<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>CultureMag, La culture en liberté # Magazine d&#039;actualités culturelles # Art de vivre, culture, voyage, gastronomie : cultivez vos sens ! &#187; littérature</title>
	<atom:link href="http://www.culturemag.fr/culture_mag/litterature/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.culturemag.fr</link>
	<description>CultureMag, La culture en liberté # Magazine culturel libre en ligne # Cultivez vos sens !</description>
	<lastBuildDate>Thu, 02 Feb 2012 13:28:57 +0000</lastBuildDate>
	
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Olivier Maulin récidive</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/09/09/olivier-maulin-recidive/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/09/09/olivier-maulin-recidive/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 08:42:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Balland]]></category>
		<category><![CDATA[Les lumières du ciel]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Maulin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=10681</guid>
		<description><![CDATA[Après Petit monarque et catacombes qui venait clore la trilogie entamée par En attendant le roi du monde, on croyait avoir compris que Maulin s’était tourné vers le polar.
Dieu merci, son dernier roman, Les Lumières du ciel, est dans la lignée des quatre précédents, inclassable si ce n’est dans ce genre à part qu’il a [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Maulin.jpg" alt="/" /><strong>Après <em>Petit monarque et catacombes</em> qui venait clore la trilogie entamée par <em>En attendant le roi du monde</em>, on croyait avoir compris que Maulin s’était tourné vers le polar.<br />
Dieu merci, son dernier roman, <em>Les Lumières du ciel,</em> est dans la lignée des quatre précédents, inclassable si ce n’est dans ce genre à part qu’il a lui-même créé, drôle, acide, intelligent et incroyablement efficace. Maulin fait du Maulin pour notre plus grand plaisir. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>N’épargnant aucun des travers de notre époque qui semble particulièrement apprécier se caricaturer elle-même, il a le don des situations et des dialogues qui provoquent l’éclat de rire, ce qui n’est pas si commun dans la littérature française actuelle.</p>
<p><em>Les lumières du ciel</em> mettent en scène un trio incongru, Paul-Emile Bramont dont le seul orgueil est de refuser obstinément de céder à l’impératif du travail et de la production, Momo son ami DJ qui tente de créer une nouvelle forme musicale en mixant des morceaux de musique classique et Bérangère, l’archétype de la pouffiasse post-moderne totalement inculte et dénuée de curiosité, mariée à un chirurgien plasticien qu’elle trompe pour tromper son ennui et la vacuité de sa vie qui se résume au fric, aux gadgets technologiques et aux fringues.</p>
<p>Cherchant à rejoindre la Côte d’Azur à la veille de Noël, tous trois s’embarquent dans un <em>road-trip</em> qui leur fera découvrir des marginaux, tenter des coups foireux mais aussi approcher un autre mode de vie où les choses ont un sens et où l’humanité a peut-être encore une chance de se sauver en se séparant d’une société fondée sur la consommation, la production et le loisir.</p>
<p>Ce roman en apparence léger est sous-tendu par la pensée des Situationnistes et de Jacques Ellul qu’un personnage cite au détour d’un dialogue.<br />
Le combat est toujours le même nous souffle Olivier Maulin : celui des hommes libres contre la dictature de la vitesse, de la technique et du loisir qui enchaînent les hommes en leur proposant un confort matériel et l’illusion d’une vie riche en aventures qui ne sont que des miroirs aux alouettes pour les empêcher de penser et mieux les diriger.<br />
On ne dira jamais assez ce que notre société construite sur la consommation et la sacralisation de la technique doit à l’idéologie du III<sup>e</sup> Reich.</p>
<p><strong>Olivier Maulin, <em>Les Lumières du ciel</em>, 282 pages, Balland.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/09/09/olivier-maulin-recidive/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Aragon critique d’art ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/08/23/aragon-critique-d%e2%80%99art/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/08/23/aragon-critique-d%e2%80%99art/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2011 11:52:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Aragon]]></category>
		<category><![CDATA[Chagall]]></category>
		<category><![CDATA[écrits sur l'art moderne]]></category>
		<category><![CDATA[Flammarion]]></category>
		<category><![CDATA[Lèger]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Man Ray]]></category>
		<category><![CDATA[picasso]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=10106</guid>
		<description><![CDATA[Dans ses Écrits sur l’art moderne, réédités et largement enrichis par les éditions Flammarion, transparaît toute l’ambiguïté de Louis Aragon.
L’un des écrivains les plus importants du XXe siècle, auteur du mentir-vrai, dont la vie, de la naissance à la mort, est une succession de mensonges et de falsifications de la vérité mis au service d’idéologies [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/aragon.jpg" alt="/" /><strong>Dans ses <em>Écrits sur l’art moderne,</em> réédités et largement enrichis par les éditions Flammarion, transparaît toute l’ambiguïté de Louis Aragon.</strong></p>
<p>L’un des écrivains les plus importants du XX<sup>e</sup> siècle, auteur du <em>mentir-vrai</em>, dont la vie, de la naissance à la mort, est une succession de mensonges et de falsifications de la vérité mis au service d’idéologies qui l’auront aveuglé toute sa vie, le rendant à la fois immense et pathétique, est ici livré dans toute sa contradiction.</p>
<p>Aragon critique d’art ? Jamais de la vie. En 1945, il dit lui-même que « <em>Chaque moyen d’expression a ses limites, ses vertus, ses manques. Rien n’est plus arbitraire que d’essayer de substituer la parole écrite au dessin, à la peinture. Cela s’appelle la critique d’art, et je n’ai pas conscience d’en être coupable ici. » </em><br />
Ce sont pourtant des dizaines de textes, parfois très longs et très riches, qu’Aragon a rédigés tout au long de sa vie, souvent pour défendre ses amis mais en se servant surtout des œuvres des autres, comme dans le cas d’André Fougeron, pour exprimer une théorie de l’art, comme l’ont fait avant lui Baudelaire, Huysmans, Proust…<br />
Cependant, Aragon va bien plus loin. En refusant d’être considéré comme critique d’art, il s’octroie le droit d’écrire des panégyriques à l’adresse d’artistes sans un seul mot sur leur œuvre, en les louant uniquement parce qu’il les considère comme appartenant au réalisme dont il s’est institué le défenseur.</p>
<p>« <em>L’urgence morale</em>, écrit Jacques Leenhardt dans l’introduction, <em>a toujours produit chez Aragon un discours apodictique. Ce fut celui du surréalisme – Aragon avait alors la réputation d’en faire toujours plus que les autres -, ce fut celui du stalinisme. </em>[…]<br />
<em>Que la surenchère soit une stratégie d’obédience à l’égard du groupe, nul doute. Que l’enfance déchirée d’Aragon y apporte une lumière, voire une explication, permettrait peut-être de comprendre la permanence du comportement de « converti » et la fidélité à toute épreuve dont il fera preuve.</em> »</p>
<p>Socialisme et communisme rimant pour Aragon avec réalisme, tout ce qui n’est pas considéré par lui comme réaliste, en bon disciple de Breton et de Staline, il l’anathématise. Ainsi de la peinture abstraite qui ne trouve aucune grâce à ses yeux et à propos de laquelle il écrit : « <em>l’académisme revient déguisé en avant-garde. A quand le prix de Rome du néant ?</em> » tandis que les toiles de Picasso qu’il juge « <em>réalistes à leur manière</em> » seront célébrées jusqu’au bout, quelles qu’elles soient. Soumis au parti communiste comme à sa passion pour Elsa Triolet, comme au surréalisme auparavant, Aragon, tel l’enchaîné volontaire, n’acquiert davantage de liberté d’action et d’expression que lorsque son maître ou sa maîtresse les lui octroient.<br />
Ainsi, s’il lui faudra attendre d’être libéré de la dictature morale d’André Breton pour avouer avoir écrit des romans en cachette (le roman étant considéré comme la forme d’art bourgeoise par excellence par le groupe surréaliste), et la mort d’Elsa Triolet pour avouer son homosexualité, ce n’est que lorsque l’idéologie communiste desserre son étau qu’Aragon se permet d’admettre que le « non fini » puisse avoir sa place dans l’art, comme partie du fini ardemment défendu.</p>
<p>Au-delà de textes magnifiques sur Chagall, Léger, Picasso, Man Ray, et bien d’autres encore, c’est le portrait d’Aragon dessiné en creux par ses textes qui fait l’intérêt suprême de ce livre.<br />
Non pas que ses écrits, aussi partiaux soient-ils parfois, ne soient dénués d’intérêt, même si Aragon fut sans doute beaucoup plus moderne et génial dans sa poésie que dans ses écrits sur l’art, mais parce que sa personnalité est aussi fascinante que ce XX<sup>e</sup> siècle qu’il a traversé en y imprimant sa silhouette et parce qu’il faut saluer sa fidélité infaillible, jugerait-on même qu’elle ne s’est pas portée sur les bonnes personnes ou les justes causes.</p>
<p>« <em>Vous pourrez faire du mot</em> réaliste <em>une étiquette d’infamie, je n’y renoncerai pas. L’attitude réaliste, dans l’art et dans la vie, est le sens de ma vie et de mon art, »</em> écrivait-il en 1963.</p>
<p><strong>Louis Aragon, <em>Écrits sur l’art moderne, </em>730 pages, Flammarion.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/08/23/aragon-critique-d%e2%80%99art/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un train pour faire lire</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/06/01/un-train-pour-faire-lire/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/06/01/un-train-pour-faire-lire/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 16:41:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout un art de vivre... et d’être]]></category>
		<category><![CDATA[Vous avez dit tendances ?]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[train]]></category>
		<category><![CDATA[train littératour]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=9522</guid>
		<description><![CDATA[À vous de lire ! Voilà ce à quoi vous invite ce train du livre jusqu&#8217;au 7 juin dans toute la France.Un mois de mai et de juin dont la tendance est à la culture !
Un drôle d&#8217;équipage que ce train composé de wagons disparates, traînant deux voitures de l&#8217;Orient Express soi-même et se poursuivant [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/avousdelire350.jpg" alt="/" /><strong>À</strong><strong> vous de lire ! Voilà ce à quoi vous invite ce train du livre jusqu&#8217;au 7 juin dans toute la France.Un mois de mai et de juin dont la tendance est à la culture !</strong></p>
<p>Un drôle d&#8217;équipage que ce train composé de wagons disparates, traînant deux voitures de l&#8217;Orient Express soi-même et se poursuivant dans des voitures d&#8217;expositions pour se finir en salons particuliers.</p>
<p>Le coup de sifflet a été donné par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand à la Gare du Nord en compagnie de Jean d&#8217;Ormesson, ou encore de Gonzague Saint-Bris ou Greg Germain, et bien sûr d&#8217;Anouk Aimée, marraine de &laquo;&nbsp;À vous de lire !&raquo;&nbsp; 2011, qui a lu le célèbre poème de Jacques Prévert &laquo;&nbsp;En  sortant de l&#8217;école&raquo;&nbsp;. Cela lui donna l&#8217;occasion de rappeler avec émotion que c&#8217;était le poète qui,  lorsqu&#8217;elle avait 14 ans, lui avait choisi son pseudonyme d&#8217;Aimée, alors qu&#8217;elle n&#8217;était connue au cinéma que par son seul prénom.</p>
<p>Frédéric Mitterrand a souligné combien le chemin de fer était &laquo;&nbsp;lié à la littérature&raquo;&nbsp;, tant par le nombre de livres qui lui sont consacrés que par la place de la lecture pendant les voyages.<br />
&laquo;&nbsp;Quand on monte dans un train, on s&#8217;occupe toujours de sa correspondance&raquo;&nbsp;, a lancé Jean d&#8217;Ormesson après avoir récité un poème d&#8217;Aragon.</p>
<p>En avant pour une équipée de douze étapes du train Littératour qui fera un tour de France jusqu&#8217;au 7 juin, avec à bord une exposition &laquo;&nbsp;Des tablettes d&#8217;argile aux tablettes numériques&raquo;&nbsp; et de nombreux écrivains.<br />
L’exposition « Des tablettes d’argile aux tablettes numériques » retracera l’histoire de l’écrit et ses grandes révolutions, des tablettes assyriennes au papyrus, puis du parchemin au papier et du manuscrit à la presse de Gutenberg jusqu’à l’imprimerie industrielle et aux écrans tactiles. Des trésors issus de collections publiques et privées, (parchemins, manuscrits, incunables&#8230;) jalonneront l’exposition, afin de mieux faire vivre aux visiteurs la magie et les évolutions de cet objet irremplaçable qu’est le livre. Des conférences, des lectures, des ateliers et des rencontres avec des écrivains complèteront la proposition.</p>
<p>Événement phare de la deuxième édition de &laquo;&nbsp;À vous de lire !&raquo;&nbsp;, initiée par le même Frédéric Mitterrand en 2010, cette fête du livre, commencée le 26 a investi des centaines de lieux, des cafés aux gares en passant par les écoles ou les hôpitaux.</p>
<p>Embarquement immédiat pour l&#8217;histoire de l&#8217;écriture à travers les siècles. Le moment le plus touchant de l&#8217;exposition est le temps que l&#8217;on prendra pour déchiffrer la dernière lettre d&#8217;amour d&#8217;Antoine de Saint-Exupéry, exposée dans l&#8217;une des vitrines.</p>
<p>À vous de voir !</p>
<h2>Pratique :</h2>
<p>Manifestation gratuite pour tous.</p>
<p>Escales :<br />
Mardi 31 mai : La Rochelle<br />
Mercredi 01 juin : Angers Saint-Laud<br />
Jeudi 02 juin : Rennes<br />
Samedi 04 juin : Nantes<br />
Dimanche 05 juin : Lille Flandres<br />
Lundi 06 juin : Reims<br />
Mardi 07 juin : Paris-Gare du Nord</p>
<p>Le programme détaillé de la manifestation, organisée notamment avec le soutien de la SNCF, de La Poste et du Centre national du livre, est disponible sur le site <a href="http://www.avousdelire.fr." target="_blank">www.avousdelire.fr.</a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/06/01/un-train-pour-faire-lire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Merci Pierre Jourde</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/03/09/merci-pierre-jourde/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/03/09/merci-pierre-jourde/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Mar 2011 13:47:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Balland]]></category>
		<category><![CDATA[c'est la culture qu'on assassine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Jourde]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=8384</guid>
		<description><![CDATA[Pour vos livres et vos articles, vos coups de gueule et vos passions que vous savez si bien partager, merci. Merci pour le travail de mise en lumière des textes et des auteurs ; pour votre approche très souvent pertinente et neuve de la littérature et de la culture qui offre un vrai souffle de liberté [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Pierre-Jourde.jpg" alt="/" /><strong>Pour vos livres et vos articles, vos coups de gueule et vos passions que vous savez si bien partager, merci. Merci pour le travail de mise en lumière des textes et des auteurs ; pour votre approche très souvent pertinente et neuve de la littérature et de la culture qui offre un vrai souffle de liberté et de réflexion dans un monde où, trop souvent, les lectures et les écrits sont produits d’après un unique paradigme qui cache mal une idéologie de la domination et de l’asservissement de masse.</strong></p>
<p>Merci de nous avoir fait découvrir tant d’écrivains essentiels, de continuer de vous battre malgré « la fatigue du critique » pour que des œuvres comme celles de Valère Novarina, Eric Chevillard, Claude-Louis Combet, Marcel Schwob… soient rendues accessibles au plus grand nombre et dans le même temps, en dépit des attaques et des coups bas, de ne pas cesser de dégonfler les baudruches de l’écriture qui tentent de nous cacher les vraies richesses culturelles de notre époque.</p>
<p>Merci encore de tout ce que vos articles nous apprennent, nous qui ne le vivons pas de l’intérieur et devons nous en tenir aux seuls propos relayés par les medias, sur ce que l’on fait subir aux universitaires et aux enseignants, sur le travail de sape quasi systématique et idéologique de la culture, lequel pousse avec la force aveugle d’une machine lancée à plein régime vers la destruction d’une civilisation multiséculaire. Merci pour le travail de recherche absolument essentiel que vous réalisez et savez mettre à la portée du plus grand nombre, comme en témoignent notamment <em>La littérature sans estomac</em> et <em>Littérature monstre.</em></p>
<p>Merci enfin pour ce dernier livre <em>C’est la culture qu’on assassine</em> qui, en réunissant une petite cinquantaine d’articles publiés sur le site du Nouvel Obs nous éclaire et nous fait réfléchir infiniment plus sur l’état de la culture en France qu’une année entière de ce qu’on appelle des émissions culturelles à la télévision et qui, à de très rares exceptions près, n’abordent jamais les questions essentielles, celles que toute conscience humaine se pose un jour ou l’autre.</p>
<p>Ainsi celle-ci, qui, depuis des siècles, demeure aussi récurrente que sans réponse définitive : À quoi sert la littérature ?</p>
<p>« <em>A quoi elle sert ? A rien, on l’a vu. En tout cas rien d’immédiatement rentable. Pourtant, elle a fait en partie ce que nous sommes devenus. Elle donne intimement accès à l’autre, élargit le champ de la connaissance et la profondeur de l’expérience. ça ne se pèse pas, ça ne se monnaye pas, mais c’est essentiel. On comprend que les beaux discours sur l’inutilité de la littérature dans les concours, l’urgence de ne délivrer que des formations professionnalisantes, limitées aux étroites techniques d’un métier, puissent séduire ceux qui veulent entrer dans la vie active.<br />
Et puis, vingt-cinq ans après, on voit revenir à l’université des quinquagénaires, tout heureux de se plonger dans des études de lettres, passionnés par les cours. Ils ont compris qu’on ne vit pas seulement pour visser les boulons et payer les traites de la 307.<br />
Que tout homme désire aller plus loin que lui-même, approfondir ce qu’il est, trouver sa respiration dans l’étroitesse des vies programmées par les nécessités économiques. Ils se plongent avec délices dans l’inutile.<br />
Inutile, vraiment ? Je parierais que les gens qui se cultivent, et pour qui la culture est un élargissement des dimensions de l’être, sont aussi d’excellents professionnels.</em> »</p>
<p><strong>Pierre Jourde, <em>C’est la culture qu’on assassine</em>, 285 pages, Balland.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/03/09/merci-pierre-jourde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Remy de Gourmont, indécrottable épistolier des années 1900</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/02/23/remy-de-gourmont-indecrottable-epistolier-des-annees-1900/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/02/23/remy-de-gourmont-indecrottable-epistolier-des-annees-1900/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Feb 2011 08:30:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Correspondance de Remy de Gourmont]]></category>
		<category><![CDATA[Editions du Sandre]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Remy de Gourmont]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent Gogibu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=8193</guid>
		<description><![CDATA[Quoi de plus instructif que de lire et de découvrir la correspondance d’un auteur, d’un jeune homme qui se métamorphose en écrivain et que l’on découvre de façon impudique, avouons-le, prendre forme sous nos yeux au fil des lettres ? Car Remy de Gourmont (1858-1915) a toujours su qu’il serait écrivain. 
