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	<title>CultureMag, La culture en liberté # Magazine d&#039;actualités culturelles # Art de vivre, culture, voyage, gastronomie : cultivez vos sens ! &#187; Suisse</title>
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	<description>CultureMag, La culture en liberté # Magazine culturel libre en ligne # Cultivez vos sens !</description>
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		<title>Ernest Biéler à la fondation Gianadda</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2012/01/13/ernest-bieler-a-la-fondation-gianadda/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 08:49:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture : cultivez votre intellect !]]></category>
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		<description><![CDATA[Léonard Gianadda n’est pas seulement un grand amateur d’art, voire un artiste qui s’ignore, comme en témoignent les photographies qu’il a faites dans sa jeunesse et qui furent exposées contre son gré à la fondation Pierre Gianadda.
Il les tenait pour peu de choses mais elles montrent le regard de l’être profondément sensible qu’il est.
Humble et [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/lenigmatique.jpg" alt="/" /><strong>Léonard Gianadda n’est pas seulement un grand amateur d’art, voire un artiste qui s’ignore, comme en témoignent les photographies qu’il a faites dans sa jeunesse et qui furent exposées contre son gré à la fondation Pierre Gianadda.<br />
Il les tenait pour peu de choses mais elles montrent le regard de l’être profondément sensible qu’il est.<br />
Humble et altruiste, il n’a de cesse d’œuvrer à la reconnaissance d’artistes oubliés ou méconnus, de faire vivre la ville de Martigny en Suisse et de placer son énergie et la fortune qu’il façonne par son labeur au service des arts, non pour récolter une gloire qu’il tient pour peu de choses mais pour ce en quoi il croit : l’amitié, l’art, la connaissance.</strong></p>
<p>Il est une personne profondément humaine, comme en témoigne cette fondation qui porte le nom de son frère trop tôt disparu ; comme en témoigne sa générosité qu’il a garde de clamer haut et fort. A l’inverse de nombreux de nos entrepreneurs richissimes qui voient en l’art contemporain un moyen de faire fructifier leur argent tout en soignant leur image, il travaille sans tapage à faire revivre des œuvres méconnues, loin des modes et des snobismes. Et cependant, la fondation attire un public de plus en plus large. La précédente exposition « Monet au musée Marmottan et dans les collections suisses » avait été la plus visitée de toute l’année 2011 en Suisse et, selon un journaliste du Dauphiné Libéré, les expositions de la fondation Gianadda sont un vrai phénomène de mode dans la région Rhône-Alpes limitrophe.</p>
<p>L’exposition que sa fondation présente jusqu’au 26 février prochain a été rendue possible grâce au concours du musée des Beaux-Arts de Berne qui la présenta avant la fondation Gianadda et qui fut rendue possible parce que Léonard Gianadda avait financé en partie la restauration de deux œuvres majeures du peintre suisse qui se trouvaient en fort mauvais état, à peu près tombées dans l’oubli, <em>Les Feuilles mortes</em> et <em>Les Sources</em>. Ces deux grands tableaux symbolistes qui datent respectivement de 1899 et 1900 sont les pièces majeures de l’exposition présente. Montrées lors de l’Exposition universelle de Paris en 1900, elles rapportèrent à Biéler une médaille d’argent et la nomination à l’ordre de chevalier de la Légion d’honneur.</p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="src=&quot;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Biéler-les-feuilles-mortes.jpg" alt="/" />Ces deux toiles aussi représentatives d’un Symbolisme finissant que de l’Art nouveau sont d’une maîtrise technique indéniable, aux lignes pures et aux couleurs extrêmement poétiques. Biéler, qui fut un artiste précoce, doué d’une technique hors du commun qui lui permit à 22 ans seulement de peindre dans <em>Courses à la Croix de Berny</em> une chevauchée d’une parfaite précision, excelle autant dans la peinture de mouvement que dans celle des portraits ou de personnages statiques.<br />
Bien que d’un symbolisme quelque peu suranné pour l’époque, <em>Les Feuilles mortes </em>et <em>Les Sources </em>sont sans aucun doute d’une adresse extraordinaire, <em>Les Feuilles mortes</em> notamment, tableau qui fut longtemps tenu dans le mépris, étant d’un très grand érotisme. Ces femmes à moitié dévoilées par le mouvement de leur danse qui se mêle à celui des feuilles mortes, au corps étiré, à la peau blanche, fragile, délicate, aux lignes parfaites, aux mouvements emplis de désir, aux tétons pointés de manière symétrique aux bras qui s’élancent, rose orangés comme la tunique qui enveloppe la jeune fille du centre à la chevelure fauve, les couleurs vives, orange, marron, vert, celles de l’automne sont belles comme un rêve, colorées et ciselées comme un poème de Verlaine.</p>
<p>La raison pour laquelle Biéler a longtemps été mis au ban de l’histoire de l’art est qu’il s’est acharné toute sa vie à faire du Biéler, c’est-à-dire la peinture qu’il aimait, entremêlant toiles officielles et compositions folkloriques ou symbolistes, toujours parfaitement figuratives ce qui, à l’époque de toutes les avant-gardes, ne pouvait que le mettre à l’écart des projecteurs.</p>
<p>Il faut pourtant reconnaître la prouesse technique de ses premières œuvres, inspirées de Manet, Degas et même Courbet dont le fameux <em>Enterrement à Ornans</em> ne fut pas sans influence sur <em>Les vieux à l’enterrement </em>de Biéler. On l’a dit peintre folklorique, régionaliste, lui qui étudia à Paris et s’intéressa à tous les mouvements artistiques de son époque. Il a simplement peint dans un mouvement de réaction à l’ère industrielle qui annonçait la fin des coutumes ancestrales, des habits traditionnels, la fin de la paysannerie, un monde en déclin, voué à l’extinction et qu’il a su immortaliser en le magnifiant, comme en témoignent ses nombreux portraits et toutes les scènes quotidiennes qu’il a peintes.</p>
<p>On peut reprocher à Biéler d’avoir été trop doué et trop influencé par les artistes qu’il admirait, de n’avoir pas une œuvre assez « personnelle » mais l’envers de la médaille est la grande diversité des sujets et des styles qu’il a abordés, capable tout aussi bien de travailler le bois et le vitrail. Il était temps que Biéler franchisse les frontières de la Suisse où il a trop longtemps été cantonné.</p>
<p><strong>Ernest Biéler, en collaboration avec le Kunstmuseum de Berne, du 1<sup>er</sup> décembre 2011 au 26 février 2012 à la Fondation  Pierre Gianadda, 59 rue du Forum, Martigny, Suisse.</strong></p>
<p>Ouverture, tous les jours de 10h à 18h</p>
<p>Tarifs : adulte : 18 francs suisses (15€) ; senior : 16 francs suisses (13,50€) ; familles : 38 francs suisses (31,50€) ; enfants dès 10 ans, étudiants jusqu’à 25 ans : 10 francs suisses (8,50€)</p>
<p>Téléphone : +41 (0)27 722 39 78 – <a href="http://www.gianadda.ch/" target="_blank">www.gianadda.ch</a></p>
<p>Légendes visuels :  &#8211; <em>Portrait de l’artiste par lui-même</em>, 1911, Aquarelle et gouache sur papier, 30.3 x 27,1 cm, Lausanne, Musée cantonal des Beaux-arts. Don de l’artiste, 1912 © Lausanne, Musée cantonal des Beaux-arts, Lausanne (J.C. Ducret)<br />
- <em>L’Enigmatique</em>, Aquarelle sur papier, 26 x 21 cm, Collection particulière, © Hinterkappelen, Markus Beyeler<br />
- <em>Les Feuilles mortes</em>, 1899, Huile sur toile, 149,7 x 481,5 cm, Kunstmuseum Bern, © Schönbühl, Prolith AG</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Balades lyriques à travers l’Europe</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Oct 2010 08:10:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En cette rentrée, après Paris et la province, CultureMag vous offre quelques idées de balades lyriques à travers l’Europe !
La capitale allemande compte plusieurs opéras.
Le Deutsche Oper Berlin est un théâtre de répertoire obligeant de grands chanteurs internationaux à ne s’y arrêter que le temps de 2-3 représentations.
