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	<title>CultureMag, La culture en liberté # Magazine d&#039;actualités culturelles # Art de vivre, culture, voyage, gastronomie : cultivez vos sens ! &#187; jean castarède</title>
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		<title>La mode résiste à la crise</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 07:52:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« France,  mère des Arts, des Armes et des Lois », écrivait le poète du Bellay au XVIe siècle. Aujourd’hui, on dirait : « France, mère du Luxe, de la Mode et des Plats ». Trois domaines où nous excellons avec, en prime, un classement au patrimoine historique de l’humanité pour notre gastronomie. 
Ce triomphe [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/JCCG350.jpg" alt="/" /><strong>« France,  mère des Arts, des Armes et des Lois », écrivait le poète du Bellay au XVIe siècle. Aujourd’hui, on dirait : « France, mère du Luxe, de la Mode et des Plats ». Trois domaines où nous excellons avec, en prime, un classement au patrimoine historique de l’humanité pour notre gastronomie. </strong></p>
<p>Ce triomphe dans la mode, nous le devons peut-être à Louis XIV qui sut imposer nos goûts à l’Europe, puis aussi au XIXe siècle bourgeois des crinolines du gai Paris et des grands magasins, enfin aux deux grands couturiers que furent Poiret et Doucet, précédés par Worth.<br />
Ils lancèrent le concept des changements de style et de l’association du parfum. « La mode, c’est ce qui se démode » disait paradoxalement Jean Cocteau.<br />
Quant à Coco Chanel qui a révolutionné la mode et fut inégalée, même si elle fut suivie par de très grands noms comme Jeanne Lanvin ou Nina Ricci, étant elle aussi une amie de Jean Cocteau, elle avait affiné la phrase en disant que « La mode se démode, le style jamais ».</p>
<p>C’est la libération de 44-45 qui impose définitivement Paris comme la capitale de la mode avec trois grands noms : Christian Dior, Yves Saint Laurent et bien sûr Pierre Cardin, le seul survivant du « trio de génies », accompagnés de grands noms comme Féraud, Balmain, Balenciaga, Givenchy, Karl Lagerfeld, Thierry Mugler, Jean-Paul Gaultier.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/christopheGRobe350250.jpg" alt="/" width="213" height="304" />Il n’est de mode qu’à Paris, même si chaque année les lancements de la haute couture s’étalent dans les nouvelles « Fashion Week » à Milan ou à New York, avec des prolongements emblématiques dans des lieux prestigieux comme Monaco ou Miami, apportant aux grandes marques, dont elle est la vitrine, le renouvellement de l’inspiration du moment.</p>
<p>En cette période de crise, on ne pouvait s’attendre qu’à une explosion flamboyante. Nous n’avons pas été déçus, au point que les commentateurs et sociologues n’ont pas hésité à parler des sept transgressions sexuelles avec leur inspiration fondée sur la « bourgeoisie décadente », les « Lolita délurés », les « calls girls », les « fétichistes », les « androgynes », les adeptes du « bondage » et du « SM ».</p>
<p>Car la mode nous fait rêver et nous aide à oublier notre quotidien, c’est-à-dire à retrouver nos rêves et nos fantasmes.</p>
<p><em>Photos : Christophe Guillarmé et Jean Castarède<br />
Créations de Christophe Guillarmé.</em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Impressions d’Automne 2011</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/10/05/impressions-d%e2%80%99automne-2011/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 12:10:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par  Jean Castarède,
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais à chaque retour de vacances je garde des impressions contrastées. D’ailleurs il faudrait écrire un livre sur « Comment réussir ses vacances », car souvent les gens reviennent dépités…
On a gardé le souvenir de l’été de la canicule, de l’été de la mort [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Par  Jean Castarède,</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/castarède3502.jpg" alt="/" /><strong>Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais à chaque retour de vacances je garde des impressions contrastées. D’ailleurs il faudrait écrire un livre sur « Comment réussir ses vacances », car souvent les gens reviennent dépités…</strong></p>
<p>On a gardé le souvenir de l’été de la canicule, de l’été de la mort de Nadine Trintignant.</p>
<p>L’an dernier, c’était Mme Bettencourt qui défrayait la chronique, ce qui a valu le départ du Ministre du budget.<br />
<strong><br />
Cette année c’est DSK qui a fait la une de tous les journaux.</strong> Finalement nous revenons au travail, un peu soulagé de ne plus attendre chaque jour la dernière chronique le concernant.</p>
<p>Tout a éclaté pendant le Festival de Cannes :</p>
<p>Même après quarante festivals, auxquels j’ai assisté, on peut encore avoir des surprises à Cannes. Tel fut mon cas pour cette 64° édition. Je croyais avoir tout vu, tout vécu. C’était une illusion, car nous n’avions pas encore connu le coup de tonnerre du troisième jour : Kahn éclipsant Cannes.<br />
« Strauss Kahn m’a tuer », se serait écrié De Niro en apprenant la nouvelle.</p>
<p>À partir de ces bruits éclatait le dimanche au réveil, cette bombe, nous permettant d’assister en direct au meilleur scénario du siècle qui gagnera sûrement un jour la palme, mais avec le recul et la décision prise le 23 août, lorsque l’on pense aux tonnes de papiers et d’encre que cette affaire a suscitée dans le monde pendant trois mois pour finalement aboutir à un non-lieu et à une requalification « en rapport précipité », on mesure la sagesse de ce grand écrivain qu’était Shakespeare avec sa pièce <em>« Beaucoup de bruit pour rien »</em>.</p>
<p>La nature nous donne l’exemple des équilibres, nous avons eu un été froid et, quelquefois pourri. Nous avons un automne enchanteur : c’est l’image de la vie… Les excès sont toujours compensés.</p>
<p>Voilà pourquoi avec le soleil renaissant, les risques sont de plus en plus menaçants.<br />
Après la dégradation de la note américaine au début du mois d’août suivie de l’effondrement de la bourse nous avons cette épée de Damoclès suspendue sur nos têtes avec un risque de dégradation de la dette française. Nous l’avions écrit il y a deux ans : la crise est finie mais le pire est devant nous.</p>
<p>Aux cours des élections présidentielles, cette dégradation française ferait désordre, à moins que les agences de notation attendent justement le verdict des urnes.</p>
<p>On sait que chaque augmentation d’un point du taux d’intérêt ferait perdre à la France automatiquement 20 milliard d’euros. Alors à quoi bon faire des économies ou faire des plans d’austérité ?</p>
<p>Heureusement, les sociologues le savent bien, <strong>quand il y a des menaces, les couleurs s’avivent, de même que, pendant les guerres, les jupes se raccourcissent.</strong></p>
<p><strong>Les premiers défilés nous donnent le ton, notamment ceux de Milan,</strong> en attendant la <em>Fashion Week</em> Française. Ils nous dévoilent les tendances diverses et variées en nous offrant un voyage à travers les époques, allant de la mode féminine des années 1950 au dressing rétro des années 1970. Pour Dolce and Gabbana qui met en avant, pour son dernier défilé, une collection Printemps-Eté 2011/2012, riche en couleurs et en légumes du soleil, pour le jour, et de jais brodé ainsi que de cristaux, pour le soir.</p>
<p>Donatella Versace opte plutôt pour des couleurs pastel et scintillantes ultra féminines ainsi que pour de la soie plissée, inspirée de la Rome antique, qui pourrait séduire les stars du tapis rouge.</p>
<p>Finalement il ne faut pas trop paniquer. De 1920 à 1940 la France a connu un taux d’expansion nul, à cause notamment de la crise de 29 qui a duré plus de 10 ans. Pour celle qui nous concerne, nous n’en sommes qu’au début.</p>
<p>Mais il y a quand même encore quelques raisons d’espérer, la démographie mondiale, l’accroissement des échanges internationaux, la croissance des pays émergents.</p>
<p>Une seule chose est certaine, nous ne reviendrons pas en arrière ; d’une part, sortir de l’euro serait une catastrophe quasiment impossible qui remettrait en cause nos efforts de 30 ans ; d’autre part, ne pas tenir compte de la mondialisation à laquelle nous ne pouvons pas échapper est également illusoire.</p>
<p>Alors attendons sagement quelques signes positifs : l’approbation par les parlements du plan européen du 21 juillet (le dernier à voter étant le parlement tchèque le 15 octobre), la mise en place des Eurobounds ou des « Eurobunds », distinction subtile mais intelligente de l’économiste Michel Didier, la surveillance accrue des spéculateurs et l’abolition définitive des ventes à découvert.</p>
<p>Mais ce sera pour notre prochaine chronique.</p>
<p>En attendant si l’on veut se changer les idées d’une manière intelligente, allons écouter Fabrice Luchini, réciter « La Fontaine » au théâtre de l’Atelier.</p>
<p>Lui seul avait raison : <em>« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ».</em> (Le lion et le rat)</p>
<p>Il y a aussi l’exposition sur le célèbre peintre norvégien, Edvard Munch, au Centre Pompidou, une manière de fêter le centième anniversaire de la naissance de Pompidou.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Le retour des fondamentaux</title>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2011 07:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À un moment où la rive sud de la Méditerranée s’embrase, où un dictateur qui a commandité plusieurs attentats criminels en appelle à l’Occident pour soi-disant le protéger d’Al-Qaïda, où le monde sans gouvernance ni &#171;&#160;leadership&#187;&#160; vacille, où la France, suivant l’expression bien trouvée de Claude Imbert,  se trouve dans le « pot au noir [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/castarède350.jpg" alt="/" /><strong>À un moment où la rive sud de la Méditerranée s’embrase, où un dictateur qui a commandité plusieurs attentats criminels en appelle à l’Occident pour soi-disant le protéger d’Al-Qaïda, où le monde sans gouvernance ni &laquo;&nbsp;leadership&raquo;&nbsp; vacille, où la France, suivant l’expression bien trouvée de Claude Imbert,  se trouve dans le « pot au noir », c’est-à-dire va droit dans le poteau tout court, au gré des sondages qui ne la guident plus car l’aiguille est déboussolée, il reste quelques signes de réconforts.</strong></p>