Le travail immense et [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Gourmont2201.jpg" alt="/" /><strong>Quoi de plus instructif que de lire et de découvrir la correspondance d’un auteur, d’un jeune homme qui se métamorphose en écrivain et que l’on découvre de façon impudique, avouons-le, prendre forme sous nos yeux au fil des lettres ? Car Remy de Gourmont (1858-1915) a toujours su qu’il serait écrivain. </strong></p>
<p>Le travail immense et fouillé de Vincent Gogibu permet à nous lecteur d’appréhender un chantier littéraire et poétique tout aussi vaste que sa propension à tenir un courrier journalier. Sa Correspondance avec les femmes qu’il a aimées – principalement Berthe de Courrière (la Sixtine) ou Natalie Clifford-Barney (l’Amazone) est  à mettre sur le même plan que la correspondance de Balzac avec Mme Hanska ou celle de Flaubert avec Louise Collet.  C’est admirable de délicatesse et de style, de trouvailles et d’ingénuité.</p>
<p>Ses missives (1 200 au total adressées à plus de 200 destinataires) témoignent en même temps de l’air du temps de cette époque joyeuse et capricieuse. Ces années 1900 ont un fumet de dilettantisme et d’amusement qui encourage le bon mot, l’esprit caustique et la légèreté insouciante.</p>
<p>Comme le note dans sa brillante introduction Vincent Gogibu : Remy de Gourmont  dans ces années 1900-1909 « devient l’écrivain majeur de son époque et un phare vers lequel on se tourne ». Le voilà qui se détache du symbolisme  pour être alors « la conscience critique d’une génération », dixit T. S. Eliot.<br />
Il collabore au Mercure de France en se frottant à Alfred Valette, Rachilde et Léon Bloy. Il va se faire connaître par son fameux Livre des Masques, montrant clairement sa filiation, de Stéphane Mallarmé à Odilon Redon en passant, comme le souligne Vincent Gogibu, par Maurie Denis, Henry de Groux et Félix Vallotton.</p>
<p>Puis dès 1910, ce seront les querelles avec André Gide, la guerre qui éclate et son attachement viscéral à la gracieuse Nathalie qui lui fait voir la vie de façon lumineuse, remplie d’espérance. « On sait comment on aime, on ne sait jamais comment on est aimé », lui écrira t-il en février 1911.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/GourmontCorrespondance200.jpg" alt="/" /><strong>Du côté des sceptiques</strong></p>
<p>Mais cette correspondance éclaire aussi le Gourmont si différent d’un Gide, du côté de l’art de la littérature et de la beauté. Lui se place résolument du côté « de l’esprit, de l’intelligence et de la quête de la vérité (que gênent parfois ses partis pris », explique Vincent Gogibu. Reste que Gourmont est un superbe styliste, qu’il joue avec la langue française, évoluant parfois vers une forme de scepticisme qui peut faire penser à Schopenhauer.<br />
Adepte du héros valéryen, on ne sera pas surpris de lire sous sa plume cet élan du cœur : « Mon œuvre véritable sera celle-ci : un être né avec la complète paralysie de tous les sens, en lequel ne fonctionne que le cerveau et l’appareil nutritif ». (Sixtine, roman de la vie cérébrale, 1890).</p>
<p>Il faut lire ses lettres les plus brûlantes adressées à Natalie Clifford-Barney (que Jean Chalon avait su magistralement évoqué dans son Chère Natalie Barney, Flammarion), dès leur rencontre en 1910. L’auteur du délicieux Eparpillements éblouie « l’esthète blessé ». « Vous voir me donne une provision de bonheur et me rend la vie plus facile » ; « Il me semble que vous répandez un air nouveau autour de moi. », s’exclame t-il, au-delà de son enchantement quasi maladif.</p>
<p><strong><br />
Correspondance de Remy de Gourmont<br />
Tome I (1867 – 1899), tome II (1900 – 1915)<br />
Réunie, préfacée et annotée par Vincent Gogibu<br />
Editions du Sandre, 39 € et 43 €.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/02/23/remy-de-gourmont-indecrottable-epistolier-des-annees-1900/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ouragan</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2011/02/19/ouragan/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2011/02/19/ouragan/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 Feb 2011 16:19:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Gaudé]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[ouragan]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=8239</guid>
		<description><![CDATA[ Ouragan, sorte de huis-clos à ciel ouvert, marque un pas de plus dans  dans la recherche métaphysique de Laurent Gaudé.
On retrouve la technique romanesque de l&#8217;ancien prix Goncourt : l&#8217;alternance des chapitres entre passé et présent, un style sans fioritures, des phrases courtes et incisives, des émotions très contemporaines dans lesquelles,  l&#8217;homme moderne sans [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/ouragan160.jpg" alt="/" /><em> <strong>Ouragan</strong></em><strong>, sorte de huis-clos à ciel ouvert, marque un pas de plus dans  dans la recherche métaphysique de Laurent Gaudé.</strong></p>
<p>On retrouve la technique romanesque de l&#8217;ancien prix Goncourt : l&#8217;alternance des chapitres entre passé et présent, un style sans fioritures, des phrases courtes et incisives, des émotions très contemporaines dans lesquelles,  l&#8217;homme moderne sans référence religieuse se reconnaîtra.</p>
<p>Des habitants de la Nouvelle-Orléans se retrouvent prisonniers lorsque se lève l’ouragan : la vieille « négresse hors d’usage» Joséphine, recroquevillée sur sa négritude , des bagnards échappés qui tuent parce que c&#8217;est &laquo;&nbsp;leur rôle&raquo;&nbsp;, les retrouvailles d’amants éreintés par la vie, et le curé de la paroisse, aumônier de la prison, qui décide de tuer pour participer à la purification de la ville&#8230;<br />
Chacun représente une fidélité portée à son paroxysme dans une atmosphère d’Apocalypse.</p>
<p>Cette fidélité frénétique tourne à vide et plonge dans les abysses du mal car à quoi les protagonistes sont-ils fidèles ?À eux seuls. Une fable moderne.</p>
<p><strong>Laurent Gaudé, <em>Ouragan</em>, Actes Sud, 18€.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2011/02/19/ouragan/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Alfred de Musset, la grâce obstinée</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/12/07/alfred-de-musset-la-grace-obstinee/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/12/07/alfred-de-musset-la-grace-obstinee/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 Dec 2010 10:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Cerf]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[George Sand]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Musset]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=6932</guid>
		<description><![CDATA[Pour célébrer l&#8217;année Musset, né le 11 décembre 1810, un très joli petit essai nous permet d&#8217;entrer dans &#171;&#160;la grâce obstinée&#187;&#160; du poète romantique. Un élégant mélancolique, épris de légèreté comme d&#8217;une valeur absolue.
Né en décembre 1810, Alfred de Musset est né trop tard. Trop tard pour les gloires des campagnes napoléoniennes, trop tard pour [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/musset164.jpg" alt="/" /><strong>Pour célébrer l&#8217;année Musset, né le 11 décembre 1810, un très joli petit essai nous permet d&#8217;entrer dans &laquo;&nbsp;la grâce obstinée&raquo;&nbsp; du poète romantique. Un élégant mélancolique, épris de légèreté comme d&#8217;une valeur absolue.</strong></p>
<p>Né en décembre 1810, Alfred de Musset est né trop tard. Trop tard pour les gloires des campagnes napoléoniennes, trop tard pour le panache de la monarchie&#8230;<br />
En délicatesse avec le courant romantique et les poètes du Cénacle, il fait profession de poésie. Un point c&#8217;est tout. Il se méfie des grandes théories littéraires, de l&#8217;engagement politique, des idéaux. Cette impression de vivre sur des ruines, dans un monde d&#8217;artifice, lui inspire la légèreté.<br />
Il se méfie de la grandeur. La légèreté comme règle de vie, de poésie. Une légèreté qui fait de lui l&#8217;héritier de l&#8217;esprit français. Lui, le dandy élégant.</p>
<p>Dandy épuisé par un appétit de vivre qui confine au suicide, il pratique un hédonisme singulier; celui  de l&#8217;alcool, des drogues, des femmes, un peu à l&#8217;image du personnage de Rolla, ce jeune homme de 19 ans, une belle âme qui descend aux enfers.<br />
Où il s&#8217;agit de quitter la vie sans y renoncer.</p>
<p>Il rejette les formes grandiloquentes du romantisme, tout en étant lui-même fort élégiaque &#8211; la mélancolie comme profession de foi, celui de l&#8217;homme moderne qui ne possède plus d&#8217;adjuvant au vide. Il n&#8217;a pas quarante ans lorsqu&#8217;il fait graver son épitaphe :</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le seul bien qui me reste au monde<br />
Est d&#8217;avoir quelquefois pleuré.&raquo;&nbsp;</em></p>
<p>Amant tourmenté de Georges Sand, cette passion dévorante permet à l&#8217;écrivain de se révéler à lui-même. Pendant et après cette relation tumultueuse, les oeuvres majeures théâtrales de Musset (<em>Lorenzaccio</em>&#8230;) virent le jour.</p>
<p>Mais &laquo;&nbsp;On ne badine pas avec l&#8217;amour&raquo;&nbsp;. C&#8217;est un jeu tragique qui peut mener à la mort de l&#8217;autre. Voilà ce que disent ses textes.</p>
<p>Il est le  grand dramaturge du romantisme mais bien plus que cela : il est l&#8217;inventeur du théâtre moderne.  Il écrit dans une totale liberté car il n&#8217;écrit pas pour la scène mais pour être lu. Pour autant, l&#8217;intensité est telle dans ces textes, qu&#8217;elle est naturellement tournée vers la scène. <em>Lorenzaccio</em> stimule le théâtre comme jamais car la mise en scène devient une gageure.</p>
<p>Héritier de toute l&#8217;histoire du théâtre, il a l&#8217;intelligence de défendre le théâtre classique et parodie Shakespeare d&#8217;une manière magistrale et unique avec <em>Lorenzaccio</em>.<br />
L&#8217;être mussetien est pluriel, les doubles sont omniprésents et représentent les contraires qui habitent les personnages. Mais aussi les phénomènes de dédoublement de la personnalité chez Musset, comme cette crise dans la forêt de Fontainebleau, en compagnie de George Sand, où il voit passer un jeune homme qui n&#8217;est autre que&#8230; lui !<br />
Il faut passer par la médiation du masque pour atteindre la vérité. En cela encore, il s&#8217;inscrit dans la grande tradition théâtrale issue de l&#8217;Antiquité.</p>
<p>Un essai pétri de sensibilité qui effleure l&#8217;âme d&#8217;un poète à l&#8217;âme meurtrie dont la légèreté revendiquée était une forme d&#8217;espérance.<br />
<strong><br />
Emmanuel Godo<br />
<em>Une grâce obstinée, Musset</em><br />
Cerf, Coll. Histoire, 2010, 218 p., 22 euros.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/12/07/alfred-de-musset-la-grace-obstinee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le jour où le ciel s’en va</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/11/03/le-jour-ou-le-ciel-s%e2%80%99en-va/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/11/03/le-jour-ou-le-ciel-s%e2%80%99en-va/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 09:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[fayard]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Philippe Domecq]]></category>
		<category><![CDATA[Le jour où le ciel s'en va]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=6508</guid>
		<description><![CDATA[En matière de critique d’art et de critique littéraire, Jean-Philippe Domecq s’est montré incisif et sans états d’âme. Artistes sans art ? et Misère de l’art avaient fait grincer bien des dents en mettant à nu certaines impostures du monde de l’art contemporain. Qui a peur de la littérature ? fut un essai percutant et qui pouvait [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Domecq.jpg" alt="/" /><strong>En matière de critique d’art et de critique littéraire, Jean-Philippe Domecq s’est montré incisif et sans états d’âme. <em>Artistes sans art ?</em> et <em>Misère de l’art</em> avaient fait grincer bien des dents en mettant à nu certaines impostures du monde de l’art contemporain. <em>Qui a peur de la littérature ?</em> fut un essai percutant et qui pouvait laisser deviner en creux un écrivain exigeant.<br />
Il faut donc s’attendre, quand on a le sens de la critique aussi aigu, à ce que l’on nous juge de la même manière, ce qui, après tout, est de bonne guerre.</strong></p>
<p>C’est pourquoi, nous n’hésiterons pas à dire que le dernier roman de Jean-Philippe Domecq, <em>Le jour où le ciel s’en va,</em> est assez décevant. Si l’idée de base est intéressante, l’écriture pèche à maints égards, or qu’est-ce qui différencie un bon roman d’un moins bon si ce n’est son écriture : sa réalisation ?</p>
<p>Jean-Philippe Domecq continue, dans ce deuxième roman du cycle de « La vis et le sablier » entamé par <em>Cette rue</em>, l’exploration de la vie quotidienne de ses semblables en faisant pénétrer le lecteur dans la conscience des personnages à travers la banalité de leur vie, jusqu’au moment où un événement la fait basculer.<br />
Ce qui intéresse Domecq semble être ce moment antérieur au basculement, cet instant où la vie suit encore son cours normal, monotone, avant d’être bouleversée.<br />
Avec <em>Le jour où le ciel s’en va</em>, il ne raconte pas tant la violente rafale qui sèmera la panique sur une plage au beau milieu de l’été, que tout ce que les gens de la plage et alentour faisaient juste avant, sans avoir conscience qu’un bouleversement allait advenir.</p>
<p>Il y a de très beaux passages dans ce roman, lesquels frustrent d’autant plus le lecteur qu’il sent que lorsqu’il se laisse aller à son écriture, Jean-Philippe Domecq est capable d’atteindre dans les dialogues et la conversation intérieure des personnages une vraie profondeur, de toucher à la grâce de la poésie mais qu’au nom d’on ne sait quel obscur désir d’écriture absolument moderne et orale, il contient son style, étouffe son plaisir – et le nôtre avec – massacre ses phrases pour les hacher de « Bon, voilà ! Enfin…Quoi ! Bref… Et voilà ! », d’une armada de points de suspension, tirets, double points, parenthèses qui font penser à cette espèce d’alphabet minimaliste et indigeste que la plupart des adolescents et affiliés ont adopté pour rédiger leurs SMS ou leurs messages électroniques et, franchement, cela fatigue !</p>
<p>Outre cet embryon de langage qui semble être fait pour éviter d’avoir à dérouler une phrase, les points de suspension et les phrases sans verbe, sans fin, censées être là pour laisser au lecteur la possibilité de faire le travail à la place de l’auteur &#8211; ce qu’il n’a aucune envie de faire car ce n’est pas son rôle -, les répétitions des mêmes termes, mêmes mots, mêmes bouts de phrases à chaque page – sauf exceptions – sont lassantes et n’apportent rien au récit, rien à l’ambiance du roman, les desservant plus exactement.</p>
<p style="text-align: left;">Au final, la lecture de <em>Le jour où le ciel s’en va </em>épuise, et l’on y retourne par devoir plus que par plaisir car on se dit qu’il doit y avoir là une volonté secrète qui nous échappe, qu’un esprit aussi brillant ne peut pas se fourvoyer de telle manière.<br />
Mais on en conclue qu&#8217;il s&#8217;est bien fourvoyé !<br />
Jean-Philippe Domecq s’est astreint à rendre une langue orale à l’écrit, cette entreprise est un échec; les meilleurs passages sont ceux qui sont vraiment écrits, dans une langue maîtrisée, et tout le reste n’est que scories gangrenant un texte qui aurait pu être plaisant.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Jean-Philippe Domecq, <em>Le jour où le ciel s’en va</em>, Fayard, 221 pages.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/11/03/le-jour-ou-le-ciel-s%e2%80%99en-va/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Brive : le livre est roi !</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/10/31/brive-le-livre-est-roi/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/10/31/brive-le-livre-est-roi/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 31 Oct 2010 09:40:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Brive la Gaillarde]]></category>
		<category><![CDATA[Foire de Brive]]></category>
		<category><![CDATA[foire du livre de Brive]]></category>
		<category><![CDATA[http://www.brive.net/3210.php]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Rufin]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=5159</guid>
		<description><![CDATA[Sait-on qu&#8217;à Brive, ville du Limousin, se tient la première manifestation littéraire après le Salon du livre de Paris ? La Foire du Livre de Brive attire tous les passionnés de littérature.