Il ne faudra pas manquer la version concertante [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/Staatsopera350.jpg" alt="/" /><strong>En cette rentrée, après Paris et la province, CultureMag vous offre quelques idées de balades lyriques à travers l’Europe !</strong></p>
<p><strong>La capitale allemande</strong> compte plusieurs opéras.</p>
<p>Le<strong> Deutsche Oper Berlin</strong> est un théâtre de répertoire obligeant de grands chanteurs internationaux à ne s’y arrêter que le temps de 2-3 représentations.<br />
Il ne faudra pas manquer la version concertante d’Adriana Lecouvreur de <em>Cilea</em> avec, dans les rôles principaux, Jonas Kaufmann et Angela Gheorghiu, sous la direction de Marco Armiliato (octobre).<br />
La reprise de <em>Carmen </em>de Bizet est marquée par la présence de la mezzo Kate Aldrich, de Roberto Sacca et de Laurent Naouri en Escamillo (avril-juillet), celle de <em>Lucia di Lammermoor </em>de Donizetti par le duo Elena Mosuc-Joseph Calleja (novembre-avril).</p>
<p>Salvatore Licitra en Andrea et Maria Guleghina en Madeleine sont à l’affiche d’<em>Andrea Chénier </em>de Giordano (janvier-février), tandis que le maléfique Samuel Ramey enfile le costume de Scarpia dans <em>Tosca </em>de Puccini pendant 2 soirées (juin). Patrizia Ciofi et Vittorio Grigolo reforment le duo d’Orange 09 dans <em>la Traviata </em>avec Leo Nucci en Père Germont (janvier),…</p>
<p>De bien intéressantes nouvelles productions jalonnent cette saison : <em>Don Giovanni </em>de Mozart permet à Erwin Schrott de faire ses débuts in loco, entouré de Nicole Cabell et de Robero Abbado (octobre-juin). <em>Les Troyens </em>de Berlioz est l’occasion de retrouver Anna-Caterina Antonacci en Cassandre &#8211; en alternance avec Petra Lang &#8211; , Kate Aldrich chante le rôle de Didon et Ian Storey celui d’Enée (décembre-mars). Très rare, <em>Die Liebe der Danae </em>de Strauss est monté avec une distribution très alléchante dans laquelle on peut entendre Mark Delavan, Matthias Klink, Manuela Uhl… (janvier-avril).</p>
<p>Graham Vick propose une nouvelle lecture de <em>Tristan et Isolde</em> avec le couple-phare wagnérien, Peter Seiffert et Petra Maria Schnitzer, très bien entouré par Kristinn Sigmundsson, Eike Wilm Schulte… (mars-avril).<br />
Les représentations de <em>Samson et Dalila</em> de Saint-Saens s’annoncent également comme un événement : Vesselina Kasarova fait ses débuts dans Dalila, Laurent Naouri dans le Grand-Prêtre, José Cura et Endrik Wottrich se partagent le rôle de Samson (mai-juin).<br />
Carlos Alvarez fait ses débuts <em>in loco</em> avec le rôle-titre de <em>Macbeth</em> de Verdi dans une mise en scène de Robert Carsen, en compagnie de Paata Burchuladze, Anna Smirnova… (juin-juillet).<br />
<a href="http://www.deutscheoperberlin.de" target="_blank">www.deutscheoperberlin.de</a></p>
<p>Le<strong> Staatsoper Unter den Linden</strong> ferme ses portes quelques saisons, le temps de quelques réparations et aménagements. Les spectacles auront lieu au<strong> Schiller Theater</strong>, non loin du <strong>Deutsche Oper</strong>. La programmation est moins importante que précédemment mais la qualité est toujours au rendez-vous.<br />
En coproduction avec la Scala de Milan, Daniel Barenboim et Guy Cassiers débutent une tétralogie qui ne va manquer de faire couler beaucoup d’encre : Hanno Müller-Brachamann et René Pape sont Wotan, Simon O’Neil est Siegmund, Anja Kampe est Sieglinde…<br />
Les nouvelles productions sont d’une grande originalité.<br />
La maison berlinoise est très attachée au répertoire baroque et à René Jacobs. Il monte cette saison <em>Antigona </em>de Traetta avec une belle distribution réunissant Veronica Cangemi, Bejun Mehta, Kurt Streit… (janvier).<br />
<em>Candide </em>de Bernstein fait son entrée avec l’incroyable Anja Silja dans le rôle de la vieille dame (juin).<br />
Parmi les reprises, on retient <em>Le Barbier de Séville </em>de Rossini avec le nouveau ténor aux contre-ut qui monte Lawrence Brownlee, <em>Die Entführung aus dem Serail </em>de Mozart avec Christine Schäfer en Constance, <em>La Traviata </em>dans la mise en scène controversée de Peter Mussbach avec deux ténors dont on parle beaucoup en ce moment, Vittorio Grigolo et Saimir Pirgu,…<br />
<a href="http://www.staatsoper-berlin.de" target="_blank">www.staatsoper-berlin.de</a></p>
<p>Le<strong> deutsche Oper am Rhein de Düsseldorf-Duisburg </strong>est l’opéra le plus dynamique de la région du Nord de l’Allemagne. Théâtre de troupe, il présente des œuvres classiques avec de jeunes chanteurs (<em>Madame Butterfly, L’Italiana in Algeri,</em> Falstaff…) mais invite également quelques grands noms de l’art lyrique. On pourra entendre Laszlo Polgar dans<em> Parsifal</em> de Wagner, Adina Nitescu, grande spécialiste du rôle de Tosca dans l’opéra de Puccini, la jeune Lisette Oropesa dans <em>Lucia di Lamermoor</em> de Donizetti, Roberto Sacca dans<em> Peter Grimes</em> de Britten…<br />
La saison sera marquée par neuf nouvelles productions dont celle très attendue de <em>Platée</em> de Rameau : au pupitre Konrad Junghänel et dans le rôle de la grenouille, le contre-ténor Anders J.Dahlin (janvier-février).<br />
<a href="http://www.rheinoper.de" target="_blank">www.rheinoper.de</a></p>
<p>Parmi les nombreuses scènes d’Allemagne celle de<strong> Cologne</strong> présente une saison particulièrement riche.<br />
Dans le domaine baroque, Konrad Junghänel dirige Sandrine Piau, Franco Fagioli, David DQ Lee dans <em>Le Couronnement de Poppée </em>de Monteverdi (octobre-novembre) et Alessandro de Marchi monte Rinaldo de Haendel avec Patricia Bardon et Damien Guillon (avril-mai). <em><br />
Elektra </em>de Strauss retient l’attention pour la présence de René Kollo dans le rôle de Egisthe (octobre).<br />
À l’affiche également on note Anja Harteros dans<em> Il Trovatore,</em> l’excellente Hui He dans Aïda…<br />
<a href="http://www.operkoeln.com" target="_blank">www.operkoeln.com</a></p>
<p>L’<strong>opéra de Dresde</strong> est un ferveur défenseur du répertoire allemand et met souvent à l’affiche des œuvres rarement données. Cette saison compte plusieurs productions intéressantes : <em>Daphne </em>de Richard Strauss avec Camilla Nylund, Robert Dean Smith, Arabella avec Bo Skovhus, Anne Schwanewilms, Jan-Hendrik Rootering (mars), Iolanta de Tchaïkovski avec Maija Kovalevska, Sergei Alexashkin sous la direction de Vladimir Jurowski (janvier)…<br />
<a href="http://www.semperoper.de" target="_blank">www.semperoper.de</a></p>
<p>Voilà quelques moments-clés de la saison de l’<strong>opéra de Francfort</strong>. Peter Mattei chante les 4 méchants des <em>Contes d’Hoffmann</em> d’Offenbach dans une production de Dale Duesing, Anne-Catherine Gillet fait ses débuts dans la gouvernante du Tour d’Ecrou de Britten, Takesha Meshé Kizart prête sa grande voix à Tosca, Kurt Streit et Alexandrina Pendatchanska sont dans la distribution de <em>La Clémence de Titus</em> de Mozart&#8230;<br />
<a href="http://www.oper-frankfurt.de" target="_blank">www.oper-frankfurt.de</a></p>
<p><strong>Hambourg</strong> est également une destination faste pour les passionnés d’opéra. Parmi les œuvres présentées on retient Elena Mosuc et Piotr Bezala dans Lucia di Lammermoor, <em>L’Elixir d’amour </em>de Donizetti dans la mise en scène de Jean-Pierre Ponnelle, <em>Il Turco in Italia </em>de Rossini avec Sumi Jo et Luciano Di Pasquale, <em>Rigoletto </em>de Verdi avec Alexandru Agache,<em> Parsifal </em>de Wagner avec Klaus Florian Vogt et Angela Denoke, Cavalleria Rusticana de Mascagni avec Waltraud Meier, ou bien encore <em>Tosca </em>avec Salvatore Licitra et Franz Grundheber.<br />
<a href="http://www.staatsoper-hamburg.de" target="_blank">www.staatsoper-hamburg.de</a></p>
<p><strong>En Hollande</strong></p>
<p><strong>Amsterdam</strong> présente à son public hollandais une programmation toujours aussi riche. Après une ouverture confiée à Verdi et aux <em>Vêpres Siciliennes,</em> la saison se poursuit avec <em>Roméo et Juliette</em> de Gounod dirigé par Marc Minkowski et mis en scène par Olivier Py, nouveau tandem (octobre). Robert Carsen aborde <em>Fidélio </em>de Beethoven avec les voix de Nadja Michael et Christopher Ventris (décembre).<br />
