Suisse deux taureaux, vingt vaches et une jument. Puis, il joint une paire de béliers et une brebis venus d’Afrique, un âne en provenance de Malte, et enfin 17 chèvres d’Ankara …</p>
<p>Mais, voulant de surcroît trouver le moyen de briser un monopole espagnol en évitant à la France de payer chaque année près de 30 millions pour l’achat de laine destinées aux filatures françaises, le roi parvient à obtenir de son cousin Charles III la permission d’acquérir un troupeau de 383 mérinos pour acclimater cette solide race sous le ciel d’Ile de France puis la faire prospérer à travers tout le royaume.</p>
<p>Une rigoureuse sélection permet de prélever les meilleures têtes du cheptel hispanique et de constituer un troupeau de 383 animaux (334 brebis, 42 béliers, 7 moutons conducteurs) qui s’ébranle, le 15 juin 1786, le long des sentiers reliant le sud de l’Espagne à la France, sous la conduite de quatre bergers.</p>
<p>Quatre mois plus tard, le 12 octobre, après avoir franchi les Pyrénées et remonté les campagnes françaises, 366 mérinos arrivent à Rambouillet.</p>
<p>Grâce à l’intelligence des soigneurs et aux connaissances du naturaliste Daubenton, le troupeau prospère. Le pari de louis XVI est gagné.</p>
<p>En mars 1794, les révolutionnaires ayant reconnu la richesse des bienfaits apportés par cette royale initiative, transforment la ferme en une école de bergers, la première ouverte sur le territoire de la République.</p>
<p>Au siècle suivant, par une sévère sélection, la « race de Rambouillet » devient si prospère qu’elle supplante la race originelle espagnole appauvrie.</p>
<p>De nos jours, le troupeau de mérinos acheté par Louis XVI est l’unique témoin d’une race exceptionnelle remontant à la nuit des temps. Les activités de l’École nationale d’élevage ovin et celles du Centre d’apprentissage d’élevage perdurent toujours malgré les profondes mutations subies par les industries lainières à partir de 1950. À présent, la Bergerie nationale se dirige essentiellement ses objectifs vers l’amélioration de la qualité de la viande ovine et de la production de lait.</p>
<p>Mais pour combien de temps encore ?</p>
<p>Un projet de Pôle technique universitaire (université de Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines) devrait bientôt s’implanter sur le domaine et emménager dans les anciens bâtiments du XVIIIe siècle pour permettre à des enseignants, à des chercheurs, à des étudiants en master ou à des doctorants de suivre une formation dédiée à « l’Agriculture Durable et du Développement Territorial Soutenable » (sic).</p>
<p>Le projet aurait pour conséquence immédiate d’affecter au pôle universitaire la partie sud de la Cour d’honneur (quatre bâtiments inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques) pour y aménager des amphithéâtres et une zone de restauration !</p>
<p>Ainsi, à  plus ou moins brève échéance, le dernier grand ensemble agricole imaginé par les physiocrates du siècle des Lumières, après avoir réussi à échapper aux affres de la Terreur, des révolutions et des guerres, risque de disparaître.</p>
<p>Certes, ces savants projets ne portent aujourd’hui que sur une petite moitié des bâtiments et n’altèrent qu’une partie des activités séculaires de l’institution, mais il en va toujours ainsi lorsque les Pouvoirs publics envisagent la  suppression pure et simple d’un établissement. Par ailleurs, même amoindrie, la Bergerie nationale pourrait-elle à brève échéance survivre à une cohabitation si antinomique ?</p>
<p>L’initiative menée sans grande concertation avec le personnel intéressé relavant du ministère de l’Agriculture apparaît de surcroît d’autant plus surprenant que la mairie de Rambouillet, qui soutient sans doute avec raison l’arrivée du pôle universitaire sur le territoire de sa commune, dispose de nombreux autres emplacements susceptibles de recevoir tout aussi dignement les infrastructures nécessaires à la mise en œuvre de ce projet.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/moutonsrambouillet350.jpg" alt="/" /><strong>En fait, la véritable question se situe ailleurs.</strong></p>
<p>Aménagés symétriquement de part et d’autre d’un imposant pigeonnier, granges, bâtiments, et logements des anciens fermiers forment un majestueux quadrilatère. Cet ensemble représente l’un des plus beaux fleurons architectural du ministère de l’Agriculture en proie, lui aussi, à bien des restrictions financières.</p>
<p>Aussi regrettable puisse-t-elle être, la disparition de la Bergerie nationale pourrait donc apparaître une mesure justifiable.<br />
Mais comment approuver en toute sérénité le démantèlement de ce patrimoine historique incomparable faisant, dans toute l’Europe, l’admiration des chercheurs, de la communauté scientifique et même du grand public ?</p>
<p>Au même titre que le haras national du Pin en Normandie, l’avenir de la Bergerie nationale ne concerne pas seulement la seule ville de Rambouillet, ni même la région Ile de France. Elle se présente comme un symbole d’excellence et comme l’héritière d’un savoir faire envié. A l’instar du château et du domaine de Versailles au regard de la direction du Patrimoine ou des opéras Bastille et Garnier pour la Direction de la Musique et celle de la Danse, la dimension acquise par cet établissement s’étend bien au delà de nos frontières et de cadres administratifs souvent trop rigides.</p>
<p>Aussi, comment se résigner à voir menacée pareille institution ?<br />
Au sein du ministère de l’Agriculture, n’existe-t-il aucun responsable pour mesurer les enjeux encourus par la programmation de ce démantèlement ?<br />
D’autres projets respectueux à la fois de l’état existant du monument et de sa vocation ont-ils vraiment été étudiés ?</p>
<p>Pour l’heure, ces questions restent sans réponse.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>18 juin 2011 :  Francophones tous dans la rue !</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/06/14/18-juin-2011-les-francophones-descendent-dans-la-rue/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 08:11:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>

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		<description><![CDATA[18 juin : Manifestation au Quartier latin :  Les Francophones descendent dans la rue ! Chers amis de CultureMag, luttons tous ensemble pour notre indépendance !


C’est le professeur Charles Durand, brillant essayiste, militant pour la Francophonie mondiale, membre d’Avenir de la langue française, auteur de La nouvelle guerre contre l’intelligence, ancien directeur de l’Institut francophone [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>18 juin : Manifestation au Quartier latin :  Les Francophones descendent dans la rue ! Chers amis de CultureMag, luttons tous ensemble pour notre indépendance !<br />
</strong></p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/ALF-marche350.jpg" alt="/" /></p>
<p><strong>C’est le professeur Charles Durand, brillant essayiste, militant pour la Francophonie mondiale, membre d’Avenir de la langue française, auteur de <em>La nouvelle guerre contre l’intelligence</em>, ancien directeur de l’Institut francophone d’Informatique de Hanoï, qui répond, et vous fournit, chers lecteurs, une mine d’arguments très pertinents.</strong></p>
<p>Vous ne vous croyez pas concerné ? Détrompez-vous !<br />
Pour le pouvoir en place, notre marche et notre manifestation sont des non-évènements auxquels vous n’êtes pas censés vous intéresser. Notre action aujourd’hui est la seule possible vis-à-vis d’un pouvoir politico-médiatique qui ne cesse d’occulter toute nouvelle, tout article ou toute dépêche concernant le caractère néfaste de l’évolution contemporaine que les soi-disant « élites » font subir à notre langue, de manière totalement artificielle, mais non moins réelle.<br />
Nous ne sommes pas une bande de fanatiques ou de puristes partis à la chasse de quelques anglicismes mais, au contraire, nous sommes là pour faire prendre conscience à ceux qui témoignent de notre action que les problèmes qui assaillent notre langue nous concernent tous au plus haut point.</p>
<p>Par exemple :<br />
1)    Il est impossible aujourd’hui pour un quelconque élève-ingénieur d’obtenir son diplôme sans passer sous les fourches caudines d’un « First certificate of Cambridge », d’un « TOEFL » ou d’un « TOEIC » même si l’étudiant concerné a pour seule ambition de travailler pour une compagnie exclusivement française et n’éprouve aucun désir de partir s’installer à l’étranger.<br />
2)    De plus en plus d’écoles et d’universités publiques imposent à leurs étudiants des enseignements en anglais qui sont dispensés par des professeurs français à des étudiants qui sont souvent tous français ou francophones. Au-delà du caractère ridicule de telles situations, cela a pour conséquence que nos futurs ingénieurs et chercheurs ne connaissent souvent plus l’intégralité du vocabulaire de leur profession en français.</p>
<p>3)    Par la volonté d’une poignée de dirigeants, de plus en plus de conseils d’administration se tiennent en anglais, en plein cœur de notre pays, au sein de conglomérats exclusivement français et sans qu’aucun anglophone natif n’y participe.<br />
4)    De plus en plus de techniciens, dans les hôpitaux et ailleurs, doivent utiliser des modes d’emploi de machines rédigés exclusivement en anglais car les sociétés et les organismes qui les emploient ne requièrent plus de documentation en français de leurs fournisseurs. Cette pratique a entraîné d’innombrables accidents dont la cause véritable a toujours été passée sous silence par nos médias.<br />
5)    Des compagnies prétendument françaises qui fabriquent des machines-outils, de la machinerie lourde (turbines, locomotives par exemple) vendent quelquefois à des pays francophones leur matériel accompagné d’une documentation rédigée exclusivement en anglais qu’ils doivent par la suite faire retraduire en français, à leurs frais, entraînant ainsi des surcoûts qui les incitent à se rediriger vers la concurrence américaine, chinoise, japonaise ou coréenne qui prend mieux en compte leurs besoins.<br />
6)    Dans le domaine de l’aviation, loin de constituer une panacée au problème de la communication internationale, l’usage imposé de l’anglais entre les tours de contrôle et les avions a eu pour résultat un nombre étonnamment grand d’accidents dont les causes véritables ont toujours été occultées par les médias.<br />
7)    Lors de colloques scientifiques se tenant dans notre pays, la tolérance ne consiste plus à accepter quelques présentations en anglais, mais à renoncer totalement à l’usage du français désormais complètement banni dans les deux formes de la communication : orale et écrite.<br />
8)    Les universitaires et les chercheurs doivent désormais rédiger leurs demandes de financement en anglais pour obtenir des subventions non seulement de la Commission européenne, mais encore au niveau national (ANR = Agence nationale de la recherche) tandis que leur communication avec Bruxelles, implique le plus souvent exclusivement des francophones, comme c’est toujours le cas avec l’ANR.<br />
9)    Depuis le passage de Mme Rachida Dati Place Vendôme, l’étude de l’anglais a été imposée à nos magistrats, alors qu’ils sont censés travailler exclusivement dans la langue de la République.<br />
10)    Une préférence d’embauche se manifeste de plus en plus dans notre pays pour les « anglophones natifs » au détriment des Français et des francophones qui deviennent ainsi l’objet d’une discrimination ouverte par d’autres Français, et des sous-citoyens dans leur propre pays !<br />
11)    Nos écoles d’administration des affaires, qui sont totalement noyautées par des anglolâtres, n’ont de cesse de diffuser les méthodes et l’idéologie anglo-saxonnes qui ont abouti à la catastrophe économique qui sévit aux Etats-Unis et qui ont ainsi contribué à créer les problèmes monétaires, financiers et économiques que nous subissons aussi en Europe, et qui risquent à terme de détruire l’euro et de mettre à bas la construction européenne.<br />
12)    De moins en moins d’étrangers non francophones sont intéressés par l’étude de notre langue du fait que la France est perçue de plus en plus de l’extérieur comme une colonie anglo-américaine.<br />