Cette 29ème édition 2010, du 5 au 7 novembre, sous le parrainage de Jean-Christophe Rufin, s&#8217;annonce sous les meilleures auspices.
En 2009, Brive, plus gaillarde [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/foire-du-livre350.jpg" alt="/" /><strong>Sait-on qu&#8217;à Brive, ville du Limousin, se tient la première manifestation littéraire</strong> <strong>après le Salon du livre de Paris ? La Foire du Livre de Brive attire tous les passionnés de littérature.<br />
Cette 29ème édition 2010, du 5 au 7 novembre, sous le parrainage de Jean-Christophe Rufin, </strong><strong>s&#8217;annonce sous les meilleures auspices.</strong></p>
<p>En 2009, Brive, plus gaillarde que jamais, accueillait la 28<sup>ème</sup> édition de la Foire du Livre. L’ouverture du salon fut ponctuée par la remise du Prix de la Langue Française à Jean-Paul Kauffman pour « Courland », retraçant l’histoire dramatique de la disparition d’une langue.</p>
<p>À Brive l&#8217;esprit français, frondeur en diable, a sa place. En 2009, on réagit vivement à travers la lecture de la Princesse de Clèves, fustigée par le président de la République.  Une resucée du dernier salon du Livre de Paris où d’aucuns arboraient des pins « j’aime la princesse de Clèves ».</p>
<p>À Brive, la langue française est reine. Chaque année, la Foire s&#8217;ouvre par un  discours inaugural du président d&#8217;honneur sur la langue française. L&#8217;année dernière, un hommage fut rendu à  ce bien commun, ferment de l’identité nationale, rendu par un jury issu en grande partie des Académies Françaises et Goncourt. Mais le témoignage d&#8217;amour de la langue française le plus émouvant fut donné par le poète et Ambassadeur Libanais Salah Stetié.</p>
<p>Bonne nouvelle, l’écrivain et diplomate Jean-Christophe Rufin, de l’Académie française, présidera cette 29ème Foire du Livre de Brive, une édition 2010 qui promet d&#8217;être bien belle.<br />
Homme de lettres autant qu&#8217;homme d&#8217;action, élu à l&#8217;Académie française au fauteuil d&#8217;Henri Troyat en 2008, Jean-Christophe Rufin fut aussi ambassadeur de France au Sénégal jusqu’au 30 juin dernier. Ces expériences ont nourri une œuvre riche, essais (<em>Le Piège humanitaire, Un léopard sur le garrot</em>) et romans (<em>L&#8217;Abyssin, Rouge Brésil,</em> Goncourt 2001, <em>Le Parfum d&#8217;Adam</em>).</p>
<p>Il prendra part à plusieurs rencontres, lectures et débats sur la littérature et ses engagements dans le domaine culturel, humanitaire, social et politique.</p>
<p>Comme chaque année depuis 29 ans, Brive se transforme en lieu d&#8217;échanges culturels et littéraires avec des personnalités diverses.</p>
<h2><strong>Prolonger le plaisir à la découverte de Brive-la-Gaillarde : </strong></h2>
<p><strong>Suivre dans la rubrique &laquo;&nbsp;Art de Vivre&raquo;&nbsp; de CultureMag, les bonnes adresses.</strong></p>
<p><strong>Chocolaterie Lamy<br />
Séjourner dans la maison de Colette</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/10/31/brive-le-livre-est-roi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’humour c’est la crise… de rire !</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/10/12/l-humour-c-est-la-crise-de-rire/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/10/12/l-humour-c-est-la-crise-de-rire/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 12 Oct 2010 20:37:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gordon Zola</dc:creator>
				<category><![CDATA[L’humour, c’est de la culture !]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[contrepétrie]]></category>
		<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[culture mag]]></category>
		<category><![CDATA[culturemag]]></category>
		<category><![CDATA[gordon zola]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[joie]]></category>
		<category><![CDATA[léopard masqué]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=314</guid>
		<description><![CDATA[Comme le disaient deux personnages de Michel Audiard : « le mariage est le propre de l’homme ! » et l’autre de répondre : « Vous devez confondre avec le rire, ce n’est pourtant pas la même chose ! »
L’épigramme amusante est juste et profonde… le mariage est bâti sur les concessions, le rire n’en [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/leopard_250.jpg" alt="Le Leopard masque" /><strong>Comme le disaient deux personnages de Michel Audiard : <em>« le mariage est le propre de l’homme ! »</em> et l’autre de répondre : <em>« Vous devez confondre avec le rire, ce n’est pourtant pas la même chose ! »</em></strong></p>
<p>L’épigramme amusante est juste et profonde… le mariage est bâti sur les concessions, le rire n’en offre aucune ! Le rire est naturel, impromptu, incalculable, il sort du ventre sans prévenir, vous prend en traître, vous époumone par surprise, vous étrille les cotes, vous attrape au cœur, vous laisse sur le carreau… parfois pour une simple pique ! C’est magique, cela détend, cela repose… Ce sont quelques gouttes de bonheur. Le corollaire du rire, le déclencheur sournois : l’humour ! Mieux : l’esprit ! Laissons <em>the sens of humor</em> aux anglais et gardons l’esprit à la française.</p>
<p>Contrairement à ce que peuvent en penser certains, personne n’est insensible à un trait drôle et ravageur, à une boutade vacharde, une flèche du parthe drolatique, une blague carambar, un déjeuner contrepétant ou une soirée calembourdine… D’aucun le dispense, d’autres le reçoivent, mais tout le monde trouve sa place ou son compte dans le jeu de l’esprit et il suffit pour s’en convaincre d’observer les rires qui fusent dans les salles de cinéma et les théâtres, d’écouter les comptoirs français et leurs inventions langagières, de regarder les émissions télévisées qui rêvent d’être pertinentes dans le sarcasme rigolard… Oui le rire est partout et surtout l’envie de rire…</p>
<p>Le monde de la littérature devrait-il en être exempt ? Le monde si sérieux des lettres a-t-il oublié que les grands vitrioleurs des systèmes sont des grands déconneurs lucides ? A-t-on oublié que Molière a su être le plus drôle des auteurs, au même titre qu’Alexandre Dumas, Jules Vernes et même Victor Hugo ? Oublie-t-on la vertu salutaire du second degré et de sa fausse légèreté ? Ignore-t-on que derrière un burlesque échevelé, Frédéric Dard fut un des auteurs plus conscients de la noirceur de l’homme ?<br />
Revendiquons le rire en littérature et affichons-le !</p>
<p>Redécouvrons des auteurs ou des textes qui furent de petits chefs-d’œuvre d’humour… Je pense à Blondin et son Singe en hiver, je pense à René Fallet et à son Triporteur, je pense au Machin de Jacques Perret, à La jument verte de Marcel Aymé, à Clochemerle de Chevalier, je repense au Martyr de l’obèse de « l’infréquentable » Béraud, je pense à moi également (ça ne mange pas de pain), et à ces milliers d’ouvrages que l’on oublie de relire au détriment plumes souvent anémiées et parfois absconses.</p>
<p>Découvrons des auteurs d’aujourd’hui qui n’ont pas mis le nombril au centre de leur œuvre, des auteurs qui sont restés à l’idée première qu’un livre n’est pas une thérapie déguisée, mais l’envie d’arracher une émotion à autrui… Une émotion peut vouloir dire une larme, une nostalgie, la colère, la peur… le rire ! Je pense à <em>la Conjuration des imbéciles</em> de John K. Toole, je pense à <em>Mon oncle Oswald</em> de Roald Dahl, je pense à <em>Flou</em> de Jean-François Derec, je pense à <em>La boutique des suicidés</em> de Jean Teulé et aussi aux livres de Fred Kassak, de Francis Mizio, de Pierre-Marie Windal… et aux miens également (ça ne mange pas de brioche).</p>
<p>Voici trois ans, dans la jungle littéraire est apparu un arbre avec une nouvelle branche : la littérature humoristique… Un éditeur français, le Léopard Masqué, s’est spécialisé dans la défense du rire en littérature… Il convient donc d’en saluer l’initiative et l’audace car ce nouveau combat politique et littéraire a du sens à l’heure où la sinistrose envahit les consciences et la morosité les librairies.</p>
<p>Cet éditeur fantasque et salvateur a décidé de prescrire le roman humoristique comme remède à la cuistrerie… Méfiez-vous, elle existe ! Je l’ai rencontrée !</p>
<p style="text-align: right;"><em>Pour mieux découvrir les enfants, redécouvrons les parents… (à suivre)</em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/10/12/l-humour-c-est-la-crise-de-rire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Concours de Nouvelles</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/09/04/concours-de-nouvelles/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/09/04/concours-de-nouvelles/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 04 Sep 2010 09:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[concours]]></category>
		<category><![CDATA[concours de nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[edilivre]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[skyprods.fr]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=5896</guid>
		<description><![CDATA[
Pour la 4ème édition, deux sociétés, Sky Prods et Edilivre, organisent un Concours de Nouvelles sur le thème de &#171;&#160;La volonté&#187;&#160;.
Le maître-mot dans notre société hyper-concurrentielle est &#171;&#160;cooptation&#187;&#160;. Le sésame de la réussite,l&#8217;indispensable piston pour faire éclater son talent ou&#8230; y pallier.
Foin de de ces règles impitoyables pour Sky Prods et la société d&#8217;édition Edilivre [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Concours-skyprod350.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Pour la 4ème édition, deux sociétés, Sky Prods et Edilivre,</strong><strong> organisent un Concours de Nouvelles sur le thème de &laquo;&nbsp;La volonté&raquo;&nbsp;.</strong></p>
<p>Le maître-mot dans notre société hyper-concurrentielle est &laquo;&nbsp;cooptation&raquo;&nbsp;. Le sésame de la réussite,l&#8217;indispensable piston pour faire éclater son talent ou&#8230; y pallier.</p>
<p>Foin de de ces règles impitoyables pour Sky Prods et la société d&#8217;édition Edilivre qui se font un point d&#8217;honneur à découvrir de nouveaux talents.</p>
<p>Pour y participer, il suffit de rédiger une nouvelle de 10 000 caractères maximum sur le thème de « La volonté » entre le 1er septembre et le 13 novembre 2010.</p>
<p>Le concours est ouvert à tous, amateurs ou professionnels, sans distinction d&#8217;âge, d&#8217;expérience ou de nationalité.<br />
Plus de 3 000 € de lots sont à gagner : un atelier d&#8217;écriture à Venise, un chèque de 380 €, un stylo Mont-Blanc, l’édition de votre propre livre, 200 € de chèques cadeaux, des ouvrages, des livres audio…</p>
<p><strong><br />
Renseignements et inscriptions sur : <a href="http://www.skyprods.fr" target="_blank">www.skyprods.fr</a></strong></p>
<p><strong> Sky Prods :</strong><br />
Sky Prods a été créée en 2006 avec un objectif bien précis : découvrir et ouvrir des portes à de nouveaux talents. Leur slogan &laquo;&nbsp;Non au piston, Oui au talent&raquo;&nbsp;.<br />
Sky Prods organise chaque année 3 concours culturels internationaux : photographie, nouvelles et courts-métrages. Les concours Sky Prods sont ouverts à tous, amateurs et professionnels, de tout âge et nationalité.<br />
Leur volonté est de créer des voies supplémentaires pour accéder à des mondes artistiques trop fermés et privilégiés ainsi que de mettre en valeur des idées innovantes et non-conformistes.</p>
<p><strong>Edilivre :</strong><br />
La société Edilivre créée en 2006 propose de publier simplement et gratuitement les jeunes et nouveaux auteurs. Les livres sélectionnés sont mis en vente sur Edilivre.com, chez les libraires (référencement Dilicom), chez les libraires internet, et prochainement mis en partie en vente sur l’IPAD et l’IPHONE via l’Ibooks Store d’Apple.<br />
Plus d&#8217;informations sur<a href="http://www.edilivre.com" target="_blank"> www.edilivre.com</a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/09/04/concours-de-nouvelles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sur la route de Kerouac</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/08/06/sur-la-route-de-kerouac/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/08/06/sur-la-route-de-kerouac/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Aug 2010 06:21:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[allen ginsberg]]></category>
		<category><![CDATA[beat generation]]></category>
		<category><![CDATA[Jack Kerouac]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Neal Cassady]]></category>
		<category><![CDATA[sur la route le rouleau original]]></category>
		<category><![CDATA[william burroughs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=5517</guid>
		<description><![CDATA[La publication de Sur la route, roman mythique de Kerouac, est à peu près aussi rocambolesque que sa vie.