René Jacobs se plonge dans le monde ramiste avec <em>Platée </em>interprété par Colin Lee et dans une mise en scène sûrement très dérangeante de Amir Hosseinpour (avril).<br />
La saison se poursuit avec<em> Der Rosenkavalier </em>de Strauss qui réunit une belle distribution : Magdalena Kozena en chevalier, Kurt Rydl en Baron Ochs, l’incontournable Anne Schwanewilms en maréchale et Simon Rattle à la baguette (mai).<br />
<a href="http://www.dno.nl" target="_blank">www.dno.nl</a></p>
<p><strong>En Belgique</strong></p>
<p><strong>Le Théâtre de La Monnaie à Bruxelles </strong>se veut éclectique. Cette nouvelle saison conjugue des opéras très classiques chantés par des artistes de tout premier plan et des œuvres plus rares, voire contemporaines.<br />
L’ouverture est confiée à Philippe Boesmans et à son opéra<em> Yvonne, princesse de Bourgogne</em> dans la production de Luc Bondy réalisée il y a peu à l’opéra de Paris (septembre).<br />
Deux créations de Toshio Hosokawa sont également à l’affiche, <em>Hanjo </em>avec Ingela Bohlin et Matsukaze avec Barbara Hannigan et Charlotte Hellekant (avril-mai). Mozart est représenté par<em> Cosi fan Tutte </em>dans une lecture de René Jacobs en compagnie de ses fidèles chanteurs, Alexandrina Pendatchanska, Sunhae Im, Marcos Fink et du Freiburger Barockorchester (septembre).<br />
Jérémie Rhorer, qui s’impose de plus en plus comme l’un des chefs incontournables dans Mozart, se penche sur <em>La Finta Giardiniera </em>avec une distribution de haut vol et dans une mise en scène des époux Herrmann : Jeremy Ovenden, Sandrine Piau, Henriette Bonde-Hansen… (mars).<br />
À ne surtout pas manquer la nouvelle production des trop rares <em>Huguenots</em> de Meyerbeer sous la direction de Marc Minkowski et avec les voix de Mireille Delunsch (déjà présente dans Yvonne), Blandine Staskiewicz, Philippe Rouillon, Marlis Petersen. Olivier Py met en scène (juin).<br />
En complément on peut entendre <em>Nabucco</em> de Verdi avec Andrzej Dobber dans le rôle-titre, <em>La Bohème </em>qui permet de choisir entre 3 excellents ténors Giuseppe Filianoti, Marius Brenciu et Sébastien Guèze.<br />
<a href="http://www.dno.nl" target="_blank">www.lamonnaie.be</a></p>
<p><strong>L’opéra royal de Wallonie à Liège </strong>est toujours aussi dynamique avec des productions et des distributions du plus grand intérêt. Les opéras présentés restent dans le répertoire classique, Verdi avec<em> Un Ballo in Maschera</em> et <em>Otello</em> dans l’interprétation du couple Daniela Dessi et Fabio Armiliato. La production de <em>Carmen </em>voit le retour de José Cura dans le rôle de Don José, l’une de ses plus belles compositions (décembre).<br />
Trop rarement donnée la version en français de<em> Salomé </em>de Strauss est montée avec la grande June Anderson dans le rôle-titre, très bien entourée de Mara Zampieri et de Vincent Le Texier (juin).<br />
Il est également une création à ne pas manquer, celle de <em>L’inimico delle Donne </em>de Baldassare Galuppi: le chef italien Rinaldo Alessandrini, grand découvreur d’oeuvres originales, dirige Anna Maria Panzarella, Albero Rinaldi… (janvier-février)<br />
<a href="http://www.operaliege.be" target="_blank">www.operaliege.be</a></p>
<p>Le <strong>Vlaamse Opera </strong>réunit les opéras de Gand et d’Anvers. La maison mise sur la rareté des œuvres jouées.<br />
À l’affiche <em>Semiramide </em>de Rossini, interprété par le meilleur spécialiste de Rossini, Alberto Zedda et avec Ann Hallenberg, Myrtò Papatanasiu,… (décembre), <em>Hérodiade</em> de Massenet avec Alexander Marco-Buhrmester et Julia Gertseva (février-mars), <em>Die Frau ohne Schatten </em>de Strauss avec Jon Villars dans une mise en scène de Marco Marelli (avril-mai), <em>Le retour d’Ulysse</em> de Monteverdi avec Furio Zanasi, Marianna Pizzolato, sous la baguette de Federico Maria Sardelli (mai-juin).<br />
<a href="http://www.vlaamseopera.be" target="_blank">www.vlaamseopera.be</a></p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-right: 0; float:right;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/london_royaloperahouse3501.jpg" alt="/" /><strong>En Angleterre</strong></p>
<p>Le <strong>Covent Garden </strong>reste l’une des meilleures scènes lyriques internationales, l’une des plus homogènes. Assez conservatrice, elle habitue peu à peu son public à des mises en scènes modernes mais compense en invitant les plus grands chanteurs de notre temps.</p>
<p>Le baroque fait progressivement son apparition au <strong>Royal Opera House</strong>.<br />
Après une <em>Calisto </em>musicalement brillante, on entendra la très rare <em>Niobe</em> de Steffani, interprétée par la grande Véronique Gens. Elle est accompagnée de Jacek Laszczkowski, Amanda Forsythe, Iestyn Davies et Thomas Hengelbrock (septembre-octobre).<br />
<strong>L’opéra français</strong> est à l’honneur avec<em> Roméo et Juliette </em>dans la mise en scène de Nicolas Joël. Piotr Beczala et Nino Machaidze, qui s’impose de plus en plus comme la Juliette idéale, sont aux côtés de Stéphanie Degout et de Vitalij Kowaljow (octobre-novembre).<br />
L’événement de la saison est bien évidemment la nouvelle production d’Adrienne Lecouvreur avec Angela Gheorghiu, toujours autant plébiscitée à Londres, Jonas Kaufmann (tous deux également à l’affiche de <em>Tosca </em>plus tard dans la saison), Olga Borodina, Alessandro Corbelli (novembre-décembre).<br />
Une nouvelle production de <em>Tannhäuser </em>de Wagner retient l’attention : elle réunit Johan Botha, Eva-Maria Westbroek sous la direction de Semyon Bychkov (décembre).<br />
La fin de la saison sera marquée par la création<em> in loco </em>de <em>Cendrillon</em> de Massenet dans une mise en scène de Laurent Pelly avec Joyce DiDonato dans le rôle-titre.<br />
Quelques reprises intéressantes sont à noter dans les agendas : <em>Don Pasquale</em> avec Barry Banks et Paolo Gavanelli, <em>Cosi fan Tutte</em> avec Thomas Allen, <em>Rigoletto </em>avec le charismatique Dmitri Hvorostovsky dans la mise en scène assez spéciale de David McVicar, Nina Stemme et Endrik Wottrich interprètent Fidélio, Rolando Villazon et Sophie Koch sont Werther et Charlotte dans la désormais célèbre production de Benoît Jacquot, Bryn Terfel, Marcello Giordani dans<em> Tosca</em>…<br />
<a href="http://www.roh.org.uk" target="_blank">www.roh.org.uk</a></p>
<p><strong>L’English National Opera </strong>propose de belles distributions mais qui ont la particularité d’être chantées en langue anglaise, comme cela était la coutume il y a 50 ans.<br />
À l’affiche cette année on peut entendre, entre autres, <em>Faust </em>avec Toby Spence, Radamisto avec l’excellent Lawrence Zazzo…<br />
<a href="http://www.englishnationalopera.net" target="_blank">www.englishnationalopera.net</a></p>
<p><strong>Italie, pays de l’opéra !</strong></p>
<p>Il est assez difficile de présenter la saison 2010-2011 des opéras italiens car ils fonctionnent (presque) en année civile. La majorité des maisons n’a pas encore levé le voile sur les futures soirées lyriques.<br />
Quelques théâtres toutefois donnent un avant-goût des réjouissances musicales. <strong>Le Teatro Comunale de Bologne </strong>termine sa saison 2010 avec une intéressante <em>Traviata</em> interprétée par Mariella Devia tandis que Genova propose un Barbiere di Siviglia classique avec Pietro Spagnoli dans le rôle-titre. <strong><br />
Le Teatro Regio de Turin</strong> présente une programmation solide. La saison s’ouvre avec Boris Godounov de Moussorgski avec Orlin Anastassov dans le rôle-titre. Hui He illuminera la partition de <em>Mme Butterfly </em>en compagnie de Massimiliano Pisapia. La nouvelle production des Vêpres Siciliennes de Verdi est intéressante car elle réunit Sondra Radvanovsky, Gregory Kunde, Franco Vassallo, Ildar Abdrazakov.<br />
<a href="http://www.teatroregio.torino.it" target="_blank">www.teatroregio.torino.it</a></p>
<p><strong>La Scala de Milan</strong> clôt sa saison avec<em> L’Elisir d’amore</em> de Donizetti qui marque (enfin) les débuts in loco de Rolando Villazon dans la mise en scène bien connue de Laurent Pelly (octobre).<br />
Après avoir ouvert la saison,<em> Carmen </em>termine la saison dans une distribution qui réunit Lance Ryan, Anita Rachvelishvili, Alexander Vinogradov.<br />