13)    Nos élites, y compris au Gouvernement, font l’inverse de ce que notre Président, M. Nicolas Sarkozy prône brillamment dans le domaine de la langue et de la francophonie. L’une des premières mesures prises en 2007 fut la ratification du protocole de Londres sur les brevets européens, qui donne valeur légale dans notre pays à des textes rédigés en langue étrangère, principalement en anglais. M. Luc Chatel, annonce l’introduction de l’anglais dès la maternelle, à trois ans pour toutes nos chères têtes blondes et brunes. Mme Valérie Pécresse, de son côté, veut qu’une grande partie de notre enseignement supérieur soit désormais assurée en anglais.<br />
14)    Nos médias sont totalement inféodés aux intérêts anglo-américains et relaient sans complexe la propagande et l’idéologie anglo-américaine à nos dépens. Nos télévisions, nos journaux, nos magazines, et même notre cinéma dans une certaine mesure, nous abreuvent d’auteurs, de séries et de feuilletons télévisés étasuniens, de documentaires anglo-saxons dont la promotion se fait au dépens de nos propres écrivains, de nos romanciers, de nos metteurs-en-scène, de nos spécialistes de vulgarisation scientifique, de nos producteurs, de nos compositeurs et, plus généralement, de nos créateurs d’art populaire qui sont ainsi contraints soit de s’exiler soit de changer de métier, entraînant ainsi un chômage élevé dans les rangs de leurs professions respectives et une perte énorme de savoir-faire.<br />
15)    La connaissance des langues étrangères que nos élites prônent se résume presque exclusivement à l’anglais dans un monde qui devient de plus en plus multipolaire et dans lequel l’anglais ne sera bientôt qu’une autre langue parmi tant d’autres qu’il faudra connaître pour faire des affaires à l’échelle internationale. A l’orée de la seconde guerre mondiale, nos militaires étaient en retard d’une guerre. Nos gouvernants d’aujourd’hui sont en retard de plusieurs langues pour faire des affaires dans le monde de demain.<br />
16)    Ces dernières années, nos syndicats – en collaboration avec Avenir de la langue française, ont commencé à s’occuper d’un problème totalement nouveau : défendre le droit des travailleurs français en France à s’exprimer dans leur langue sur leur lieu de travail. De nombreux procès ont ainsi été engagés. Des conférences de presse communes ont été organisées.<br />
17)    Dans notre pays, ainsi que la plupart des autres pays d’Europe continentale, les médias n’ont de cesse d’introduire de manière totalement artificielle des centaines de néologismes et de mots anglais non traduits dans un but de saboter l’unité de la langue et surtout de servir de véhicule aux intérêts anglo-américains. Il s’agit avant tout de dissoudre les repères verbaux et sociaux traditionnels et de faire émerger une conscience collective éminemment favorable aux intérêts anglo-saxons. Qui possède les mots peut affirmer sa représentation et sa vision du monde et éliminer ainsi les nôtres. Les guerres absurdes auxquelles la France participe actuellement et qui suscitent fort peu d’opposition ne sont qu’un avant-goût de ce qui nous attendrait si cette tendance se prolongeait.<br />
18)    Dans le domaine de la recherche, le manque de créativité française est en partie dû au fait que l’esprit de nos scientifiques est partiellement stérilisé par le conformisme et l’imposition de facto des sujets de recherche qui découlent de l’adoption généralisée des critères de choix et d’évaluation anglo-saxons au niveau des ministères associés et des directeurs d’organismes de recherche.<br />
19)    L’enseignement quasi-exclusif de l’anglais au dépens des autres langues a, en Europe, créé des flux financiers démesurés en faveur des pays anglo-saxons de centaines de milliards d’euros comme l’a démontré il y a quelques années l’économiste des langues François Grin, de l’université de Genève, à un moment où les services sociaux pâtissent de la crise et où la paupérisation des classes moyennes est en constante augmentation.</p>
<p>Etc., etc.<br />
Nous sommes très loin des soucis des puristes de la langue. Nous sommes de facto des sujets d’un empire qui veut s’affirmer et verrouiller ses positions dans les cœurs et les esprits aussi bien que militairement dans d’autres parties du monde. Comme dans l’ex-Union soviétique, nous assistons à une tentative de remodelage massif des cerveaux par les prescripteurs d’opinion pour accepter cet état de fait, pour accepter une infériorité intrinsèque et structurelle comme citoyens d’une province de l’empire et pour que nous lui fassions allégeance. L’empire a réécrit en partie notre histoire en affirmant qu’il est bon et qu’il est bien, que sa présence et sa structure nous apportent bonheur, prospérité et fraternité par intercompréhension mutuelle. En fait, c’est tout le contraire qui se passe. L’adoption généralisée des règles économiques de l’empire ruine nos peuples, notre industrie, notre agriculture et, par la concurrence exacerbée qu’elles entraînent, fait resurgir des risques de guerre et d’instabilité à l’échelle planétaire. Loin de faciliter notre communication, la langue de l’empire stérilise notre créativité et nous condamne dans des rôles de suiveurs et de supplétifs de l’armée américaine au sein de l’OTAN. A l’exception d’une infime minorité, notre société se paupérise, notre créativité s’étiole, notre prestige disparaît et … oui, tous ces problèmes sont liés de près ou de loin à notre langue !<br />
Dénonçons les responsables et leurs collabos ! Faisons prendre conscience au peuple que son dernier refuge, sa langue, est assiégée ! On veut nous mettre des lunettes déformantes devant les yeux ! On veut piloter notre cerveau ! Révoltons-nous !</p>
<p><strong>APPEL A DESCENDRE DANS LA RUE</strong></p>
<p>Pour obtenir de leurs gouvernements l’organisation d’États généraux de la langue française et de la Francophonie …</p>
<p>* en criant leur attachement à la langue française et leur rejet de l’imposition de l’anglo-américain dans des secteurs toujours plus nombreux de la vie sociale de leurs pays : entreprises, universités, écoles, commerces, médias, loisirs,</p>
<p>* en alertant les médias, l’opinion publique, leurs dirigeants, sur la question de la langue française, vitale pour l’avenir de tous les pays francophones ainsi que de la diversité linguistique et culturelle du monde.</p>
<p>Cette manifestation, portée par 28 associations, rassemblera des Français et des étrangers de toutes origines et de toutes opinions.</p>
<p>De nombreux parlementaires, responsables politiques, des syndicalistes, des académiciens, des universitaires, personnalités du monde de la culture, du sport, au-delà de la diversité de leurs appartenances, soutiennent cette action. Beaucoup se joindront au cortège. Certains parleront au micro sur les marches du Panthéon.</p>
<p>Les manifestants sont appelés à se rassembler à 14 h 30 devant le Panthéon, point de départ de la marche.</p>
<p><strong>Pour en savoir plus : <a href="http://www.avenir-langue-francaise.fr" target="_blank">www.avenir-langue-francaise.fr</a></strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Le retour des fondamentaux</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/05/09/le-retour-des-fondamentaux/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2011 07:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>
		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[jean castarède]]></category>
		<category><![CDATA[Le Discours d'un Roi]]></category>
		<category><![CDATA[Oscars]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Hooper]]></category>

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		<description><![CDATA[À un moment où la rive sud de la Méditerranée s’embrase, où un dictateur qui a commandité plusieurs attentats criminels en appelle à l’Occident pour soi-disant le protéger d’Al-Qaïda, où le monde sans gouvernance ni &#171;&#160;leadership&#187;&#160; vacille, où la France, suivant l’expression bien trouvée de Claude Imbert,  se trouve dans le « pot au noir [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/castarède350.jpg" alt="/" /><strong>À un moment où la rive sud de la Méditerranée s’embrase, où un dictateur qui a commandité plusieurs attentats criminels en appelle à l’Occident pour soi-disant le protéger d’Al-Qaïda, où le monde sans gouvernance ni &laquo;&nbsp;leadership&raquo;&nbsp; vacille, où la France, suivant l’expression bien trouvée de Claude Imbert,  se trouve dans le « pot au noir », c’est-à-dire va droit dans le poteau tout court, au gré des sondages qui ne la guident plus car l’aiguille est déboussolée, il reste quelques signes de réconforts.</strong></p>
<p><strong> </strong>Parmi ceux-là, figurent les décisions de la semaine dernière du jury des Césars, puis des Oscars qui ont consacré deux chefs d’œuvre allant à l’encontre de toutes ces dérives : pour les Césars « »Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois, pour les Oscars « Le discours d’un roi » de Tom Hooper, ces deux films étant déjà largement plébiscités par le public, montrant ainsi que le succès n’est pas antinomique de la qualité des œuvres.</p>
<p>On a beaucoup parlé de l’étonnement provoqué par l’engouement des spectateurs pour deux sujets austères. Dans le premier, film français, il s’agit du sacrifice allant jusqu’à l’acceptation de mourir en martyr d’une congrégation de religieux et de prêtres qui refusent de fuir l’Algérie et deviennent victimes innocentes, massacrées par des extrémistes.<br />
Il n’y a pas d’actions, ni d’effets, ni d’images sensationnelles ou bouleversantes : seuls, les dialogues profonds, sincères, authentiques de ces religieux qui, tout au long de ces deux heures, se posent une seule et même question, entrecoupés d’offices religieux et de prières chantées : faut-il ou non quitter leur monastère, où ils ne servent pratiquement plus à grand-chose, sinon à soigner quelques malades, mais où ils portent témoignage de leur foi ?</p>
<p>J’ai déjà écrit sur le miracle de ces regards fascinés des spectateurs de la grande salle du Palais des Congrès de Cannes, pourtant en général sceptiques et blasés, lors de la projection au moment du festival 2010.</p>
<p>La consécration des trois prix aux Césars est une juste récompense qui doit en interpeller plusieurs.</p>
<p>Quant aux quatre nominations du film anglais de Tom Hooper, <em>Le Discours d&#8217;un Roi, </em>il nous pose encore plus de questions.<br />
Il s’agit de l’histoire d’un roi, qui a failli ne pas l’être, en l’occurrence George VI, le père de l’actuelle reine d’Angleterre, Elisabeth II, et qui sût, par son exemple et ses discours, galvaniser pendant toute la guerre de 39-45 son pays en lui donnant  courage et réconfort. Cette histoire est bouleversante dans la mesure où ce roi, étant atteint d’un trouble, le bégaiement, qui le disqualifiait pour ce poste à un moment où intervenait, pour la première fois dans la pratique gouvernementale, l’utilisation de la radio et du micro, va réussir à surmonter son handicap et à tenir son rang.  Grâce à un professeur de diction peu conventionnel et original, le roi tisse avec lui des liens de confiance et de complicité qui l’amènent à retrouver l’exercice normal et fluide de la parole.</p>
<p>Outre les qualités shakespeariennes de la mise en scène et du dialogue mêlant à chaque instant le rire et les larmes, ce film est une analyse profonde de la psychologie des êtres qui n’ont pas été assez aimés ou compris dans leur enfance. Dès lors, il nous incite, comme dans le cas du film de Xavier Beauvois, à beaucoup d’écoute, d’humilité et de compréhension des autres.</p>
<p>N’est-ce pas en définitive la leçon de ces deux films qui, non seulement,  préconisent un retour à la morale et aux fondamentaux de l’existence, mais ouvrent aussi à une interrogation sur les vraies valeurs qui doivent nous guider dans ce monde superficiel ?<br />
Ils signent le triomphe du sens du devoir pour lequel on doit se perfectionner, du respect et de la compréhension de l’autre.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Edition du Point du 3 mars 2011, n° 2007.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>L&#8217;art contemporain &#171;&#160;lard et cochon à la fois&#187;&#160; : l&#8217;affaire du Piss-Christ</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/04/27/lart-contemporain-lard-et-cochon-a-la-fois-laffaire-du-piss-christ/</link>
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		<pubDate>Wed, 27 Apr 2011 07:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;art ou plutôt  &#171;&#160;lard contemporain&#187;&#160;, à la fois lard et cochon, montre sa véritable nature une fois de plus dans l&#8217;affaire du scandale du Piss-Christ exposé à Avignon.