En témoignent les quatre préfaces à la publication du rouleau original qui tentent de nous éclairer sur la genèse du roman et les rebondissements innombrables qui ont précédé les différentes publications. Comme l’écrit Howard Cunnell, « il faudrait [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/kerouac.jpg" alt="/" /><strong>La publication de <em>Sur la route</em>, roman mythique de Kerouac, est à peu près aussi rocambolesque que sa vie</strong>.</p>
<p>En témoignent les quatre préfaces à la publication du rouleau original qui tentent de nous éclairer sur la genèse du roman et les rebondissements innombrables qui ont précédé les différentes publications. Comme l’écrit Howard Cunnell, « il faudrait un livre entier pour rendre justice au travail d’écriture abattu par Kerouac entre 1948 et 1951 sur son deuxième roman. »</p>
<p>Ecrit en quelques mois sur des feuilles de papier A4 collées les unes aux autres pour former un rouleau qu’il aurait jeté dans le bureau de son éditeur en le déroulant comme la route, il aura pourtant fallu attendre un demi-siècle pour que cette version originale soit publiée telle quelle, c’est-à-dire en un seul paragraphe de 400 pages, sans même un saut à la ligne pour changer de partie et avec cette redondance à la première ligne qui colle très bien à l’ambiance du livre  :<br />
« J’ai rencontré rencontré Neal pas très longtemps après la mort de mon père… ».</p>
<p><strong>Allen Ginsberg, le poète désenchanté de la <em>beat generation</em>, qui, dans cette version originale réapparaît sous son vrai nom – de même que William Burroughs et Neal Cassady – l’avait prédit : « <em>Quand tout le monde sera mort, le roman sera publié dans toute sa folie.</em> »</strong></p>
<p>Voilà qui est fait pour notre plus grand plaisir. Jamais cet immense roman de la route n’avait été publié dans toute sa force et sa puissance, Kerouac ayant été contraint de masquer les vrais noms, de couper certains passages censément choquants, jusqu’en 2007 pour la version anglaise et 2010 pour la française.</p>
<p>Et pourtant, cette histoire est bien celle de toute une génération. Celle qui chercha par tous les moyens, vitesse, ivresse, drogues, musique bop, par la <em>pulse</em> et le <em>it</em> à réenchanter un monde qui ne s’était sorti de la grande dépression que grâce à la seconde guerre mondiale. Kerouac, canadien francophone, originaire d’une vieille famille bretonne s’est attelé à la lourde tâche de traduire les espoirs et les désirs d’une jeunesse orpheline, perdue dans un vaste continent déchiré entre la pauvreté et la naissance d’un mouvement qui allait tout emporter dans sa vague. Une fois de plus, les esprits n’étaient pas préparés à accepter la réalité du monde et ce n’est que maintenant que ce monde est mort que nous pouvons enfin le lire.</p>
<p><strong>Ce monde, c’est celui des <em>beat</em> que Kerouac, qui parlait le français avant l’anglais et était d’une famille catholique, traduisait par béat, en référence à la béatitude des anges, à une vision heureuse et spontanée des choses, dans un monde où tout semblait cynisme et calculs.</strong></p>
<p>L’histoire de <em>Sur la route</em> est d’ailleurs celle de Neal Cassady, que Kerouac appelle parfois l’ange, un jeune homme survolté qui cherche son père, clodo alcoolique dans Denver et court après le temps et les femmes comme si tout lui échappait toujours, que tout ce qu’il touchait lui brûlait les doigts. Cassady, Kerouac le rencontre peu après la mort de son père et, bien que de cinq ans son cadet, c’est lui qu’il suivra sur toutes les routes d’Amérique, jusqu’à rentrer à quatre pattes de San Francisco à New York sans le moindre sou, trahi par ce père de substitution à qui il pardonnera pour une dernière virée hypnotique à travers tout le pays.</p>
<p>« La route, c’est la vie » écrit Kerouac ; c’est aussi la liberté, une liberté dont s’inspireront les générations suivantes au cours des années soixante et soixante-dix.</p>
<p><em>Sur la route</em> est un des plus grands romans américains de la deuxième moitié du XX<sup>e</sup> siècle parce qu’il a été écrit avec les tripes et parce qu’il ne s’est pas embarrassé de remuer la vase de l’Amérique, mais aussi parce qu’il est plein de poésie, de fougue et de jeunesse. Parce qu’il jaillit comme la route goudronnée dans le silence fracassant des grandes plaines désertiques d’Amérique sous les étoiles immuables.</p>
<p><strong>Jack Kerouac, <em>Sur la route Le rouleau original</em>, Gallimard, 505 pages, 24€.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/08/06/sur-la-route-de-kerouac/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La traversée des apparences de François Bott</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/06/09/la-traversee-des-apparences-de-francois-botte/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/06/09/la-traversee-des-apparences-de-francois-botte/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 06:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Brochard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Alphonse Boudard]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Blondin]]></category>
		<category><![CDATA[Camus.]]></category>
		<category><![CDATA[Cioran]]></category>
		<category><![CDATA[Descartes]]></category>
		<category><![CDATA[Éditions Le Cherche midi]]></category>
		<category><![CDATA[François Bott]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Giroud]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Kant]]></category>
		<category><![CDATA[Kierkegaard]]></category>
		<category><![CDATA[le clézio]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Lucien Bodard]]></category>
		<category><![CDATA[Nucera]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Lazareff]]></category>
		<category><![CDATA[Platon]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Vailland]]></category>
		<category><![CDATA[Sartre]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenirs de la République des Lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Virginia Woolf]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=5016</guid>
		<description><![CDATA[Digne successeur de Jacqueline Piatier au Monde des Livres, indécrottable journaliste littéraire et écrivain, aujourd’hui heureux retraité, François Bott nous livre à sa façon les mémoires d’une éternelle jeunesse pour qui « L’écriture est un des formes les plus heureuses de la paresse ».
Il faut se méfier parfois des sous-titres. C’est le cas pour le [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/JFBotte350.jpg" alt="/" /><strong>Digne successeur de Jacqueline Piatier au <em>Monde des Livres</em>, indécrottable journaliste littéraire et écrivain, aujourd’hui heureux retraité, François Bott nous livre à sa façon les mémoires d’une éternelle jeunesse pour qui <em>« L’écriture est un des formes les plus heureuses de la paresse »</em>.</strong></p>
<p>Il faut se méfier parfois des sous-titres. C’est le cas pour le dernier livre de François Botte, <em>La Traversée des jours</em>, lequel donne le ton de ces écrits rappelant allègrement un titre à la Virginia Woolf. En revanche le sous-titre « Souvenirs de la République des Lettres (1958-2008) » annoncerait plutôt un gros pavé de 500 pages, à l’image d’une étude exhaustive sur une période fertile en aventures et en mouvements littéraires. Il n’en est rien.</p>
<p>Le livre de Bott est tout le contraire, léger, allègre et souvent primesautier, caustique aussi, faisant dans l’économie de mots. S’il nous rafraîchit la mémoire, sa <em>Traversée</em> n’en est pas moins rafraîchissante.<br />
Elle commence par son exploration du journalisme à vingt ans, engagé à France-Soir en juillet 1958, le cœur accroché à son panthéon des grands hommes, tels Platon, Descartes, Kant, Kierkegaard, Sartre ou Camus.</p>
<p>Comme il l’écrit d’emblée : « Je ne savais pas encore ce qu’était le renoncement : renoncer à toutes les femmes pour une seule femme, renoncer à Parménide pour la grande presse, renoncer au football pour l’écriture. Je ne savais pas que le renoncement était le directeur de notre existence ».</p>
<p><strong>Le journalisme&#8230; de la littérature qui allait vite.</strong></p>
<p>Très vite François Bott prend le pli du journalisme, comprenant que « le journalisme, c’était « de la littérature qui allait vite ».<br />
Il allait savoir aussi qu’avec la presse à grand tirage, il était à l’école du romanesque. Pierre Lazareff, Lucien Bodard étaient alors les modèles de ce journalisme de terrain et de l’humain.<br />
Bott vit la nuit, confronté à « ces heures où le rêve mange la réalité. » Il rencontre Alphonse Boudard, croise Antoine Blondin, sirote avec Roger Vailland, l’ancien correspond de guerre et fréquente avec assiduité Claude Roy et Roger Grenier.<br />
De son passage à <em>L’Express </em>il en tire un portrait douloureux de Françoise Giroud et du clan Servan-Schreiber. Mais grâce à cet hebdo si convoité il rencontre Le Clézio, le jeune premier en littérature qui porte sa beauté comme un fardeau et juge Jean-François Revel à peine arrivé rue de Berri d’un « positivisme borné, balourd et mesquin ».</p>
<p>Ensuite, saut dans l’inconnu auprès de Guy Sitbon, le créateur du Magazine littéraire pour lequel il devient un éphémère rédacteur en chef, obsédé de littérature, avant de rejoindre enfin <em>Le Monde</em> où il y fera sa plus longue carrière.<br />
Cela nous vaut de belles pages brillantes d’amitié et d’admiration, envers Cioran, présenté par Gabriel Matzneff (« Amitié, promenade et philosophie ») ; Louis Nucera (« Il savait organiser le complot de la grammaire et de l’émotion ») qu’il fera venir au <em>Monde des Livres </em>; Françoise Sagan, Louis Calaferte, Edmond Jabès notamment.<br />
Ce qui le pousse à répéter ce joli mot de Joseph Joubert : « La tendresse est le repos de la passion ».<br />
Cet éloge de la littérature réchauffera les plus pessimistes. Ceux qui pensent que l’homme est trop pressé et trop assoiffé d’images et de mots brefs.</p>
<p>Rien n’est jamais perdu et à fortiori la littérature, telle que la défend François Bott.</p>
<p><strong><br />
<em>La Traversée des jours, souvenirs de la République des Lettres (1958-2008)</em>, de François Bott, Éditions Le Cherche midi, 170 pages, 15 €.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/06/09/la-traversee-des-apparences-de-francois-botte/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nabe, l’homme qui arrêta d’écrire</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/05/30/nabe-l%e2%80%99homme-qui-arreta-d%e2%80%99ecrire/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/05/30/nabe-l%e2%80%99homme-qui-arreta-d%e2%80%99ecrire/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 30 May 2010 11:38:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[anti-édition]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[L’homme qui arrêta d’écrire]]></category>
		<category><![CDATA[Millet]]></category>
		<category><![CDATA[Nabe]]></category>
		<category><![CDATA[www.marcedouardnabe.com]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=4779</guid>
		<description><![CDATA[Y a-t-il un malaise dans l’édition française ? Marc-Edouard Nabe y répond à sa façon. En s&#8217;auto-publiant.

Il y a quelques mois Richard Millet, écrivain reconnu et éditeur chez Gallimard, annonçait la création des Editions Fürstemberg, « petite maison tout à la fois secrète et visible, émanation d’une société de pensée sans statuts, uniquement soucieuse de se décaler, [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/lhommequiarretadecrire.jpg" alt="/" /><strong>Y a-t-il un malaise dans l’édition française ? Marc-Edouard Nabe y répond à sa façon. En s&#8217;auto-publiant.<br />
</strong></p>
<p>Il y a quelques mois Richard Millet, écrivain reconnu et éditeur chez Gallimard, annonçait la création des Editions Fürstemberg, « <em>petite maison tout à la fois secrète et visible, émanation d’une société de pensée sans statuts, uniquement soucieuse de se décaler, d’affirmer qu’on peut penser en dehors du culturel</em> » (entretien donné à Chronic’art février 2010).</p>
<p>De son côté Marc-Edouard Nabe, après avoir annoncé qu’il était mort et qu’il ne publierait plus (voir notre article de mai 2009 : <a href="http://www.culturemag.fr/2009/05/26/nabe/" target="_blank">http://www.culturemag.fr/2009/05/26/nabe/</a>), porte un nouveau coup à l’édition en s’auto-publiant et mettant en vente son dernier roman sur Internet, court-circuitant ainsi le schéma incontournable depuis un siècle : auteur, éditeur, imprimeur, diffuseur, libraire, lecteur.</p>
<p>En vendant directement <em>L’homme qui arrêta d’écrire</em> et quinze de ses précédents ouvrages sur les vingt-sept publiés pour la plupart aux éditions du Rocher, dont il a récupéré les droits à la suite d’un procès rocambolesque aux laboratoires Fabre qui ont racheté la maison d’édition, et bientôt six autres dont il est sur le point de récupérer les droits, sur son site <a href="http://www.marcedouardnabe.com," target="_blank">www.marcedouardnabe.com,</a> Nabe fait l’économie d’une partie de cette chaîne obligatoire, touchant désormais 70% des droits de vente, au lieu des 10% de moyenne consentis par les éditeurs aux auteurs.</p>
<p><strong>Après quatre mois de mise en vente, Nabe aurait ainsi vendu plus de trois mille cinq cents exemplaires de son dernier roman, revendiquant la paternité du concept d’anti-édition.</strong></p>
<p>Que Millet et Nabe, tous deux à leur manière et dans un style très différent, cherchent une alternative à l’édition telle qu’elle se pratique aujourd’hui en France doit interpeller sur son fonctionnement. Le système éditorial que nous connaissons vit-il ses dernières heures ? S’est-il suicidé à force de publier tout et surtout n’importe quoi pour faire du livre un bien de consommation comme un autre, bâillonnant les véritables écrivains en les noyant dans le flot indigeste d’écrits sans lendemain ?<br />
Ou Internet est-il en train de porter le coup de grâce à l’industrie du livre comme il l’a fait à celle du disque ?</p>
<p>Il semble évident que tous ces facteurs soient à prendre en compte, que d’une part l’hégémonie de certaines maisons d’édition, qui rachètent les plus petites au fur et à mesure pour en faire les filiales de gros groupes en renflouant par ailleurs leurs caisses chaque année avec la saison des prix littéraires, a fini par étouffer les voix discordantes, celles qui n’entrent pas dans leur ligne éditoriale ; que d’autre part l’avènement du livre électronique et des sites de publication littéraire en ligne détournent également les lecteurs qui ne souhaitent plus tomber dans le panneau promotionnel cherchant à vendre chaque publication comme le livre à lire absolument.</p>
<p>Dans un sens, l’édition s’est tuée elle-même en vantant chacune de ses publications comme un petit événement, alors que les lecteurs savent bien qu’il ne peut pas y avoir autant de romans géniaux chaque mois et qu’il leur a suffi de se faire avoir deux ou trois fois pour ne plus croire à la publicité des petits rubans rouges qui entourent désormais la plupart des livres dans les librairies. Sans parler de certains « critiques » qui jouent le jeu de l’édition, en vantant les mérites de tous à tort et à travers.</p>
<p><strong>Dans cette ambiance pour le moins anxiogène, l’anti-édition de Nabe apporte un souffle de fraîcheur et de renouveau, faisant espérer en un avenir de plus grande liberté d’écriture.</strong></p>
<p>Mais parlons du roman. <em>L’homme qui arrêta d’écrire </em>relate une semaine de la vie qui aurait pu être celle de Nabe s’il avait vraiment arrêté d’écrire, ce qu’il avait annoncé et que beaucoup ont cru, certains l’en félicitant, selon ses dires, d’autres cachant mal leur joie, quelque uns leur dépit. Car Nabe, malgré un cercle d’admirateurs frôlant l’adoration, est loin d’être l’écrivain le plus aimé de France. Multipliant les provocations, les insultes et les propos incorrects depuis ses tout débuts, il a tout fait pour endosser la posture d’écrivain sulfureux et maudit de ses maîtres Rimbaud, Lautréamont ou Céline.</p>
<p>Bien naïfs furent ceux qui crurent qu’un écrivain pouvait arrêter d’écrire.</p>
<p>Le roman commence donc au premier jour de la vie de non-écrivain du narrateur pour s’achever à la fin de la semaine, comme si ne plus écrire était pour lui une sorte de recréation du monde. De son monde en tout cas, car notre ancien-écrivain-narrateur semble atterrir dans le Paris des années 2000 comme s’il n’avait pas mis le nez dehors depuis des décennies, ce qui confère aux premières pages du livre un ton décalé, donnant l’illusion d’être dans un roman d’anticipation.<br />
Et c’est un des aspects les plus intéressants de ce roman, car à sa lecture on éprouve dès le début la sensation d’être plongé dans un monde futur et fantasmé, alors que rien n’est plus réel que le Paris décrit dans <em>L’homme qui arrêta d’écrire</em>, qu’il ne s’agit que du monde dans lequel nous vivons quotidiennement, mais que tout va si vite, que le virtuel prend le pas sur le réel à une telle mesure, que nous ne nous rendons plus compte, parfois, de ce qu’est notre vie.<br />
C’est grâce au recul que fait prendre le roman, par la narration d’un certain nombre d’événements parisiens, par la description du mode de vie de ses habitants et par la naïveté forcée du narrateur, rappelant celle des contes philosophiques du XVIII<sup>e</sup> siècle, que nous parvenons à voir réellement notre monde et à le questionner.</p>
<p>Du monde virtuel dans lequel évoluent de plus en plus de gens, par les jeux vidéos, Internet, les réseaux sociaux, les sites de rencontre, les blogs, à la disparition progressive des rapports humains illustrée notamment par l’absence de désir, la multiplication des <em>no sex</em> qui se réunissent pour regarder des vidéos pornos sans jamais consommer, en passant par les lieux éphémères du Paris noctambule, c’est à une dissection de la ville lumière que nous fait assister Nabe. Pour le narrateur, Paris semble perdre de plus en plus de vie vraie, à tel point qu&#8217;il se demande ce que Proust pourrait encore en dire. Ce roman est donc une belle gifle administrée aux lecteurs repus de petites histoires mélo-dramatiques gnangnan, de romans proto-historiques ou vaguement fictionnels qui ne se risquent jamais à raconter le monde tel qu’il nous crève les yeux.</p>