<p><strong> </strong>Parmi ceux-là, figurent les décisions de la semaine dernière du jury des Césars, puis des Oscars qui ont consacré deux chefs d’œuvre allant à l’encontre de toutes ces dérives : pour les Césars « »Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois, pour les Oscars « Le discours d’un roi » de Tom Hooper, ces deux films étant déjà largement plébiscités par le public, montrant ainsi que le succès n’est pas antinomique de la qualité des œuvres.</p>
<p>On a beaucoup parlé de l’étonnement provoqué par l’engouement des spectateurs pour deux sujets austères. Dans le premier, film français, il s’agit du sacrifice allant jusqu’à l’acceptation de mourir en martyr d’une congrégation de religieux et de prêtres qui refusent de fuir l’Algérie et deviennent victimes innocentes, massacrées par des extrémistes.<br />
Il n’y a pas d’actions, ni d’effets, ni d’images sensationnelles ou bouleversantes : seuls, les dialogues profonds, sincères, authentiques de ces religieux qui, tout au long de ces deux heures, se posent une seule et même question, entrecoupés d’offices religieux et de prières chantées : faut-il ou non quitter leur monastère, où ils ne servent pratiquement plus à grand-chose, sinon à soigner quelques malades, mais où ils portent témoignage de leur foi ?</p>
<p>J’ai déjà écrit sur le miracle de ces regards fascinés des spectateurs de la grande salle du Palais des Congrès de Cannes, pourtant en général sceptiques et blasés, lors de la projection au moment du festival 2010.</p>
<p>La consécration des trois prix aux Césars est une juste récompense qui doit en interpeller plusieurs.</p>
<p>Quant aux quatre nominations du film anglais de Tom Hooper, <em>Le Discours d&#8217;un Roi, </em>il nous pose encore plus de questions.<br />
Il s’agit de l’histoire d’un roi, qui a failli ne pas l’être, en l’occurrence George VI, le père de l’actuelle reine d’Angleterre, Elisabeth II, et qui sût, par son exemple et ses discours, galvaniser pendant toute la guerre de 39-45 son pays en lui donnant  courage et réconfort. Cette histoire est bouleversante dans la mesure où ce roi, étant atteint d’un trouble, le bégaiement, qui le disqualifiait pour ce poste à un moment où intervenait, pour la première fois dans la pratique gouvernementale, l’utilisation de la radio et du micro, va réussir à surmonter son handicap et à tenir son rang.  Grâce à un professeur de diction peu conventionnel et original, le roi tisse avec lui des liens de confiance et de complicité qui l’amènent à retrouver l’exercice normal et fluide de la parole.</p>
<p>Outre les qualités shakespeariennes de la mise en scène et du dialogue mêlant à chaque instant le rire et les larmes, ce film est une analyse profonde de la psychologie des êtres qui n’ont pas été assez aimés ou compris dans leur enfance. Dès lors, il nous incite, comme dans le cas du film de Xavier Beauvois, à beaucoup d’écoute, d’humilité et de compréhension des autres.</p>
<p>N’est-ce pas en définitive la leçon de ces deux films qui, non seulement,  préconisent un retour à la morale et aux fondamentaux de l’existence, mais ouvrent aussi à une interrogation sur les vraies valeurs qui doivent nous guider dans ce monde superficiel ?<br />
Ils signent le triomphe du sens du devoir pour lequel on doit se perfectionner, du respect et de la compréhension de l’autre.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Edition du Point du 3 mars 2011, n° 2007.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Le luxe sans culture n’est que ruine de l’esprit</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 07:46:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est au printemps que fut inaugurée en grande pompe à Prague l’une des plus grandes expositions des bijoux Cartier.
Après Saint-Pétersbourg, Paris, Pékin New York, ces joyaux de plus d’un siècle, se promènent dans les grands lieux du monde pour éblouir des centaines de milliers de visiteurs qui approchent ce qu’il ne pourront jamais posséder : [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/perles129.jpg" alt="/" /><strong>C’est au printemps que fut inaugurée en grande pompe à Prague l’une des plus grandes expositions des bijoux Cartier.<br />
Après Saint-Pétersbourg, Paris, Pékin New York, ces joyaux de plus d’un siècle, se promènent dans les grands lieux du monde pour éblouir des centaines de milliers de visiteurs qui approchent ce qu’il ne pourront jamais posséder : fascination du luxe et éblouissement de l’esprit.</strong></p>
<p>Savent-ils ces dizaines de milliers de Tchèques, devant ces milliards étalés, en se pressant autour des présentoirs, l’oreille collée aux écouteurs pour mieux comprendre les commentaires de telles splendeurs de plus de 397 pièces allant de l’épée de Jean Cocteau, du diadème de la duchesse de Windsor qu’elle ne portera jamais, jusqu’à la parure du Maharadjah et le bracelet qu’Yves Montand n’offrira pas à Marilyne Monroe, qu’il ne font que renouveler les gestes effectués il y a mille ans par les moines des Prémontrés, venus apporter à quelques milliers de kilomètres de leur abbaye, la quintessence de leur savoir agronomique et intellectuel, au cœur de cette vieille Europe, ballottée par tous les courants de l’Est et de l’Ouest et qui le prouvera par son histoire. C’est en effet dans ce même château aux portes de Prague où se situe cette exposition, qu’ils s’installèrent pour y faire rayonner leur culture.</p>
<p>J’ai personnellement découvert Prague en 1990 au lendemain de l’effondrement du mur de Berlin, ébloui pour la première fois par ce joyau serti dans l’écrin de cette rivière la Vltava, aussi belle que celles des pierres précieuses étalées aujourd’hui à quelques mètres dans les salles du château, cette rivière qui est la seule de ce plateau à ne pas se jeter dans le Danube mais dans l’Elbe pour rejoindre la mer du Nord, symbole de la réconciliation de ce pays entre les deux « Europe ». Mais ce jour-là de 1990, malgré les 30 statues illustres qui encadrent le pont, je suis resté longtemps seul contemplant inlassablement le paysage magique du fleuve qui couronne la ville.</p>
<p>Ce week-end d’octobre 2010, bousculé par des milliers de personnes, je n’ai même pas pu contempler les statues, assailli par les badauds et les marchands de toute sorte, et les portraitistes proposant leur service. Prague avec ses six millions de touristes par an a compris la manne financière que cela représentait. Elle a nettoyé ses rues et ses façades qui à l’époque portaient encore les traces de la misère soviétique.<br />
Elle a multiplié ses capacités d’accueil et offre au monde sa leçon d’histoire toujours en avance sur son époque, comme au temps de Jean Hus, brûlé vif quarante ans avant Jeanne d’Arc, car il fut un siècle avant Luther, le précurseur de la Réforme qui allait transformer l’Europe, comme faillit le faire, vingt ans avant l’effondrement du mur de Berlin, le printemps de Prague.<br />
Multipliant les concerts plus de deux chaque soir comme au temps de Mozart qui voulait créer dans cette ville qu’il adorait son Don Giovanni.</p>
<p>En contemplant quelques instants après une messe à l’église de Notre Dame du Tyn, j’interrogeai un jeune étudiant de Postdam venu en train avec comme seul bagage un carnet de notes et de croquis lui demandant ce qu’il était venu faire et je fus éberlué par cette réponse :<em><br />
Je suis venu pour comprendre le monde. Savait-il en me faisant cette réponse que c’était la seule réponse que j’attendais, car il était à quelques mètres de l’endroit où se déclencha la guerre de Trente ans par la défenestration de Prague en 1618, guerre qui aboutit au traite de Westphalie dont l’historien japonais Fukuyama, professeur à l’université de Yale aux USA a dit qu’il avait marqué le monde pendant quatre siècles.</em></p>
<p>Seul, aux dires de cet historien, l’attentat du 11 septembre a pu mettre fin à cette influence : quatre siècles de l’histoire pour cette petite fenêtre qu’il contemplait et qui pour lui aussi avait été transformé par le courage de Gorbatchev. Savait-il, ce jeune étudiant qui lui aussi, en retrouvant ses racines avec de simples crayons et des aquarelles oubliant pour une fois la déculturation de l’ordinateur, il renouvelait les gestes de tous les étudiants du Moyen Age, de la Renaissance et du siècle des lumières pour lesquels un pèlerinage à Prague était indispensable.</p>
<p>Et le pauvre étudiant démuni, me parle aussi de l’éblouissement qu’il avait ressenti en parcourant à quelques mètres de là, la rue de Paris avec ses somptueuses vitrines des plus illustres enseignes de luxe du monde, qui se sont toutes regroupées là portant les noms prestigieux de Dior, Cartier, Vuitton, Prada, Gucci sans parler des boutiques plus accessibles qui se multiplient aux alentours aux noms moins prestigieux mais qui commencent à faire miroiter à cette jeunesse l’antichambre du luxe et qui ont pour nom Gap, Zara, H et M.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>La Chine est « bel et bien » éveillée</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 09:45:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avec 85 millions de visiteurs, l’exposition universelle de Shanghai qui a fermé ses portes, vient de battre le record des entrées de ce type de manifestation. Elle devance aussi celle d’Osaka.
