Balades lyriques à travers l’Europe

/En cette rentrée, après Paris et la province, CultureMag vous offre quelques idées de balades lyriques à travers l’Europe !

La capitale allemande compte plusieurs opéras.

Le Deutsche Oper Berlin est un théâtre de répertoire obligeant de grands chanteurs internationaux à ne s’y arrêter que le temps de 2-3 représentations.
Il ne faudra pas manquer la version concertante d’Adriana Lecouvreur de Cilea avec, dans les rôles principaux, Jonas Kaufmann et Angela Gheorghiu, sous la direction de Marco Armiliato (octobre).
La reprise de Carmen de Bizet est marquée par la présence de la mezzo Kate Aldrich, de Roberto Sacca et de Laurent Naouri en Escamillo (avril-juillet), celle de Lucia di Lammermoor de Donizetti par le duo Elena Mosuc-Joseph Calleja (novembre-avril).

Salvatore Licitra en Andrea et Maria Guleghina en Madeleine sont à l’affiche d’Andrea Chénier de Giordano (janvier-février), tandis que le maléfique Samuel Ramey enfile le costume de Scarpia dans Tosca de Puccini pendant 2 soirées (juin). Patrizia Ciofi et Vittorio Grigolo reforment le duo d’Orange 09 dans la Traviata avec Leo Nucci en Père Germont (janvier),…

De bien intéressantes nouvelles productions jalonnent cette saison : Don Giovanni de Mozart permet à Erwin Schrott de faire ses débuts in loco, entouré de Nicole Cabell et de Robero Abbado (octobre-juin). Les Troyens de Berlioz est l’occasion de retrouver Anna-Caterina Antonacci en Cassandre – en alternance avec Petra Lang – , Kate Aldrich chante le rôle de Didon et Ian Storey celui d’Enée (décembre-mars). Très rare, Die Liebe der Danae de Strauss est monté avec une distribution très alléchante dans laquelle on peut entendre Mark Delavan, Matthias Klink, Manuela Uhl… (janvier-avril).

Graham Vick propose une nouvelle lecture de Tristan et Isolde avec le couple-phare wagnérien, Peter Seiffert et Petra Maria Schnitzer, très bien entouré par Kristinn Sigmundsson, Eike Wilm Schulte… (mars-avril).
Les représentations de Samson et Dalila de Saint-Saens s’annoncent également comme un événement : Vesselina Kasarova fait ses débuts dans Dalila, Laurent Naouri dans le Grand-Prêtre, José Cura et Endrik Wottrich se partagent le rôle de Samson (mai-juin).
Carlos Alvarez fait ses débuts in loco avec le rôle-titre de Macbeth de Verdi dans une mise en scène de Robert Carsen, en compagnie de Paata Burchuladze, Anna Smirnova… (juin-juillet).
www.deutscheoperberlin.de

Le Staatsoper Unter den Linden ferme ses portes quelques saisons, le temps de quelques réparations et aménagements. Les spectacles auront lieu au Schiller Theater, non loin du Deutsche Oper. La programmation est moins importante que précédemment mais la qualité est toujours au rendez-vous.
En coproduction avec la Scala de Milan, Daniel Barenboim et Guy Cassiers débutent une tétralogie qui ne va manquer de faire couler beaucoup d’encre : Hanno Müller-Brachamann et René Pape sont Wotan, Simon O’Neil est Siegmund, Anja Kampe est Sieglinde…
Les nouvelles productions sont d’une grande originalité.
La maison berlinoise est très attachée au répertoire baroque et à René Jacobs. Il monte cette saison Antigona de Traetta avec une belle distribution réunissant Veronica Cangemi, Bejun Mehta, Kurt Streit… (janvier).
Candide de Bernstein fait son entrée avec l’incroyable Anja Silja dans le rôle de la vieille dame (juin).
Parmi les reprises, on retient Le Barbier de Séville de Rossini avec le nouveau ténor aux contre-ut qui monte Lawrence Brownlee, Die Entführung aus dem Serail de Mozart avec Christine Schäfer en Constance, La Traviata dans la mise en scène controversée de Peter Mussbach avec deux ténors dont on parle beaucoup en ce moment, Vittorio Grigolo et Saimir Pirgu,…
www.staatsoper-berlin.de

Le deutsche Oper am Rhein de Düsseldorf-Duisburg est l’opéra le plus dynamique de la région du Nord de l’Allemagne. Théâtre de troupe, il présente des œuvres classiques avec de jeunes chanteurs (Madame Butterfly, L’Italiana in Algeri, Falstaff…) mais invite également quelques grands noms de l’art lyrique. On pourra entendre Laszlo Polgar dans Parsifal de Wagner, Adina Nitescu, grande spécialiste du rôle de Tosca dans l’opéra de Puccini, la jeune Lisette Oropesa dans Lucia di Lamermoor de Donizetti, Roberto Sacca dans Peter Grimes de Britten…
La saison sera marquée par neuf nouvelles productions dont celle très attendue de Platée de Rameau : au pupitre Konrad Junghänel et dans le rôle de la grenouille, le contre-ténor Anders J.Dahlin (janvier-février).
www.rheinoper.de

Parmi les nombreuses scènes d’Allemagne celle de Cologne présente une saison particulièrement riche.
Dans le domaine baroque, Konrad Junghänel dirige Sandrine Piau, Franco Fagioli, David DQ Lee dans Le Couronnement de Poppée de Monteverdi (octobre-novembre) et Alessandro de Marchi monte Rinaldo de Haendel avec Patricia Bardon et Damien Guillon (avril-mai). 
Elektra
de Strauss retient l’attention pour la présence de René Kollo dans le rôle de Egisthe (octobre).
À l’affiche également on note Anja Harteros dans Il Trovatore, l’excellente Hui He dans Aïda…
www.operkoeln.com