Le 7 décembre a lieu la traditionnelle ouverture de saison, cette année, dédiée à la <em>Walkyrie</em>. Daniel Barenboim continue le cycle et fait appel aux plus belles voix wagnériennes du moment, Simon O’Neill, René Pape, Waltraud Meier, Nina Stemme…<br />
Debien belles distributions se succèdent au cours de l’année. Jonas Kaufmann et Bryn Terfel sont les protagonistes de la <em>Tosca </em>venue de New York (attention ils ne chanteront pas ensemble), José Cura et Salvatore Licitra sont les héros d’une nouvelle production de Cavalleria Rusticana de Mascagni et de Pagliacci de Leoncavallo, Nino Machaidze, Vittorio Grigolo, Franck Ferrari tiennent les rôles principaux de<em> Roméo et Juliette</em>, Ferruccio Furlanetto est Atilla et Leo Nucci Ezio, Juan Diego Florez chante <em>La Dame du Lac </em>de Rossini en compagnie de Joyce Di Donato (également présente dans Der Rosenkavalier).<br />
Le baroque s’impose également avec le début d’un cycle Monteverdi dirigé par Rinaldo Alessandrini et mis en scène par Robert Wilson.<br />
Ànoter le retour inespéré de Marcelo Alvarez dans deux rôles inattendus : Foresto dans Attila de Verdi et le chanteur dans <em>Der Rosenkavalier </em>de Strauss!<br />
<a href="http://www.teatroallascala.org" target="_blank">www.teatroallascala.org</a></p>
<p><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" title="Le Relais de Bonnezeaux" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/barcelonaOpera350.jpg" alt="/" /><strong>L’Espagne </strong>compte plusieurs opéras importants.</p>
<p><strong>Le Liceu de Barcelone</strong> propose toujours une programmation très riche avec des distributions exceptionnelles.<br />
Un des événements de la saison 2010-11 est <em>Carmen </em>avec, en alternance, Béatrice Uria-Monzon, Anna Caterina Antonacci, Roberto Alagna, Neil Shicoff, Fabio Armiliato, Maria Bayo, Erwin Schrott (septembre-octobre-juillet).<br />
Patricia Petibon, après avoir triomphé à Genève et à Salzbourg ces derniers mois, reprend le rôle de Lulu dans la mise en scène d’Olivier Py (novembre). <em>Anna Bolena </em>ne manquera pas de susciter beaucoup d’intérêt puisque l’opéra de Donizetti réunit la grande Edita Gruberova, Elina Garanca, Sonia Ganassi… (janvier-février-mars).<br />
Les représentations d’<em>Ariane et Barbe Bleue </em>de Dukas pourraient être les dernières apparitions scéniques de José Van Dam qui défend cet opéra en compagnie de Patricia Bardon, Eva Maria Westbroek (juin-juillet).<br />
La saison se terminera sur des soirées qui s’annoncent comme mémorables : <em>Tamerlano </em>avec Placido Domingo, Anne-Sofie Von Otter, Max-Emanuel Cencic, Bejun Mehta.<br />
<a href="http://www.liceubarcelona.cat" target="_blank">www.liceubarcelona.cat</a></p>
<p>Pour sa première saison à la tête du <strong>Teatro Real de Madrid</strong>, Gérard Mortier propose une programmation encore assez classique.<br />
Après une ouverture confiée à une production entièrement russe d’<em>Eugène Onéguine </em>de Tchaikovski, la saison se poursuit avec un Rosenkavalier très attendu : Joyce DiDonato est le chevalier, Anne Schwanewilms la Maréchale, Franz Hawlata, avec son aplomb habituel, le Baron Ochs et Laurent Naouri fait ses débuts dans le costume de Faninal.<br />
Jeffrey Tate dirige et il s’agit de la reprise de la superbe mise en scène d’Herbert Wernicke (décembre).<br />
<em>Les Huguenots </em>sont décidément fort présents cette année sur les scènes européennes. Cette production madrilène sera l’occasion de comparer avec celle présentée à <strong>la Monnaie </strong>: Annick Massis, Karine Deshayes, Eric Cutler sont les chanteurs principaux (février-mars).<br />
Parmi les opéras plus rares, il faut noter la production de David McVicar du <em>Tour d’Ecrou </em>de Britten réunissant John Mark Ainsley, Emma Bell et Marie McLaughlin (novembre).<br />
Malgré les rumeurs les plus folles, Placido Domingo serait présent à Madrid pour <em>Iphigénie </em>en Tauride de Gluck en compagnie de l’excellent Yann Beuron, Susan Graham, Franck Ferrari dans une mise en scène de Robert Carsen (janvier).<br />
Le 21 janvier, Placido Domingo fêtera ses 70 ans lors d’un grand concert de gala. Le nouveau maître des lieux reprend quelques-unes des productions phares de l’opéra de Paris dont le Roi Roger de Szymanowski (avril-mai), <em>Saint-François d’Assise </em>avec Sylvain Cambreling à la baguette (juillet).<br />
<a href="http://www.teatro-real.es" target="_blank">www.teatro-real.es</a></p>
<p><strong>Le Palais des Arts de Valencia s</strong>’impose de plus en plus comme une scène internationale incontournable. Cette nouvelle saison s’annonce encore riche de promesses. Elle s’ouvre sur la reprise de l’Aïda de David McVicar présenté ce printemps au Covent Garden. Marcelo Alvarez reprenant ici le rôle de Radamès, entouré d’Indra Thomas, Daniela Barcellona sous la direction de Lorin Maazel (novembre-décembre). S’ensuit la production de Vincent Paterson de Manon de Massenet immortalisée lors des représentations de Berlin. Ailyn Perez, Vittorio Grigolo, Artur Rucinski chantent les rôles principaux (décembre). Ramon Vargas sera très présent puisqu’il chante dans L’Elixir d’amour, en compagnie d’Erwin Schrott et de Aleksandra Kurzak, et dans le trop rare Mefistofele de Boito avec Vitalij Kowaljow (mars-avril). Le festival de la Méditerranée est également un événement à ne pas manquer : Marcelo Alvarez et Zubin Mehta enflammeront Tosca (mai-juin) tandis que Peter Seiffert chantera Florestan dans Fidelio.<br />
<a href="http://www.lesarts.com" target="_blank">www.lesarts.com</a></p>
<p><strong>En Autriche</strong></p>
<p>La ville de Vienne est gâtée et tout passionné d’opéra peut y trouver son bonheur.<br />
On y compte plusieurs théâtres dont le <strong>Staatsoper</strong> (voir plus bas) et le<strong> Theater an der Wien</strong>, petit bijou architectural.<br />
De nombreuses productions jalonnent la saison. Venue de Zurich, <em>Semele </em>de Haendel réunit Cecilia Bartoli, Charles Workman, David Pittsinger. William Christie (également présent pour<em> Pygmalion et Anacréon</em> en décembre) dirige et Robert Carsen met en scène (septembre). J<br />
ohan Botha, Diana Damrau, Anne Schwanewilms sont les principaux interprètes d’<em>Ariadne auf Naxos </em>de Strauss (octobre).<br />
Angelika Kirchschlager reprend les deux pièces de Kurt Weill Mahagonny <em>Songspiel </em>et <em>Die sieben Todsünden</em> dans la mise en scène de Juliette Deschamps (octobre). Placido Domingo fera une apparition avec<em> Il Postino </em>(en co-production avec le Châtelet et Los Angeles).<br />
Comme toujours le baroque tient une large place dans la programmation. Parmi d’autres, on relève <em>La Giuditta </em>de Scarlatti dirigé par Rinaldo Alessandrini, un Rodelinda qui s’annonce exceptionnel avec Danielle de Niese, Bejun Mehta sous la direction de Nikolaus Harnoncourt (mars), <em>L’Olimpiade</em> de Pergolèse, <em>Bellérophon</em> de Lully…<br />
<a href="http://www.theater-wien.at" target="_blank">www.theater-wien.at</a></p>
<p><strong>En Suisse</strong></p>
<p><strong>Le Grand Théâtre de Genève</strong> met plusieurs opéras majeurs à l’affiche. La saison s’ouvre sur une production intéressante du Barbiere di Siviglia: elle présente et la version pour mezzo (Silvia Tro Santafe) et celle pour soprano (Jane Archibald). Des spécialistes du cygne de Pesaro complètement la distribution : Pietro Spagnoli en Figaro, Alberto Rinaldi en Bartholo (septembre).<br />
La grande Eva Marton est de retour pour chanter Klytämnestra dans<em> Elektra </em>en compagnie de Jeanne-Michèle Charbonnet et d’Erika Sunnegårdh (novembre).<br />
La production de <em>La Veuve Joyeuse</em> de Lehar permet de retrouver d’excellents chanteurs qui ne manqueront pas de pimenter cette fin d’année : Jennifer Larmore, Annette Dasch, Bernard Richter, Fabrice Farina et José Van Dam en Baron Mirko (décembre).<em><br />
I Puritani </em>de Bellini ouvre l’année 2011 avec Diana Damrau, Lorenzo Regazzo, Alexey Kudrya  et Jesus Lopez Cobos à la baguette. <em>Orphée et Eurydice, Les vêpres Siciliennes</em>, entre autres, complètement le programme.<br />
<a href="http://www.geneveopera.ch" target="_blank">www.geneveopera.ch</a></p>
<p><strong>Quelques opéras de répertoire.</strong></p>