Ainsi, après une organisation impeccable des jeux olympiques, la Chine vient de démontrer qu’outre sa croissance insolente de près de 10% malgré la crise, elle [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/ChineJC350.jpg" alt="/" /><strong>Avec 85 millions de visiteurs, l’exposition universelle de Shanghai qui a fermé ses portes, vient de battre le record des entrées de ce type de manifestation. Elle devance aussi celle d’Osaka.<br />
Ainsi, après une organisation impeccable des jeux olympiques, la Chine vient de démontrer qu’outre sa croissance insolente de près de 10% malgré la crise, elle était maintenant entrée dans la cour des très grandes puissances économiques confirmant la prophétie de Napoléon, justement </strong><strong>exhumée par </strong><strong>Alain Peyrefitte dans les années 70.</strong></p>
<p><strong></strong>Outre ses performances, la Chine offre au monde l’image d’un pays discipliné, où les avions décollent à l’heure, où les villes sont propres et les appareils fonctionnent bien, où l’on trouve tout dans des centres commerciaux modèles y compris les derniers produits technologiques et toutes les marques.</p>
<p>Des villes comme Pékin ou Shanghai, avec des lieux branchés où la jeunesse dorée danse toutes les nuits jusqu’à 4 heures du matin sur les terrasse en plein air du Bund devant la baie et les gratte-ciels illuminés de cent vingt étages.<br />
Leurs avenues (Bund, Nanking Road, Tin Yu Huting) n’ont rien à envier au faubourg Saint Honoré ou à la Cinquième Avenue, en matière de luxe et toutes les grandes marques sont présentes. Celles-ci, suivent les préconisations de la dernière étude de McKinsey destinées à trouver les moyens pour atteindre le client chinois et lui parler le langage accessible face à des croissances de certains produits comme les parfums qui atteignent 25% par an.</p>
<p>Pour certaines marques, comme Vuitton ou Cartier par exemple, la Chine est devenue le premier client du monde devant le Japon qui avait autrefois ce privilège. Mais les Chinois ne vont pas se contenter d’être des importateurs.<br />
En matière d’habillement par exemple, ils sont en train de copier des savoir faire anglais, italien ou français, avec des matériaux d’exception et des noms qu’ils créent de toute pièce.<br />
Ainsi de clients, il sont en train de passer au stade de fournisseurs comme nous l’annoncions déjà il y a quatre ans dans la 4° édition de notre Que sais-je sur <em>Le luxe</em> et dans notre <em>Histoire Luxe et civilisations</em>* , sur le point d’être traduite en Chine.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/ChineBarque350.jpg" alt="/" />Pour revenir à l’exposition de Shanghai, la seule note négative aura peut être été qu’elle fut victime de son succès : un million de visiteurs les derniers jours, trois heures d’attente devant chaque pavillon, ne permettaient pas de profiter pleinement et en toute sérénité de l’événement. Quant à la qualité des stands, certains laissaient le visiteur sur sa faim.<br />
Certes, un tel exercice est particulièrement difficile et nous ne sommes peut être pas forcément les meilleurs juges. Si par exemple les intentions de la Chine autour des trois thèmes : empreintes, dialogue, vision, d’inspirations très Confucianistes étaient louables et intéressantes, leurs réalisations à partir d’un film en trois dimensions et d’un voyage en petit train dans un labyrinthe fantasmagorique pouvaient laisser une certaine déception.</p>
<p>Quant au pavillon français, grâce à son mur de verdure, il a tenté une nouvelle fois de concilier la tradition culturelle et l’avenir technologique, qui sont les deux fers de lance de notre développement. Il faut le reconnaître l’exercice est difficile et on peut peut-être se demander si pour l’avenir un peu plus d’ouverture avec les marques ou des ateliers de créativité ne serait pas nécessaire.<br />
Mettre mieux en valeur l’image de la France, n’est pas une discipline que l’on apprend dans les universités ou les grandes écoles. Et pourtant, c’est à partir de celle-là que nous attirerons nos futurs touristes et irons à la conquête de nouveaux marchés.</p>
<p>Le « marketing » de la France reste à inventer et peut être faudrait-il dès maintenant demander à un groupe de travail de s’y atteler pour la prochaine exposition de Milan, car, aussi doué soit-il, le commissaire aux expositions ne peut ni tout faire ni tout inventer, surtout en l’absence de certains acteurs qui se sont désistés.</p>
<p><strong>* <em>Que Sais-je – Le Luxe</em>, Jean Castarède, édition Presse Universitaire de France, aujourd’hui 6° édition 2010.<br />
*<em>Luxe et Civilisations</em>, Jean Castarède, Editions Eyrolles, 2008.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Comment rétablir le dialogue entre les deux « France »</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 12:29:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Jean Castarède*
Vendredi 24 septembre, devant un parterre restreint et choisi des invités de la Revue des Deux Mondes, Jean-Claude Trichet, le Président de la Banque européenne qui est sur la brèche depuis plusieurs années et a fort bien géré la crise, incitait ses auditeurs à la rigueur et au respect du pacte de stabilité. [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Jean Castarède*</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/castarède3502.jpg" alt="/" /><strong>Vendredi 24 septembre, devant un parterre restreint et choisi des invités de la Revue des Deux Mondes, Jean-Claude Trichet, le Président de la Banque européenne qui est sur la brèche depuis plusieurs années et a fort bien géré la crise, incitait ses auditeurs à la rigueur et au respect du pacte de stabilité. Pour cela, il nous faut du courage.<br />
Á la même heure, les syndicats décidaient deux jours de manifestations ou de grèves les 2 et 12 octobre.</strong></p>
<p>Je viens d’organiser des rencontres avec des chômeurs ou des entrepreneurs que nous essayons d’aider grâce à un fonds que le M.B.C., autre association dynamique, vient de créer en liaison avec le réseau Entreprendre Paris.</p>
<p>Ces chômeurs ou entrepreneurs, prêts à accepter tous les sacrifices et à reprendre des activités à condition qu’on leur donne leurs chances (ce qui est le but de cette association), me disaient : Nous ne sommes pas hostiles aux réformes, mais comment justifier que nous ayons été indirectement les victimes de spéculations abusives ayant entraîné un risque potentiel à 27% du PIB mondial. (Chiffre annoncé par Jean-Claude Trichet lui-même).</p>
<p>France Inter, Radio nationale, toujours libérale, donne depuis des décennies l’antenne et la parole à Daniel Mermet à 15 heures pour son émission<em> Là-bas si j’y suis </em>qui est un torrent d’invectives contre le système capitaliste. Il est intéressant de l’écouter pour mesurer le degré d’incompréhension entre les deux France, que Jean-Pierre Raffarin a désignées d’une formule : celle d’en haut et celle d’en bas.</p>
<p>Fondateur en 1967 avec Paul Marie de La Gorce, hélas aujourd’hui disparu, du club Nouvelle Frontière, à tendance « gaullistes de gauche », nous étions à l’époque encouragés par le Général qui craignait la dérive droitière de ses amis. Je suis particulièrement sensible à l’absence de dialogue qui règne aujourd’hui entre les deux « France », celle qui souffre, injustement châtiée par les erreurs du dérèglement mondial et par les appétits cupides de certains spéculateurs, et celle de ceux qui s’efforcent, à bon escient, de justifier notre système libéral.</p>
<p>Pour les réconcilier, il faut d’abord donner l’exemple de la rigueur.<br />
Il faut être courageux en créant de véritables instruments de gouvernance mondiale et de lutte contre les spéculateurs et les paradis fiscaux. Il faut repenser le capitalisme en adaptant ses règles et ses principes. Le dernier livre de Cohen ouvre des pistes. Une grande croisade pour instaurer le dialogue entre les gens de bonne volonté est nécessaire. Il faut l’ouvrir afin que notre pays ne se laisse pas séduire par les démons de l’invective et de l’incompréhension d’autrui.</p>
<p><strong>*Président des éditions France-Empire, Jean Castarède est l&#8217;auteur des ouvrages de références dans le domaine du luxe.<br />
Chef de la rubrique &laquo;&nbsp;Tendances&raquo;&nbsp; et président d&#8217;honneur du prestigieux Comité de parrainage de CultureMag.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Tendances du luxe : l&#8217;analyse</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 07:24:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Deux ans après l’éclatement de la crise, il devient possible de prendre du recul et de tirer les leçons de ses impacts sur le secteur du luxe.