La fondation Lambert ferait-elle la même chose avec une étoile jaune ou  un Coran ? On peut en douter : l&#8217;Art dit contemporain pratique la  discrimination [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/pissChrist272.jpg" alt="/" /><em><strong>L&#8217;art ou plutôt  &laquo;&nbsp;lard contemporain&raquo;&nbsp;, à la fois lard et cochon, montre sa véritable nature une fois de plus dans l&#8217;affaire du scandale du Piss-Christ exposé à Avignon.<br />
</strong><strong>La fondation Lambert ferait-elle la même chose avec une étoile jaune ou  un Coran ? On peut en douter : l&#8217;Art dit contemporain pratique la  discrimination sans vergogne. Haro sur les Chrétiens !</strong></em></p>
<p><em><strong> Cette pseudo-oeuvre blessant pour plus de 7 milliards de catholiques et plus encore de chrétiens dans le monde, CultureMag a décidé de donner la parole à Christine Sourgins*.</strong></em></p>
<p><strong>Le Piss-Christ, photo montrant un crucifix dans de l&#8217;urine, a été détruit il y a quelques temps par des individus armés d&#8217;objets percutants.<br />
L&#8217;art contemporain cherche non pas la beauté mais le scandale et Piss  Christ est emblématique à ce sujet : la photo diffuse une chaude lumière orangée,  qu&#8217;on pourrait qualifier de belle tant qu&#8217;on ignore la teneur de ce bain lumineux : urine agrémentée de sperme. </strong></p>
<p>Voilà une beauté scandaleuse, l&#8217;équivalent du baiser de Judas, signe d&#8217;amitié au premier abord, trahison en réalité. La tension entre esthétisation et intention déviée, fait partie de la construction de l&#8217;œuvre comme piège, selon les principes de l&#8217;art dit duchampien.<br />
Que Serrano se dise chrétien ne devrait donc tromper personne : on ne s&#8217;autoproclame pas chrétien tout seul, mais on rentre dans une communauté enracinée dans l&#8217;histoire, dans une famille ; cracher sur qui vous accueille n&#8217;est pas le meilleur moyen de se faire reconnaître.</p>
<p><strong>Pourquoi ce goût du scandale ?</strong></p>
<p>Le but de l&#8217;exposition actuelle est de&raquo;&nbsp; faire événement&raquo;&nbsp;, à tout prix, donc le carême est la période indiquée, de même la ville d&#8217;Avignon, ville des Papes ! Car engranger des retombées médiatiques fait monter les cotes de l&#8217;art financier qui excelle à récupérer l&#8217;indignation.<br />
Voir l&#8217;exemple plus ancien de « La nona ora » de Cattelan, montrant Jean-Paul II écrasé par une météorite (un don du ciel !) : exposée en Pologne elle déclencha la colère des catholiques. En salle des ventes elle atteignit alors des sommes astronomiques.</p>
<p>Les naïfs qui se sont attaqués à la photo, ont été les jouets du système sans le savoir. Ils s&#8217;apercevront vite qu&#8217;ils n&#8217;ont rien détruit du tout, car l&#8217;oeuvre est conceptuelle, ce qui compte c&#8217;est l&#8217;idée. Et une photo appartient à l&#8217;ordre du multiple; il y a fort à parier que le Piss Christ va renaître encore plus prisé qu&#8217;avant. L&#8217;opération est en cours, Libération nous apprend que  le musée rouvrirait ses portes dès mardi matin avec les «oeuvres détruites montrées telles quelles». C&#8217;est donc l&#8217;oeuvre martyrisée (et une pièce voisine) avec les stigmates de l&#8217;agression qui sera exhibée.</p>
<p><strong>Récupération et discrimination</strong></p>
<p>En revanche, cet acte violent va être récupéré par le politiquement correct pour diaboliser tous les chrétiens blessés par Serrano. Et tout futur protestataire sera suspect d&#8217;intégrisme. Avant même de connaître l&#8217;identité des meneurs, la presse dénonce « un commando catholique » , terme militaire qui permet de mettre tout le monde dans le même sac, avec les islamistes.<br />
Si Serrano s&#8217;était permis d&#8217;attaquer les Juifs et les Musulmans en plongeant Mahomet dans l&#8217;urine par exemple, serait-il toujours de ce monde pour se plaindre des protestations ?</p>
<p>Pourtant les différences avec l&#8217;affaire des caricatures de Mahomet sont criantes. En Avignon, les protestations ont été pacifiques, puis, devant l&#8217;insensibilité des organisateurs à sa souffrance un petit groupe désespéré est passé à l&#8217;acte (NB, s&#8217;il s&#8217;agissait de « jeunes » commettant des exactions en banlieue, le politiquement correct leur trouverait toutes les souffrances existentielles).</p>
<p>Mr Yvon Lambert n&#8217;a pas fatwa sur sa tête. mais il crie à la persécution : «Je suis persécuté au téléphone. J&#8217;ai reçu 30 000 mails, je n&#8217;exagère pas, 30 000 mails des intégristes (.) Cette ignorance, cette intolérance. C&#8217;est le Moyen-Age qui revient à grand-pas».</p>
<p><strong>Que lui, Lambert Yvon, ait fait violence aux consciences chrétiennes ne l&#8217;effleure pas un instant.</strong> <strong>C&#8217;est un homme de l&#8217;Art financier </strong>donc il est innocent des blessures infligées aux âmes car celles-ci ne sont pas quantifiable en monnaie sonnante et trébuchante.<br />
Qu&#8217;on ait troublé sa quiétude de business man, d&#8217;homme qui fait la seule chose en ce monde qui compte, du fric, voilà qui est intolérable !</p>
<p><strong>Double langage et escamotage</strong></p>
<p>On pratique aussi le double langage, audible dans la réaction fort prévisible du ministre de la culture : Frédéric Mitterrand a condamné une <em>«atteinte à un principe fondamental, la présentation de ces œuvres relevant pleinement de la liberté de création et d&#8217;expression qui s&#8217;inscrit dans le cadre de la loi»</em>, tout en reconnaissant que «l&#8217;une des deux œuvres pouvait choquer certains publics».</p>
<p>Cette oeuvre de Serrano qui date de 1987 avait en Amérique provoqué les « guerres culturelles » : une affaire nationale qui posa un problème politique devant<br />
le Congrés. Les USA, à la suite d&#8217;un procès qui dura presque dix ans, répondirent que<em> la puissance publique ne pouvait pas financer des expositions blasphématoires ou choquantes avec l&#8217;argent du contribuable. </em><br />
Dans une démocratie, c&#8217;est par procès que doit se régler ce genre de litige, précédé par un débat contradictoire et loyal.</p>
<p>Celui-ci sera difficile à organiser car le double langage règne. Ainsi pour<em> L&#8217;Observatoire de la liberté de création,</em> émanant de la <em>Ligue des droits de l&#8217;homme,</em> qui a dénoncé «ces actes de vandalisme» et rappelé : «C&#8217;est au public de juger les oeuvres, pas aux censeurs autoproclamés».<br />
Or le public qui pétitionne, proteste, défile n&#8217;est pas pris au sérieux. Le public a droit de cité  uniquement s&#8217;il cautionne le choix des agents culturels au pouvoir. Sinon, il déchoit de sa qualité de public et devient censeur, grave injure.</p>
<p>Dire que l&#8217;Art financier soit, en soi, une censure de tout art, de tout artiste différents de lui, nous entraînerait trop loin&#8230; Et pourtant.<br />
Si cette censure féroce est si peu dénoncée, c&#8217;est bien que l&#8217;Art officiel est un piège.<br />
Ne pas y tomber, nécessite un effort de compréhension et d&#8217;analyse, surtout parmi les chrétiens qu&#8217;ils soient tentés par les sirènes de l&#8217;art dit contemporain ou, au contraire, par une réplique musclée.</p>
<p><em>Photo : l&#8217;œuvre vandalisée à Avignon.</em></p>
<p><strong>* Historienne de l’art, Christine Sourgins connaît bien les musées pour y avoir travaillé, les artistes et le grand public par son engagement dans les<br />
structures associatives.<br />
Son parcours lui a procuré un poste d’observation de la vie artistique en France, ainsi qu’une indépendance de pensée et d’expression.<br />
Elle a publié de nombreux articles et un ouvrage de référence :</strong></p>
<p><strong>« Les mirages de l’Art contemporain», La Table Ronde, (2005), actuellement 4ème édition.</strong></p>
<p><strong>Anime un blog : http://<a href="http://sourgins.over-blog.com/" target="_blank">sourgins.over-blog.com/</a></strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>La Fondation Augier : plein ciel pour les enfants malades</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Apr 2011 10:07:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[connaissance du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Sylvain Augier]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Manon Ardouin
La Fondation Sylvain Augier et Imerys Terres cuites se sont associées pour présenter plusieurs projets ambitieux destinés principalement aux enfants.
Connu pour ses nombreuses émissions de télévision, Sylvain Augier est également un passionné des paysages vus du ciel comme en témoigne son superbe documentaire « La France et l’Europe, les splendeurs vues du ciel [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Manon Ardouin</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/FOndationAugier350.jpg" alt="/" /><strong>La Fondation Sylvain Augier et Imerys Terres cuites se sont associées pour présenter plusieurs projets ambitieux destinés principalement aux enfants.</strong></p>
<p>Connu pour ses nombreuses émissions de télévision, Sylvain Augier est également un passionné des paysages vus du ciel comme en témoigne son superbe documentaire « La France et l’Europe, les splendeurs vues du ciel » présenté dans le cadre des ciné-conférence Connaissance du Monde.</p>
<p>Il propose à des enfants, dont certains sont malades du cancer, de survoler les plus beaux paysages de France au cours de plusieurs rendez-vous : soixante enfants âgés de 8 à 10 ans de l’association « les Petits Ambassadeurs de la mer » sont invités à découvrir les Alpilles en avril, soixante-dix enfants de la fondation « Apicil » feront un baptême de l’air dans la région de Saint-Priest en mai, d’autres découvriront le Mont-Blanc, la presqu’île de Quiberon, etc…</p>
<p>La fondation a été créée en novembre 2006 par Sylvain Augier et le géographe Christophe Debien : elle a pour objet principal la sauvegarde de la beauté des paysages et veut attirer l’opinion publique et les pouvoirs publics sur les enjeux que représente, entre autres, la sauvegarde de la beauté de nos paysages. En étroite collaboration avec Imerys Terre Cuite, la fondation a également le projet original de créer un centre d’éducation à l’environnement dans l’Aisne.<br />
À travers des animations et des activités pédagogiques, ces bâtiments HQE sensibiliseront les enfants en premier lieu mais aussi les adultes à la beauté du patrimoine.</p>
<p>De belles initiatives qu’il convient de saluer.</p>
<h2>Infos :</h2>
<p><a href="http://www.imerys-tc.com" target="_blank">www.imerys-tc.com</a><br />
<a href="http://www.fondationsylvainaugier.org" target="_blank">www.fondationsylvainaugier.org</a><br />
<a href="http://www.connaissancedumonde.com" target="_blank">www.connaissancedumonde.com</a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Insurgés en capitales : de l&#8217;Histoire à l&#8217;utopie</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/04/07/insurges-en-capitales-de-lhistoire-a-lutopie/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Apr 2011 08:56:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Charles-Gaffiot</dc:creator>
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		<category><![CDATA[hôtel de Ville de Paris]]></category>
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		<description><![CDATA[Au temps des troubadours ou des ménestrels, la figure du champion modèle proposé à l’admiration populaire avait combattu les Sarrazins aux côtés de Charlemagne ou arrivait vainqueur d’une c… (arrêtons-nous, le mot est imprononçable désormais). Je voulais parler de ces expéditions de singes partis « délivrer » une vieille église en ruine au cœur de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/parisInsurgé350.jpg" alt="/" /><strong>Au temps des troubadours ou des ménestrels, la figure du champion modèle proposé à l’admiration populaire avait combattu les Sarrazins aux côtés de Charlemagne ou arrivait vainqueur d’une c… (arrêtons-nous, le mot est imprononçable désormais). Je voulais parler de ces expéditions de singes partis « délivrer » une vieille église en ruine au cœur de la bonne ville d’al-Qods.</strong></p>
<p><strong>Au XVIe siècle, ces représentants valeureux et exemplaires reviennent du Nouveau Monde avec des cargaisons chargés de richesses. Cent ans plus tard, ce sont ces circumnavigateurs naturalistes qui s’en retournent du Pacifique pleins d’aventures. Avec la Révolution et l’Empire, se présentent, ivres de conquêtes, maréchaux et généraux sortis du rang, etc…</strong></p>
<p><strong>De nos jours, ou plus exactement depuis trois mois, se sont les insurgés, pardon avec un I majuscule qui sont proposés à l’admiration universelle.</strong></p>
<p>Dorénavant, le quartier de Sidi Bouzid à Tunis, la place Tahrir (à prononcer en raclant bien les r) au Caire, la ville de Ras Lanouf en Lybie, sont devenus les nouveaux ombilics du monde. Que dis-je ? Je m’égare. Comprenons les seuls et irremplaçables foyers de civilisation faisant pâlir la miséreuse Athènes avec ses piètres philosophes, et l’altière Rome des Césars, incapable de triompher de la lèpre apportée par des macaques polythéistes au temps d’Auguste.</p>
<p>Non, voici à présent gravée dans l’airain la véritable valeur, la seule qualité seyant à l’être humain : celle de l’Insurgé.</p>
<p>Le maire de Paris, dans une prescience n’appartenant qu’aux hommes de gauche et à sa très noble personne, après avoir affirmé que sa nationalité tunisienne prévalait sur toute autre, se souvenant de sa lourde charge d’édile de la capitale française, a souhaité envoyer un message aux foules béates pour rappeler la plus belle des heures de la fangeuse Lutèce, celle de la Commune de Paris.</p>
<p>Époque bénie où Paris entière portait l’Insurrection comme un étendard à la manière de la République de Delacroix ; époque tragique où cet élan invincible et universel fut profané par d’obscènes Versaillais avides du sang des patriotes.</p>
<p>L’hôtel de Ville de Paris, du 18 mars au 28 mai, propose donc une exposition <em>La Commune 1871, Paris capitale insurgée </em>afin de raviver le souvenir de ces innombrables martyrs, pères spirituels de ces nouveaux Insurgés originaires des nations arabes qui viennent de libérer leur patrie opprimée depuis trente ans avec la complicité de l’Occident.</p>