<p><strong>Le Bayerische Staatsoper de Munich</strong> est un théâtre de répertoire et la majorité des grands opéras classiques se succèdent au fil de la saison. Quelques reprises méritent le déplacement : <em>La Bohème </em>de Puccini avec Anja Harteros et Stefano Secco, <em>L’Elisir d’amore </em>avec Joseph Calleja, Nino Machaidze et surtout l’impayable Alessandro Corbelli en Dulcamara, le trop rare <em>Medea in Corinto </em>de Mayr avec Ramon Vargas, <em>Carmen</em> avec Kate Aldrich, Lucrezia Borgia et Norma de Bellini avec toujours Edita Gruberova…<br />
Parmi les nouvelles productions, on note<em> Fidélio </em>avec l’incontournable Jonas Kaufmann, Rusalka de Dvorakavec la prise de rôle de Nina Stemme, <em>I Capuleti</em> de Montecchi avec Vesselina Kasarova et Eri Nakamura, <em>St-François d’Assise </em>de Messian avec Christine Schäfer, <em>Mitridate </em>de Mozart avec Lawrence Zazzo et Patricia Petibon,…<br />
<a href="http://www.bayerische.staatsoper.de" target="_blank">www.bayerische.staatsoper.de</a></p>
<p><strong>L’Opernhaus de Zürich</strong> est un théâtre intime à l’acoustique exceptionnelle, permettant aux chanteurs d’effectuer les pianissimi les plus subtils, de multiples nuances. Egalement un théâtre de répertoire il offre chaque soir une représentation avec les meilleurs défenseurs des rôles.<br />
Parmi la très riche saison, on retient Marcelo Alvarez et Thomas Hampson dans <em>Tosca</em>, Neil Shicoff dans <em>Mme Butterfly et La Juive de Halevy, </em>Waltraud Meier et Matti Salminen dans <em>Tristan et Isolde,</em> Juan Diego Florez dans <em>l’Elixir d’amour,</em> José Cura et Ruggero Raimondi dans <em>La Fanciulla del West </em>de Puccini, Elena Mosuc et Kurt Rydl dans<em> Die schweigsame Frau </em>de Strauss, Juan Pons dans Nabucco, Rigoletto avec l’inusable Leo Nucci, Fidélio avec Laurent Naouri, Elina Garanca dans <em>Maria Stuarda</em> de Donizetti, Agnès Baltsa et Jose Cura dans<em> Cavalleria Rusticana et Pagliacci </em>…<br />
Plusieurs nouvelles productions ne manqueront pas d’intérêt : Les trop rares <em>Pêcheurs de perles </em>de Bizet avec Malin Hartelius et Carlos Alvarez, <em>Guillaume Tell </em>de Rossini avec Michele Pertusi dans le rôle-titre,<em> Le Comte Ory</em> de Rossini avec curieusement Cecilia Bartoli dans le rôle de la comtesse Adèle, <em>Il Re Pastor</em>e dirigé par William Christie avec Rolando Villazon qui aborde son premier rôle mozartien.</p>
<p><strong>Le Staatsoper de Vienne</strong> fonctionne de la même manière, même si cette première saison de Dominique Meier à la tête de cette prestigieuse maison suscite les plus vives curiosités.<br />
De très grands chanteurs se partagent toujours les distributions : Rolando Villazon dans <em>La Bohème,</em> Ferruccio Furlanetto dans <em>La Forza del Destino</em>, Neil Shicoff dans <em>La Dame de Pique </em>de Tchaikowski et<em> Mme Butterfly</em>, Juan Diego Flórez dans <em>l’Elixir d’amour</em>, Ramón Vargas, Dmitri Hvorostovsky et Patrizia Ciofi dans Rigoletto, Annick Massis dans<em> Lucia di L.</em>, Jonas Kaufmann et Sophie Koch dans <em>Werther </em>de Massenet, l’excellente mais méconnue Jaël Azzaretti dans <em>Roméo et Juliette</em>, Bo Skovhus dans Arabella, les débuts très attendus d’Anna Netrebko et d’Elina Garanca dans Anna Bolena de Donizettii, Roberto Alagna dans <em>Faust et Manon,</em> Leo Nucci, Agnes Baltsa, Jose Cura et bien d’autres.<br />
Quelques nouveautés sont à relever comme l’apparition de Cardillac de Hindemith, les débuts de Marc Minkowski dans<em> Alcina</em> de Haendel et ainsi l’introduction progressive du répertoire baroque.<br />
<a href="http://www.wiener-staatsoper.at" target="_blank">www.wiener-staatsoper.at</a></p>
<p>Manon Ardouin</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Petit tour d’horizon des grandes maisons européennes</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2010/02/08/petit-tour-d%e2%80%99horizon-des-grandes-maisons-europeennes/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 14:37:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà un panorama très alléchant de ce qui est proposé aux passionnés de l’Opéra aux quatre coins de l’Europe… Chacun y trouvera son oeuvre préférée, son chanteur favori, de belles découvertes à faire…
ANGLETERRE
Saison après saison, le Royal Opera House de Londres, plus connu sous le nom de Covent Garden, confirme qu’il est l’un des plus [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/london_royaloperahouse350.jpg" alt="/&gt;&lt;b&gt;&lt;span/" /><strong>Voilà un panorama très alléchant de ce qui est proposé aux passionnés de l’Opéra aux quatre coins de l’Europe… Chacun y trouvera son oeuvre préférée, son chanteur favori, de belles découvertes à faire…</strong></p>
<p><strong>ANGLETERRE</strong></p>
<p>Saison après saison, le <strong>Royal Opera House</strong> de Londres, plus connu sous le nom de<strong> Covent Garden,</strong> confirme qu’il est l’un des plus importants opéras du monde. Après un <em>Don Carlo</em> qui a enflammé la critique, la saison se poursuit avec <em>Carmen </em>qui voit les débuts sur une grande scène d’Elina Garanca dans le rôle de la cigarière. La production haute en couleurs (orange et jaune) de Francesca Zambello est remise sur le métier. Parmi les autres reprises très attendues, celle de <em>La Fille du Régiment </em>de Donizetti: Natalie Dessay, Juan Diego Florez retrouvent leurs rôles, ainsi qu’Alessandro Corbelli (mai-juin).<br />
Plus original, <em>Les Souliers de la reine</em> sera monté avec des spécitalistes du répertoire de Tchaïkovski : Olga Guryakova, Larissa Diadkova, le souverain Sergei Leiferkus, etc… (novembre-décembre). L’événement du mois d’avril est la prise de rôle de Marcelo Alvarez dans<em> Aïda </em>de Verdi. Le reste de la distribution sera à la hauteur, avec Robert Lloyd, Luciana d’Intino, etc… (avril-mai). Placido Domingo vient deux fois cette saison au Covent Garden avec deux rôles qu’il a abordés récemment. Le ténor a déjà touché au répertoire baroque au début de sa carrière, mais l’a délaissé ensuite pour des emplois plus lyriques. Il y revient maintenant avec<em> Tamerlano</em> de Haendel, opéra dans lequel il a déjà triomphé à Madrid. Il est entouré d’une magnifique distribution, Christine Schäfer, Sara Mingardo, etc… (mars).<br />
En juillet, il propose également aux Londoniens son interprétation de Simon Boccanegra avec Joseph Calleja et toujours Ferrucio Furlanetto, etc… Enfin Anna Netrebko est à l’affiche de la nouvelle production par Laurent Pelly de Manon de Massenet. Rolando Villazon, s’étant retiré du projet, c’est le jeune ténor qui monte <em>Vittorio Grigolo</em> qui chante le chevalier Des Grieux (juin-juillet).<br />
<a href="http://www.roh.org.uk" target="_blank">www.roh.org.uk</a><br />
<strong><br />
BELGIQUE</strong></p>
<p>Bien que le <strong>Théâtre royal </strong>de Liège ferme pour d’importants travaux, l’activité de l’Opéra Royal de Wallonie continue… au Palais Opera de Liège, chapiteau de 70 mètres de long, 35 mètres de large et 13 mètres de haut. La saison est marquée par la présence de la basse Ruggero Raimondi qui y interprète deux de ses grands rôles,<em> Falstaff </em>de Verdi (novembre-décembre) et<em> Boris Godounov</em> de Moussorgsky dans une mise en scène de Yannis Kokkos (juin). L’Opéra accueille également José Cura dans l’une de ses meilleures incarnations,<em> Samson et Dalila </em>de Saint-Saens, le duo Patrizia Ciofi et Laura Polverelli pour<em> I Capuleti e i Montecchi </em>de Bellini (janvier-février). Un festival Donizetti est organisé du 7 au 15 mai avec le vétéran Claudio Simone : deux opéras bouffes en un acte sont présentés, <em>Rita ou le mari battu</em> et <em>Il Campanello di notte</em>.<br />
<a href="http://www.orw.be" target="_blank">www.orw.be</a></p>
<p>La saison 09-10 de la Monnaie de Bruxelles est marquée par les adieux à la scène de l’enfant du pays, le baryton José Van Dam. Après cinquante ans de succès sur toutes les scènes internationales, l’inoubliable Leporello du <em>Don Giovanni </em>de Losey, l’effrayant diable d’Hoffmann, le mythique <em>St-François d’Assise </em>d’Olivier Messiaen tire sa révérence dans une nouvelle production de <em>Don Quichotte </em>de Massenet, rôle dans lequel il est poignant du début jusqu’à la fin.<br />