Du point de vue quantitatif tout d’abord et aussi du point de vue qualitatif, les chiffres son édifiants et parlent d’eux-mêmes 
Les comptes publiés par les groupes LVMH, PPR [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/euros350.jpg" alt="Le Relais de Bonnezeaux" /><strong>Deux ans après l’éclatement de la crise, il devient possible de prendre du recul et de tirer les leçons de ses impacts sur le secteur du luxe.<br />
Du point de vue quantitatif tout d’abord et aussi du point de vue qualitatif, les chiffres son édifiants et parlent d’eux-mêmes </strong></p>
<p>Les comptes publiés par les groupes LVMH, PPR et Richemont montrent que les trois géants du luxe ont subi des reculs significatifs mais moins graves que la plupart des autres secteurs. Les ventes du groupe Richemont ont reculé de 4% entre les exercices 2008/2009 et 2009/2010 avec des ventes représentant 5176 millions d’euros. Le chiffre d’affaire du Groupe LVMH a quant à lui a reculé de 0,8% entre 2008 et 2009 pour atteindre 17053 millions d’euros cette dernière année. Enfin le chiffre d’affaire de PPR a perdu près de 4% dans le même intervalle et s’élève à 16525 millions d’euros pour l’année 2009.</p>
<p>Néanmoins, l’activité semble rebondir à la hausse ces derniers mois. Les ventes ont progressé de 7% à taux de change constant pour le Groupe Richemont au dernier trimestre 2009 tandis que les ventes ont gagné 13% chez LVMH et 1,3% chez PPR pour le premier trimestre 2010, comparé au premier trimestre 2009. Ces reprises reposent en partie sur le dynamisme de l’Asie qui représente entre 20 et 35% des parts de marchés des grands groupes. Il est en outre intéressant de noter que chez LVMH la reprise est également due au regain d’activité des vins et spiritueux ainsi que des montres, secteurs qui avaient justement été les plus touchées par la crise. Enfin les ventes sur Internet semblent moins sensibles à la conjoncture et sont respectivement en augmentation de 13 et 14% pour LVMH et PPR au premier trimestre 2010.</p>
<p>Ainsi, deux conclusions s’imposent.<br />
Le secteur du luxe ne connaîtra plus de croissances à deux chiffres avant plusieurs années mais doit se réjouir de sa croissance à un chiffre. On remarque par ailleurs que certains métiers ont souffert plus que d’autres. L’horlogerie, la haute joaillerie, la haute couture, le tourisme haut de gamme, les yachts et les vins et spiritueux ont été plus touchés. Le luxe intermédiaire quant à lui semble tirer son épingle du jeu, et plus particulièrement les accessoires et la maroquinerie qui affichent une relative bonne santé. L’emblématique Louis Vuitton et Lancel en sont l’exemple vivant.</p>
<p>En outre le climat de crise incite les acheteurs à rechercher des valeurs sûres. La qualité et la durabilité des produits d’une part, la renommée et le prestige de la marque d’autre part sont plus que jamais des gages de survie face aux les aléas macro-économiques. Ainsi les marques qui, à contrario, ont axé leur développement sur des stratégies visant à faire du volume, quitte parfois à éroder leur image, ont perdu la confiance de leurs clientèles et ont été les plus durement sanctionnées par la crise.</p>
<p><strong><br />
</strong><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/bretesche-missillac350.jpg" alt="Le Relais de Bonnezeaux" /><strong>Du point de vue qualitatif ensuite, les équilibres sont durablement bouleversés<br />
</strong><br />
La France demeure la mère du luxe. Ses plus beaux fleurons du luxe s’appuient sur plusieurs dizaines, parfois plusieurs centaines, d’années de savoir faire et de renommée. Pourtant, nos gouvernements, dans les lois qu’ils adoptent pour faciliter la compétitivité française dans le commerce mondial, comme nos industries, dans la créativité qu’elles mettent en œuvre jour après jour, doivent se montrer très vigilants. Car la France est talonnée, par l’Italie par exemple en matière d’innovation. Sans parler des pays émergents qui, s’ils se contentent pour le moment de consommer et de copier les produits occidentaux, ne tarderont sûrement pas à redécouvrir leurs talents et à puiser dans leurs traditions pour créer des objets de luxe qui soient le reflet de leur culture.</p>
<p>Heureusement, le phénomène de concentration qui a eu lieu au cours de ces vingt dernières années permet aux entreprises de consolider leur force de frappe et de juguler les atteintes portées par la crise. En effet, au sein des grands groupes précités le dynamisme  des uns vient combler les carences des autres.<br />
Ainsi au sein de LVMH, l’essoufflement du Cognac a-t-il été compensé par la vitalité et le pouvoir d’attraction de Louis Vuitton Chez Richemont la diversification a également permis de rétablir les équilibres : l’acquisition heureuse de Lancel compensant les difficultés de l’horlogerie et de la haute joaillerie. De la sorte, la position des grands groupes reste déterminante et leurs perspectives de croissance sont encore importants.</p>
<p>Enfin il faut évoquer la redistribution des cartes qui se joue actuellement au niveau international. Les grands gagnants de demain seront sans doute le Brésil, la Russie, l’Inde (même si elle demeure très mystérieuse) et bien entendu la Chine face à laquelle le Japon est en train de perdre sa suprématie. Et dans ce nouveau rapport de force, la France a su se positionner habilement même si elle a encore peu investi dans le moyen de gamme, représenté par des marques telles que Zara, H&amp;M et Gap, qui semble avoir un avenir très prometteur.</p>
<p>On ne peut que souhaiter que la France dynamise son tissu économique pour rester un pays incontournable dans le secteur du luxe au plan mondial. Elle doit pouvoir faire des joint-ventures astucieuses qui créeront des synergies positives en permettant la rencontre de savoir-faire complémentaires. Car la clef de l’avenir réside bien dans le capital de marque, la qualité et la créativité, éléments premiers du luxe.</p>
<p>Le secteur du luxe sera sans conteste bouleversé dans les dix années à venir par l’apparition d’objets nouveaux qui s’appuieront vraisemblablement sur la révolution numérique et qui révolutionneront nos manières de consommer, d’agir et de désirer.</p>
<p>Jean Castarède avec S. Le Bail</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>L&#8217;année Henri IV inaugurée à Rome</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/03/30/lannee-henri-iv-inauguree-a-rome/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 09:24:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
 
L’inauguration de l’année Henri IV à Rome a été marquée par un message de Nicolas Sarkozy, président de la République. La délégation officielle était dirigée par Jacques Perot, président de la société Henri IV s’est rendue à Rome, voyage qui a été marqué par une journée à la Villa Médicis, et la messe [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/castarède350.jpg" alt="" /><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px;"><strong>L’inauguration de l’année Henri IV à Rome a été marquée par un message de Nicolas Sarkozy, président de la République. La délégation officielle était dirigée par Jacques Perot, président de la société Henri IV s’est rendue à Rome, voyage qui a été marqué par une journée à la Villa Médicis, et la messe solennelle en l’honneur d’Henri IV et un dîner officiel donné par son excellence Stanislas de Laboulaye, ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, la délégation française a rencontré de multiples personnalités et participé notamment à la messe Pro felice statu gallicae nationis qui se tient tous les ans depuis 1604, en l’honneur de la naissance d’Henri IV, en l’archibasilique papale du Latran, un des quatre bâtiments ecclésiastiques appartenant à la France à Rome.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px;"><strong>Le lien entre le Chapitre de l’Archibasilique, la France et Henri IV est en effet étroit. Le roi avait chargé en 1594 l’abbé Arnaud d’Ossat de convaincre le pape Clément VIII de la sincérité de sa conversion et de vaincre l’hostilité de nombreux cardinaux liés à la Cour d’Espagne. L’abbé d’Ossat fut soutenu dans ses négociations par le Chapitre du Latran qui l’aida d’une façon décisive.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px;"><strong>Pour remercier le Chapitre, Henri IV lui accorda par brevet en date du 22 septembre 1604, les bénéfices, alors importants, de l’abbaye de Clairac, située dans le diocèse d’Agen. Il disposait, en outre, qu’une messe solennelle « pro felice statu gallicae nationis » serait célébrée chaque année par l’archiprêtre de la Basilique, assisté par le chapitre, au jour anniversaire de sa naissance.