<p>Mêlant documents d’époque et reproductions, l’exposition mérite d’être visitée. Certes, il faudra admettre que les destructions monumentales subie par la ville sont des moyens de légitime défense opposés aux assaillants et à la férocité exercée par ces oppresseurs versaillais obéissant aux ordres d’un pouvoir exécutif honni. <em><br />
Paris valant bien une messe</em>, il était également naturel de constituer des prises d’otages dans les franges les plus suspectes de la population afin de pouvoir négocier la survie d’un noble mouvement populaire regroupant <em>&laquo;&nbsp;la masse des ouvriers rémunérés travaillant à l’édification de barricades sous la direction de jeunes ingénieurs des Mines, de Polytechnique et des Ponts</em>.&raquo;&nbsp;<br />
Avec une spontanéité mémorable, 900 <em>&laquo;&nbsp;constructions défensives&raquo;&nbsp;</em> sont effectivement élevées en quelques jours, lorsque l’implacable offensive de gardes nationaux bourgeois contraint ces valeureux Insurgés à recourir à la saisie d&#8217;une caution judicieusement  opérée sur la population pour sauver l’Insurrection.<br />
Dans un souci de vérité historique, cette question n’est pas escamotée. Une vitrine présentant quatre petites photographies rappelle cet épiphénomène. Du reste, à voir leur tenue extravagante &#8211; une grande robe noire où se détache un petit col blanc -, il s’agissait probablement d’acteurs de théâtre un peu fanatiques qu’on fusille comme ce M. Darboy accoutré comme au temps de l’Inquisition.</p>
<p>Car le vrai scandale, c’est bien sûr Paris réprimée, <em>&laquo;&nbsp;les conditions d’une captivité souvent épouvantable dans les prisons royales</em>&raquo;&nbsp; avant une déportation dans les îles.</p>
<p>Toutefois les chiffres parlent. En les communiquant aux visiteurs, il faut citer cet autre mérite de l’exposition : sur 36 309 prévenus, 10 137 seront condamnés. 93 à la peine de mort (dont 70 sont graciés).<br />
L’amnistie est votée en 1880. La Commune aura donc fait plus de victimes qu’elle n’aura de réels martyrs.</p>
<p>Mais nous n’y sommes pas.</p>
<p>Paris est LA ville insurgée, le paradigme de l’Insurrection, voilà pourquoi elle est la ville lumière.</p>
<p>Avant de proposer au Conseil de Paris de dédier au quartier de Sidi Bouzid une grande place ou une large avenue de la capitale, Bertrand Delanoë vient de <strong>proposer la candidature du peuple tunisien au prochain prix Nobel de la paix :</strong></p>
<p><em>« Le soulèvement pacifique tunisien a éveillé un espoir de liberté d’expression et de dignité pour tous les peuples opprimés dans le monde »</em> a déclaré le maire dans un message aussi naïf qu’utopique…, non sans une petite pointe d’idéologie.</p>
<p>Dormez bonnes gens de la capitale, le guet municipal veille sur vous comme sur l’univers tout entier !</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p><strong><em>La Commune 1871, Paris capitale insurgée</em></strong><br />
Hôtel de Ville de Paris<br />
Salon d’Accueil, 29 rue de Rivoli<br />
Tous les jours sauf dimanches et jours fériés de 10 h à 19 h<br />
Entrée libre</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Art contemporain et conflits d&#8217;intérêts</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/03/27/art-contemporain-et-conflits-dinterets/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Mar 2011 08:18:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Art contemporain et conflits d'intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[marché de l'art]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Christine Sourgins*
La  «  coproduction », est très mode : un musée ou une institution publique,
aident charitablement un artiste et sa valeureuse galerie à exposer. La
sociologue donne un exemple concret : la Mission pour la célébration de l&#8217;an
2000, était dirigée par Jean-Jacques Aillagon, elle coproduisit  pour l&#8217;exposition
« La beauté en Avignon »  Split-Rocker de Jeff [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Sourgins350.jpg" alt="/" />Par Christine Sourgins*</p>
<p><strong>La  «  coproduction », est très mode : un musée ou une institution publique,<br />
aident charitablement un artiste et sa valeureuse galerie à exposer. La<br />
sociologue donne un exemple concret : la Mission pour la célébration de l&#8217;an<br />
2000, était dirigée par Jean-Jacques Aillagon, elle coproduisit  pour l&#8217;exposition<br />
« La beauté en Avignon »  Split-Rocker de Jeff Koons, une folie kitsch et<br />
monumentale de 100 000 fleurs fraîches.</strong></p>
<p><em>«  Le coût pour l&#8217;État n&#8217;a pas dû être négligeable ; lorsqu&#8217;elle fut réinstallée en 2008 à Versailles, il<br />
fallut une structure métallique (un mois de travail), dix tonnes de terre, une équipe de jardiniers pour remplacer chaque jour les fleurs fanées, une nacelle pour arroser le sommet de la sculpture et des éclairages pour qu&#8217;elle soit illuminée de l&#8217;intérieur. L&#8217;œuvre sera achetée en 2001 par François Pinault (&#8230;)<br />
Le galeriste de Jeff Koons a-t-il rétrocédé à l&#8217;État la part investie dans la coproduction de l&#8217;œuvre lors de la vente au collectionneur ? Si oui, sur quel budget ? Et si non, ce financement par l&#8217;État d&#8217;une œuvre vendue sur le marché relèverait-il d&#8217;une subvention déguisée, d&#8217;un détournement de fonds publics ou d&#8217;un abus de bien social ? »</em> se demande la sociologue du CNRS Nathalie Heinich  (1).<br />
Les 3 mon capitaine !</p>
<p>Après la coproduction, « l&#8217;exposition de prestige ». Versailles en est un exemple criant : en novembre 2009, une ouvre exposée à Versailles par Koons en 2008, a quintuplé sa cote de 2001.<br />
Le phénomène devient épidémique : le Tri postal de Lille consacre la collection Charles Saatchi, après celle de François Pinault, le Magasin (Grenoble), le Frac Paca (Marseille), l&#8217;Espace de l&#8217;art concret (Mouans-Sartoux) ont déjà joué les brosses à reluire  de collections privées.<br />
Toutes ces expositions sont des aveux :  les fonctionnaires si peu sûrs de leurs choix  préfèrent montrer ceux des collectionneurs privés !</p>
<p>L&#8217;État devrait en tirer les conséquence : faire glisser les budgets  d&#8217;achat, du contemporain au patrimonial, et à sa restauration en particulier.<br />
Autre dégât collatéral de la politique marketing du ministère de la culture : les « dons des mécènes aux musées se retrouvent plus souvent dans les réserves<br />
que sur les cimaises, n&#8217;incitant guère à la générosité », priorité à la spéculation oblige !</p>
<p>(1) « L&#8217;Etat face au marché de l&#8217;art » publié dans Libération le 7 janvier 2011.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Chatel’s Nursery School incorporated</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/03/15/chatel%e2%80%99s-nursery-school-incorporated/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 08:25:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>
		<category><![CDATA[langue française]]></category>

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		<description><![CDATA[La semaine de la langue française s&#8217;ouvre enfin (du 13 au 20 mars)*. À cette occasion, CultureMag vous propose de lire le &#171;&#160;coup de sang&#187;&#160; d&#8217;un amoureux à propos des malheurs de  notre langue dans la sphère économique.
Par Claude Weisz**
Ainsi, si l&#8217;économie française n&#8217;est pas compétitive et si nous perdons des parts de marché cela [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/ClaudeWeiss200.jpg" alt="/" /><strong>La semaine de la langue française s&#8217;ouvre enfin (du 13 au 20 mars)*. À cette occasion, CultureMag vous propose de lire le &laquo;&nbsp;coup de sang&raquo;&nbsp; d&#8217;un amoureux à propos des malheurs de  notre langue dans la sphère économique.</strong></p>
<p>Par Claude Weisz**</p>
<p><strong>Ainsi, si l&#8217;économie française n&#8217;est pas compétitive et si nous perdons des parts de marché cela serait dû à notre ignorance de la langue anglaise.<br />
Pourtant il est démontré qu&#8217;un bon produit est acheté pour ses qualités et non pour la faculté qu&#8217;ont, par exemple, les Allemands ou les Suédois à s&#8217;exprimer en anglo-américain. On peut même affirmer que c&#8217;est l&#8217;inverse. </strong></p>
<p>C&#8217;est grâce à son expansion industrielle que se développe l&#8217;apprentissage de l&#8217;allemand – souvent aux dépens du français – ainsi que les instituts Goethe.<br />
Tout aussi important la multiplication des instituts Cervantès et Confucius, ces derniers fleurissent en Afrique. Et, phénomène peu connu, les Chinois apprennent le français pour s&#8217;implanter en Afrique francophone !</p>
<p>Tandis que les fondations anglo-saxonnes dans le monde entier dispensent des cours d&#8217;anglais gratuitement, notre gouvernement sabre dans les crédits aux instituts français à l&#8217;étranger, voire tout simplement les ferme !</p>
<p>De plus nous semblons ignorer la richesse potentielle qui nous est donnée grâce à l&#8217;immigration.<br />
Nous avons de jeunes et futurs locuteurs bilingues en chinois, hindi, arabe, russe, turc, portugais- brésilien etc. C’est l&#8217;apprentissage de ces langues qui devrait être développé dès le Primaire.<br />
Sans oublier celles de nos voisins, l&#8217;allemand, l&#8217;espagnol, l&#8217;italien. Il faut accroître le nombre et l&#8217;excellence des traducteurs et interprètes. (Emplois nombreux et de haute qualité).</p>
<p>Le comble du ridicule est atteint par nos « managers », fonctionnaires européens, hommes politiques, persistant à baragouiner l&#8217;anglais face à des interlocuteurs qui, gentiment, les invitent à s’exprimer en français, déclinent cette proposition et, persévérant dans leur anglais approximatif croient ainsi se montrer digne d&#8217;une reconnaissance internationale !</p>
<p>La campagne gouvernementale imposant l&#8217;anglais comme langue unique, presque maternelle est un des aspects les plus pernicieux d&#8217;une volonté visant à la vassalisation de la France à l&#8217;empire économique, financier et culturel anglo-américain.</p>
<p>Faire croire que c&#8217;est par méconnaissance de l&#8217;anglais que notre économie est malade, que nous reculons dans les classements internationaux et que notre culture s&#8217;exporte mal est un leurre, un mensonge, une absurdité criminelle.</p>
<p>*<a href="http://www.dismoidixmots.culture.fr/?cat=12" target="_blank">www.dismoidixmots.culture.fr/?cat=12</a></p>
<p>** Claude Weiss est cinéaste, auteur et réalisateur.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>François Nourissier (1927-2011) : la mort d’un pape de la littérature française</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 16:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Académie Goncourt]]></category>
		<category><![CDATA[François Nourissier]]></category>
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		<description><![CDATA[« J&#8217;ai beaucoup écrit, mais j&#8217;ai bien travaillé », clamait François Nourissier, le dernier ogre des lettres françaises qui vient de s’éteindre à l’âge de 83 ans. Un bel âge pour celui que Jean d’Ormesson n’a pas hésité à dire qu’il était « une institution à lui tout seul ». 
Grand lecteur de Montaigne, de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Nourissier200.jpg" alt="/" /><strong>« J&#8217;ai beaucoup écrit, mais j&#8217;ai bien travaillé »<em>, </em>clamait François Nourissier, le dernier ogre des lettres françaises qui vient de s’éteindre à l’âge de 83 ans. Un bel âge pour celui que Jean d’Ormesson n’a pas hésité à dire qu’il était « une institution à lui tout seul ». </strong></p>
<p>Grand lecteur de Montaigne, de Jean-Jacques Rousseau, de Benjamin Constant, de Chardonne et de Montherlant, Nourissier se complaisait dans l’auto-flagellation, critiquait ses premiers romans et s’exclamait :<em> « Je me suis voulu le romancier d&#8217;une société fermée. » </em>Cet ambitieux qui ne s’aimait pas avait débuté sa carrière littéraire en publiant Un petit bourgeois, roman qui avait fait scandale à l’époque en 1963.</p>
<p>Pierre-Henri Simon, le critique du Monde l’avait descendu en flèche sur cinq colonnes, tandis qu’Aragon s’était enthousiasmé  en saluant la naissance d’un nouvel écrivain :<em> « Il y a très longtemps qu&#8217;on n&#8217;a pas écrit ainsi</em>,  avouait-il,  <em>je veux dire avec cette jeune maîtrise de la phrase, qui fait penser qu&#8217;il en va de celle-ci comme des femmes, jamais si belles qu&#8217;en négligé». </em><br />
Et à Jérôme Garcin, en 2002, alors qu’<em>Un petit bourgeois</em> était à nouveau disponible  dans la collection<em> Les cahiers rouges,</em> François Nourissier avait déclaré à Jérôme Garcin : <em>« Le travail d&#8217;écrire est devenu ma raison de vivre. Aujourd&#8217;hui, plus que jamais. C&#8217;est le seul trapèze auquel je sois accroché et qui me maintienne en l&#8217;air. Mais il y a de plus en plus de trous dans le filet… »</em></p>
<p>Mais Nourissier, qui, appelé par celui qui allait devenir son grand complice, Jean-Claude Fasquelle, s’était réfugié dans les années cinquante chez Grasset comme on choisit une famille. N’avait-il pas écrit : <em>« Je suis né dans une mauvaise famille, où l’on ne s’aimait pas beaucoup »</em> ?</p>
<p>Il restera dans l’imaginaire des lecteurs français, un « pape des lettres », une sorte de père Joseph de l’édition ou un intrigant (surtout à la veille des manoeuvres d’automne), un découvreur, autant qu’un critique (Le Figaro magazine, le Point…), et un chevalier des lettres contemporaines, qui avait sauté à pieds joints à l’Académie Goncourt, pour en démissionner il y a quelques années, se rendant bien compte qu’il lui fallait jeter l’éponge.</p>
<p>D’ailleurs, Jean-Claude Fasquelle, en lui rendant hommage dans Le Figaro littéraire, a rappelé la parole qu’il entendit prononcer par son grand ami lors de leur dernière rencontre : <em>« On a bien rigolé ». </em><br />
Aujourd’hui qui rigole encore comme lui ?</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>TNO &#8211; Défense d&#8217;un théâtre d’art et d’essai</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 07:09:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre du Nord Ouest]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Nicole Gros,
comédienne, metteur en scène, auteur dramatique.*
Théâtre du Nord Ouest : un théâtre d’art et d’essai : douze ans de survie ou davantage ? Il apparaît nettement que ce n’est pas un vain mot !
