Vous avez dit tendances ?

Chacun d’entre nous a déjà entendu cette phrase « tel comportement est ou n’est pas tendance ». Que couvre cette formule du langage courant ?

Etre tendance, c’est « être à la mode », en conformité avec les canons de l’élégance, du bon goût ou du raffinement c’est à dire répondre aux codes de la modernité. Chaque époque a eu sa tendance, en réaction le plus souvent par rapport à l’époque précédente. Au début du XXème siècle, la mode « garçonne » avec les cheveux courts, la taille serrée réagissait par rapport à la mode précédente des crinolines et des robes bouffantes, montrant par là que la femme voulait s’affranchir de la rigueur. De la même manière, les mini-jupes ou les bikinis ont marqué l’époque de la libération sous toutes ses formes qui a suivi l’après-guerre. Les créateurs quels qu’ils soient, aussi bien de mode, de bijoux, d’accessoires, de parfums ou de nourriture sont toujours à l’affût de ce que sera la nouvelle tendance dont ils sont souvent les initiateurs. Etre le premier donne une avance et permet de conquérir des marchés que les suiveurs ont du mal à rattraper. Voilà pourquoi dans cette rubrique qui sera tenue régulièrement, nous essaierons de décrypter les codes des tendances, et nous allons commencer notre première rubrique avec cette mode nouvelle que l’on appelle les « hôtels design ».

À propos de l'auteur : Jean Castarède 22 Articles
un homme aux multiples facettes : ancien directeur de l’Administration générale au ministère de la Culture et de la Communication de 1974 à 1980, il siège parallèlement aux conseils d’administration de l’INA, de l’Opéra de paris et du Festival de Cannes. Par la suite il dirige l’ESSEC (1986-88), puis prend la présidence de COMMINOVE, un organisme de « capital risk » (1988-91). C’est à ce moment là qu’il est nommé président de l’Institut supérieur de marketing du luxe, fonction qu’il occupe encore aujourd’hui. De 1992 à 1995 il est nommé président-directeur général de Distribution de Monnaie de Paris Internationale, société d’Etat qui distribue dans le monde et notamment au japon des articles de la Monnaie de Paris. En 2001, il devient président de l’Armagnac Castarède. Jean Castarède est également membre du collège des Conseillers de l’Académie du luxe. Publications : « Que sais-je » consacré au luxe (1992 réédition en 2003), « La Littérature française en question » en 2004, une « Histoire du luxe en France des origines à nos jours » en 2006. Jean-Castarède a publié plus d’une vingtaine de livres et est spécialiste de l’histoire et de la Renaissance. Il a également écrit une pièce en alexandrins sur la Reine Margot qui a été jouée en province. Il a composé plusieurs intermèdes musicaux : Madame Hanska, Aliénor d’Aquitaine, si Pauline Bonaparte m’était contée, Gabrielle d’Estrées, les Trois Mousquetaires. Il est l’auteur d’un intermède avec Brigitte Fossey sur Jean de La Fontaine. Il vient de terminer l’Histoire du Luxe et des civilisations, qui va paraître en octobre aux Editions Eyrolles.