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px;"><strong>En remerciement, le chapitre décida de reconnaître pour Henri IV et ses successeurs le titre de « Premier et unique Chanoine d’honneur du Latran » qui a été conféré à Nicolas Sarkozy au cours de son dernier voyage à Rome. Il fit également élever, à ses frais, une grande statue d’Henri IV en pied, un glaive à la main. Cette statue, due au sculpteur lorrain Nicolas Cordier, se trouve dans le portique du transept de droite. Elle fut inaugurée à Rome en 1608 par le marquis de Villeroy, ambassadeur de France. On trouvera ci-joint la photo de Jean Castarède, au pied de cette statue.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px;"><strong>La veille, Monsieur Eric de Chassey, le nouveau directeur de l’Académie de France à Rome, qui a remplacé Frédéric Mitterrand, nommé ministre de la Culture, recevait outre la délégation française, d’importantes personnalités romaines après une introduction historique de Jean Pierre Babelon, membre de l’Institut, président d’honneur de la société Henri IV suivi de la présentation de l’année Henri IV par Jacques Perot qui a mis en valeur le dernier livre de Jean Castarède : 1610, l’assassinat d’Henri IV. Un tournant pour l’Europe. Rappelons que Jean Castarède a déjà publié quatre livres sur le bon roi, et terminée par un concert par l’ensemble A Sei Voci qui a interprété plusieurs motets et chansons polyphoniques illustrant l’art vocal au temps du roi Henri IV suivi d’un cocktail dans les salons de la villa.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px;"><strong>Le lendemain, la messe solennelle, à l’Archibasilique papale du Latran, était assurée par le séminaire pontifical français avec les choeurs de la chapelle Ludovic, présidée par son éminence révérendissime la cardinal Agostino Vallino, cardinal archiprêtre de la basilique, cardinal vicaire de Rome, accueilli par l’ambassadeur de France Stanislas de Laboulaye auprès de Saint Siège qui dirigeait la procession avant de se rendre aux pieds de la statue du roi Henri IV où fût lu le message émouvant du président de la République en présence de son excellence l’ambassadeur de France à Rome, Jean Marc de la Sablière. L’ambassadeur donnait un dîner en présence du Prince Jean d’Orléans, duc de Vendôme, descendant d’Henri IV et le seul descendant de cette famille royale ayant relevé le titre de duc de Vendôme du bon roi.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px;"><strong>Notre pays a placé cet anniversaire parmi les plus importantes célébrations nationales de 2010 grâce à des colloques historiques (Rome, Pau, Paris, Versailles, Le Mans, Blois, Marseille…) et des expositions ainsi que des moments conviviaux, autour de la poule au pot traditionnelle, donneront enfin à cette année la note populaire qui sied au « Bon roi Henri ».</strong></div>
<p><strong>Pourquoi l’année Henri IV a-t-elle été inaugurée à Rome ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="font-weight: normal;">L’inauguration de l’année Henri IV à Rome a été marquée par un message de Nicolas Sarkozy, président de la République. La délégation officielle était dirigée par Jacques Perot, président de la société Henri IV s’est rendue à Rome, voyage qui a été marqué par une journée à la Villa Médicis, et la messe solennelle en l’honneur d’Henri IV et un dîner officiel donné par son excellence Stanislas de Laboulaye, ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, la délégation française a rencontré de multiples personnalités et participé notamment à la messe <em>Pro felice statu gallicae nationis </em>qui se tient tous les ans depuis 1604, en l’honneur de la naissance d’Henri IV, en l’archibasilique papale du Latran, un des quatre bâtiments ecclésiastiques appartenant à la France à Rome.</span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">Le lien entre le Chapitre de l’Archibasilique, la France et Henri IV est en effet étroit. Le roi avait chargé en 1594 l’abbé Arnaud d’Ossat de convaincre le pape Clément VIII de la sincérité de sa conversion et de vaincre l’hostilité de nombreux cardinaux liés à la Cour d’Espagne. L’abbé d’Ossat fut soutenu dans ses négociations par le Chapitre du Latran qui l’aida d’une façon décisive.</span> <span style="font-weight: normal;">Pour remercier le Chapitre, Henri IV lui accorda par brevet en date du 22 septembre 1604, les bénéfices, alors importants, de l’abbaye de Clairac, située dans le diocèse d’Agen. Il disposait, en outre, qu’une messe solennelle <em>« pro felice statu gallicae nationis » </em>serait célébrée chaque année par l’archiprêtre de la Basilique, assisté par le chapitre, au jour anniversaire de sa naissance.</span> <span style="font-weight: normal;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">En remerciement, le chapitre décida de reconnaître pour Henri IV et ses successeurs le titre de « Premier et unique Chanoine d’honneur du Latran » qui a été conféré à Nicolas Sarkozy au cours de son dernier voyage à Rome. Il fit également élever, à ses frais, une grande statue d’Henri IV en pied, un glaive à la main. Cette statue, due au sculpteur lorrain Nicolas Cordier, se trouve dans le portique du transept de droite. Elle fut inaugurée à Rome en 1608 par le marquis de Villeroy, ambassadeur de France. On trouvera ci-joint la photo de Jean Castarède, au pied de cette statue.</span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">La veille, Monsieur Eric de Chassey, le nouveau directeur de l’Académie de France à Rome, qui a remplacé Frédéric Mitterrand, nommé ministre de la Culture, recevait outre la délégation française, d’importantes personnalités romaines après une introduction historique de Jean Pierre Babelon, membre de l’Institut, président d’honneur de la société Henri IV suivi de la présentation de l’année Henri IV par Jacques Perot qui a mis en valeur le dernier livre de Jean Castarède :<em> 1610, l’assassinat d’Henri IV. Un tournant pour l’Europe. </em>Rappelons que Jean Castarède a déjà publié quatre livres sur le bon roi, et terminée par un concert par l’ensemble <em>A Sei Voci</em> qui a interprété plusieurs motets et chansons polyphoniques illustrant l’art vocal au temps du roi Henri IV suivi d’un cocktail dans les salons de la villa.</span> <span style="font-weight: normal;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">Le lendemain, la messe solennelle, à l’Archibasilique papale du Latran, était assurée par le séminaire pontifical français avec les choeurs de la chapelle Ludovic, présidée par son éminence révérendissime la cardinal Agostino Vallino, cardinal archiprêtre de la basilique, cardinal vicaire de Rome, accueilli par l’ambassadeur de France Stanislas de Laboulaye auprès de Saint Siège qui dirigeait la procession avant de se rendre aux pieds de la statue du roi Henri IV où fût lu le message émouvant du président de la République en présence de son excellence l’ambassadeur de France à Rome, Jean Marc de la Sablière. L’ambassadeur donnait un dîner en présence du Prince Jean d’Orléans, duc de Vendôme, descendant d’Henri IV et le seul descendant de cette famille royale ayant relevé le titre de duc de Vendôme du bon roi.</span> <span style="font-weight: normal;">Notre pays a placé cet anniversaire parmi les plus importantes célébrations nationales de 2010 grâce à des colloques historiques (Rome, Pau, Paris, Versailles, Le Mans, Blois, Marseille…) et des expositions ainsi que des moments conviviaux, autour de la poule au pot traditionnelle, donneront enfin à cette année la note populaire qui sied au « Bon roi Henri ».</span></p>
<h2>Petite Bibliographie</h2>
<p><em>L&#8217;assassinat de Henri IV. Les mystères d&#8217;un crime </em> Jean-Christian Petitfils Perrin<br />
<em>Henri IV, roi d&#8217;aventure Syntheses Economiques </em> Jean-Marie Constant Perrin  <em><br />
1610 : l&#8217;assassinat d&#8217;Henri IV Un tournant pour l&#8217;Europe </em> Jean Castarède France-Empire  <em><br />
Henri IV</em> Jean-Pierre Babelon Fayard</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Vous avez dit tendances ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/11/25/vous-avez-dit-tendances/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 11:42:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art de vivre : cultivez vos sens]]></category>
		<category><![CDATA[Vous avez dit tendances ?]]></category>
		<category><![CDATA[élégance]]></category>
		<category><![CDATA[jean castarède]]></category>
		<category><![CDATA[mode]]></category>
		<category><![CDATA[tendance]]></category>
		<category><![CDATA[tendances]]></category>

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		<description><![CDATA[Chacun d’entre nous a déjà entendu cette phrase « tel comportement est ou n’est pas tendance ». Que couvre cette formule du langage courant ?