<p><em>L’homme qui arrêta d’écrire </em>est le roman d’une génération, celle qui a eu entre vingt et trente ans dans les années 2000 et qui aurait perdu assez contact avec le réel pour ne plus être en mesure de le raconter elle-même.</p>
<p><strong>Nabe, <em>L’homme qui arrêta d’écrire</em>, 686 pages, 28€.<br />
<a href="http://www.marcedouardnabe.com" target="_blank">www.marcedouardnabe.com</a></strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/05/30/nabe-l%e2%80%99homme-qui-arreta-d%e2%80%99ecrire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>P.O.L. rassemble les œuvres de Bernard Noël</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/05/07/p-o-l-rassemble-les-oeuvres-de-bernard-noel/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/05/07/p-o-l-rassemble-les-oeuvres-de-bernard-noel/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 May 2010 18:57:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Aragon]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Noël]]></category>
		<category><![CDATA[éditions P.O.L.]]></category>
		<category><![CDATA[érotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Bataille]]></category>
		<category><![CDATA[Les Plumes d’Eros]]></category>
		<category><![CDATA[Libertins]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Louÿs]]></category>
		<category><![CDATA[textes érotiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=4368</guid>
		<description><![CDATA[Les Plumes d’Eros est le titre du premier tome des œuvres de Bernard Noël publiées par les éditions P.O.L. C’est aussi le titre d’un texte qui avait paru sous une forme plus brève aux Editions Lignes en 2004, un texte court, comme la majorité de ceux réunis dans ce livre, et qui, repris dans ce [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/BERNARD-NOEL.jpg" alt="Le Leopard masque" /><strong><em>Les Plumes d’Eros</em> est le titre du premier tome des œuvres de Bernard Noël publiées par les éditions P.O.L. C’est aussi le titre d’un texte qui avait paru sous une forme plus brève aux Editions Lignes en 2004, un texte court, comme la majorité de ceux réunis dans ce livre, et qui, repris dans ce recueil, en donne le ton.</strong></p>
<p>Ce premier tome rassemble en effet les textes érotiques de Bernard Noël, mettant au jour le travail entrepris par lui depuis un demi-siècle sur les rapports entre la langue et le corps, le silence et le désir.</p>
<p><strong><em>« L’érotisme comme entraînement à la résistance politique : cela remonte aux Libertins, qui n’en furent sans doute pas les inventeurs… »</em></strong></p>
<p>Car s’il rend hommage à Georges Bataille et son <em>Histoire de l’œil</em> dans <em>L’Enfer, dit-on</em>, à Pierre Louÿs ou Aragon et sa <em>Défense de l’Infini</em>, Bernard Noël décrit l’érotisme comme un acte de résistance, de liberté, à l’inverse de la pornographie qui n’est qu’une manière d’exercer un pouvoir obscène, un processus de soumission, ce qu’il a illustré dans <em>Le château de Cène</em> qui lui valut un procès pour outrage aux bonnes mœurs, quand l’écriture de ce livre ne lui avait été dictée que par l’horreur de la torture et des discours de domination qui firent de la guerre d’Algérie la période la plus sombre de notre histoire récente.</p>
<p>Ainsi, un des grands combats de Bernard Noël est-il de rendre aux mots leur pouvoir, leur sens, lui qui, un des premiers, a compris que la démocratie dans laquelle nous vivions ne se distinguait de la dictature que parce qu’elle avait réussi à vider les mots de leur sens, faisant ainsi l’économie de la violence physique en imposant une langue au service de son pouvoir, la langue des politiciens et des médias, une langue plus oppressante que jamais car introduite insidieusement dans notre quotidien.<br />
« <em>La domination du monde et le pouvoir durable sont promis au bourgeois parce qu’il a compris que vider les choses de leur sens vaut mieux que d’en imposer le respect par la force, d’autant que les choses vides sont les plus vendables. »</em></p>
<p>Si Bernard Noël n’est pas l’écrivain le plus facile d’accès, il n’en demeure pas moins essentiel de connaître sa pensée, de goûter son écriture, profondément contemporaines et en ce sens, <em>Les Plumes d’Eros</em> permet une belle entrée en matière.</p>
<p><strong>Bernard Noël, <em>Les Plumes d’Eros</em>, Editions P.O.L. 429 pages, 26€.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/05/07/p-o-l-rassemble-les-oeuvres-de-bernard-noel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La politique peut-elle se passer de la langue ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/03/04/la-politique-peut-elle-se-passer-de-la-langue/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2010/03/04/la-politique-peut-elle-se-passer-de-la-langue/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 11:17:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Giocanti]]></category>
		<category><![CDATA[une histoire politique de la littérature]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=3816</guid>
		<description><![CDATA[Dans quel autre pays au monde que la France littérature et politique sont-elles aussi inextricablement liées, l’une louchant constamment sur l’autre qui cherche à son tour à s’attirer les faveurs de la première pour se donner une assise et une légitimité ? Cette interrogation est le point de départ du brillant essai de Stéphane Giocanti une [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/UneHistoirePolitique-01.jpg" alt="" /><strong>Dans quel autre pays au monde que la France littérature et politique sont-elles aussi inextricablement liées, l’une louchant constamment sur l’autre qui cherche à son tour à s’attirer les faveurs de la première pour se donner une assise et une légitimité ? Cette interrogation est le point de départ du brillant essai de Stéphane Giocanti <em>une histoire politique de la littérature</em>.</strong></p>
<p>« <em>François I<sup>er</sup> fut roi de France et poète. Le cardinal de Richelieu institua quarante immortels pour fixer sa patrie sur un olympe littéraire. Avant d’être empereur, Napoléon rêva d’être écrivain. Le romancier Malraux fit un inoubliable ministre de la culture, pour la gloire d’un général publié lui-même dans la bibliothèque de la Pléiade… nulle part ailleurs qu’en France, politique et littérature ne forment un couple aussi singulier</em> » lit-on sur la quatrième de couverture. Pour expliquer ce phénomène extraordinaire, Stéphane Giocanti, par ailleurs auteur de deux biographies sur T.S. Eliot et Charles Maurras, dénoue avec un grand savoir mais sans prendre de pincettes, les fils qui ont relié la politique à la littérature et font qu’aujourd’hui encore, des politiques cherchent à s’attirer le respect en publiant des livres et que quelques écrivains tentent, sans vraiment faire illusion, d’atteindre les sphères politiques.</p>
<p><strong>François I<sup>er </sup>était poète, Louis IX avait son Joinville, le roi René fit venir Villon à sa cour, Richelieu fonda l’Académie Française sous le règne de Louis XIII, cependant c’est surtout au XIX<sup>e </sup>siècle que le destin de la politique et de la littérature fut scellé par deux figures illustres : Hugo et Zola.</strong></p>
<p>Le sous-titre de cet essai le confirme, d<em>e Victor Hugo à Richard Millet</em>, c’est en littérature que s’est joué le destin de la république française et c’est elle qui a porté aussi haut ses écrivains. Après la Révolution, le Panthéon, qui était une église, fut transformé pour accueillir les hommes illustres de la nation et c’est en 1885, à la mort de Victor Hugo que l’église Sainte-Geneviève qu’il abritait disparut définitivement pour devenir la dernière demeure des grands hommes de la France. Il y a quelques semaines à peine, Nicolas Sarkozy, en proposant de panthéoniser Albert Camus, dut faire face à d’innombrables critiques provenant de tous les milieux de la culture et de la  politique. Où l’on voit que la littérature demeure un des principaux faire-valoir de nos hommes politiques et que le destin des grandes figures de la littérature est loin de laisser indifférent en France.</p>
<p>Découpant son essai en plusieurs chapitres : les prophètes, les maudits, les plantés, les pamphlétaires… où l’on croise les noms des écrivains les plus importants des deux derniers siècles, les catégories ne s’excluant pas les unes les autres, Giocanti ne ménage pas les hommes, ceux qui se sont fourvoyés dans la collaboration, la défense du stalinisme ou qui ont chanté les louanges du grand Timonier, ceux mêmes qui ont fait profession d’accusateur public et de vrai planté au regard de l’histoire, Sartre par exemple, parfois au détriment de leur œuvre, généralement sans que ces erreurs ne portent préjudice à leur talent.</p>
<p><strong>Aujourd’hui les écrivains ont pratiquement déserté la politique à l’image de Richard Millet affirmant « je ne suis rien politiquement » ou, lorsqu’ils s’engagent, c’est pour des causes humanitaires, pour une campagne présidentielle.</strong></p>
<p>Quand la politique n’a plus rien de haut ni de grand à proposer, quand elle a abattu tous les sommets vers lesquels s’élever, la littérature la déserte pour s’enfermer dans sa tour d’ivoire. Nous avons encore des hommes politiques qui écrivent : Giscard d’Estaing, Villepin, Bayrou, Sarkozy, mais ce sont de piètres auteurs qui se cherchent une légitimité qu’ils peinent à trouver en politique. Cela ne demeure pas moins l’illustration que toute politique est affaire de mots.</p>
<p>Si la politique ne fait plus rêver personne en France, c’est certainement qu’elle a tordu le cou à tous les idéaux et du même geste en a éloigné les écrivains. Il est faux de dire que nous n’avons plus de grands écrivains en France, ils se sont simplement reclus aux marges d’une république épuisée qui n’est plus que bureaucratie. Quand les acteurs politiques perdent leur langue, qu’ils se noient dans un jargon techniciste, bureaucratique, dans un langage totalitaire dirait Bernard Noël, ils ne sont pas loin de perdre leur pouvoir.</p>
<p><strong>S’il y a un enseignement à tirer de cette <em>histoire politique de la littérature</em>, c’est qu’on ne gouverne pas un peuple en détruisant sa langue ; on ne fait qu’anéantir son unité.</strong></p>
<p>Alors on peut toujours tenter de lancer des débats sur l’unité nationale pour ne pas affronter son échec, la vraie question qui demeure est pourtant : combien de temps la politique peut-elle faire illusion avec des discours stéréotypés, formatés, <em>sensurés</em>, des paroles qui déjà n’ont plus de vie, parce que machinales, machinisées ?</p>
<p>Aucune révolution ne se fera sans commencer par la langue, aucune n’en a jamais fait l’économie car c’est par les mots que l’on façonne le monde. Se réapproprier notre langue, tant pour retrouver le sens de la littérature que celui de la politique, c’est par là qu&#8217;il faut commencer.</p>
<p><strong>Stéphane Giocanti, U</strong><em><strong>ne histoire politique de la littérature, </strong></em><strong>Flammarion, 307 pages.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2010/03/04/la-politique-peut-elle-se-passer-de-la-langue/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nouveautés Folio : Alabama Song / L’œil de la NRF</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/07/14/nouveautes-folio-alabama-song-l%e2%80%99oeil-de-la-nrf/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2009/07/14/nouveautes-folio-alabama-song-l%e2%80%99oeil-de-la-nrf/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 07:37:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Alabama Song]]></category>
		<category><![CDATA[Folio]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Leroy]]></category>
		<category><![CDATA[goncourt]]></category>
		<category><![CDATA[L'oeil de la NRF]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[prix Goncourt]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[Zelda Fitzgerald]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=957</guid>
		<description><![CDATA[Alabama Song publié en Folio, je n’ai pas résisté à l’occasion de lire le Goncourt 2007 pour voir ce qu’il valait vraiment.
Se glisser dans la peau de Zelda, la femme excentrique du non moins torturé Francis Scott Fitzgerald, l’un des plus grands écrivains américains de l’entre-deux guerres, était à la fois une démarche risquée et [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/alabama-song350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><strong><em>Alabama Song</em> publié en Folio, je n’ai pas résisté à l’occasion de lire le Goncourt 2007 pour voir ce qu’il valait vraiment.</strong></span></span></p>
<p>Se glisser dans la peau de Zelda, la femme excentrique du non moins torturé Francis Scott Fitzgerald, l’un des plus grands écrivains américains de l’entre-deux guerres, était à la fois une démarche risquée et relativement banale pour un romancier.</p>
<p>Justement, la banalité du sujet est ce qui m’a frappé dès les premières lignes d’<em>Alabama Song,</em> si bien que j’ai failli laisser là ce roman et l’impression de déjà lu qu’il dégageait. Cherchant vainement quelque chose qui le différenciât des autres fictions biographiques qu’on publie par dizaines chaque année, je ne trouvai rien dans le style ou la narration qui me semblât un tant soit peu novateur.</p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Fulminant, j’en étais à me dire que Gilles Leroy n’avait obtenu le Goncourt que parce qu’il avait dédicacé son roman à Isabelle Gallimard, éditrice au Mercure de France (la maison qui le publie), petite-fille de Gaston Gallimard (fondateur de la prestigieuse maison du même nom) et soeur d’Antoine Gallimard, (actuel patron du groupe qui rafle chaque année la majorité des prix littéraires de rentrée parce que la moitié des membres des jurys sont publiés par lui et que… bref, on connaît la chanson !) quand, insidieusement et à l’insu de mon plein gré, j’ai été peu à peu envahi par la vie excessive de ces deux têtes brûlées – Francis et Zelda, le  couple haineux et autodestructeur qui se tailla une des réputations les plus sulfureuses d’Amérique en menant une vie de stars hollywoodiennes avant l’heure – qui vécurent tout à l’excès, s&#8217;endettant, se trompant, contraints à des déménagements réguliers pour fuir les créanciers et les sarcasmes de populations outrées par leurs frasques indécentes, pour finir rongés par l’alcool, la violence, la pauvreté et la schizophrénie et s’éteindre, comme les vrais héros, dans la force de l’âge qui était déjà pour eux le seuil de la décrépitude.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span><strong>J’ai réalisé que les Fitzgerald étaient sûrement un des derniers couples mythiques</strong></span></p>
<p><span style="Times New Roman;">Aussi pour finir, je me félicite d’avoir persévéré dans ma lecture (on n’est jamais mieux servi que par soi-même) et si je devais vous en dire une seule chose, ce serait que lorsque j’ai fini <em>Alabama Song</em>, j’avais la tête pleine de rêves et qu’après un bref processus de digestion de ma lecture, j’ai réalisé que les Fitzgerald étaient sûrement un des derniers couples mythiques : de véritables héros au sens noble du terme et qu’après eux s’ouvrirait l’ère du raisonnable, du minuscule et du grotesque, des héros de pacotille, ennuyés et ennuyeux qui ne peuvent produire que la littérature et les mythes de notre époque, à savoir une littérature minimaliste parce que sans passion, mièvre parce que précautionneuse et pauvre parce que sans tripes.</span><span style="Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">J’étais parti aussi pour vous parler de <em>L’œil de la NRF,</em> un petit livre qui regroupe une centaine de textes parus dans la <em>Nouvelle Revue Française</em> entre 1909 et 2008, rassemblés à l’occasion du centenaire de la revue, mais je ne voudrais pas être trop long, aussi me bornerai-je à dire qu’il y a dans cet ouvrage surtout du bon mais aussi du moins bon. Du passionné, comme en témoigne le magnifique texte que François Mauriac consacra en 1924 à <em>La Prisonnière</em> de Marcel Proust, des critiques subtiles et parfois visionnaires d’auteurs aux sensibilités fort éloignées tels qu’André Breton, Joseph Kessel, Jean Cocteau, Richard Millet, Philippe Jaccottet… En bref l’image d’une famille d’écrivains hétérogène et disparate, non exempte de haine et de coups bas mais liée par une même idée de l’exigence littéraire qui fit de la <em>NRF </em>la plus importante revue littéraire française - celle qui aura guidé et mis au jour les plus grands auteurs du siècle passé. Quant à certains textes plus politiquement corrects et aux formules attendues, gageons que c’est la rançon d’une gloire que nous souhaitons aussi belle à la revue pour le siècle qui s’ouvre que pour celui qui a pris fin.</span><span style="Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;"><strong>Gilles Leroy, </strong><em><strong>Alabama Song</strong></em><strong> Gallimard Folio, 2009<br />
</strong> </span><em><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><strong>L’œil de la NRF,</strong><span style="normal;"><strong> <span style="normal;">Gallimard Folio</span></strong></span><span style="normal;"><strong><span style="normal;"> 2009</span></strong></span></span></span></em></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2009/07/14/nouveautes-folio-alabama-song-l%e2%80%99oeil-de-la-nrf/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>27e Marché de la Poésie de Paris</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/06/19/27e-marche-de-la-poesie-de-paris/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2009/06/19/27e-marche-de-la-poesie-de-paris/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2009 11:05:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[marché de la poésie]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=1038</guid>
		<description><![CDATA[Il y a 27 ans, Jean-Michel Place et Arlette Albert-Birot lancèrent le Marché de la Poésie : leur initiative fut saluée par nombre de petites maisons d’édition dont la poésie était le sacerdoce, tels les Cahiers Bleus qui furent présents chaque année. Cette 25ème édition mérite le détour.