Ces représentations s’annoncent déjà comme exceptionnelles puisque Jennifer Larmore chante Dulcinée, Marc Minkowski dirige et Laurent Pelly met en scène (mai). Parallèlement est organisé le 23 mai un concert de gala au cours duquel le baryton chantera avec ses amis. <em>Iphigénie en Aulide, Iphigénie en Tauride</em> : la Monnaie propose les deux opéras de Glück en parallèle, Christophe Rousset est à la baguette et Pierre Audi à la régie. On relèvera l’<em>Iphigénie en Aulide</em> de Véronique Gens tandis que Stéphane est Oreste en Tauride (décembre). En version de concert, Bruxelles accueille Edita Gruberova et Zoran Todorovich dans <em>Norma</em> de Bellini (mars-avril).<br />
<a href="http://www.lamonnaie.be" target="_blank">www.lamonnaie.be</a></p>
<p><strong>PAYS-BAS</strong></p>
<p>L’<strong>opéra d’Amsterdam</strong> reste une valeur lyrique sûre dans le nord de l’Europe. Cette saison, il donne notamment à entendre le vétéran Robert Lloyd dans <em>Der Fliegende Holländer </em>de Wagner (février), <em>La Fanciulla del West </em>de Puccini avec Eva-Maria Westbroek et Zoran Todorovich dans les rôles principaux (décembre).<br />
Berlioz est à l’honneur avec des Troyens très prometteurs : Bryan Hymel est Enée, l’impressionnante Yvonne Naef Didon, Eva-Maria Westbroek Cassandre, etc… (avril). Une rareté conclut l’année : René Jacobs dirige un opéra du 18ème de Francesco Bartolomeo Conti, <em>Don Chisciotte in Sierra Morena</em>, dans lequel on retrouve le baryton Stephane Degout, les excellents contre-ténors Christophe Dumaux et Bejun Mehta et l’irremplaçable Dominique Visse (juin).<br />
<a href="http://www.dno.nl" target="_blank">www.dno.nl</a></p>
<p><strong>ALLEMAGNE</strong></p>
<p>Berlin compte trois opéras dont le <strong>Deutsche et le Staatsoper.</strong><br />
Pour sa dernière saison avant d’importants travaux, le <strong>Staatsoper </strong>accueille de nombreuses productions qui risquent de marquer durablement les esprits, à commencer par la prise de rôle de Placido Domingo dans <em>Simon Boccanegra</em> de Verdi (octobre-mars). Daniel Barenboim l’accompagne dans cette aventure. Et de 4 !<br />
Après Genève, Austin, New York, Jean-Paul Fouchécourt retrouve le roi Ouf 1er de <em>L’Etoile </em>de Chabrier. Pour cette production, qui marque également ses débuts<em> in loco</em>, le ténor est dirigé par Simon Rattle, mis en scène par le chanteur Dale Duesing et il a des partenaires de luxe comme Magdalena Kozena, Juanita Lascarro (mai). Parmi les reprises, il ne faudra pas manquer celle d’<em>Eugène Onéguine</em> de Tchaïkovski avec Daniel Barenboim à la baguette et Rolando Villazon en Lenski (mars). Très intéressante également celle de <em>Lohengrin </em>de Wagner avec Deborah Polaski en Ortrud et Anna Samuil en Elsa (novembre).<br />
<a href="http://www.staatsoper-berlin.org" target="_blank">www.staatsoper-berlin.org</a></p>
<p>Plus discret, le <strong>Deutsche Oper Berlin </strong>propose une programmation très riche. Théâtre de répertoire, il présente de nombreuses oeuvres lyriques dont certaines méritent une attention particulière. Roberto Alagna reprend des rôles qui ont fait sa renommée autrefois : <em>Don José</em> face à la cigarière Carmen Vesselina Kasarova (avril) et Edgardo en compagnie de la Lucia di Lammermoor de Diana Damrau (mars).<br />
La reprise de <em>Tosca </em>semble très prometteuse (janvier-juin) : en alternance, on retrouve les noms de Maria Guleghina et Adrianne Pieczonka en Tosca, le torturé Neil Shicoff et Salvatore Licitra en Cavaradossi, Lucio Gallo et Ruggero Raimondi en Scarpia. Wagner est largement représenté, non seulement avec l’exécution du Ring (avril-mai) mais aussi avec un Lohengrin qui permet d’entendre les spécialistes Ben Heppner, Waltraut Meier, etc… (janvier-février) Une nouvelle mise en scène devrait mettre en valeur le Rienzi de Wagner avec une distribution où l’on remarque les noms de Camilla Nylund, Kate Aldrich, etc… sous la direction de Mikhail Jurowski (janvier-avril 2010). Parmi les autres nouvelles productions on notera <em>Otello </em>de Verdi avec l’un des meilleurs Maures actuels, José Cura (mai-juin) et<em> I Capuleti e I Montecchi</em> de Bellini avec l’éblouissante Elina Garanca et Ekaterina Siurina (septembre).<br />
<a href="http://www.deutscheoperberlin.de" target="_blank">www.deutscheoperberlin.de</a></p>
<p>Ailleurs en Allemagne il faudra faire le déplacement jusqu’à l’<strong>opéra de Cologne</strong> pour entendre ce qui sera sûrement la dernière apparition scénique vocale de Kiri Te Kanawa dans l’un de ses rôles-fétiches, la<em> Maréchale</em> du Rosenkavalier de Strauss (avril).<br />
<a href="http://www.operkoeln.com" target="_blank">www.operkoeln.com</a></p>
<p><strong>SUISSE</strong></p>
<p>Après plusieurs années passées à la direction du <strong>Grand Théâtre de Genève</strong>, Jean-Marie Blanchard, dont le mandat a été marqué par certaines productions scandaleuses d’Olivier Py, laisse la place à Tobias Richter.<br />
La nouvelle saison est très alléchante, à commencer par <em>Simon Boccanegra</em> de Verdi sous la baguette d’Evelino Pido et avec les voix de Krassimira Stoyanova, Roberto Frontali, etc…<br />
Événement en février, puisque Patricia Petibon fait ses débuts dans Lulu de Berg sous la direction scénique d’Olivier Py. <em>La Calisto </em>de Cavalli est de plus en plus souvent montée et on assistera avec intérêt à cette nouvelle production dans laquelle la jeune soprano Anna Kasyan ne manquera pas d’apporter sa fraîcheur et sa sensibilité, magnifiquement entourée par Bejun Mehta, Christine Rice, etc .. (avril).<br />
Avant Paris, Joyce DiDonato chante dans<em> La Donna del Lago </em>de Rossini avec Gregory Kunde comme partenaire. Les Fêtes sont illuminées par la nouvelle production de <em>L’Etoile </em>de Chabrier mise en scène par Jérôme Savary et dirigée par Jean-Yves Ossonce dans laquelle Jean-Paul Fouchécourt n’oubliera pas d’apporter toute sa verve comique (novembre-décembre).<br />
<a href="http://www.geneveopera.ch" target="_blank">www.geneveopera.ch</a></p>
<p>Il ne faut pas oublier que de l’autre côté du lac se trouve l’Opéra de Lausanne avec son lot de belles représentations. Parmi les œuvres présentées, on relève<em> Die Zauberflöte</em> de Mozart dirigée par Theodor Guschlbauer (mars), <em>Didon et Enée</em> de Purcell avec Delphine Gillot, Sarah Castle, Jean-François Lapointe (juin), etc…<br />
<a href="http://www.opera-lausanne.ch" target="_blank">www.opera-lausanne.ch</a></p>
<p><strong>AUTRICHE</strong></p>
<p>À côté du <strong>Staatsoper </strong>et du <strong>Volksoper,</strong> théâtres de répertoire, Vienne possède un troisième opéra, sorte d’opéra de poche, le<strong> Theater an der Wien</strong>.<br />
La programmation est remarquable comme en témoigne cette sélection. La mise en scène de Robert Carsen du <em>Couronnement de Poppée </em>de Monteverdi est une vraie merveille. Après Glyndebourne, Bordeaux notamment, elle arrive à Vienne avec une distribution de haut vol puisqu’on peut y entendre Lawrence Zazzo en Ottone, Juanita Lascarro en Poppée, David Pittsinger en Sénèque, etc… (janvier). Nikolaus Harnoncourt continue à explorer Haydn avec <em>Il mondo della luna</em>. Il a choisi Dietrich Henschel, Vivica Genaux, entre autres, pour défendre cet opéra (décembre).<br />
L’été s’ouvre sur un mode plus gai avec <em>Die Fledermaus</em>, chanté avec brio, à n’en pas douter, par Kurt Streit en Eisenstein et Jacek Laszczkowski en Prince Orlofsky (juillet) !<br />
<a href="http://www.theater-wien.at" target="_blank">www.theater-wien.at</a></p>
<p><strong>ESPAGNE</strong></p>
<p><strong>Le Liceu </strong>de Barcelone, l’un des plus beaux opéras du monde, accueille une saison riche et variée.<em> Il Trovatore </em>de Verdi réunit des artistes de premier plan puisque, selon les alternances, on entendra Fiorenza Cedolins, Luciana D’Intino, Marco Berti, Anthony Michaels-Moore, Paata Burchuladze (décembre).<br />
Les représentations de <em>Tristan et Isolde</em> devraient être marquantes : Deborah Voigt et Peter Seifffert chantent les rôles principaux, en compagnie de Bo Skovhus, Kwangchul Youn (janvier-février). Juan Diego Florez promène son personnage de Tonio sur toutes les grandes scènes internationales et s’arrête en mars à Barcelone dans la mise en scène, déjà légendaire, de Laurent Pelly. Sa Marie est cette fois Patrizia Ciofi et ils sont accompagnés de Pietro Spagnoli, Ann Murray, etc…<br />