Depuis sa création, il n’a pas été seulement programmé des classiques du répertoire  avec intégrales d’auteurs (Shakespeare, Molière mais aussi [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Nicole Gros,<br />
comédienne, metteur en scène, auteur dramatique.*</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/NicoleGros3251.jpg" alt="/" /><strong>Théâtre du Nord Ouest : un théâtre d’art et d’essai : douze ans de survie ou davantage ? Il apparaît nettement que ce n’est pas un vain mot !<br />
Depuis sa création, il n’a pas été seulement programmé des classiques du répertoire  avec intégrales d’auteurs (Shakespeare, Molière mais aussi Strindberg….Claudel …), des auteurs contemporains et aussi des auteurs vivants, comme on dit !</strong></p>
<p>En effet des premières œuvres, grâce au TNO, ont pu être mises en scène, présentées, d’autres ont trouvé éditeurs ou autres scènes pour voyager et grandir et sans attendre pour cela des décennies et des subventions fort hypothétiques !</p>
<p>Oui, étonnant et détonant ce directeur du Théâtre du Nord-Ouest- Jean-Luc Jeener, qui privilégie la création, et non la rentabilité d’un nom ou d’un succès facile, enfin qui se refuse à louer ses salles car il fait état de la nécessité de la création pour vivre !<br />
Évidemment la réalité du monde actuel le rattrape avec les dettes et plus grave encore, la délation et le dénigrement !</p>
<p>La mauvaise foi consiste à voiler les effets positifs de l’existence du Nord-Ouest à l’aide de discours, disons, trop politiquement corrects :<br />
non, nous ne sommes pas des camarades exploités comme certaines rumeurs tendent à le faire croire : nous sommes comédiens, metteurs en scène, auteurs dramatiques, costumiers, etc…<br />
Nous sommes un collectif  important et variable de personnes responsables qui choisissent librement de travailler, en dépit des restrictions de subventions et de projets, car ils ne fondent pas leur  reconnaissance artistique sur le montant du cachet !</p>
<p>Bref, cette politique culturelle a fidélisé un vrai et fidèle public, tout prêt à témoigner également.<br />
Et ce résultat mérite d’être souligné, compte tenu des faibles ressources économiques ( quasi-absence de budget de publicité  etc..)<br />
En effet le public du Théâtre du Nord-Ouest est curieux et reconnaissant de la richesse du répertoire, une richesse néanmoins accessible économiquement au plus grand nombre !</p>
<p>Que ce soient les autorités ou les institutions, les théâtres concurrents (certains se désignent ainsi …!)  tous devraient se réjouir de la vitalité d’un théâtre comme celui du Nord-Ouest, de la réalité d’un public …<br />
À  l’heure où les salles de théâtre se vident pour laisser place à du divertissement facile, est-ce en fermant des lieux qu’on défendra la culture, pour ne parler que de la culture théâtrale ?</p>
<p>Pour rejoindre le groupe sur Facebook : http://<a href="http://www.facebook.com/friends/edit/?ref=tn#!/group.php?gid=356477318381" target="_blank">www.facebook.com/friends/edit/?ref=tn#!/group.php?gid=356477318381</a></p>
<p><strong>Nicole Gros</strong></p>
<p>Après une licence de lettres et une expérience de professeur dans l’Éducation Nationale, elle se consacre au théâtre en tant que comédienne d’abord. Elle a joué en province et à Paris dans de nombreux spectacles.<br />
Ayant toujours manifesté un grand intérêt pour la mise en scène, elle a suivi plusieurs stages avec des intervenants du G.I.T.I.S de Moscou; elle a pu alors grâce au théâtre du Nord-Ouest réaliser la mise en scène de nombreuses pièces (<em>La Mouette, le Pain dur , La Nuit des Rois</em>)<em> </em>et actuellement l<em>’Affaire de la rue de Lourcine </em>dans le cadre du cycle Labiche, ainsi que la création de plusieurs de ses propres pièces : <em>La grenadine du Café d’été, Dis, quand reviendra-t-il ? …</em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Le luxe sans culture n’est que ruine de l’esprit</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 07:46:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
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		<description><![CDATA[C’est au printemps que fut inaugurée en grande pompe à Prague l’une des plus grandes expositions des bijoux Cartier.
Après Saint-Pétersbourg, Paris, Pékin New York, ces joyaux de plus d’un siècle, se promènent dans les grands lieux du monde pour éblouir des centaines de milliers de visiteurs qui approchent ce qu’il ne pourront jamais posséder : [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/perles129.jpg" alt="/" /><strong>C’est au printemps que fut inaugurée en grande pompe à Prague l’une des plus grandes expositions des bijoux Cartier.<br />
Après Saint-Pétersbourg, Paris, Pékin New York, ces joyaux de plus d’un siècle, se promènent dans les grands lieux du monde pour éblouir des centaines de milliers de visiteurs qui approchent ce qu’il ne pourront jamais posséder : fascination du luxe et éblouissement de l’esprit.</strong></p>
<p>Savent-ils ces dizaines de milliers de Tchèques, devant ces milliards étalés, en se pressant autour des présentoirs, l’oreille collée aux écouteurs pour mieux comprendre les commentaires de telles splendeurs de plus de 397 pièces allant de l’épée de Jean Cocteau, du diadème de la duchesse de Windsor qu’elle ne portera jamais, jusqu’à la parure du Maharadjah et le bracelet qu’Yves Montand n’offrira pas à Marilyne Monroe, qu’il ne font que renouveler les gestes effectués il y a mille ans par les moines des Prémontrés, venus apporter à quelques milliers de kilomètres de leur abbaye, la quintessence de leur savoir agronomique et intellectuel, au cœur de cette vieille Europe, ballottée par tous les courants de l’Est et de l’Ouest et qui le prouvera par son histoire. C’est en effet dans ce même château aux portes de Prague où se situe cette exposition, qu’ils s’installèrent pour y faire rayonner leur culture.</p>
<p>J’ai personnellement découvert Prague en 1990 au lendemain de l’effondrement du mur de Berlin, ébloui pour la première fois par ce joyau serti dans l’écrin de cette rivière la Vltava, aussi belle que celles des pierres précieuses étalées aujourd’hui à quelques mètres dans les salles du château, cette rivière qui est la seule de ce plateau à ne pas se jeter dans le Danube mais dans l’Elbe pour rejoindre la mer du Nord, symbole de la réconciliation de ce pays entre les deux « Europe ». Mais ce jour-là de 1990, malgré les 30 statues illustres qui encadrent le pont, je suis resté longtemps seul contemplant inlassablement le paysage magique du fleuve qui couronne la ville.</p>
<p>Ce week-end d’octobre 2010, bousculé par des milliers de personnes, je n’ai même pas pu contempler les statues, assailli par les badauds et les marchands de toute sorte, et les portraitistes proposant leur service. Prague avec ses six millions de touristes par an a compris la manne financière que cela représentait. Elle a nettoyé ses rues et ses façades qui à l’époque portaient encore les traces de la misère soviétique.<br />
Elle a multiplié ses capacités d’accueil et offre au monde sa leçon d’histoire toujours en avance sur son époque, comme au temps de Jean Hus, brûlé vif quarante ans avant Jeanne d’Arc, car il fut un siècle avant Luther, le précurseur de la Réforme qui allait transformer l’Europe, comme faillit le faire, vingt ans avant l’effondrement du mur de Berlin, le printemps de Prague.<br />
Multipliant les concerts plus de deux chaque soir comme au temps de Mozart qui voulait créer dans cette ville qu’il adorait son Don Giovanni.</p>
<p>En contemplant quelques instants après une messe à l’église de Notre Dame du Tyn, j’interrogeai un jeune étudiant de Postdam venu en train avec comme seul bagage un carnet de notes et de croquis lui demandant ce qu’il était venu faire et je fus éberlué par cette réponse :<em><br />
Je suis venu pour comprendre le monde. Savait-il en me faisant cette réponse que c’était la seule réponse que j’attendais, car il était à quelques mètres de l’endroit où se déclencha la guerre de Trente ans par la défenestration de Prague en 1618, guerre qui aboutit au traite de Westphalie dont l’historien japonais Fukuyama, professeur à l’université de Yale aux USA a dit qu’il avait marqué le monde pendant quatre siècles.</em></p>
<p>Seul, aux dires de cet historien, l’attentat du 11 septembre a pu mettre fin à cette influence : quatre siècles de l’histoire pour cette petite fenêtre qu’il contemplait et qui pour lui aussi avait été transformé par le courage de Gorbatchev. Savait-il, ce jeune étudiant qui lui aussi, en retrouvant ses racines avec de simples crayons et des aquarelles oubliant pour une fois la déculturation de l’ordinateur, il renouvelait les gestes de tous les étudiants du Moyen Age, de la Renaissance et du siècle des lumières pour lesquels un pèlerinage à Prague était indispensable.</p>
<p>Et le pauvre étudiant démuni, me parle aussi de l’éblouissement qu’il avait ressenti en parcourant à quelques mètres de là, la rue de Paris avec ses somptueuses vitrines des plus illustres enseignes de luxe du monde, qui se sont toutes regroupées là portant les noms prestigieux de Dior, Cartier, Vuitton, Prada, Gucci sans parler des boutiques plus accessibles qui se multiplient aux alentours aux noms moins prestigieux mais qui commencent à faire miroiter à cette jeunesse l’antichambre du luxe et qui ont pour nom Gap, Zara, H et M.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Noël oriental</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/12/24/noel-oriental/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Dec 2010 09:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[chrétiens d'Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Monseigneur Philippe Brizard]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>
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		<category><![CDATA[persécution des chrétiens]]></category>

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		<description><![CDATA[*Par Mgr Philippe BRIZARD
Directeur général émérite de l’Œuvre d’Orient
La fête de Noël n’est pas célébrée en Orient de la même manière qu’en Occident. Certes, certaines Eglises ont subi de fortes influences latines et célèbrent Noël comme nous. 
Dans la plupart des cas, les orientaux célèbrent davantage la manifestation du Sauveur au monde, c’est-à-dire les Épiphanies, [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>*</strong>Par Mgr Philippe BRIZARD<br />
Directeur général émérite de l’Œuvre d’Orient</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/mgrBrizard350.jpg" alt="/" /><strong>La fête de Noël n’est pas célébrée en Orient de la même manière qu’en Occident. Certes, certaines Eglises ont subi de fortes influences latines et célèbrent Noël comme nous. </strong></p>
<p>Dans la plupart des cas, les orientaux célèbrent davantage la manifestation du Sauveur au monde, c’est-à-dire les Épiphanies, la plus célèbre étant la visite des Mages. L’Orient chrétien est conscient de ce que la Lumière se lève à l’Orient et qu’elle éclaire le monde entier.<br />
L’Eglise est née en Orient et s’est répandue en Occident. Cette fête de Noël-Epiphanie sera célébrée par les Orientaux le 7 janvier 2011.</p>
<p>La venue au monde du Fils de Dieu selon la chair est source de joie. C’est pourquoi nous faisons toutes sortes de cadeaux. Dieu nous a donné gracieusement son Fils, nous donnons à notre tour gracieusement parce que, avec la naissance du Sauveur, a commencé une ère tout à fait nouvelle de grâce.</p>
<p>C’est avec les yeux de la foi que l’on peut percevoir la nouveauté qui est offerte. Le Sauveur est le Rédempteur. Le salut se fera par la souffrance et la mort sur la croix. C’est par ce don total de lui-même que l’Enfant de Dieu nous rachète et nous rend participants de sa résurrection.<br />
L’Orient a l’habitude, hélas, de cette vue plutôt tragique du salut.<br />
L’année dernière, à Nag Hammadi, en Haute Égypte, des Coptes étaient fauchés par de rafales de mitraillettes à la sortie de la messe de minuit.<br />
Cette année, l’Orient chrétien, avec tous les hommes de bonne volonté, pleure les 53 chrétiens de la cathédrale syrienne catholique de Bagdad, dont deux jeunes prêtres, victimes innocentes d’un attentat commis en pleine messe.</p>
<p>Alors que l’on se réjouissait de l’heureuse conclusion du Synode sur les Eglises orientales qui leur redonnait espérance, voici les chrétiens qui pleurent leurs frères qui furent abattus comme des bêtes.<br />
Faut-il qu’on soit obligé de toujours célébrer Noël avec les saints innocents ? Qu’on passe si vite de la vie à la mort ? C’est que la crèche pleine de la Présence annonce déjà le tombeau vide et la résurrection.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Renforcer la coopération franco polonaise autour de la danse</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/12/11/renforcer-la-cooperation-franco-polonaise-autour-de-la-danse/</link>
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		<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 09:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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		<category><![CDATA[centre national de la danse de La Rochelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Goreski]]></category>
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		<description><![CDATA[À l’occasion du décès du compositeur polonais Goreski,  Jean Castarède renforce la coopération franco polonaise autour de la danse. Nous lui donnons la parole.