Quand ce marché fut créé, les gros médias [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/marché-poésie350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>Il y a 27 ans, Jean-Michel Place et Arlette Albert-Birot lancèrent le Marché de la Poésie : leur initiative fut saluée par nombre de petites maisons d’édition dont la poésie était le sacerdoce, tels les Cahiers Bleus qui furent présents chaque année. Cette 25ème édition mérite le détour.</strong></p>
<p>Quand ce marché fut créé, les gros médias avaient déjà plus ou moins déserté ce créneau de la création littéraire, traitant ainsi les poètes comme quantité négligeable, ou méprisable parce que ne faisant pas de « chiffre » en monnaie palpable et sonnante : sauf bien entendu ceux dont les noms paraissaient au fronton des panthéons de l’histoire. Ce qui voue à une diffusion très confidentielle  les œuvres publiées par les modestes maisons d’édition encore soucieuses de faire vivre ce moyen d’expression que l’on peut dire le plus ancien de tous : il s’agit souvent d’associations.<br />
Quand ni les radios, ni les télévisions, ni les journaux à diffusion nationale et régionale ne se donnent pas la peine d’avoir une rubrique spécialisée en ce domaine, il va de soi que le poète d’aujourd’hui ne peut songer à connaître les tirages que connaissent leurs homologues par exemple acadiens ou même québécois. C’était et cela demeure une sorte de crime culturel majeur mais qui semble n’avoir jamais titillé les neurones moraux des dirigeants politiques et culturels de la France.</p>
<p>Heureusement ce Marché, qui célèbre son quart de siècle, existe et fait preuve chaque année d’une belle vitalité et démontre par là-même qu’il existe un nombre important d’amoureux de la poésie, aussi bien du côté des écrivains que du côté des lecteurs : mais comme il n’est soutenu que du bout des lèvres par quelques instances pourtant fort généreuses avec d’autres types d’associations, il va encore de soi qu’il ne peut apporter à tous ceux qui entendent faire vivre la poésie en notre pays tout le soutien qu’il serait légitime de l’aider à proposer. Reste donc une ignorance quasi générale chez les Français.</p>
<p>Ce Marché se tient Place Saint-Sulpice tous les après-midi et permet de rendre compte de cette énergie et de cette passion éditoriales non gouvernées par le vertige des chiffres d’affaire et que la majorité des lecteurs de ce pays ne soupçonnent même pas et pour cause ! Quelques 130 éditeurs osent montrer les œuvres de plus de mille poètes, dont l’inspiration épouse la vastité de la rose des vents : cela va des poètes tout à fait à l’aise dans le microcosme culturel de l’époque à ceux qui le fuient ; de ceux qui épousent les combats politiques et les thèmes passionnels de l’heure à ceux qui préfèrent les explorations plus spirituelles ; des poètes qui se contentent de louer le corps en ses ébats et ceux qui élèvent leur regard jusqu’aux limites de l’infini divin etc..</p>
<p>Chacun peut donc découvrir des œuvres qui le conforteront dans ses choix intimes ou le fera changer de cap, ne fusse que le temps d’ouvrir un livre et de le refermer…  Des spectacles sont proposés, des lectures ainsi qu’un grand nombre de rencontres avec les poètes d’aujourd’hui : d’où un côté extrêmement vivant de cette manifestation unique au service du plus précieux. Certes on peut y trouver le pire, mais également le meilleur.</p>
<p>Gérard Lafont</p>
<p><strong>Pratique : </strong> <strong></strong></p>
<p><strong>27e Marché de la Poésie de Paris<br />
Place Saint-Sulpice<br />
Du 18 au 21 juin 2009<br />
De 12 à 20 heures<br />
Nocturnes les vendredi et samedi.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2009/06/19/27e-marche-de-la-poesie-de-paris/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Simone veille encore</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/06/18/655/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2009/06/18/655/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2009 07:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[mystique]]></category>
		<category><![CDATA[philisophie]]></category>
		<category><![CDATA[Simone Weil]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=655</guid>
		<description><![CDATA[Pour  l’année du centenaire de Simone Weil, le seul mois de janvier aura vu la parution de pas moins de neuf livres sur la philosophe-mystique. 
L’éternelle jeune fille au corps évanescent, inconnue de son vivant sinon de quelques âmes d’élite avec qui sa souffrance put converser – Gustave Thibon ou le père Perrin – [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/simone-weil350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>Pour  l’année du centenaire de Simone Weil, le seul mois de janvier aura vu la parution de pas moins de neuf livres sur la philosophe-mystique. </strong></p>
<p>L’éternelle jeune fille au corps évanescent, inconnue de son vivant sinon de quelques âmes d’élite avec qui sa souffrance put converser – Gustave Thibon ou le père Perrin – connaît une gloire posthume non pareille. Seules Edith Stein ou Etty Hillesum, ses sœurs doubles en judéité et en recherche mystique, peuvent lui être comparées. À cette différence près qu’enlevée comme ces deux-ci par la guerre, Simone Weil aura péri, elle, aux côtés de la France combattante à Londres et non dans les camps. Pourtant, elle aura vécu, se l’imposant volontairement, une torture physique et morale presque équivalente à celle des victimes de l’holocauste.</p>
<p>Insaisissable, courant de Platon à Trotski et de l’Evangile à l’anarchisme, demeurant au porche de toutes les Eglises, mademoiselle Weil incarne le paradoxe d’une virginité plongée dans la boue du monde. Sa quête irrésolue d’un ailleurs aux racines d’ici-bas l’aura consumée sans retour dans un feu brûlant et quelques pages seules témoignent de sa recherche d’une vie plus intense qui n’a pas été vraiment trouvée.</p>
<p>Jacques de Guillebon</p>
<h2>Bibliographie :</h2>
<p><em>Chez les Weil</em>, André et Simone, de Sylvie Weil, Buchet Chastel, 2009, 268 pages, 18 €.</p>
<p><em>Simone Weil. La Quête de Racines Célestes</em>, par Sylvie Courtine-Denamy, 2009, Cerf, 162 pages, 18 e.</p>
<p><em>Simone Weil : Mystique et rebelle</em>, par Jean-Luc Sigaux et Christine Rabedon, Medicis Entrela, 2009, 256 pages, 17 e.</p>
<p><em>Simone Weil : Le courage de l&#8217;impossible</em>, par Christiane Rancé, 2009,  Seuil , XXX pages, 18 e.</p>
<p><em>Simone Weil. Le ravissement de la raison</em>, par Simone Weil et Stéphane Barsacq, Point Seuil, 2009, 90 pages.</p>
<p><em>Mon dialogue avec Simone Weil</em>, par Joseph-Marie Perrin, 2009, Nouvelle Cité, 2009 254 pages, 20 e.</p>
<p><em>Simone Weil : Sagesse et grâce violente</em>, collectif dirigé par Florence de Lussy, Bayard-Centurion, 2009, 318 pages, 25,50 e.</p>
<p><em>Prier 15 jours avec Simone Weil</em>, par Martin Steffens, janvier 2009, Nouvelle cité, 2009, 126 pages, 12, 50 e.</p>
<p><em>Simone Weil : Action et contemplation</em>, collectif dirigé par Emmanuel Gabellieri, L&#8217;Harmattan, 2008, 182 pages, 18 e.</p>
<p><strong>Signalons aussi la parution en septembre prochain aux éditions du Cerf d’un collectif sur Simone Weil qui fera date, dirigé par la philosophe Chantal Delsol.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2009/06/18/655/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Michel Houellebecq, Interventions 2</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/06/16/michel-houellebecq-interventions-2/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2009/06/16/michel-houellebecq-interventions-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2009 07:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Flammarion]]></category>
		<category><![CDATA[Interventions 2]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Houellebecq]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=966</guid>
		<description><![CDATA[Auteur de quatre excellents romans, Michel Houellebecq publie régulièrement des articles dans la presse française. Flammarion les regroupe ici dans un recueil qui nous montre un écrivain fidèle à lui-même, plein de cynisme et d&#8217;humour, qui bâcle parfois, mais n&#8217;oublie jamais d&#8217;être intelligent. 
Si les grands écrivains sont ceux qui savent décrire leur époque, alors [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/interventions.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Auteur de quatre excellents romans, Michel Houellebecq publie régulièrement des articles dans la presse française. Flammarion les regroupe ici dans un recueil qui nous montre un écrivain fidèle à lui-même, plein de cynisme et d&#8217;humour, qui bâcle parfois, mais n&#8217;oublie jamais d&#8217;être intelligent. </span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="'Times New Roman';"><span style="Times New Roman;">Si les grands écrivains sont ceux qui savent décrire leur époque, alors Michel Houellebecq est l&#8217;un d&#8217;entre eux. Dans quelques dizaines d&#8217;années, les lecteurs se référeront sans doute à son œuvre pour comprendre comment ce millénaire a débuté.</span></span></p>
<p>Son style sec, tout aplati sur l&#8217;horizon, relevé seulement par ses nombreux sursauts de cynisme, lui permet de faire parler notre siècle. Ses quatre romans valent surtout pour leur faculté à résumer le modernisme par quelques aphorismes cinglants. Houellebecq ne sait pas faire autre chose et semble donc condamné à réécrire, indéfiniment, le même roman.</p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><span style="'Times New Roman';">Houellebecq se révèle toujours inspiré </span>quand il rédige de simples articles, car il n&#8217;a plus alors à faire de concessions à la littérature. <strong><em><span style="'Times New Roman';">Interventions</span></em></strong><strong><em><span style="'Times New Roman';"> 2, </span></em></strong><span style="'Times New Roman';">qui vient de paraître chez Flammarion et qui regroupe la plupart de ses papiers parus dans la presse, est donc un<span style="yes;"> </span>livre réussi.<br />
« <em>Jacques Prévert est avant tout un libertaire ; c&#8217;est à dire, fondamentalement, un imbécile »,</em> écrit-il dans le premier article de ce recueil, avant d&#8217;observer, dans celui qui le clôt, que la prose d&#8217;Alain Robbe-Grillet est comparable à la coupe de sol en agronomie, soit « <em>une compilation fastidieuse et vide de sens de données expérimentales </em>».</span></span></span></p>
<p>Entre les deux, nous découvrons un subtil éloge du cinéma muet, une description ahurissante des touristes allemands, une biographie de Neil Young, le récit du deuxième salon de la vidéo <em>hot</em>&#8230; Dans <strong><em>Interventions 2</em>,</strong> Houellebecq parle de tout, sans aucun scrupule. Malheureusement, peu à peu, son style se dégrade, sans atteindre, toutefois, le bâclage de ses derniers articles parus dans Paris-Match.</p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="'Times New Roman';"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Houellebecq fait aujourd&#8217;hui don de sa personne à l&#8217;industrie du divertissement. Entre ses copinages avec BHL et Iggy Pop, son film déplorable et ses éloges de Carla Bruni, il semble oublier sa vocation d&#8217;écrivain. Espérons qu&#8217;il arrivera à surmonter son époque et à se remettre à écrire sérieusement. En attendant, nous pouvons nous délecter des quelques perles que recèle <strong><em>Interventions 2, </em></strong>où Houellebecq reste fidèle à la fonction du poète selon Baudelaire : être «<em> une âme collective qui interroge, qui pleure, qui espère, et qui devine quelquefois</em> ». </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="'Times New Roman';"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Guillaume Etievant </span></span></span></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2009/06/16/michel-houellebecq-interventions-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Prix littéraires 2008-2009 : dernier round</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/02/23/prix-litteraires-2008-2009-dernier-round/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2009/02/23/prix-litteraires-2008-2009-dernier-round/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2009 07:09:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[prix littéraires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=653</guid>
		<description><![CDATA[La remise des prix de janvier sonne la fin du combat entamé au mois de septembre. Les éditeurs vont pouvoir faire leurs comptes, souffler quelques jours avant de se remettre au travail pour ne pas rater la rentrée prochaine et préparer le salon du livre de Paris, qui a lieu au mois de mars. À [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoBodyText3" style="0cm 0cm 0pt;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/savate350.jpg" alt="" /><strong>La remise des prix de janvier sonne la fin du combat entamé au mois de septembre. Les éditeurs vont pouvoir faire leurs comptes, souffler quelques jours avant de se remettre au travail pour ne pas rater la rentrée prochaine et préparer le salon du livre de Paris, qui a lieu au mois de mars. À <em>CultureMag</em> aussi nous faisons les comptes pour nous apercevoir que le seul livre soutenu par nous qui ait été récompensé par un prix est <em>Zone</em> de Mathias Enard, publié chez Actes Sud, lauréat du prix Décembre.</strong></p>
<p>Mais <strong>le grand vainqueur du tournoi cette année est sans conteste le groupe Gallimard</strong> qui empoche le Goncourt 2008 grâce à Atiq Rahimi auteur de <em>Syngué Sabour </em>à la P.O.L (filiale du groupe), le prix Fémina du meilleur essai pour <em>Voix off </em>de Denis Podalydès publié au Mercure de France (autre filiale dirigée par Isabelle Gallimard), le Prix de Flore pour <em>La meilleure part des hommes</em> de Tristan Garcia chez Gallimard et surtout le Nobel de littérature décerné à J-M G. Le Clézio dont la plus grande partie de l’œuvre fut publiée par les éditions Gallimard.</p>
<p><strong>Les autres prix prestigieux ont été distribués aux grandes maisons</strong> selon un schéma assez classique : le Renaudot à Tierno Monénembo pour<em> Le Roi de Kahel</em> publié au Seuil ; le Femina à Jean-Louis Fournier pour <em>Où on va papa ?</em> chez Stock ; le prix Interallié à Serge Bramly pour <em>Le premier principe</em>, le second principe publié par Lattès et le Renaudot des lycéens à Patrick Poivre d’Arvor pour <em>Le voyage du fils </em>chez Grasset.<br />
Mais les petites enseignes ne sont pas en reste. Ainsi, les éditions de Fallois ont fait coup double en obtenant le Grand prix du roman de l’Académie française pour <em>La dernière conférence</em> de Marc Bressant et le prix de la critique de l’Académie française pour Stendhal et l’Amérique de Michel Crouzet ; Jean-Marie Blas de Roblès publié chez Zulma reçoit le prix Médicis, le prix Fnac et le prix Jean Giono pour Là où les tigres sont chez eux, enfin, le prix des Deux Magots, qui clôt la saison, a été décerné à Bruno de Cessole pour <em>L’heure de la fermeture dans les jardins d’Occident </em>publié aux éditions de la Différence.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2009/02/23/prix-litteraires-2008-2009-dernier-round/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Vous avez dit liberté d’expression ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/02/16/vous-avez-dit-liberte-d%e2%80%99expression/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2009/02/16/vous-avez-dit-liberte-d%e2%80%99expression/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 22:58:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Libres propos]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Renaud Camus]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume de Sobrarbe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=555</guid>
		<description><![CDATA[Le 20 novembre 2008, alors que venait tout juste de paraître le Royaume de Sobrarbe, son Journal de l’année 2005 et à cette occasion, Renaud Camus, était l’invité de Laurent Goumarre sur France Culture. Las, mais il faut être bien naïf pour s’en étonner, après quelques questions d’usage sur la parution du Journal, le réquisitoire [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: left;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/renaud-camus350.jpg" alt="" /><strong>Le 20 novembre 2008, alors que venait tout juste de paraître le <em>Royaume de Sobrarbe</em>, son Journal de l’année 2005 et à cette occasion, Renaud Camus, était l’invité de Laurent Goumarre sur France Culture. Las, mais il faut être bien naïf pour s’en étonner, après quelques questions d’usage sur la parution du Journal, le réquisitoire s’est mis en branle, Laurent Goumarre endossant le rôle de partie civile et son acolyte celui de témoin à charge contre le pauvre Renaud Camus qui venait de se faire piéger une nouvelle fois.</strong></p>
<p>Á charge contre lui : les deux gardiens de la libre pensée ont relevé dans les 600 pages du <em>Journal</em> plusieurs occurrences des mots « noir » et « arabe ». De là à prononcer le verdict, il n’y a qu’un pas qui ne mérite même pas d’être franchi : Renaud Camus est raciste, ce n’est plus à prouver, « l’affaire Camus » a déjà mis en exergue son antisémitisme. Raciste, antisémite, réactionnaire, misanthrope, il ne lui reste plus qu’à passer pour homophobe pour réunir à lui seul les cinq déviances capitales de la France moderne, mais justement, il n’est pas si simple de lui faire endosser ce rôle et c’est pour cela que certains continuent de s’acharner ; ceux qui ont renoncé n’en parlent plus. D’ailleurs plus personne ne parle de Renaud Camus, de l’écrivain Renaud Camus qui produit une des plus belles langues françaises demeurant comme un vestige d’une culture qui fut grande et s’apprête à sombrer dans le chaos.</p>
<p>Mais comment pourrait-on prétendre encore s’enorgueillir d’écrivains qui font vivre la langue, lorsque les principaux médias culturels la censurent ? Refuser à un écrivain le droit d’écrire les mots « noir », « arabe » ou « ethnie », c’est nier la réalité de ces hommes et de ces femmes dans leur différence et leur similitude fondamentales. C’est nier non seulement l’existence des mots mais aussi, c’est encore plus grave, la vérité qu’ils expriment. Cela tient de la logique la plus élémentaire à laquelle on se passerait aisément de revenir, mais dès lors que les écrivains, et leurs livres <em>a fortiori</em>, ne sont plus pour certains journalistes que des occasions de marteler dans nos crânes leur bonne pensée qu’ils nous intiment fortement de partager, nous y sommes forcés. Et en effet, quel odieux travail que celui de journaliste, dans ces conditions-là, comme le dit si justement Renaud Camus.</p>
<p>Quel odieux travail qui nous éloigne comme à dessein de l’intérêt véritable de l’œuvre : son écriture. Puisque le temps et l’espace nous ont été gâchés par des reproches insensés, nous ne pouvons plus que vous inciter à vous réfugier dans ce <em>Royaume de Sobrarbe.</em> Soyez-en persuadés, il est beau, on s’y trouve bien et, surtout, on y est libre !</p>
<p>Renaud Camus, <em>Le royaume de Sobrarbe</em>, <em>Journal 2005</em>, Fayard, 673 pages, 32 €</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2009/02/16/vous-avez-dit-liberte-d%e2%80%99expression/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Y a-t-il une littérature péninsulaire ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/01/30/y-a-t-il-une-litterature-peninsulaire/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2009/01/30/y-a-t-il-une-litterature-peninsulaire/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2009 07:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Angot]]></category>
		<category><![CDATA[critique littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Naulleau]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[L’Esprit des péninsules]]></category>
		<category><![CDATA[maisons d'édition]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Jourde]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=593</guid>
		<description><![CDATA[Si les grandes maisons d’édition prennent rarement le risque de publier une nouvelle forme de littérature qui pourrait sortir le monde des lettres françaises de son petit confort, il reste de plus modestes maisons pour faire ce travail comme Balland et L’Esprit des péninsules, menées par Jean-Claude Gawsewitch et Eric Naulleau.

