Edwin Yansané, l’audacieux artisan-chocolatier

 

Edwin Yansané, fondateur et chef créatif d’Edwart, est l’âme de cette maison de chocolat qui combine rigueur, curiosité et audace. Et surtout indépendance.
Edwart est trop méconnu alors qu’on lui doit des créations reprises abondamment par des maisons célèbres…

Formé aux métiers de la table et du goût, Edwin Yansané a un regard ouvert — voyages, épices, textures — qui nourrit chacune de ses créations. Chez lui, le chocolat n’est pas seulement un produit : c’est une scène où chaque ingrédient joue un rôle, mais où le cacao garde toujours la première place.

Ses bracelets, ses tatouages, ses influences multiculturelles se reflètent dans ses collections de bonbons de chocolat : élégance visuelle, touches subtiles, associations parfois osées — mais toujours dans l’équilibre.


Les “classiques” Edwart : entre audace et douceurhttps://edwart.fr/7094/coffret-exclusif-chocolat-noir-25-chocolats.jpg

 

Quand on parle des « classiques » Edwart, on évoque les créations que l’on retrouve durablement dans leur catalogue, celles qui ont marqué les palais et forgé la réputation de la maison. Ces classiques ne sont pas des recettes figées, mais des piliers dans l’art du “bonbon de dégustation”.

Voici quelques incontournables :

  • Taj Mahal – praliné au curry de Madras : peut‑être l’un des bonbons les plus emblématiques. Le curry se révèle après la fonte du chocolat, apportant un “piqué” derrière la douceur du praliné.

  • Praliné curry (version générale) : une déclinaison de l’idée de départ, pour ceux qui aiment le contraste sucré‑épicé.

  • Ganache à l’écorce de combava : parfum citronné / agrume, discret mais très caractéristique, qui met en lumière les agrumes tropicaux peu employés dans la ganache classique.

  • Praliné au pain de singe (fruit du baobab, “bouye”) : audace africaine, avec une note acidulée qui rehausse la richesse du praliné.

  • Variantes épicées “barrées” : des barres chocolats avec des inclusions comme graines de moutarde, wasabi, sarrasin, qui cassent les codes du chocolat “léger”.

Ces créations permettent de toucher des amateurs classiques (ganaches, pralinés “conventionnels”) et des dégustateurs en quête de sensations inédites.


Le “premier” et l’origine des ambitions

Lorsque la maison a commencé, Edwin a choisi de poser ses bases autour d’un praliné aux pistils de safran — un ingrédient nobles, rare, qui signait déjà sa volonté d’aller vers l’inhabituel. Ce choix d’un “ingredient signature” dès le début témoigne d’une ambition : ne pas faire du chocolat “tout venant”, mais proposer une exploration.

Par ailleurs, dès ses débuts, Edwart a misé sur des couver­tures de chocolat Grand Cru, issues de plantations identifiables, pour que le goût du cacao soit audible, même dans les créations “imaginaires”.


Le curry comme fil conducteur

Le curry, dans l’univers Edwart, est plus qu’une épice : c’est une signature, une audace maîtrisée. Le juxtaposer au praliné — douceur et force — est un pari gustatif. Il faut que l’épice arrive après, qu’elle ne domine pas immédiatement, mais qu’elle “danse” avec le chocolat dans la séquence de goût. C’est un trait distinctif : beaucoup essaient, peu réussissent l’équilibre.

Mais le curry n’est pas seul — d’autres épices ou ingrédients “surprise” (combava, poivres rares, agrumes, graines insolites) viennent compléter l’ADN créatif.


Ce qui distingue Edwart

  1. Finesse des formats : les chocolats sont souvent petits, pour que la dégustation se fasse en une bouchée, comme un instant concentré.

  2. Ingrédients rares ou “outsiders” : combava, pain de singe, graines de moutarde, etc. — des composants qui surprennent mais restent travaillés avec justesse.

  3. Équilibre et respect du cacao : l’innovation ne doit pas effacer le goût du chocolat, mais le mettre en valeur.

  4. Double registre : la maison propose aussi des classiques accessibles (tablettes, pâtes à tartiner, chocolats au lait) pour ceux qui ne veulent pas d’expérimentation extrême.

  5. Dynamique d’équipe : bien que la vision centrale soit celle d’Edwin, de nombreux collaborateurs apportent des idées, pour enrichir la palette créative.

  6. Indépendance : c’est une des dernières maisons françaises sans groupe derrière.

À goûter absolument

Si tu veux découvrir les “classiques” Edwart :

  • Taj Mahal (praliné curry)

  • Le Grain / praliné à la pistache (si disponible)

  • Barrée épicée (moutarde, wasabi)

  • Ganache à l’écorce de combava

  • Praliné au pain de singe (bouye)

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