La zarzuela est aussi présente avec Dona Francisquita et des spécialistes du genre comme Mariola Cantarero, Josep Bros (juillet). On retient également la présence de Maria Bayo dans Les Mamelles de Tirésias de Poulenc avec David Menendez dans une mise en scène d’Emilio Sagi (mai). <em>La Dame de Pique</em> s’annonce également comme un événement avec Ben Heppner en Hermann, Ludovic Tézier, Elena Zaremba, etc… (juin-juillet).<br />
<a href="http://www.liceubarcelona.cat" target="_blank">www.liceubarcelona.cat</a></p>
<p>Pour sa dernière saison à la tête du <strong>Teatro Real </strong>de Madrid, Antonio Moral a concocté une très belle saison. Des oeuvres classiques mais également des découvertes avec notamment <em>L’Arbore di Diana</em> de Vicente Martin y Soler interprété par Ottavio Dantone, Lyubov Petrova (mars). Juan Diego Florez est la vedette de I Puritani de Bellini, opéra donné en version de concert (avril-mai).<br />
William Christie continue son cycle Monteverdi avec<em> Le Couronnement de Poppée</em> dans une mise en scène de Pier Luigi Pizzi et avec une distribution de rêve : Danielle de Niese, Philippe Jaroussky, Max-Emanuel Cencic, etc… (mai). Enfin Placido Domingo termine la saison avec son incontournable <em>Simon Boccanegra </em>: parmi ses partenaires, on écoutera Inva Mula, Angela Georghiu, Ferrucio Furlanetto, etc… (juillet).<br />
<a href="http://www.teatro-real.es" target="_blank">www.teatro-real.es</a></p>
<p><strong>ITALIE</strong></p>
<p>Jonas Kaufmann, Anita Rachvelishvili, Erwin Schrott, Adriana Damato et Daniel Barenboim sont les principaux protagonistes de cette nouvelle production de <em>Carmen </em>de Bizet qui ouvre la saison de la<strong> Scala,</strong> traditionnellement le 7 décembre. À n’en pas douter une soirée qui s’annonce inoubliable ! Pour qui n’a jamais vu Leo Nucci dans <em>Rigoletto</em>, ces représentations sont l’occasion de retrouver le merveilleux baryton verdien dans ce qui est peut-être son plus beau rôle. Son interprétation de l’air « Cortigiani » est toujours un moment exceptionnel ! Il est entouré de l’excellente Elena Mosuc et du sérieux Stefano Secco, et il évolue dans la mise en scène classique de Gilbert Deflo. James Conlon est à la baguette (janvier-février).<br />
Avec Berlin, Londres, New York, Placido Domingo a choisi la Scala pour continuer sa prise de rôle dans <em>Simon Boccanegra</em> de Verdi. Ses partenaires sont toujours le merveilleux Ferruccio Furlanetto, la délicate Anja Harteros et surtout Daniel Barenboim (avril-mai). Jean-Christophe Spinosi fait ses débuts à la Scala et dans une production scénique du <em>Barbier de Séville.</em> Il dirige une distribution de rêve composée des rossiniens hors pair Juan Diego Florez et Joyce DiDonato, du génial Alessandro Corbelli (juillet).<br />
Enfin, Rolando Villazon débute à la Scala dans un rôle qui lui est cher et qui lui va comme un gant, Nemorino de <em>L’Elisir d’Amore </em>de Donizetti. Nino Machaidze et Ambrogio Maestri l’accompagnent dans cette reprise de la production de Laurent Pelly (octobre).<br />
Evénement avec le prologue du <em>Ring.</em> Guy Cassiers met en scène, Daniel Barenboim dirige, René Pape chante Wotan. Le cycle se poursuivra jusqu’en juin 2013.<br />
<a href="http://www.teatroallascala.org" target="_blank">www.teatroallascala.org</a></p>
<p>Et dans le reste de l’Italie ? À Bologne, l’événement de la saison est sans conteste la nouvelle production d’<em>Edgar</em> de Puccini avec José Cura dans le rôle-titre. Marco Vratogna et Svetla Vassileva l’accompagnent dans une mise en scène de Lorenzo Mariani (juin)<br />
<a href="http://www.tcbo.it" target="_blank">www.tcbo.it</a></p>
<p>Belle saison à Turin également ! Neil Shicoff est un remarquable Peter Grimes et il le prouvera en février-mars. A ses côtés se trouvent Nancy Gustafson, Elena Zilio, etc&#8230; Schumann à l’opéra ? Eh oui, avec l’exécution de Manfred, poème dramatique dirigé pour l’occasion par Gianandrea Noseda (juin). Et pour quelques représentations en mai, Marcelo Alvarez chante Rodolfo dans<em> La Bohème</em> en compagnie de Barbara Frittoli.<br />
<a href="http://www.teatroregio.torino.it" target="_blank">www.teatroregio.torino.it</a></p>
<p>Il faut continuer à regarder de près les programmations italiennes dans les mois à venir. En effet la majorité des opéras italiens fonctionnent sur l’année civile et non sur la période traditionnelle allant de septembre à juin. Ainsi nous n’avons pas encore les programmes de beaucoup de maisons.</p>
<p><strong>MONACO</strong></p>
<p>Saison de luxe à l<strong>’Opéra de Monte-Carlo</strong> ! La saison s’ouvre sur Turandot avec l’une des spécialistes de la terrible princesse, Sylvie Valayre, et l’un des meilleurs défenseurs actuels de Calaf, Fabio Armiliato (novembre). En janvier, il ne faudra manquer sous aucun prétexte ce qui sera sûrement la dernière incarnation de José Van Dam dans les quatre méchants des<em> Contes d’Hoffmann</em>. Une distribution éblouissante l’entoure puisque c’est Neil Shicoff qui incarne le poète, Marie-Ange Todorovitch Giulietta, etc… (janvier). L’immense Bryn Terfel enfilera le costume de Falstaff, rôle qu’il a chanté partout avec succès dans une mise en scène du maître des lieux, Jean-Louis Grinda (mars).<br />
<a href="http://www.opera.mc" target="_blank">www.opera.mc</a></p>
<p>Certaines maisons sont communément appelées théâtre de répertoire : un opéra est monté chaque soir, peu de temps de répétition, des productions anciennes et peu de nouvelles, la qualité toujours au rendez-vous, etc… Les plus grands chanteurs ne viennent que pour quelques représentations et il ne faut donc pas manquer leur passage. C’est le cas, notamment, de l’Opernhaus de Zürich et du Wiener Staastoper<strong>. L’Opernhaus</strong> est un petit bijou, l’acoustique est excellente et chaque nuance est entendue jusqu’au fin fond de la salle.<br />
Parmi les événements à ne pas râter, il convient de citer Leo Nucci dans Rigoletto et Luisa Miller, Marcelo Alvarez dans<em> Carmen </em>et <em>Il Trovatore</em>, Renée Fleming dans <em>La Traviata </em>et<em> Der Rosenkavalier</em>, Thomas Hampson dans Eugène Onéguine, Ruggero Raimondi dans Il Barbiere di Siviglia, Cecilia Bartoli dans La Cenerentola (la mezzo ne chante maintenant sur scène que dans ce théâtre), Neil Shicoff dans Mme Butterfly, etc…<br />
<a href="http://www.opernhaus.ch" target="_blank">www.opernhaus.ch</a><br />
Au Wiener Staatsoper, on peut entendre Natalie Dessay et Juan Diego FLorez dans La Sonnambula, Roberto Alagna dans Manon, Anna Netrebko dans Carmen, Edita Gruberova dans Ariadne auf Naxos, Ramon Vargas dans Werther, pour ne citer que quelques noms…<br />
www.wiener-staatsoper.at<br />
Le Bayerische Staatsoper de Munich fonctionne un peu sur le même système, mais accueille plutôt des chanteurs fidèles de la salle que de grandes stars, l’un n’empêchant pas l’autre, bien sûr. Si Munich a été pendant des décennies une très grande maison, on devient un peu plus méfiant à cause des mises en scène très surprenantes qui y sont montées. Jonas Kaufmann est très souvent sur la scène de cet opéra, il chante notamment Lohengrin. On pourra également applaudir Lorenzo Regazzo dans Il Turco in Italia de Rossini, Helga Dernesch dans Jenufa, Matti Salminen et Nina Stemme dans Der Fliegende Holländer, Patrizia Ciofi dans La Traviata, Karita Mattila dans Tosca, etc…<br />
www.bayerische.staatsoper.de</p>
<p>Manon Ardouin</p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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		<title>Rodin : érotomane ou pornographe ?</title>
		<link>http://www.culturemag.fr/2009/04/19/rodin-erotomane-ou-pornographe/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 Apr 2009 08:48:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Falcone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[dessin]]></category>
		<category><![CDATA[érotisme]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Gianadda]]></category>
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		<category><![CDATA[pornographie]]></category>
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		<description><![CDATA[L’érotisme est à la mode et s’expose. Depuis  « Picasso érotique » au musée du Jeu de Paume en 2001, les expositions sur le thème de l’érotisme se multiplient. 