Etre tendance, c’est « être à la mode », en conformité avec les canons de l’élégance, du bon goût ou du raffinement c’est à dire répondre aux codes de la modernité. [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/design_269.jpg" alt="" width="269" height="179" /><strong>Chacun d’entre nous a déjà entendu cette phrase « tel comportement est ou n’est pas tendance ». Que couvre cette formule du langage courant ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Etre tendance, c’est « être à la mode », en conformité avec les canons de l’élégance, du bon goût ou du raffinement c’est à dire répondre aux codes de la modernité. Chaque époque a eu sa tendance, en réaction le plus souvent par rapport à l’époque précédente. Au début du XXème siècle, la mode « garçonne » avec les cheveux courts, la taille serrée réagissait par rapport à la mode précédente des crinolines et des robes bouffantes, montrant par là que la femme voulait s’affranchir de la rigueur. De la même manière, les mini-jupes ou les bikinis ont marqué l’époque de la libération sous toutes ses formes qui a suivi l’après-guerre. Les créateurs quels qu’ils soient, aussi bien de mode, de bijoux, d’accessoires, de parfums ou de nourriture sont toujours à l’affût de ce que sera la nouvelle tendance dont ils sont souvent les initiateurs. Etre le premier donne une avance et permet de conquérir des marchés que les suiveurs ont du mal à rattraper. Voilà pourquoi dans cette rubrique qui sera tenue régulièrement, nous essaierons de décrypter les codes des tendances, et nous allons commencer notre première rubrique avec cette mode nouvelle que l’on appelle les « hôtels design ».</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Le tourisme de luxe résiste à la crise</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/06/22/le-tourisme-de-luxe-resiste-a-la-crise/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 12:56:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
				<category><![CDATA[Destinations]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage : cultivez vos envies d’ailleurs...]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[évasion]]></category>
		<category><![CDATA[jean castarède]]></category>
		<category><![CDATA[luxe]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis que l’homme est sur terre, il a toujours été animé par deux passions :
-    la séduction dont les meilleurs atouts sont les ornements, les parures, les bijoux, qui sont sans doute antérieurs aux vêtements
-    la distraction par l’évasion, c’est-à-dire souvent les voyages ou la gastronomie, etc.
C’est à partir de ces désirs ou de cette [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Tourisme-luxe350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>Depuis que l’homme est sur terre, il a toujours été animé par deux passions :<br />
-    la séduction dont les meilleurs atouts sont les ornements, les parures, les bijoux, qui sont sans doute antérieurs aux vêtements<br />
-    la distraction par l’évasion, c’est-à-dire souvent les voyages ou la gastronomie, etc.<br />
C’est à partir de ces désirs ou de cette pulsion qu’est né le tourisme, invention plus récente que les autres chemins du luxe.</strong></p>
<p>Dans mes livres sur la question et notamment les trois principaux, j’ai ordonné les différentes catégories du luxe en attachant leur importance respective par le chiffre d’affaire mondial et français .</p>
<p>Comme on le voit dans le tableau (ci-dessous), le tourisme arrive en bonne position. Mais il va de soi que ce chiffre est lui-même sujet à discussion. Tout dépend en effet de ce que l’on nomme ‘’tourisme de luxe’’. Cette classification ne prend en compte que les chambres au dessus d’un certain prix, plus de 500 euros par nuit et les hôtels 5 étoiles. De la même manière pour la haute gastronomie, il n’a été retenu que les restaurants étoilés.</p>
<p>Or, il est toujours délicat quand on traite du luxe de se référer à l’argent. Il peut exister des activités touristiques ‘’luxueuses’’ pour certains, qui n’impliquent pas des coûts élevés et peuvent apporter des satisfactions aussi grandes qu’un séjour dans un palace. Cela va sans doute d’ailleurs être un des bienfaits à la crise : la redécouverte de certaines joies plus abordables en terme financier pouvant procurer autant de satisfactions que celles d’un extrême confort ou d’un décor sublime. Nous allons peut-être ainsi assister à un retour à la définition historique du tourisme ‘’luxueux’’.</p>
<p>L’histoire nous enseigne en effet qu’il avait un tout autre sens qu’aujourd’hui. Le tourisme était luxueux car source d’enrichissement pour l’esprit et le cœur du voyageur. Il élargissait la connaissance, favorisait les échanges et les rencontres. Ainsi à la charnière du Moyen Age et de la Renaissance par exemple, aux XVe et XVIe siècle, les étudiants faisaient des séjours studieux dans les grandes villes européennes pour parfaire leur culture et leur enseignement. Il était courant pour un français de passer plusieurs mois en Allemagne, en Italie, voire en Espagne ou en Angleterre. Montaigne parle souvent de son voyage en Italie qu’il a considéré comme une des grandes expériences de sa vie. Il en fut de même pour Stendhal avec son voyage en Italie dont il a rapporté un journal fort intéressant. « Lisser sa cervelle à celle d’autrui » était considéré par Montaigne comme le sommet de l’art et de l’intelligence. N’oublions pas, d’ailleurs, qu’à l’origine, l’hébergement était assuré, par ce que l’on appelait des caravansérails, c’est-à-dire des lieux d’accueil pour les voyageurs et les commerçants, notamment dans ces deux routes légendaires qui ont fondé les itinéraires de luxe et que furent les routes de la soie, et celles des épices.</p>
<p>Parallèlement, coïncidant avec les pèlerinages ou plus simplement dans un souci de protection, d’accueil, voire d’enseignement, les abbayes avaient une activité d’hébergement indéniablement liée au tourisme. Car le besoin de voyager n’était pas seulement un souhait d’évasion, mais plutôt un désir de culture ou de formation.<br />
Comme beaucoup d’activités de luxe, le tourisme luxueux s’est un peu perverti en oubliant ses origines culturelles et humanistes lorsqu’il s’est ouvert presque exclusivement aux personnes riches qui n’ont pas forcément le goût et les exigences appropriés à cette définition première de partage et de découverte.</p>
<p>Inspirés par cette définition passée qui ne met pas l’argent au cœur de la problématique du tourisme, nous pouvons déterminer différentes formes de villégiatures qui peuvent dès lors revendiquer le terme de ‘’luxueux’’. Voilà pourquoi, il faut distinguer ainsi le tourisme des jeunes, le tourisme des seniors, le tourisme d’affaires, le tourisme spécialisé (découverte et aventure, sportif et gastronomique), le tourisme santé et thalasso, et les séjours privés dans des lieux mythiques.</p>
<p><strong>Tourisme des jeunes</strong><br />
Le tourisme des jeunes est un nouveau créneau que des collections de livres et des revues, comme le ‘’petit futé’’, ont contribué à vulgariser et à simplifier. Par rapport à la clientèle auquel il s’adresse, en général peu fortunée, il constitue une forme de luxe surtout s’il s’accompagne de découvertes et de plaisirs authentiques et se rapproche de la définition de partage et de découverte, explicitée plus haut.</p>
<p><strong>Tourisme des seniors</strong><br />
Mais si les voyages forment la jeunesse, ils forment aussi les moins jeunes. Ainsi à  l’autre extrémité, il y a le tourisme des seniors, phénomène encore plus récent. Lorsqu’on sait qu’il y a en l’Amérique du Nord et en Europe, une capacité de 140 millions de seniors disposant de temps et souvent d’argent pour voyager, il est évident que beaucoup d’organisateurs de voyages ou d’hôtels se sont spécialisés dans ce créneau où ils ont pleinement réussi. L’augmentation du prix du pétrole avait fait craindre un ralentissement pour l’achat des billets d’avion. La baisse récente a atténué ces craintes. J’ai parlé dans un livre à paraître au printemps , du phénomène du tourisme des seniors auquel j’ai consacré un chapitre.</p>
<p><strong>Le tourisme spécialisé</strong><br />
Il s’agit d’un tourisme très particulier et nouveau qui est souvent abordable pour une clientèle plus modeste. C’est ce qu’on pourrait qualifier de tourisme à thême autour de découvertes, d’aventures (par exemple 4&#215;4 dans les dunes), sportif ou gastronomique. Un certain nombre d’agences se sont spécialisées dans ce genre de tourisme qui va véritablement constituer la nouvelle frontière du tourisme car particulièrement adapté aux besoins et aux désirs d’une clientèle ayant des goûts ciblés et sélectifs.</p>
<p><strong>Tourisme, santé et thalasso</strong><br />
On connaît la grande mode et l’engouement pour les thalassos qui se sont développées et qui constituent maintenant, dans un certain nombre de palaces du monde, le complément indispensable de toute installation luxueuse. Le plus souvent, ces havres destinés au bien être et à la santé sont créés en partenariat avec de grandes marques prestigieuses de cosmétiques.<br />
Là encore des indications sont données, qui permettent de se repérer dans les arcanes d’un monde en pleine expansion, mais où le sérieux et notamment le contrôle médical est totalement indépendant y compris, à côté de la thalassothérapie, pour la vinothérapie.</p>
<p><strong>Le tourisme d’affaires</strong><br />
Le tourisme d’affaires est lui-même un créneau très particulier dans la mesure où un certain nombre de dirigeants profitent de leur déplacement professionnel pour prolonger à leur frais en général, s’ils sont honnêtes, leur séjour dans des lieux privilégiés qui leur permettent de se détendre et de mettre à distance le stress de leurs réunions et de leurs décisions.<br />
Se pose également le problème de leurs épouses accompagnatrices pour lesquelles un certain nombre d’organismes ou d’agences nouvelles dites de conciergerie qui sont devenus très à la mode et fonctionnent particulièrement bien, proposent des compléments de voyages avec des visites privilégiées chez les grands couturiers, dans les grands magasins ou dans des club de thalasso.</p>