Dans ces temps troublés où la mondialisation est souvent rendue responsable à tort de tous nos maux, il faut rendre hommage à l’intuition du chorégraphe HIP HOP Kader Attou directeur du centre [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Kader-Attou©-Julien-Chauvet.jpg" alt="/" /><strong>À l’occasion du décès du compositeur polonais Goreski,  Jean Castarède renforce la coopération franco polonaise autour de la danse. Nous lui donnons la parole.</strong></p>
<p>Dans ces temps troublés où la mondialisation est souvent rendue responsable à tort de tous nos maux, il faut rendre hommage à l’intuition du chorégraphe HIP HOP Kader Attou directeur du centre national de la danse de La Rochelle, d’avoir créé son dernier ballet autour de trois œuvres du compositeur polonais Goreski. Vendredi 12 novembre alors que l’on venait d’apprendre le décès de ce compositeur à la fois très admiré et en même temps oublié par la critique.<br />
Jean Castarède invitait avec Kader Attou, l’ambassadeur de Pologne, Son Excellence Tomasz Orlowski et son épouse à un dîner au Palais de Chaillot, après la représentation du ballet acclamé par une salle comble de jeunes. Ce jeune chorégraphe issu de l’Algérie a traversé l’Europe centrale, il y a deux ans, pour se rendre auprès de ce musicien de talent que constitue Goreski.<br />
Il l’accueillit avec émotion et lui donna carte blanche pour faire un ballet autour de sa symphonie.<br />
Au cours du dîner du 12 novembre furent élaborées les bases d’une coopération entre les deux pays, la France et la Pologne, pour que l’œuvre chorégraphique que malheureusement le compositeur décédé ne verra jamais, soit montrée au public polonais qui lui réservera le même accueil enthousiaste que celui reçu en France au Palais de Chaillot.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/symphoniaCXavier-Léoty350.jpg" alt="/" />La danse, l’Europe réunies sous les auspices de l’inspiration Hip Hop venue des fins fonds de Brooklyn, quelle belle leçon d’humanisme réconciliée par la culture, dont le véritable rôle pour demain est de favoriser la cohésion sociale et de rassembler les peuples au-delà des clivages de langues et de civilisation.</p>
<p>Face, à ces nouveaux impératifs de mondialisation, il faut procéder à un nouveau classement des œuvres artistiques, en valorisant les formes d’expression qui ne souffrent pas de barrières linguistiques comme par exemple la danse, la musique, les arts plastiques.<br />
C’est un nouveau chantier pour les deux ministres des Affaires étrangères et de la Culture et de nouveaux projets à lancer pour encore mieux asseoir, autour de l’axe culturel, le rayonnement du grand Paris qui draine plus de 50 millions de visiteurs étrangers.</p>
<p>La ville lumière ne doit plus être seulement celle du gai Paris, du luxe et des paillettes, mais aussi et surtout celle des arts comme l’ont compris les grands hommes d’État : de Richelieu à Louis XIV, de Napoléon à nos jours.</p>
<p>Il ne manque sans doute pas grand-chose à notre pays pour qu’il retrouve le temps béni des impressionnistes et des chaudes heures de Montparnasse : simplement comme cela a toujours été le cas, une volonté colbertiste pour orienter les actions, canaliser les forces et les bonnes volontés y compris par un mécénat éclairé.</p>
<p><strong><em>Photos :<br />
Kader Attou, </em>©</strong><strong><em>Julien Chauvet.<br />
Symfonia, ©Xavier Léoty</em></strong><em>.</em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Les spécificités du « Menu gastronomique des Français » reconnues par l’UNESCO</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Nov 2010 17:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Catherine Dumas, Sénateur*
C’est fait ! Le « Menu gastronomique des Français » est désormais inscrit, par l’UNESCO, au Patrimoine Mondial Immatériel de l’Humanité et cette annonce suscite un réel enthousiasme chez nombre de professionnels du secteur.
Lancée, en 2008, par le Président de la République, Nicolas SARKOZY, à l’occasion de sa visite au Salon de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Catherine Dumas, Sénateur*</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/DUMAS-PEREZ-DE-CUELLAR350.jpg" alt="/" /><strong>C’est fait ! Le « Menu gastronomique des Français » est désormais inscrit, par l’UNESCO, au <em>Patrimoine Mondial Immatériel de l’Humanité </em>et cette annonce suscite un réel enthousiasme chez nombre de professionnels du secteur.</strong></p>
<p>Lancée, en 2008, par le Président de la République, Nicolas SARKOZY, à l’occasion de sa visite au Salon de l’Agriculture, cette reconnaissance de nos spécificités culinaires est l’aboutissement d’une synergie parfaite entre réflexion intellectuelle des chercheurs et universitaires réunis autour de Jean-Robert PITTE, mobilisation politique que j’ai souhaité au-delà des clivages habituels et maitrise parfaite des subtilités diplomatiques par la représentante de la France à l’UNESCO, Catherine COLONNA.</p>
<p>Mandatée par le Sénat pour suivre ce dossier UNESCO, et présidente du Club Parlementaire de la Table Française, je me félicite du résultat de cette reconnaissance qui relève d’une importance culturelle, économique, sanitaire et sociale.</p>
<p>En effet, le « Menu gastronomique des Français » se caractérise par l’organisation d’un repas séquencé (entrées, plats, fromages, desserts), servi à table, avec une adéquation entre mets et vins d’une très grande diversité et un attachement à la présentation (arts de la table). De ce fait, le « repas gastronomique des Français » constitue un repère identitaire important et procure un sentiment de continuité et d’appartenance chez nos compatriotes.<br />
Partagé et apprécié bien au-delà de nos frontières, ce raffinement alimentaire, constitutif de notre culture et de notre identité, reste une référence contre les comportements alimentaires dits « fast-food » ou « junk-food » qui envahissent la planète.</p>
<p>Cette inscription française auprès de l’UNESCO est certes, la reconnaissance de notre spécificité ancestrale mais, surtout, le point de départ d’un sursaut national, voire international, pour promouvoir les bienfaits d’une consommation diverse et variée, l’éducation au goût, la valorisation des produits de saison, la promotion des circuits agricoles courts et la nécessaire transmission des savoir-faire culinaires…</p>
<p>Dans l’environnement extrêmement concurrentiel de la mondialisation, la France doit impérativement cultiver ses atouts et en particulier son riche patrimoine alimentaire et culinaire. C’est un enjeu stratégique pour l’avenir de notre pays, une prise de conscience qui doit s’accompagner d’une politique ambitieuse en faveur de notre patrimoine gastronomique et de sa transmission aux jeunes générations. Plusieurs projets, à court ou moyen terme, seront à même de contribuer à cette mise en valeur.</p>
<p>Avec ce classement au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité, la France fait rayonner son exception culturelle bien au-delà de ses frontières et invite, à sa table, tous ceux pour qui l’uniformisation vaut bien moins que la valorisation de nos spécificités.</p>
<p><strong>* Elue du 17e arrondissement de Paris depuis 1983, Catherine DUMAS a présidé la Commission Culture du Conseil Régional d’Ile de France en 2003 et siège au Conseil de Paris depuis 2001.<br />
En 2008, Catherine DUMAS a été chargée de suivre la candidature de la France, engagée par le Président de la République pour faire inscrire nos arts culinaires au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle a rendu un rapport parlementaire (N°440) en juillet 2008, disponible sur le site du Sénat. Catherine DUMAS a lancé et préside le <em>Club Parlementaire de la Table Française </em>qui rassemble désormais plus de 310 Députés ou Sénateurs de toutes sensibilités politiques.<br />
En février 2009, le Premier Ministre, François FILLON, a nommé Mme DUMAS parlementaire en mission sur les « Métiers d’art, d’excellence et du luxe, et les savoir-faire traditionnels ». Un rapport a été remis au Premier Ministre le 9 Octobre 2009.<br />
Elle est, depuis, Chargée de mission nationale sur ces dossiers auprès du Secrétaire général de l’UMP et préside l’Amicale parlementaire des métiers de la BJOP (Bijouterie-Joaillerie-Orfèvrerie-Pierres et Perles).</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Comment rétablir le dialogue entre les deux « France »</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 12:29:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Jean Castarède*
Vendredi 24 septembre, devant un parterre restreint et choisi des invités de la Revue des Deux Mondes, Jean-Claude Trichet, le Président de la Banque européenne qui est sur la brèche depuis plusieurs années et a fort bien géré la crise, incitait ses auditeurs à la rigueur et au respect du pacte de stabilité. [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Jean Castarède*</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/castarède3502.jpg" alt="/" /><strong>Vendredi 24 septembre, devant un parterre restreint et choisi des invités de la Revue des Deux Mondes, Jean-Claude Trichet, le Président de la Banque européenne qui est sur la brèche depuis plusieurs années et a fort bien géré la crise, incitait ses auditeurs à la rigueur et au respect du pacte de stabilité. Pour cela, il nous faut du courage.<br />
Á la même heure, les syndicats décidaient deux jours de manifestations ou de grèves les 2 et 12 octobre.</strong></p>
<p>Je viens d’organiser des rencontres avec des chômeurs ou des entrepreneurs que nous essayons d’aider grâce à un fonds que le M.B.C., autre association dynamique, vient de créer en liaison avec le réseau Entreprendre Paris.</p>
<p>Ces chômeurs ou entrepreneurs, prêts à accepter tous les sacrifices et à reprendre des activités à condition qu’on leur donne leurs chances (ce qui est le but de cette association), me disaient : Nous ne sommes pas hostiles aux réformes, mais comment justifier que nous ayons été indirectement les victimes de spéculations abusives ayant entraîné un risque potentiel à 27% du PIB mondial. (Chiffre annoncé par Jean-Claude Trichet lui-même).</p>
<p>France Inter, Radio nationale, toujours libérale, donne depuis des décennies l’antenne et la parole à Daniel Mermet à 15 heures pour son émission<em> Là-bas si j’y suis </em>qui est un torrent d’invectives contre le système capitaliste. Il est intéressant de l’écouter pour mesurer le degré d’incompréhension entre les deux France, que Jean-Pierre Raffarin a désignées d’une formule : celle d’en haut et celle d’en bas.</p>
<p>Fondateur en 1967 avec Paul Marie de La Gorce, hélas aujourd’hui disparu, du club Nouvelle Frontière, à tendance « gaullistes de gauche », nous étions à l’époque encouragés par le Général qui craignait la dérive droitière de ses amis. Je suis particulièrement sensible à l’absence de dialogue qui règne aujourd’hui entre les deux « France », celle qui souffre, injustement châtiée par les erreurs du dérèglement mondial et par les appétits cupides de certains spéculateurs, et celle de ceux qui s’efforcent, à bon escient, de justifier notre système libéral.</p>
<p>Pour les réconcilier, il faut d’abord donner l’exemple de la rigueur.<br />
Il faut être courageux en créant de véritables instruments de gouvernance mondiale et de lutte contre les spéculateurs et les paradis fiscaux. Il faut repenser le capitalisme en adaptant ses règles et ses principes. Le dernier livre de Cohen ouvre des pistes. Une grande croisade pour instaurer le dialogue entre les gens de bonne volonté est nécessaire. Il faut l’ouvrir afin que notre pays ne se laisse pas séduire par les démons de l’invective et de l’incompréhension d’autrui.</p>
<p><strong>*Président des éditions France-Empire, Jean Castarède est l&#8217;auteur des ouvrages de références dans le domaine du luxe.<br />
Chef de la rubrique &laquo;&nbsp;Tendances&raquo;&nbsp; et président d&#8217;honneur du prestigieux Comité de parrainage de CultureMag.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>De l’inutilité des régimes restrictifs et de leur danger potentiel</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Oct 2010 08:09:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Libres propos]]></category>
		<category><![CDATA[régime restrictif]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 25 octobre a été déclarée la journée des pâtes. Un aliment qui ne fait pas grossir, contrairement aux idées reçues. À cette occasion CultureMag donne la parole à un médecin nutritionniste sur une autre idée reçue : les régimes font maigrir et sont bons pour la santé. Erreur !