Il y a eu les dessins érotiques de Klimt en 2005 ; l’exposition « Rodin. Dessins et aquarelles érotiques, 1890-1917 » en 2006-2007 ; « L’enfer de la bibliothèque : Eros au secret » [...]<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="150%;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/rodin_le-soleil-couchant350.jpg " alt="" /><strong><span style="small;"><span style="Times New Roman;">L’érotisme est à la mode et s’expose. Depuis <span style="yes;"> </span>« Picasso érotique » au musée du Jeu de Paume en 2001, les expositions sur le thème de l’érotisme se multiplient. </span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="150%;"><span style="Times New Roman;">Il y a eu les dessins érotiques de Klimt en 2005 ; l’exposition « Rodin. Dessins et aquarelles érotiques, 1890-1917 » en 2006-2007 ; « L’enfer de la bibliothèque : Eros au secret » l’année passée à la BNF ; « l’octobre érotique – exposition sur l’Eros à l’atelier Gustave à Paris » en octobre 2008 pour n’en citer que quelques-unes. Depuis le 6 mars, la Fondation Gianadda de Martigny accueille une nouvelle exposition « Rodin érotique » rassemblant, grâce au musée Rodin de Paris, une quarantaine de sculptures et quatre-vingt-dix dessins érotiques de celui qu’on a appelé le Michel-Ange de la sculpture.<br />
</span><span style="Times New Roman;">Rodin, comme beaucoup d’artistes, a fait des dessins que l’on qualifie d’érotiques dont c</span><span style="Times New Roman;">ertains étaient destinés à illustrer <em>Le Jardin des supplices </em>d’Octave Mirbeau et <em>Les Fleurs du Mal </em>de Baudelaire et d&#8217;autres furent exposés à la fin de sa vie. Mais la Fondation Gianadda entreprend d&#8217;en présenter un certain nombre d’une collection plus ou moins secrète de Rodin, des dessins dont la bizarrerie (il s’agissait parfois de simples esquisses et il faisait prendre des poses extraordinaires à ses modèles) et le caractère explicitement sexuel choquèrent certains de ses amis artistes qui le prirent pour un fou et un obsédé sexuel. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="150%;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><strong>Il y a effectivement chez Rodin une obsession du corps féminin</strong> dont témoigne une très grande partie de son œuvre, mais plus précisément du sexe de la femme, laquelle transparaît dans les dessins de ses quinze ou vingt dernières années. A cette époque, c’est toujours du sexe féminin, qu’il soit suggéré, esquissé, caché par une main, caressé ou même ouvert, que jaillit le dessin, le sexe étant dès lors le cœur de la vie, le premier plan et l’axe central autour duquel le reste gravite, comme un écho à <em>l’origine du monde</em> de Courbet. Il serait trop simple de figer Rodin dans la posture de l’érotomane ou du vieux satyre tel que l’a sculpté Charles Léandre, même si son besoin de femmes est indéniable et semble avoir cru avec l’âge. Chez Rodin, l’observation et la compréhension du corps de la femme, plus particulièrement de cette béance où se crée la vie, fait partie de sa volonté de transcription du mystère de la nature. La vitalité sexuelle est pour lui indissociable de la vitalité créatrice, en témoigne cette étonnante sculpture de Balzac, en qui il reconnaît un frère et un maître, qui le représente nu, tenant en main son sexe en érection. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><img style="padding:1px; border:1px solid #000000; background:#ffffff; margin-top: 0; margin-right: 5px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0; float:left;" src="http://www.culturemag.fr/wp-content/themes/mimbo2.2/images/rodin_figure-volante350.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="150%;"><strong><span style="Times New Roman;">Erotisme ou pornographie ?<br />
</span></strong><span style="Times New Roman;"><br />
À une époque où la pornographie s’affiche sur le web, les murs ou la télévision, violant continuellement nos regards ; à l’époque du porno chic et du mépris de la pudeur, l’érotisme se voudrait une manière de faire pénétrer l’art dans la pornographie. L’exposition de la Fondation Gianadda participe de ce mouvement qui veut mettre sur un plan d’égalité la littérature et la peinture érotiques – lesquelles ont toujours existé dans l’ombre – et la littérature et la peinture officielles, imposant la transgression comme norme artistique et lui faisant perdre dès lors tout caractère subversif. Dès lors que l’on multiplie ce genre d’expositions dans des lieux destinés au grand public, on évacue tout ce que ces œuvres peuvent contenir de mystérieux et de scandaleux, en en faisant des biens de consommation courants – une pornographie officialisée comme un divertissement de plus. Car consommer des dessins de sexe en grand nombre, indépendamment de la valeur de ces dessins, a tout d’une démarche voyeuriste. Mais comme la « pornographie » a encore une connotation négative, on préfère parler d’érotisme, ce qui choque moins.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="150%;"><strong><span style="Times New Roman;">Quelle démarche artistique ?</span></strong></p>
<p><strong></strong><span style="Times New Roman;">En dessinant ces corps de femmes offerts, ces sexes ouverts, Rodin condamne par avance sa quête à l’impossible. Comment représenter le plaisir et la jouissance ? Et le sexe féminin, ce trou, ce manque, cette absence ? Disséquer la femme comme il le fait, l’ouvrir, c’est immanquablement se confronter à la laideur du sexe, à ce qu’il a de repoussant, par-delà l’excitation et c’est en même temps blesser le corps de la femme, le violenter et l’humilier.<br />
</span><span style="Times New Roman;">La plupart des dessins de l’exposition sont des travaux préparatoires ; ils sont l’intimité de Rodin, sa part secrète, des croquis pris sur le vif dont certains seront retravaillés plus tard, d’autres non. Ils sont les pensées immédiates de Rodin, un matériau brut qui donne à croire qu’il était toujours en quête de l’inaccessible mais ne forment pas une œuvre aboutie. Ils font pénétrer dans le secret de l’artiste, dans son atelier et ses fantasmes profonds mais, s’ils nous informent sur le travail de Rodin, ils nous laissent concevoir aussi les limites de cette quête.</span></p>
<p>Finalement, on se demande si cette exposition n&#8217;en est qu&#8217;une de plus sur l&#8217;<span style="AR-SA;">œuvre </span>érotique de Rodin (la dixième en vingt-cinq ans) ou si elle participe à un véritable projet de reconnaissance d&#8217;<span style="AR-SA;">œuvres </span>mineures du grand artiste.</p>
<h2><span style="Times New Roman;"><strong><span style="underline;">PRATIQUE :</span></strong></span></h2>
<h2><span style="Times New Roman;"><strong></strong></span></h2>
<p class="MsoNormal" style="150%;"><span style="Times New Roman;"><strong><span style="underline;"> </span></strong></span><span style="Times New Roman;"><strong>Rodin érotique, </strong>du 6 mars au 14 juin 2009<br />
</span><span style="Times New Roman;">Fondation Pierre Gianadda, 59 rue du Forum 1920 Martigny, Suisse<br />
</span><span style="Times New Roman;">Renseignements : +41 27 722 39 78 / </span><a href="mailto:info@gianadda.ch"><span style="Times New Roman;">info@gianadda.ch</span></a><span style="Times New Roman;"> / </span><a href="http://www.gianadda.ch"><span style="Times New Roman;">www.gianadda.ch</span></a><br />
<span style="Times New Roman;">Ouvert tous les jours de 10h à 18h<br />
</span><span style="Times New Roman;">Tarifs : Adultes 12,5€ &#8211; Seniors 11€ &#8211; Etudiants 7€ &#8211; Famille 28€ </span></p>
<p>Article issu de CultureMag.fr : <a href="http://www.culturemag.fr">CultureMag, La culture en libert&eacute;</a></p>
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