<p><strong>Les séjours privés dans des lieux mythiques</strong><br />
J’ai la chance d’avoir des amis qui m’invitent chez eux dans des endroits mythiques. Ils restent pour moi des sommets d’enchantement. Ces lieux sont universellement connus, qu’ils s’agissent de propriétés ou de châteaux dans les campagnes françaises, anglaises, italiennes ou espagnoles, de palais à Marrakech, de villas palladiennes en Italie ou de résidences somptueuses dans des lieux cultes comme Goa, Kyoto, Phuket, Rio de Janeiro ou en Casamance et notamment Cap Skirring (qui sera à l’horizon 2015 un des nouveaux hauts  lieux de la planète).</p>
<p>Le tourisme luxueux, n’est finalement pas tant une question d’argent. Les notions de découvertes, de partage, de rencontres sont autant essentielles que le prix que l’on débourse pour ces séjours. Le luxe du voyage est non seulement affaire de beauté, d’ordre, de calme  comme l’écrivait Baudelaire, mais aussi d’amitié et de sensibilité.</p>
<h2><strong>Les douze secteurs du luxe</strong></h2>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="646">
<tbody>
<tr>
<td width="294"></td>
<td width="95">
<p align="center"><strong>France   en milliards d&#8217;euros </strong></p>
</td>
<td width="98">
<p align="center"><strong>Monde   en milliards d&#8217;euros </strong></p>
</td>
<td width="70">
<p align="center"><strong>%   du monde</strong></p>
</td>
<td width="89">
<p align="center"><strong>Effectif   mondial(4) </strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom"><strong>Arts de la table </strong></td>
<td valign="bottom">
<p align="center">0,7</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">5   (1)</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">1,7</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">35   000</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="294"><strong>Automobiles de luxe (dont yatchs et avions   privés)</strong></td>
<td valign="bottom">
<p align="center">1,0</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">14   (3)</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">4,7</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">98   000</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom"><strong>Cosmétiques et parfums </strong></td>
<td valign="bottom">
<p align="center">16,3</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">40   (1)</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">13,3</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">280   000</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom"><strong>Couture</strong></td>
<td valign="bottom">
<p align="center">18,3</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">55   (1)</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">18,3</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">385   000</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom"><strong>Gastronomie </strong></td>
<td valign="bottom">
<p align="center">2,6</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">6   (3)</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">2,0</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">42   000</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom"><strong>Haute fidélité </strong></td>
<td valign="bottom">
<p align="center">0,8</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">4</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">1,3</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">28   000</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom"><strong>Sports de luxe</strong></td>
<td valign="bottom">
<p align="center">0,6</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">3</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">1,0</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">21   000</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom"><strong>Vins et spiritueux </strong></td>
<td valign="bottom">
<p align="center">40,0</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">80   (2)</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">26,7</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">560   000</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom"><strong>Horlogerie et joaillerie </strong></td>
<td valign="bottom">
<p align="center">10,0</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">40   (1 &amp; 2)</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">13,3</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">280   000</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom"><strong>Œuvres d&#8217;art </strong></td>
<td valign="bottom">
<p align="center">2,0</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">5   (3)</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">1,7</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">35   000</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom"><strong>Maroquinerie, bagages et accessoires </strong></td>
<td valign="bottom">
<p align="center">12,7</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">35   (1)</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">11,7</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">245   000</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom"><strong>Tourisme et loisirs</strong></td>
<td valign="bottom">
<p align="center">5,0</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">13   (3)</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">4,3</p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center">91   000</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom">
<p align="right"><strong>Total </strong></p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center"><strong>110,0</strong></p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center"><strong>300</strong></p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center"><strong>100,0</strong></p>
</td>
<td valign="bottom">
<p align="center"><strong>2   100 000</strong></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><em>(1)    source Bain &amp; Company, Merrill Lynch, Capgemini<br />
(2)    source Michel CHEVALIER et Gérard MAZZALO, Luxury Brand Management, Wiley and son, 2008<br />
(3)    source Jean CASTAREDE – Que sais-je ? page 62 (2007, 4e édition) et Eyrolles : Le luxe français des origines à nos jours. 2006<br />
(4)    1 million d’euros est l’équivalent de 7 personnes.</em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<item>
		<title>Le chocolat valeur refuge de cet automne</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2008/11/22/le-chocolat-valeur-refuge-de-cet-automne/</link>
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		<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 16:57:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vous avez dit tendances ?]]></category>
		<category><![CDATA[cacao]]></category>
		<category><![CDATA[Chapon]]></category>
		<category><![CDATA[chocolat]]></category>
		<category><![CDATA[commerce équitable]]></category>
		<category><![CDATA[jean castarède]]></category>
		<category><![CDATA[Maison du Chocolat]]></category>
		<category><![CDATA[salon du chocolat]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>

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		<description><![CDATA[En ces temps agités par les élections américaines, les répercussions de la crise, l’affolement des médias et l’arrivée de l’hiver qu’il était bon de se réfugier au Salon du Chocolat ! Bilan du crû 2008.
Félicitons Sylvie Douce, la fondatrice et commissaire de ce salon anti-déprime. Car il ne faut pas oublier que si le chocolat [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/greenteaganache.jpg" alt="" /><strong>En ces temps agités par les élections américaines, les répercussions de la crise, l’affolement des médias et l’arrivée de l’hiver qu’il était bon de se réfugier au Salon du Chocolat ! Bilan du crû 2008.</strong></p>
<p>Félicitons Sylvie Douce, la fondatrice et commissaire de ce salon anti-déprime. Car il ne faut pas oublier que si le chocolat est la bête noire des campagnes gouvernementales « manger-bouger », mettant la France entière au régime, c’est d’abord un anti-dépresseur naturel bourré de magnésium pour combattre le stress. Le cacao est aussi un alicament dont les vertus renforceraient également le système cardio-vasculaire. Mais surtout ; et il n’est pas désagréable de le rappeler, il possèderait également des propriétés aphrodisiaques !</p>
<p>Le chocolat n’est pas seulement un délice régressif et réconfortant, c’est également une gourmandise pleine de sensualité, appréciée des fins gourmets ! Certes, il ne faut pas en abuser mais en naviguant dans les allées de ce salon on était tenté de goûter à tout, ou presque ! Il y en avait pour tous ; chocolat noir, au lait, blanc ou praliné, et sous toutes les formes, sensuelles, gourmandes ou carrément extravagantes ; souliers, sculptures extraordinaires ou robes de soirées. Le chocolat se détourne, surprend et se réinvente, laissant libre court à l’imagination de ses artisans démontrant ainsi leur savoir-faire et leur fibre artistique. Mais si le souci du détail de ces œuvres d’art surprend, elles n’en sont pas moins éphémères. Ne vous trompez pas, ce fin soulier ne passera pas l’hiver.</p>
<p><strong>&#8230;la grande tendance cette année était le chocolat issu du commerce équitable</strong></p>
<p>Produit de grande consommation, de luxe ou de conception artisanale, les exposants venaient du monde entier. Bien sûr, nos régions étaient bien représentées pour nous faire découvrir leurs gourmandises, quelques fois alcoolisées et parfois même fruitées. Quelques géants de la grande consommation étaient aussi présents, mais c’était surtout pour développer des campagnes d’image comme ce fut pour le cas pour les marques M&amp;M’s et Maltesers venues faire découvrir au grand public leur association au Téléthon. Mais la grande tendance cette année était le chocolat issu du commerce équitable. Ils étaient venus d’Amérique Latine promouvoir leurs gourmandises éthiques et le stand de la marque Alter Eco était incontournable. En pleine prise de conscience générale des enjeux du développement durable, cette catégorie de produit attire de plus en plus d’adeptes et permet d’assouvir ses péchés mignons avec bonne conscience. En parcourant les allées du salon du chocolat, l’on pouvait faire d’intéressantes découvertes : du chocolat aromatisé au gingembre, démultipliant ses vertus envoûtantes, au thé vert pour des qualités anti-oxydantes ou encore au thym pour des apports en oméga 3. C’est l’entreprise suisse NewTree qui propose cette nouvelle génération de friandises.</p>