Depuis un bon nombre d’années [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si les grandes maisons d’édition prennent rarement le risque de publier une nouvelle forme de littérature qui pourrait sortir le monde des lettres françaises de son petit confort, il reste de plus modestes maisons pour faire ce travail comme Balland et L’Esprit des péninsules, menées par Jean-Claude Gawsewitch et Eric Naulleau.<br />
</strong><br />
Depuis un bon nombre d’années certaines maisons réputées sérieuses tablent sur la technique bien rodée du marketing pour écouler des livres au contenu proche du néant. Cependant, Flammarion et Grasset qui ont tenté à la rentrée un gros coup avec la correspondance de Michel Houellebecq et Bernard Henri-Lévy ont essuyé un relatif échec ; la mise Christine Angot et son désastreux <em>Marché des amants</em> n’a pas rapporté non plus les gains escomptés au Seuil et <em>Jour de souffrance </em>de Catherine Millet publié par Flammarion a déçu plus qu’il n’a suscité de scandale. Est-ce à dire que les lecteurs ne se laissent plus prendre au piège et que la vraie littérature serait sur le point de reprendre ses droits ? C’est du moins ce que le ratage partiel de ce genre de publications laisse présager.<br />
<strong><br />
Il est temps de réévaluer le roman</strong></p>
<p>Plus discrète, de son côté, L’Esprit des péninsules, désormais rattachée à la maison JCG-Balland a publié en quelques années une poignée de romans et d’ouvrages critiques qui semblent poser les fondements d’une nouvelle pratique littéraire. Parmi ces auteurs « péninsulaires », qui laissent entrevoir une autre forme d’écriture possible et dont Pierre Jourde est la référence tutélaire, citons Olivier Maulin auteur de deux romans : En attendant le roi du monde très justement récompensé par le prix Ouest France / Etonnants Voyageurs 2006 et <em>Les évangiles du lac </em>; Eric Bénier-Bürckel dont l’œuvre plus inégale n’en est pas moins un pavé jeté dans la mare de nos conformismes et Johann Trümmel véritable révélation de la rentrée de septembre avec un premier roman <em>La marge molle</em>.</p>
<p><strong><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/litterature-monstre-350.jpg" alt="" /></strong><strong>Vers un nouveau réalisme ?</strong></p>
<p>Ce qu’ont en commun ces auteurs ? Une écriture qui refuse d’endosser les oripeaux encombrants et tape à l’œil du néo-romantisme français mais aussi de succomber à l’anorexie de l’écriture blanche ou à l’exiguïté du minimalisme ; un style vif et décapant qui n’hésite pas à se confronter directement au réel pour évoquer, dans le cas d’Olivier Maulin le désenchantement du monde ou dans celui de Johann Trümmel le caractère grotesque de l’humain moderne quand il se prend au sérieux alors qu’il n’est souvent qu’abject ou médiocre et parfois pathétique dans ses aspirations à une vie idéale. Ces romanciers maîtrisent parfaitement la mécanique à créer du grotesque et du pathétique consistant à placer un personnage dans une situation qui révèlera un écart entre ce à quoi il aspire – et qui n’agit en lui que par la force d’un désir mimétique dont il est souvent inconscient – et ce qu’il peut obtenir. Et si « le grotesque est la plus riche source que la nature puisse offrir à l’art », selon Victor Hugo, c’est qu’il fait naître le rire qui est une manière de prendre du recul, d’atteindre le second degré.<br />
<strong><br />
Jourde écrivain et critique</strong></p>
<p>Le rire, l’écriture acerbe, les personnages ridicules et touchants, la loufoquerie sont autant d’éléments qui font penser que le travail critique et romanesque de Jourde a influencé les romans de Maulin et Trümmel.<br />
L’auteur de La littérature sans estomac, qui était apparue non seulement comme une critique de la critique littéraire conventionnelle mais aussi comme le manifeste d’une nouvelle vision de la littérature, publie aux Péninsules Littérature monstre qui rassemble articles, critiques et textes pamphlétaires dans lesquels il expose sa vision d’une littérature vivante et exigeante. Pour Pierre Jourde, depuis une trentaine d’années la critique a totalement déserté le domaine artistique, provoquant ainsi l’émergence d’une surproduction où le meilleur côtoie le pire et décourage le grand public, privé de tout repère et de toute échelle de valeur. C’est pourquoi il appelle à une nouvelle forme de critique aussi capable de s’embraser pour une œuvre de talent que de démasquer les impostures.</p>
<p><strong>Pierre Jourde, <em>Littérature monstre</em>, L’esprit des Péninsules, 2008, 713 pages, 26,90 €</strong><br />
<strong><br />
Voir aussi nos articles consacrés à <em>La marge molle </em>de Johann Trümmel, <em>Le messager</em> de Eric Bénier-Bürckel, <em>Le Jourde et Naulleau </em>de Pierre Jourde et Eric Naulleau et <em>Les évangiles du lac</em> de Olivier Maulin (dans les archives de septembre).</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2009/01/30/y-a-t-il-une-litterature-peninsulaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pierre Jourde et Eric Naulleau, Le Jourde et Naulleau</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/01/29/pierre-jourde-et-eric-naulleau-le-jourde-et-naulleau/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2009/01/29/pierre-jourde-et-eric-naulleau-le-jourde-et-naulleau/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2009 19:31:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Christine Angot]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Naulleau]]></category>
		<category><![CDATA[Florian Zeller]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Echenoz]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Clézio]]></category>
		<category><![CDATA[Le Jourde et Naulleau]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Levy]]></category>
		<category><![CDATA[pastiche]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Jourde]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=602</guid>
		<description><![CDATA[Le romancier Pierre Jourde et l’éditeur Éric Naulleau signent un livre jubilatoire, qui pastiche le &#171;&#160;Lagarde et Michard&#187;&#160;. Les deux auteurs écrivent dans un style plein d’ironie et de mauvaise foi qui convient à leur but : détrôner quelques rois des médias dénués de talent. Dommage qu’ils s’arrêtent à cette simple ambition. 
Les deux compères [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le romancier Pierre Jourde et l’éditeur Éric Naulleau signent un livre jubilatoire, qui pastiche le &laquo;&nbsp;Lagarde et Michard&raquo;&nbsp;. Les deux auteurs écrivent dans un style plein d’ironie et de mauvaise foi qui convient à leur but : détrôner quelques rois des médias dénués de talent. Dommage qu’ils s’arrêtent à cette simple ambition. </strong></p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/jourde-et-naulleau350.jpg" alt="" />Les deux compères font le choix judicieux de placer au même niveau Christine Angot, Florian Zeller ou Marc Levy, de renvoyer aux mêmes ordures ces non-écrivains qui blessent la langue française à chaque page. Ils citent beaucoup les textes, ce qui permet d’avoir un bon panorama des auteurs médiatiques contemporains. Malheureusement, le rire ne peut pas tout : le <em>Jourde et Naulleau </em>manque d’analyse et de vision, les auteurs ne définissant jamais l’idée qu’ils se font de la littérature. Mis à part les pages accablant Philippe Sollers, l’ouvrage est assez vain, car les deux critiques ne s’attaquent qu’à des ambulances, des auteurs méprisés par à peu près tous ceux qui ont un minimum de culture ou d’honnêteté intellectuelle. Les écrivains les plus néfastes ne sont pas les plus médiatiques, mais ceux, tels Jean-Marie Le Clézio et Jean Echenoz, que l’opinion prend pour de grands écrivains alors que leur prose pue le bâclage. C’est à eux qu’il aurait fallu s’attaquer en priorité.</p>
<p>Guillaume Etievant</p>
<p><strong>Pierre Jourde et Eric Naulleau, <em>Le Jourde et Naulleau</em>, édition revue et augmentée, Mango, 2008, 13,50 €.</strong></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2009/01/29/pierre-jourde-et-eric-naulleau-le-jourde-et-naulleau/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Entretien avec Jean Védrines</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/01/29/entretien-avec-jean-vedrines/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2009/01/29/entretien-avec-jean-vedrines/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2009 17:01:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Château perdu]]></category>
		<category><![CDATA[entretien]]></category>
		<category><![CDATA[italie]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Védrines]]></category>
		<category><![CDATA[langue française]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Pouilles]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=554</guid>
		<description><![CDATA[A côté des superproductions de la rentrée littéraire et des coups marketing plus ou moins réussis, il reste des écrivains discrets mais authentiques pour lesquels la langue a quelque chose de sacré, de profondément érotique et qui s’attachent à nous la montrer telle. Jean Védrines est de cette lignée. A l’occasion de la parution de [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/jean-vedrines80.jpg"></a>A côté des superproductions de la rentrée littéraire et des coups marketing plus ou moins réussis, il reste des écrivains discrets mais authentiques pour lesquels la langue a quelque chose de sacré, de profondément érotique et qui s’attachent à nous la montrer telle. Jean Védrines est de cette lignée. A l’occasion de la parution de son quatrième roman, il a accepté de répondre à nos questions.</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/jean-vedrines.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-556" title="jean-vedrines" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/jean-vedrines-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Château perdu (votre premier roman) se passait en Italie, dans les Pouilles, de même que <em>L’Italie la nuit.</em> Quel rapport entretenez-vous avec l’Italie et plus particulièrement cette région du sud à la fois pauvre économiquement et riche culturellement et historiquement ?</strong><br />
Jean Védrines : Je qualifierais volontiers ce rapport au Sud de tragique ou de mystique car je n’ai pas choisi cette terre mais plusieurs événements romanesques ou littéraires de mon existence m’y ont amené de force. Au Sud, j’ai le sentiment étrange de retrouver à l’état sauvage la langue de mes ancêtres – pourtant tout ce qu’il y a de plus français – et leur manière songeuse, j’imagine, de raconter des vies, des histoires. Dans les Pouilles, j’ai même l’impression de rencontrer les héros de mon enfance, de les voir ressusciter. Et comme je n’ai pas de racines italiennes, je m’interroge beaucoup sur cette « patrie » que j’appelle par commodité « patrie imaginaire ». La langue que l’on y parle est très différente de celle de Rome ou de la Toscane et je la comprends vraiment sans la parler ni l’avoir apprise. De ce lien inexplicable est née l’obligation pour moi de rendre ce qui m’avait été donné sans que je l’aie choisi, et d’accoucher par une sorte de maïeutique d’un récit qui me viendrait de la longue mémoire des Pouilles.<br />
Mon premier roman était déjà une tentative d’écouter le temps tel qu’il s’enroule là-bas, au lieu qu’ailleurs il se déroule simplement…  Le livre se passait sur trois jours qui concentraient trois siècles de l’histoire du Sud. C’était une sorte de parcelle ou de miroir de l’éternité, un temps qui serait celui des saints, un temps plus chrétien qu’historique.<br />
Les Pouilles sont une des régions les plus déshéritées d’Italie, dites-vous justement. C’est sans doute pourquoi les gens y sont aussi affamés de leur histoire. Dans la conversation courante, on parle des Grecs, de Frédéric II Hohenstaufen, des grands hommes d’Italie mais toujours comme s’ils étaient vivants ou nos voisins de table. Le seul domaine où je n’ai rien inventé, c’est cette immédiateté de la parole historique. Et comme les Méridionaux sont méprisés par les Italiens du Nord, ils leur rendent la politesse en cultivant un défaut très italien qui est l’amour de son trou de naissance. Ils le font avec une ironie magnifique, que je trouve très grecque et qui est souvent le point de départ de bien des délires. Cette propension à délirer m’a souvent fait penser à un mot provençal presque intraduisible et cher à Mistral : le « pantaï », c’est-à-dire la vie qu’on se rêve à la folie. Les gens du Sud se vengent de leur inexistence économique, de leur marginalité dans la modernité par une profusion de rêves et de mensonges splendides. Pour cette raison, ils forment sans doute le peuple le plus littéraire d’Italie.</p>
<p><strong>On entend souvent dire que vous écrivez une langue difficile – je dirais exigeante. Est-ce pour vous un moyen de vous extraire de cette sensure dont parlait Bernard Noël – la surabondance d’information qui finit par vider les mots de leur sens ? Chercher une langue nouvelle, des images et des associations de mots inattendus pour frapper le lecteur, est-ce le vrai travail de l’écrivain et la seule possibilité qu’il a de dépasser la banalité du mot, de la phrase ?<br />
</strong>Je ne vous surprendrai pas en vous disant que je n’ai pas du tout l’impression d’être « difficile ». Je me trouve même parfois tellement simple que j’ai l’impression d’être un « mauvais sauvage », c’est-à-dire de me borner à écouter dans les mots l’écho des siècles où ils ont déjà roulé. Je suis toujours ému – d’une émotion placée sous le signe d’Éros – quand un mot d’un seul coup troue les siècles et me rappelle qu’il a passé dans tant de bouches, de livres et d’histoires. Les mots de la terre, du ciel, de l’eau, des outils, qui sont très nombreux dans ce roman, sont pour moi presque des gages de vérité. Cela dit, on m’a parlé de « difficulté » pour chacun de mes romans mais moins pour celui-ci.<br />
Peut-être que mon écriture est « exigeante ». C’est la même exigence après tout que je recherche quand j’entre dans un livre : j’espère toujours découvrir un imaginaire nouveau, une langue inédite. Dans mes romans, j’essaie simplement d’être à l’écoute d’un ancien usage dont je prétends qu’il me vient de l’enfance et des parlers en patois, entendus naguère dans le Bourbonnais et aussi d’un usage populaire des mots comme celui qu’en avait ma nourrice, qui les déformait beaucoup mais sans les violenter, et leur rendait ainsi leur beauté primitive.<br />
Quand j’écris, il y a d’abord une minute au cours de laquelle je me débarrasse des oripeaux de la langue quotidienne, de celle que je lis dans les journaux ou écoute à la radio. La langue des élites aujourd’hui m’est insupportable – même si je pense que celle du XIXe siècle me l’aurait été tout autant. Il y a dans le Journal de Léon Bloy ou la correspondance de Flaubert tant de belles choses là-dessus que je ne dis rien de nouveau. Comme eux je déteste toute langue officielle, forcément tyrannique et d’une grande vulgarité. J’aime beaucoup le mot de Bernard Noël sur la sensure : en effet la langue technicienne, telle que l’avaient magnifiquement décrite déjà Karl Kraus ou Guy Debord, est tellement surchargée d’information et de sens verrouillés qu’elle nous opprime, nous écrase. Et en même temps, elle nous appelle à une sorte d’insurrection, de guerre civile. Et on sait que la langue française a une longue tradition de phrases insurrectionnelles…</p>
<p><strong>Brièvement, quel regard portez-vous sur la littérature française actuelle ?</strong><br />