Par le docteur Arnaud Cocaul *
La [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 25 octobre a été déclarée la journée des pâtes. Un aliment qui ne fait pas grossir, contrairement aux idées reçues. À cette occasion CultureMag donne la parole à un médecin nutritionniste sur une autre idée reçue : les régimes font maigrir et sont bons pour la santé. Erreur !</strong></p>
<p>Par le docteur Arnaud Cocaul *</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Cocaul200.jpg" alt="/" />La société moderne est responsable de l’épidémie d’obésité, on devrait même parler des obésités.<br />
Le poids sociétal énorme exerce des pressions plus ou moins grandes selon les individus en fonction de leurs valises personnelles.<br />
Ainsi certaines personnes sont plus à même de comprendre que l’alimentation est avant tout un plaisir répondant à un besoin physiologique. On mange et on aime manger parce que cela nous fait du bien.<br />
D’autres paraîtront moins bien armés, détournant l’aliment pour s’en servir comme médicament.<br />
La nourriture perd alors sa fonction première et sa juste place : on ne mange plus juste. On utilise l’aliment comme substitutif, on mange de façon à combler un manque.</p>
<p>Les troubles du comportement alimentaire apparaissent de cette manière parce que nos valises personnelles ne sont pas bonnes.<br />
On se met à manger de façon solitaire. La tradition française est de se retrouver autour de la table, de la même manière que les banquets joyeux, festifs clôturent tous les albums d’Astérix le gaulois.</p>
<p>Le mal être psychique et corporel va être exploité par des marchands du temple qui font croire que maigrir n’est qu’une question de volonté et de restriction de telle ou telle classe de nutriments (toujours les mêmes soient les graisses (lipides) soient les sucres (glucides).<br />
On va outre notre sélection génétique salvatrice de l’espèce humaine. Nos  ancêtres ont su  résister aux famines, aux disettes, aux épidémies participant ainsi à l’élimination des plus faibles ceux qui n’avaient pas le pouvoir de stocker suffisamment d’énergie (la seule manière de le faire, c’est sous forme de graisses dans les adipocytes).</p>
<p><strong>La vogue des régimes glucido phobiques tend à interdire aux mangeurs le plaisir de consommer des pâtes.</strong></p>
<p>Rappelons que l&#8217;index glycémique ne tient compte que de l&#8217;apport glucidique mais on ne mange pas un macro nutriment mais un ensemble d&#8217;aliments où se côtoient des glucides, des protéines et des lipides. C&#8217;est la complexité alimentaire qui fait l&#8217;intérêt alimentaire. En dissociant les classes de nutriments, on sectorise et on en arrive à du terrorisme alimentaire générant des troubles majeurs du comportement alimentaire.</p>
<p>Les pâtes assurent un apport de sucres d&#8217;absorption d&#8217;autant plus lente qu&#8217;elles seront consommées à la mode italienne, c&#8217;est à dire <em>al dente</em>. Ne les bombardons pas d&#8217;huile d&#8217;olive (corps gras aussi gras que les autres huiles soit 9000  calories par litre, ni de parmesan mais privilégions les protéines associées type saumon, thon, viande maigre avec des herbes aromatiques et pourquoi pas quelques épices renforçant la richesse en anti oxydants. Tous les sportifs consomment des féculents type pâtes. On ne doit jamais oublier que le cerveau ne fonctionne pas sans apport glucidique.<br />
Les pâtes ne doivent pas être diabolisées comme dans le régime Dukan et figurer dans toute assiette d&#8217;une personne soucieuse de sa ligne.</p>
<p>Les régimes hypoglucidiques sont forcément hyperlipidiques et au final n&#8217;aboutissent pas à des pertes de poids supérieures au fil du temps comparativement à des régimes prônant la diète prudente méditerranéenne.</p>
<p>Le gras comme le sucré signe la vie. Notre cerveau pompe 50% de nos apports glucidiques alimentaires pour son propre fonctionnement. La mutation salvatrice permettant de lutter contre notre manque d’activité physique et l’opulence alimentaire n’a pas eu lieu et n’aura pas lieu avant des millénaires.</p>
<p>Des études récentes (Annal Intern Med. Parue le 07 09 2010) confortent l’idée de nocivité au long cours des régimes hypoglucidiques riches en protéines animales (principe du régime Dukan) qui augmentent le risque de mortalité cardio-vasculaire et de cancers.<br />
Au-delà de l’aspect perte de poids, tout médecin doit s’assurer de la sécurité pérenne de son patient.</p>
<p>La restriction ne sert qu’à déréguler notre poids d’équilibre et à aller toujours plus haut (en poids).</p>
<p><strong>*Le Docteur Arnaud Cocaul est médecin nutritioniste et praticien attaché à la l&#8217;hôpital de la Pitié-Salpétrière.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<item>
		<title>Non, les Français ne &#171;&#160;s&#8217;américanisent&#187;&#160; pas !</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/10/14/non-les-francais-ne-samericanisent-pas/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 07:19:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[* Bernard Boutboul
Pour les repas, les Français sont de plus en plus pressés, c’est un fait. Mais à la différence des Anglo-Saxons, ils font bien la distinction entre le temps de distribution qu’ils souhaitent rapide – et ils réclament plus que jamais une qualité de service irréprochable en la matière – et le temps de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>* Bernard Boutboul</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/BBoutboul200.jpg" alt="/" /><strong>Pour les repas, les Français sont de plus en plus pressés, c’est un fait. Mais à la différence des Anglo-Saxons, ils font bien la distinction entre le temps de distribution qu’ils souhaitent rapide – et ils réclament plus que jamais une qualité de service irréprochable en la matière – et le temps de consommation du produit qui leur a été distribué.<br />
Bien qu’ils consacrent peu de temps à leur pause-déjeuner, ils souhaitent tout de même pouvoir la « savourer » dans un univers confortable qui leur donne la sensation de prendre leur temps.</strong></p>
<p>Outre la revendication clairement exprimée : « quand je veux et où je veux ! », les Français sont de plus en plus experts de leur consommation alimentaire.</p>
<p>Les Français veulent tout et tout azimuts : manger rapidement, rester gourmet, ne pas exclure l’équilibre nutritionnel, tendre vers plus de naturalité, d’écologie et d’éthique, découvrir de nouvelles saveurs, donner du sens à leur consommation… Le tout, en recherchant constamment la praticabilité,  l’innovation, la sécurité, sans renier les traditions !</p>
<p>Ici encore, Anglo-Saxons et Français n’ont pas le même rapport à l’alimentation : les premiers en ont une vision très individualisée, fonctionnelle, pragmatique et avec une notion de santé très présente ; les second y incluent la dimension de partage et de plaisir, en plus du manger équilibré et varié. Notons tout de même que les liens entre pratiques individuelles et rôle social de l’alimentation évoluent.</p>
<p>En d’autres termes, on assiste en France à une relative individualisation des comportements alimentaires, mais à une échelle tout de même moindre qu’aux États-Unis ou qu’en Grande Bretagne. Rappelons que pour près des deux tiers des Français, un repas doit être avant tout « convivial », puis « équilibré » (51%) et « savoureux » (37%) ; bref, que les Français ne sont pas prêt d’abandonner cette vision purement holistique de leur alimentation,mais ils déstructurent !</p>
<p>Par déstructuration des repas, Gira Conseil entend une cassure dans le traditionnel schéma « entrée-plat-dessert » (typiquement français), vers plus de souplesse… Et vers moins « d’items » consommés. La structure « entrée-plat-dessert » ne pèse plus que 15% des repas consommés dans les restaurants en 2010 !</p>
<p>Les Français et les Américains adorent la vente à emporter. Les américains mangent et boivent en mouvement, les Français doivent se poser plus ou moins confortablement pour manger et même boire.<br />
Un Français s’octroie aujourd’hui en moyenne 6,2 prises alimentaires par jour, pour 1,5 item par repas. À titre de comparaison, les Américains en sont à 12,8 prises alimentaires par jour.</p>
<p>La différence est de taille : les Américains déstructurent leurs prises alimentaires, les Français déstructurent leurs repas.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>*Bernard Boutboul est Directeur général de Gira Conseil et spécialiste des comportements de consommation alimentaire.<br />
En 2009 il est sollicité par le gouvernement Français pour l’accompagner dans la préparation et l’organisation des États-généraux de la restauration suite au projet de baisse de la TVA annoncé par le Président de la République.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Capes d’arabe : une génération d’enseignants sacrifiés</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/10/08/capes-d%e2%80%99arabe-une-generation-d%e2%80%99enseignants-sacrifies/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Oct 2010 07:56:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Pierre-Louis Reymond*
Notre système éducatif compte, on le sait, parmi les rares systèmes éducatifs du monde où l’on fait autant de place à la diversité dans les disciplines enseignées. Ainsi, notre éducation nationale est la seule en Europe à proposer un enseignement de la langue arabe de l’école primaire à l’université.
Dans un contexte où faute [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par <strong>Pierre-Louis Reymond*</strong></strong></p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/PLRaymond200.jpg" alt="/" /><strong>Notre système éducatif compte, on le sait, parmi les rares systèmes éducatifs du monde où l’on fait autant de place à la diversité dans les disciplines enseignées. Ainsi, notre éducation nationale est la seule en Europe à proposer un enseignement de la langue arabe de l’école primaire à l’université.<br />
Dans un contexte où faute de connaissance du monde arabe et de sa culture, ces derniers sont souvent l’objet de nombreux stéréotypes et d’informations erronées, la spécificité de notre enseignement ouvre une fenêtre susceptible de contribuer fortement à améliorer notre compréhension et notre regard sur une région du monde qui, pour la France, constitue un partenariat économique essentiel.</strong><br />
<strong>Pourtant cet enseignement est en danger.</strong></p>
<p>Comment, aussi, pour le volet diplomatique, ne pas se souvenir de ce que le Général de Gaulle appelait, en son temps, la politique arabe de la France, point de départ de l’originalité de notre diplomatie au Moyen-Orient qui aura toujours consisté à faire entendre notre voix pour faire triompher la justice sans craindre d’encourir parfois le blâme de nos alliés traditionnels…<br />
Notre éducation nationale est la seule, en Europe, à proposer un enseignement de la langue arabe de l’école primaire à l’université disions-nous…mais pour encore combien de temps ?</p>
<p>La décision de fermer le capes d’arabe à la rentrée 2011 n’est pas sans poser un problème grave. Aujourd’hui, tout et le contraire de tout circule sur la civilisation arabo-musulmane. Aujourd’hui, s’imposent des préjugés tenaces nourris par une désinformation criante- qui bien souvent prend sa source dans le manque d’information des médias eux-mêmes, quand ceux-ci ne s’évertuent pas de manière délibérée à répercuter des faits dont on mise sur les records d’audience qu’ils enregistreront au mépris souverain de leur pertinence. On le voit en ce moment avec l’appel de ce pasteur américain à brûler des exemplaires du Coran pour commémorer le 11 septembre&#8230;</p>
<p>En garantissant une formation de haut niveau qui permet à ses enseignants d’éduquer leurs élèves à l’ouverture d’esprit et à la culture indispensables à la compréhension d’une civilisation avec laquelle nous devons désormais compter, l’éducation nationale joue un rôle primordial. Elle est un rempart contre les canaux privilégiés de diffusion d’un enseignement parallèle, dont le contenu et la formation ne sont ni soumis au recrutement par concours, ni à l’évaluation indépendante des corps d’inspection. Sait-on ainsi que les cours d’arabe dispensés en France par un secteur associatif, le plus souvent confessionnel, rassemblent plus de 60 000 élèves, alors que l’école de la république n’en compte guère plus de 7000 ?</p>
<p>Le 3 décembre 2007, le président de la République Nicolas Sarkozy, devant les chefs d’entreprise français et algériens, déclarait ceci :<br />
<em>&raquo;&nbsp; En France comme en Algérie, nous devons combattre avec une détermination sans faille toute expression de racisme, toute forme d&#8217;islamophobie, toute forme d‘antisémitisme. Quand on menace un Arabe, un Musulman ou un Juif en France, on menace la République. Le racisme, l&#8217;islamophobie, l&#8217;antisémitisme ne s‘expliquent pas, ils se combattent. (…) Il n&#8217;y a rien de plus semblable à un antisémite qu&#8217;un islamophobe. Tous deux ont le même visage, celui de la bêtise et celui de la haine.&raquo;&nbsp;</em></p>
<p>Le 9 Octobre 2008, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, le Président de la République réunissait sous son haut-patronage les 1ères assises de l’enseignement de la langue et de la culture arabes.</p>
<p>Fin 2009, la fermeture du capes d’arabe, l’un des deux principaux concours de recrutement des enseignants de la discipline, était officialisée…</p>
<p>Je vous laisse mesurer l’écart de la contradiction entre les déclarations d’intention et la réalité du terrain…<br />
<strong><br />
*Pierre-Louis Reymond<br />
Agrégé de langue et littérature arabes<br />
Membre du jury de l’agrégation d’arabe</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>La Guidomania</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/09/28/la-guidomania/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 08:51:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Michel Dovaz*
De deux choses l’une : soit les Français sont de plus en plus ignorants, soit ils sont de plus en plus avides de connaissances.