<p>Outre les marques renommées telle la Maison du Chocolat de notre cher Robert Linxe &#8211; qui prépare une qualité à l’Armagnac &#8211; qui faisait découvrir ses délicats chocolats dont la réputation n’est plus à faire, ou encore les Chocolats Chapon, Madame Setsuko – venue de Tokyo – s’est fait remarquer en proposant de nouvelles saveurs issues de la rencontre entre le chocolat et les ingrédients japonais, riz, sauce soja, céréales ou encore saveurs aigre-douces, une trouvaille originale et exquise.</p>
<p>Le chocolat évolue à l’image de notre société et s’imprègne de ses évolutions. Mondialisation, développement durable, commerce équitable et hédonisme sont des concepts bien ancrés dans l’actualité et ils étaient tous représentés cette année dans les allées du hall de la Porte de Versailles. S’il sait aussi bien s’adapter, le chocolat demeure une valeur sûre en temps de crise.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Marrakech, la fête pour conjurer la crise</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 19:31:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/paemeraudev350.jpg" alt="Marrakech" /><strong>En cette période de crise où les visages sont de plus en plus assombris la tendance va-elle être au sourire ? Peut être. D’ailleurs en regardant les défilés de mode lors de la Fashion Week et les comptes rendus qu’en donnent les magazines, on serait tenté de le penser. Un sociologue américain avait déjà remarqué qu’au moment des restrictions de la guerre, les jupes s’étaient raccourcies ; les gens s’adonnaient à de multiples distractions. L’alcool faisait partie de toutes les fêtes, comme pour oublier les angoisses. Pour être à ce diapason, le MBC, ancien « Maxim’s Business Club », a décidé de fêter ses 40 ans d’anniversaires à Marrakech au cours de soirées mémorables.</strong></p>
<p>En présence de l’Ambassadeur de France monsieur Thibaut, du maire, du Walli de Marrakech  et comme invitée d’honneur la grande actrice Asmâa Khamliichi, le premier dîner s’est tenu au Bô-Zin, le lieu le plus branché qui ne désemplit pas, où l’on danse après les repas en dégustant des cocktails à base d’Armagnac. Les jours suivants, nous nous sommes retrouvés chez Xavier Guerrrand-Hermès, Stanislas Poniatowski, Olivier de Montal et Jean Poniatowski, qui était l’initiateur de ces 3 journées de rêve précédées par une virée  bivouac en 4&#215;4 sur les pistes du grand sud. Marrakech reste magique avec sa luminosité inégalable au monde. Seule manque à l’appel, la Mamounia qui n’a toujours pas ouvert. En revanche, le Sofitel reste incontournable, avec son nouveau directeur récemment nommé, Thomas Greggory en attendant l’ouverture pour les fêtes de fin d’année du prochain palace Fouquet’s Barrière.</p>
<p>Marrakech ne souffre pas de la crise avec ses multiples Ryads à vendre. En dehors de la Médina, il y a trois projets de plusieurs milliers de maisons entourant de nouveaux golfs. La tendance est de trouver des terrains isolés dans des oliveraies à quelques kms de Marrakech. Le reflux de la bulle immobilière qui avait été multipliée par 6 en 10 ans est peu perceptible.</p>
<p>Pour un Week end d’amoureux le TIGMI (à partir de 150 euros la chambre, <a href="http://www.tigmi.com" target="_blank">www.tigmi.com</a>), petit village Berbère au kilomètre 24 sur la route d’Amezmiz est la nouvelle destination branchée qui permet de revenir par la route de Taroudant, au milieu de l’Atlas grâce à  une balade en voiture de deux heures avec des paysages à couper le souffle, qu’autrefois on ne faisait que par la piste a dos de chameau pendant plusieurs jours. Faut-il déplorer cette accélération du tourisme ? Mais on peut encore trouver les endroits inconnus où l’on est tout seul en dehors de Marrakech.</p>
<p>Il faut rendre hommage aux architectes exceptionnels qui ont fait la gloire de cette ville et qui ont enrichi avec leur sens esthétique et de l’innovation, la création contemporaine, alliant le moderne et le traditionnel, avec des techniques révolutionnaires dont la réactivation du TadeLakt. Cette révolution a également bénéficié aux logements sociaux puisque les habitants de Marrakech ont accès à des petites maisons qui ne dépassent jamais deux étages entourées de jardins et qui vont continuer à se construire, notamment sur les deux routes de Ouarzazate. Mais ceux-ci sont encore insuffisants du fait que la ville est passée en trente ans de 300 000 à 1 300 000 habitants.</p>
<p>En dehors de l’exemple unique au monde que peut donner Marrakech en matière de rénovations de Ryads et en attendant le festival du film qui aura lieu du 14 au 22 novembre, Marrakech a apporté une inspiration nouvelle en matière de création de mode.  Voilà pourquoi nous avons rencontré plusieurs jeunes stylistes, Julia Poniatovski, Fadila El Gadi (<a href="http://www.fadilaelgadi.com" target="_blank">www.fadilaelgadi.com</a>) et Selma Chekkouri. Installée à Paris depuis 6 ans, cette dernière s’inspire de nombreux artistes tels Egon Shield et Bernard Buffet. A travers ses créations, l’on retrouve le chic Parisien, avec des silhouettes androgynes, mais les détails chatoyants rappellent les ornements propres à la richesse de la culture Marocaine. (<a href="http://www.selmouchka.com" target="_blank">www.selmouchka.com</a>).</p>
<p><strong>P.S : En marge de la crise et fort à propos, il faut féliciter Thierry de Montbrial qui a organisé le 1er forum à Evian du World Policy Forum (du 6 au 8 octobre avec plus de 1000 participants du monde entier) qui a permis une rencontre fort bienvenue entre Dimitri Medvedev et Nicolas Sarkozy.</strong></p>
<h2>Quelques adresses incontournables</h2>
<p><strong>Dans la médina :</strong><br />
Akbar : 45, Place Bab Ftouh (tuniques et accessoires)<br />
Beldi : 9-11, Soukiat Laksour (Tuniques et accessoires)<br />
Dar Quadi : 3, souk le Kchachbia (Babouches et Ballerines)<br />
Le Fil d’Or : 10, Souk Semarine (Tuniques et accessoires)<br />
Moustafa El Blaoui : 142, rue Bad Doukkala (Tapis, meubles…)<br />
Tadelakt : 17, souk des teinturiers (Gros cendriers)<br />
Youssef : 6-46, Foundouk (Dinanderie)<br />
Youssef El Alaoui : 2, Souik El Kimakhine (Passeenterie)</p>
<p><strong>Les «must à visiter» : </strong><br />
Medersa Ben Youssef – Palais de la Bahia<br />
Tombeaux Saadiens – Jardins Majorelle</p>
<p><strong>Dans le Guéliz :</strong><br />
Atika : 34, rue de la liberté (Chaussures)<br />
Galerie 127 : 127, av. Mohamed V (photos)<br />
L’Orientaliste : 15, rue de la liberté (Décorations)<br />
Madame Alami : 21, rue de la liberté (Pâtisseries)<br />
Maison Rouge : 16, rue de la liberté (Linge de Maison)<br />
Place Vendôme : 141, Av. Mohamed V (Cuir)<br />
Scène de Lin : 70, rue de la liberté (Linge de Maison)</p>
<p><strong>Dans la Zone Industrielle :</strong><br />
Akkal : 322, Sidi Ghamen (Vaiselle)<br />
Amina : 277, Sidi Ghamen (Bougies)<br />
Chez Zoé : +212 (0) 61 49 22 46 (Linge de maison)<br />
Les sens de Marrakech : 18, Sidi Ghanem (Huile d’Argan parfumée, autrefois inconnue et qui maintenant fait fureur aussi bien en cosmétiques que dans les assaisonnements).</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Le « Fooding »</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Oct 2008 23:31:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Castarède</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A côté de la révolution dite du snacking, une autre révolution gastronomique s’inscrit dans cette quête de plaisir et de sensations nouvelles, et dans le besoin d’adaptation aux nouveaux styles de vie. C’est le Fooding.
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/fooding_269.jpg" alt="" /><strong>A côté de la révolution dite du snacking, une autre révolution gastronomique s’inscrit dans cette quête de plaisir et de sensations nouvelles, et dans le besoin d’adaptation aux nouveaux styles de vie. C’est le Fooding.</strong></p>
<p>Contraction du mot « food » (nourriture en anglais) et « feeling » (émotion en anglais), le Fooding signifie littéralement, &laquo;&nbsp;le fait de se nourrir avec feeling&raquo;&nbsp;. Le mot désigne un art de manger, de cuisiner chez soi ou au restaurant, dans un esprit de nouveauté et de qualité. Ce néologisme, inventé par Alexandre Cammas en 1999, journaliste et chroniqueur culinaire chez Nova Magazine, est aussi la marque d’un guide et d’évènements (Grand FOODING d’été, Wine &amp; FOODING Tour, Semaine du FOODING) instaurant un nouvel art de cuisiner et de manger avec ses sens et son esprit.</p>
<p>Ce mouvement inspire les artistes, réintroduit le goût du jeu et permet surtout de « conjurer l’ennui des papilles », par une réinvention permanente de la cuisine. L&#8217;objectif du Fooding est de d’éloigner de la cuisine traditionnelle pour donner la possibilité aux chefs de s&#8217;émanciper librement soit dans la modernité, soit dans la tradition.</p>
<p>Le Fooding cristallise donc tous les courants gastronomiques, comme la world food, la fusion food, &laquo;&nbsp;la street food&raquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;la bistronomie&raquo;&nbsp;, mais il veut rompre avec une présentation classique, jugée conservatrice, des plaisirs de la table. C&#8217;est l&#8217;art de cuisiner dans certaines dispositions d&#8217;esprit : appétit de la nouveauté, refus de l&#8217;ennui, envie de transparence, de « fun » et, surtout, souci de manger avec une présentation originale et  festive où l’imagination prend le pouvoir, qu’il s’agisse de fooding ou de snacking. Seule réserve, « fooding », n’est pas vraiment élégant : « cuisine sensation », « cuisine émotion », ou « cuisine des cinq sens » seraient mieux adaptés.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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