Il y a des merveilles dans cette époque obscure. J’admire en particulier les romans de Michel Chaillou, de Pierre Bergounioux et de Pierre Michon. Et tous les jours je lis de la poésie, dix minutes de Philippe Jaccottet par exemple, même aux heures de grande misère. Et je lis maniaquement Hölderlin.</p>
<p><strong>C’est peut-être cette langue très rythmée et musicale qui vous éloigne de l’écriture romanesque ?</strong><br />
Oui, mais la matière romanesque est quand même première. J’adore raconter des histoires mais il est vrai que je suis absolument mortifié par ce qu’on appelle « l’écriture blanche », encore que, rarement, elle puisse être belle. La phrase minimale, l’absence de métaphore ou la métaphore trop apprise, qui traduit le passage à l’école, sont deux travers très répandus aujourd’hui. Je ne crois pas qu’on soit plus ilote ou moins lettré qu’avant : le cercle des lecteurs est à peu près le même qu’il y a un siècle. Certains de mes lecteurs sont des gens très simples et ils m’ont dit des choses essentielles sur la langue. Je ne suis pas intellectuel quand j’écris. Je reste extrêmement proche des histoires qu’on se murmure sur le lit de mort, des choses ancestrales et universelles. Je dois évidemment beaucoup à Giono et Céline ainsi qu’à mes chers Italiens, Dante, Gadda ou Manganelli.</p>
<p>Propos recueillis par Matthieu Falcone</p>
<p>Jean Védrines, <em>L’Italie la nuit,</em> Fayard, 314 pages, 19 €</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2009/01/29/entretien-avec-jean-vedrines/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Gilles Brochard, Le thé dans l&#8217;encrier</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/01/16/gilles-brochard-le-the-dans-lencrier/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2009/01/16/gilles-brochard-le-the-dans-lencrier/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2009 16:16:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Salsa Bertin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[gilles brochard]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[thé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=524</guid>
		<description><![CDATA[A l&#8217;heure des réminiscences et de la madeleine trempée dans le thé, un délicat petit livre vous accompagnera idéalement. Au fil des pages, l&#8217;auteur convie son panthéon littéraire autour de la plus fine des boissons. Le thé, élixir magique, élève l&#8217;esprit, ouvre les coeurs, inspire les hommes de lettres de Balzac à Roland Jaccard, en [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/the-183x300.jpg" alt="" width="153" height="243" />A l&#8217;heure des réminiscences et de la madeleine trempée dans le thé, un délicat petit livre vous accompagnera idéalement. Au fil des pages, l&#8217;auteur convie son panthéon littéraire autour de la plus fine des boissons. Le thé, élixir magique, élève l&#8217;esprit, ouvre les coeurs, inspire les hommes de lettres de Balzac à Roland Jaccard, en passant par Paul Morand ou James Joyce&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Darjeeling, Assam, Ceylan, les thés verts chinois et japonais ou encore thés fermentés du Yunnan ou de l’Anhui trouvent des ambassadeurs indiscutables pour asseoir leur renommée.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Laissons à Molly Keane le soin de révéler l&#8217;un des secrets les plus précieux du thé : &laquo;&nbsp;Le thé est le compagnon et le réconfort de toutes les personnes seules.&raquo;&nbsp; Le thé est toujours plus qu&#8217;une tasse de thé ou une théière : un cérémonial, un inspirateur et un baume.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2009/01/16/gilles-brochard-le-the-dans-lencrier/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un Noël québécois à l’Abbaye de Fontevraud</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2008/12/12/un-noel-quebecois-a-l%e2%80%99abbaye-de-fontevraud/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2008/12/12/un-noel-quebecois-a-l%e2%80%99abbaye-de-fontevraud/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2008 17:17:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christine Tourneux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Abbaye de Fontevraud]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[films d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[miusique]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=489</guid>
		<description><![CDATA[A l’occasion des 400 ans du Québec, l’Abbaye de Fontevraud a imaginé un Noël peuplé de caribous, totems, musiques et littérature du Grand Nord. Un voyage pour parents et enfants dans la culture de nos cousins d’outre-Atlantique.
Après un Noël russe, l’Abbaye de Fontevraud explore les cultures du monde et propose pour sa deuxième édition un [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/affiche-noel-quebecois-350.jpg" alt="" /><strong>A l’occasion des 400 ans du Québec, l’Abbaye de Fontevraud a imaginé un Noël peuplé de caribous, totems, musiques et littérature du Grand Nord. Un voyage pour parents et enfants dans la culture de nos cousins d’outre-Atlantique.</strong></p>
<p>Après un Noël russe, l’Abbaye de Fontevraud explore les cultures du monde et propose pour sa deuxième édition un Noël québécois le samedi 13 décembre. A cette occasion, le réfectoire accueillera le public pour un voyage dans l’univers artistique québécois.</p>
<p><strong>Un film d’animation avec des dessins au pastel qui s’effacent !</strong></p>
<p>Frédéric Back est alsacien et artiste plasticien. Quel rapport avec le Québec ? Après des études à l’école Estienne à Paris et aux Beaux Arts de Rennes, il s’installe à Montréal en 1948. Dans l’infini du Grand Nord où il vit, cet amoureux des animaux et de la nature aspire à rendre les hommes plus respectueux de leur environnement. Deux films seront présentés à partir de 15 heures, Le fleuve aux grandes eaux et Crac ! Ce dernier a remporté en 1982 deux Oscars dont celui du meilleur film d’animation. Une aquarelle s’efface et une autre apparaît. Cette succession de dessins représente de longues heures de travail, avec toujours un même leitmotiv, ouvrir nos yeux pollués sur une nature violée. Face à ce travail titanesque, on ne peut qu’être admiratif et adhérer à sa défense.</p>
<p><strong>A partir de 16 h 30, les ateliers sont dédiés à la jeunesse et aux âmes poètes.</strong></p>
<p>Emmanuel Morin, plasticien, animera un atelier pour les enfants. Leurs imaginations s’exprimeront à travers l’invention de masques de caribous et de sculptures de totems.</p>
<p>De la danse en ligne ! C’est ce que propose Nathalie Moret. Les québécois lui vouent une véritable passion. Tous en ligne, main dans la main, le groupe avance et recule au rythme de la musique.</p>
<p>Les récits d’Elisabeth Desjardins, conteuse, sont vieux comme le monde ou tirés de sa plume, « les contes sont des images fortes dessinées avec des mots, des émotions et des gestes ».</p>
<p><strong>Jean François Lessard fera vibrer le réfectoire de l’Abbaye par un concert à 19 h 30.</strong></p>
<p>Cet auteur compositeur-interprète de 30 ans est né au Québec. Avec sa guitare et ses textes, il partage sa passion dans le monde entier. Son répertoire est parsemé des histoires de ses voyages, sur fond de militantisme pacifiste, d’écologie et d’altermondialisme. Son premier album « Utopia » est sorti en mai 2007.</p>
<p>Tout l’après-midi, le public pourra également découvrir les trésors de la littérature à l’accent québécois à l’espace librairie.</p>
<h2>Coordonnées</h2>
<p>Abbaye de Fontevraux – Centre culturel de l’Ouest<br />
BP 24 49590 Fontevraud-l’Abbaye<br />
<a href="http://www.abbayedefontevraud.com" target="_blank"> www.abbayedefontevraud.com</a><br />
Réservations : Catherine Cuau<br />
Tél : 02 41 51 54 44</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2008/12/12/un-noel-quebecois-a-l%e2%80%99abbaye-de-fontevraud/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lire en fête a 20 ans !</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2008/10/10/lire-en-fete-a-20-ans-festival-livres-france/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2008/10/10/lire-en-fete-a-20-ans-festival-livres-france/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 23:50:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[20 ans]]></category>
		<category><![CDATA[en]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[fête]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[lire]]></category>
		<category><![CDATA[lire en fete]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=227</guid>
		<description><![CDATA[Les 10, 11 et 12 octobre, le livre est mis à l’honneur dans toute la France et 150 pays du monde. Une initiative qui mérite qu’on en parle, mais avec 4000 manifestations officielles programmées, comment s’y retrouver ?
« Pendant trois jours, l’écriture et la lecture s’offriront une cure de jouvence et seront à l’honneur, partout en France [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/lire-en-fete.jpg" alt="" width="250" height="250" /><strong>Les 10, 11 et 12 octobre, le livre est mis à l’honneur dans toute la France et 150 pays du monde. Une initiative qui mérite qu’on en parle, mais avec 4000 manifestations officielles programmées, comment s’y retrouver ?</strong></p>
<p>« Pendant trois jours, l’écriture et la lecture s’offriront une cure de jouvence et seront à l’honneur, partout en France et dans 150 pays », annonce le site officiel de Lire en fête. Et pour entamer une cure de jouvence quoi de mieux que de mettre la littérature jeunesse à l’honneur ? A en croire la presse spécialisée et les éditeurs, celle-ci se porterait comme un charme et les enfants et adolescents d’aujourd’hui liraient davantage que leurs aînés. C’est donc tout spécialement autour d’eux que gravitent les manifestations.<br />
A commencer par Codex, un festival produit par le Centre national du livre et soutenu par le ministère de la Culture qui se tiendra à la Grande Halle de la Villette samedi et dimanche. Le rôle de ce festival, comme de la plupart des événements qui ont lieu durant ces trois jours, est d’amener les jeunes lecteurs à rencontrer auteurs, illustrateurs, comédiens, slameurs… afin de leur ôter de l’esprit cette idée saugrenue (mais qui aurait bien pu la leur faire entrer ?) que la lecture est réservée aux adultes.</p>
<p>A Paris, la BNF présente à cette occasion deux expositions pour la jeunesse ; la Comédie-française programme une nuit de l’écrit au cours de laquelle des comédiens interpréteront dix pièces courtes commandées à des auteurs contemporains ; la Boule Noire organise un Bal à la Plage autour d’écrivains et le théâtre du conservatoire national une soirée Marcel Proust.</p>
<p>En province, la nuit de l’écrit sera une occasion de s’évader sous les étoiles avec Rimbaud en Alsace avant de finir la nuit en compagnie de la chanteuse Patti Smith, mais aussi de battre le pavé à Quimper pour un hommage à Jacques Brel.</p>
<p>Dans ce grand méli-mélo de littérature, on peut cependant se demander quelle est la pertinence d’un Bal costumé littéraire « Sois homo-érotico chéri ! » au Tango à Paris ou d’un débat autour du thème de l’homosexualité dans les livres pour enfants organisé par le centre LGBT…</p>
<p><strong>Renseignements sur :</strong> <a href="http://www.lire-en-fete.culture.fr" target="_blank">www.lire-en-fete.culture.fr</a></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2008/10/10/lire-en-fete-a-20-ans-festival-livres-france/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Olivier Maulin, Les évangiles du lac / Bernard Quiriny, Contes Carnivores</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2008/09/29/olivier-maulin-les-evangiles-du-lac-bernard-quiriny-contes-carnivores/</link>
		<comments>http://www.culturemag.fr/2008/09/29/olivier-maulin-les-evangiles-du-lac-bernard-quiriny-contes-carnivores/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2008 23:10:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Quiriny]]></category>
		<category><![CDATA[Contes Carnivores]]></category>
		<category><![CDATA[Les évangiles du lac]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Maulin]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.culturemag.fr/?p=157</guid>
		<description><![CDATA[Avec Les évangiles du lac Olivier Maulin confirme ce que son premier roman laissait présager : il a autant de talent à créer des personnages déjantés et hilarants qu’à leur faire appréhender le désenchantement du monde à travers un humour caustique.
De En attendant le roi du monde certains se souviennent peut-être de Lucien, le « grutier caché » [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/maulin.jpg" alt="" width="180" height="283" /><strong>Avec <em>Les évangiles du lac</em> Olivier Maulin confirme ce que son premier roman laissait présager : il a autant de talent à créer des personnages déjantés et hilarants qu’à leur faire appréhender le désenchantement du monde à travers un humour caustique.</strong></p>
<p>De <em>En attendant le roi du monde</em> certains se souviennent peut-être de Lucien, le « grutier caché » aux propos énigmatiques et aux rituels païens ; de Romain et d’Ana, jeune couple largué qui s’exile au Portugal en quête d’un nouvel Eldorado. Et surtout d’avoir partagé quelques heures la vie dérisoire et les aspirations débridées de personnages qui, contemplant soudain leur monde, trouvent aussi triste un pays sans roi qu’atroces les défilés de foules en rollers. Maulin reste dans la même lignée avec ce second roman qui narre la dérive initiatique de Pierre, publicitaire parisien en instance de divorce, vers l’Alsace où il croise la route de Suzy, illuminée et attachante, en lutte pour la défense des lutins et des esprits de la forêt ainsi que d’une poignée d’autres personnages aussi grotesques et sublimes dont il a le secret.</p>
<p>Olivier Maulin, <em>Les évangiles du lac</em>, L’esprit des Péninsules, 344 pages, 21 euros.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/quiriny-contes-carnivores.jpg" alt="" width="180" height="267" /><strong>Dans la lignée de Poe, de Borges et de Marcel Aymé, Bernard Quiriny rend à la nouvelle fantastique ses lettres de noblesse. </strong></p>
<p>Si depuis quelques décennies le roman a le vent en poupe en France – même un peu trop disent certains – ce n’est pas le cas de la nouvelle, genre qui a connu son apogée au XIXe siècle et au début du XXe pour disparaître subrepticement du champ littéraire. Dans une langue apparemment très simple et très classique qui a quelque chose de surprenant au premier abord mais qui colle parfaitement à l’intrigue, Quiriny entreprend de réhabiliter le fantastique à travers des personnages dont la modestie et la banalité n’ont d’égal que l’invraisemblable des histoires auxquelles ils sont confrontés. Et pourtant ! ne peut-on s’empêcher de penser, n’y a-t-il rien de plausible là-dedans ?</p>
<p>Rendant hommage à Thomas de Quincey et Enrique Vila-Matas qui signe sa préface, Quiriny promène ses personnages avec un flegme très anglais d’une histoire à l’autre, à l’image de cet être atypique et mystérieux du nom de Pierre Gould qui surgit à toute époque et en tout lieu avec le plus grand naturel.</p>
<p>Bernard Quiriny, <em>Contes Carnivores</em>, éditions du Seuil, 245 pages, 18 euros.</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.culturemag.fr/2008/09/29/olivier-maulin-les-evangiles-du-lac-bernard-quiriny-contes-carnivores/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