Il y a une trentaine d’années paraissait le premier « guide des vins ». Auparavant aucun.  Comment cela est il possible  alors qu’aujourd’hui ils sont légion ? 
Nous ne considérons [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Michel Dovaz*</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Dovaz300.jpg" alt="/" /><strong>De deux choses l’une : soit les Français sont de plus en plus ignorants, soit ils sont de plus en plus avides de connaissances.<br />
Il y a une trentaine d’années paraissait le premier « guide des vins ». Auparavant aucun.  Comment cela est il possible  alors qu’aujourd’hui ils sont légion ? </strong></p>
<p>Nous ne considérons que les guides annuels et généralistes, c’est à dire ceux qui ne concernent pas qu’un type de vin ou qu’une seule région de production. Remarquons que pour un éditeur ces deux conditions, &laquo;&nbsp;annuel&raquo;&nbsp; et &laquo;&nbsp;généraliste&raquo;&nbsp; sont très engageantes : une publication annuelle, avec fidélisation probable des acquéreurs est une opération rentable et une publication généraliste assure une pagination abondante, donc un prix de vente rénumérateur.</p>
<p>L’utilisateur des guides définis ci-dessus ne semble pas avoir pris conscience qu’il en existe deux types fondamentalement différents. Tous sont divisés en chapitres, chacun de ces chapitres étant consacré à une région. La similitude s’arrête là.<br />
Les uns, (plus rares) exploitent l’entrée par bouteille, les autres par producteur. Cela change tout. L’entrée par bouteille impose la publication annuelle puisque les millésimes changent chaque année, l’entrée par producteur ne se justifierait que si la propriété, les installations et le personnel agissant subissaient un bouleversement annuel, ce qui n’est évidemment pas le cas.<br />
Il serait donc logique que l’on intitulât ce type d’ouvrage « guide des producteurs de vins », comprenant comme on peut le constater un premier paragraphe, toujours répété relatif au producteur, puis des commentaires sur le dernier millésime et les vins illustrant ce millésime pour justifier une parution annuelle et si le producteur ne produit qu’un vin, on étoffera avec des vins de millésimes plus anciens ayant déjà été présentés dans les éditions précédentes…</p>
<p>Ces réflexions ne sont pas nouvelles. Ayant participé à la création du guide Hachette, donc à un guide fondé sur une entrée par bouteille, mon projet n’a pas été retenu, il était trop technique, trop répétitif, trop dépouillé, peu distrayant mais avait l’avantage d’être pur et rigoureux. Ce numéro zéro ne comprenait que trois lignes par vin : l’œil, le nez, la bouche.<br />
Aujourd’hui il faudrait ajouter une quatrième ligne traitant de l’accord vin-met, ce qui n’était pas une préoccupation il y a plus de 25 ans. Hachette a préféré une formule plus « littéraire », a ajouté un chapeau décrivant le producteur et tombe ainsi dans le piège de la répétition annuelle. Le succès de ce guide tend à prouver que le principe retenu plaît.</p>
<p>Le meilleur exemple de guide exploitant l’entrée par bouteille est le « Gerbelle &amp; Maurange » : les meilleurs vins à petits prix, exclusivement consacré à des bouteilles disponibles au moment de sa parution. Autre avantage de ce guide, il ne participe pas à la ridicule course « à celui qui proposera le plus grand nombre de vins ».<br />
10.000  vins retenus dans le guide Hachette, 7.500 dans le guide RVF et près de 7.000 dans le Bettane-Desseauve. Il faut remarquer que plus le chiffre est élevé, plus la sélection est faible.<br />
Chut, n’en parlons pas, le lecteur n’y a rien vu !</p>
<p><strong>* Michel Dovaz est professeur de l’Académie du vin de Paris et auteur de plusieurs ouvrages d’œnologie, notamment <em>Les Grands Vins de France </em>(Ed. Julliard) et une <em>Encyclopédie des crus classés du Bordelais</em> (Ed. Julliard) qui fait autorité ou encore </strong><strong><em>Millésimes</em>, (Ed. Assouline)</strong><strong>.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Célébrer le patrimoine : oui, mais quel avenir ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/09/17/celebrer-le-patrimoine-oui-mais-quel-avenir/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Sep 2010 06:40:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Charles-Gaffiot</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[journées du patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de la Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans quelques jours, une nouvelle fois, le Ministère de la Culture et les médias annonceront des chiffres record de participation aux fêtes du Patrimoine, cuvée 2010.
Le Gouvernement, les médias tiendront-ils compte de la signification d’une telle affluence et accepteront-ils d’en tirer enfin les conséquences élémentaires ?
Car, en effet, le succès de cette initiative ne se dément [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/JC-Gaffiot80.jpg" alt="/" /><strong>Dans quelques jours, une nouvelle fois, le Ministère de la Culture et les médias annonceront des chiffres record de participation aux fêtes du Patrimoine, cuvée 2010.<br />
Le Gouvernement, les médias tiendront-ils compte de la signification d’une telle affluence et accepteront-ils d’en tirer enfin les conséquences élémentaires ?</strong></p>
<p>Car, en effet, le succès de cette initiative ne se dément pas au fil des années, bien au contraire. Les Français seraient-ils, à ce point, fiers de leur patrimoine, fiers de leurs églises, fiers de leurs châteaux ? Car ce sont bien ceux-là les monuments vers lesquels ils se ruent le plus, durant ces deux jours de septembre.<br />
En franchissant le seuil de quelques-uns l’un d’entre eux, célèbres ou méconnus des visiteurs, ces mêmes Français seraient-ils avides d’un contact « charnel » avec leur histoire, avec leurs racines ?</p>
<p>Et ces touristes d’horizons si divers seraient-ils  également admiratifs de la France d’autrefois, de ses paysages millénaires sculptés par la peine des hommes, de sa culture qui culmine avec le rayonnement du Grand Siècle ou celui du temps des cathédrales ?</p>
<p>On nous explique depuis si longtemps que tout cela n’est pas possible, que la geste de nos aïeux est méprisable, couvrant une quantité de crimes abominables, accomplis par des chefs aussi sanguinaires que libidineux.</p>
<p>On nous explique depuis si longtemps que toutes ces traditions, ces vieilles croyances ne sont que balivernes, mensonges, égarements de l’esprit.</p>
<p>On nous rabâche à présent que l’histoire ne sert à rien, que l’apprentissage du grec et du latin sont nocifs à l’avenir de nos enfants et encombrent leurs jeunes cerveaux de connaissances inutiles.</p>
<p>Mais que vont-ils donc faire dans cette galère ces millions de visiteurs ?</p>
<p>Notez que dans peu, le flot pourrait se tarir.</p>
<p>Au rythme actuel, dans moins d’une génération, hellénistes et latinistes seront si peu nombreux qu’il ne se trouvera plus personne pour accéder à la culture antique ou à celle de la Renaissance. Erasme comme Cicéron ne seront plus intelligibles, sinon à une toute petite caste d’originaux qui se seront bien gardés d’écouter les sirènes d’aujourd’hui.</p>
<p>Quant aux édifices qui sera là pour les entretenir ? L’État impécunieux y aura renoncé, quant aux propriétaires privés, ils seraient bien fous de continuer à s’échiner comme ils le font.</p>
<p>Pour ma part, je veux rester optimiste malgré le vacarme du matraquage médiatique, les sonorités de la crétinisation des masses, ou l’ampleur de l’appauvrissement des programmes scolaires. Car chaque année, la fête du patrimoine, démonstration de masse, devient une célébration du bon sens, celui du commun des mortels, qui pousse cinq millions, et dans quelques années pourquoi pas dix, d’entre nous à s’extasier devant la flèche d’une cathédrale, un jardin à la française, les pierres appareillées d’un vieux manoir, la lumière mystérieuse de Georges de La Tour ou les sculptures en rond de bosse de Germain Pilon.</p>
<p>Oh, il y aura toujours des imbéciles, des récalcitrants, parfois même des vandales qui ne chercheront jamais à intégrer les valeurs de la civilisation. La barbarie, l’idéologie vont continuer à faire des ravages, et, dès la semaine prochaine, les consciences vont se rendormir pour un an à nouveau.</p>
<p>Mais puisqu’il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, il se pourrait bien que dans leur excès d’autisme les faiseurs d’opinion deviennent un jour muets et laisse enfin respirer les admirateurs du génie français.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Tour Sans Faim&#187;&#160;et haut-le-cœur</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/08/17/tour-sans-faimet-haut-le-coeur/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 06:05:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[* Par Christine Sourgins
À la Cité de l&#8217;architecture à Paris, tout au bout de la galerie des moulages, dans la salle Viollet-le-Duc, du 1er au 4 juillet devait trôner un gâteau de 10 mètres de haut sur 1,5 m de diamètre. Une idée de l&#8217;architecte Jean Bocabeille et du cuisiner Gilles Stassart, chef du restaurant [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>* Par Christine Sourgins</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Sourgins350.jpg" alt="/" /><strong>À la Cité de l&#8217;architecture à Paris, tout au bout de la galerie des moulages, dans la salle Viollet-le-Duc, du 1er au 4 juillet devait trôner un gâteau de 10 mètres de haut sur 1,5 m de diamètre. Une idée de l&#8217;architecte Jean Bocabeille et du cuisiner Gilles Stassart, chef du restaurant perché sur le toit du Palais de Tokyo.<br />
Cette construction gastronomique, baptisée &laquo;&nbsp;Tour Sans Faim&raquo;&nbsp;, se voulait un hommage déjà discutable au projet abandonné de Jean Nouvel « La Tour sans fin » : « sans faim » car avec ses 800 pâtisseries, 600 kilos de farine, 272 œufs et autres ingrédients étaient incomestibles selon les normes européennes…<br />
SDF et quart monde s’abstenir. Bobos bien venus par contre.</strong></p>
<p>Le projet a mobilisé pâtissiers, architectes, ingénieurs, spécialistes de la perspective et graphistes, dans le cadre de «Imaginez maintenant», manifestation organisée dans neuf villes de France par le Conseil pour la création artistique présidé par Marin Karmitz. Il s&#8217;agit d&#8217;offrir un espace d&#8217;expression à de jeunes artistes de moins de trente ans dans des lieux de patrimoine.</p>
<p>Cette pâtisserie devenue une architecture a suscité la colère d&#8217;un ensemble d&#8217;architectes, qui ont mis en ligne une pétition, et qui se souviennent qu’il y a en France un léger problème de logement, sans compter les soucis climatiques et énergétiques. L’été est la période où les SDF et les ventres creux meurent le plus…</p>
<p>Le Tour de force a viré au fiasco. Le 2 juillet par 30 degrés le plus haut gâteau du monde a dû être démonté d’urgence : la &laquo;&nbsp;Tour sans faim&raquo;&nbsp; prenait des allures de Tour de Pise et menaçait d’écroulement.</p>
<p>Les organisateurs restent satisfais : ils figureront « au panthéon des cultures populaires » <em>sic</em>, le <em>Guinness Book of Records</em>. Un huissier du célèbre guide ayant enregistré à temps la performance prochainement homologuée.</p>
<p>L’honneur de l’art officiel est sauf !</p>
<p><strong>* Historienne de l’art, Christine Sourgins connaît bien les musées pour y avoir travaillé, les artistes et le grand public par son engagement dans les<br />
structures associatives.<br />
Son parcours lui a procuré un poste d’observation de la vie artistique en France, ainsi qu’une indépendance de pensée et d’expression.<br />
Elle a publié de nombreux articles et un ouvrage de référence :</strong></p>
<p><strong> </strong> <strong><em>« Les mirages de l’Art contemporain» </em>, La Table Ronde, (2005), actuellement 4ème édition.</strong></p>
<p><strong>Anime un blog : <a href="http://sourgins.over-blog.com/" target="_blank">http://sourgins.over-blog.com/</a></strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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