L’opéra de Dresde est un ferveur défenseur du répertoire allemand et met souvent à l’affiche des œuvres rarement données. Cette saison compte plusieurs productions intéressantes : Daphne de Richard Strauss avec Camilla Nylund, Robert Dean Smith, Arabella avec Bo Skovhus, Anne Schwanewilms, Jan-Hendrik Rootering (mars), Iolanta de Tchaïkovski avec Maija Kovalevska, Sergei Alexashkin sous la direction de Vladimir Jurowski (janvier)…
www.semperoper.de

Voilà quelques moments-clés de la saison de l’opéra de Francfort. Peter Mattei chante les 4 méchants des Contes d’Hoffmann d’Offenbach dans une production de Dale Duesing, Anne-Catherine Gillet fait ses débuts dans la gouvernante du Tour d’Ecrou de Britten, Takesha Meshé Kizart prête sa grande voix à Tosca, Kurt Streit et Alexandrina Pendatchanska sont dans la distribution de La Clémence de Titus de Mozart…
www.oper-frankfurt.de

Hambourg est également une destination faste pour les passionnés d’opéra. Parmi les œuvres présentées on retient Elena Mosuc et Piotr Bezala dans Lucia di Lammermoor, L’Elixir d’amour de Donizetti dans la mise en scène de Jean-Pierre Ponnelle, Il Turco in Italia de Rossini avec Sumi Jo et Luciano Di Pasquale, Rigoletto de Verdi avec Alexandru Agache, Parsifal de Wagner avec Klaus Florian Vogt et Angela Denoke, Cavalleria Rusticana de Mascagni avec Waltraud Meier, ou bien encore Tosca avec Salvatore Licitra et Franz Grundheber.
www.staatsoper-hamburg.de

En Hollande

Amsterdam présente à son public hollandais une programmation toujours aussi riche. Après une ouverture confiée à Verdi et aux Vêpres Siciliennes, la saison se poursuit avec Roméo et Juliette de Gounod dirigé par Marc Minkowski et mis en scène par Olivier Py, nouveau tandem (octobre). Robert Carsen aborde Fidélio de Beethoven avec les voix de Nadja Michael et Christopher Ventris (décembre).
René Jacobs se plonge dans le monde ramiste avec Platée interprété par Colin Lee et dans une mise en scène sûrement très dérangeante de Amir Hosseinpour (avril).
La saison se poursuit avec Der Rosenkavalier de Strauss qui réunit une belle distribution : Magdalena Kozena en chevalier, Kurt Rydl en Baron Ochs, l’incontournable Anne Schwanewilms en maréchale et Simon Rattle à la baguette (mai).
www.dno.nl

En Belgique

Le Théâtre de La Monnaie à Bruxelles se veut éclectique. Cette nouvelle saison conjugue des opéras très classiques chantés par des artistes de tout premier plan et des œuvres plus rares, voire contemporaines.
L’ouverture est confiée à Philippe Boesmans et à son opéra Yvonne, princesse de Bourgogne dans la production de Luc Bondy réalisée il y a peu à l’opéra de Paris (septembre).
Deux créations de Toshio Hosokawa sont également à l’affiche, Hanjo avec Ingela Bohlin et Matsukaze avec Barbara Hannigan et Charlotte Hellekant (avril-mai). Mozart est représenté par Cosi fan Tutte dans une lecture de René Jacobs en compagnie de ses fidèles chanteurs, Alexandrina Pendatchanska, Sunhae Im, Marcos Fink et du Freiburger Barockorchester (septembre).
Jérémie Rhorer, qui s’impose de plus en plus comme l’un des chefs incontournables dans Mozart, se penche sur La Finta Giardiniera avec une distribution de haut vol et dans une mise en scène des époux Herrmann : Jeremy Ovenden, Sandrine Piau, Henriette Bonde-Hansen… (mars).
À ne surtout pas manquer la nouvelle production des trop rares Huguenots de Meyerbeer sous la direction de Marc Minkowski et avec les voix de Mireille Delunsch (déjà présente dans Yvonne), Blandine Staskiewicz, Philippe Rouillon, Marlis Petersen. Olivier Py met en scène (juin).
En complément on peut entendre Nabucco de Verdi avec Andrzej Dobber dans le rôle-titre, La Bohème qui permet de choisir entre 3 excellents ténors Giuseppe Filianoti, Marius Brenciu et Sébastien Guèze.
www.lamonnaie.be

L’opéra royal de Wallonie à Liège est toujours aussi dynamique avec des productions et des distributions du plus grand intérêt. Les opéras présentés restent dans le répertoire classique, Verdi avec Un Ballo in Maschera et Otello dans l’interprétation du couple Daniela Dessi et Fabio Armiliato. La production de Carmen voit le retour de José Cura dans le rôle de Don José, l’une de ses plus belles compositions (décembre).
Trop rarement donnée la version en français de Salomé de Strauss est montée avec la grande June Anderson dans le rôle-titre, très bien entourée de Mara Zampieri et de Vincent Le Texier (juin).
Il est également une création à ne pas manquer, celle de L’inimico delle Donne de Baldassare Galuppi: le chef italien Rinaldo Alessandrini, grand découvreur d’oeuvres originales, dirige Anna Maria Panzarella, Albero Rinaldi… (janvier-février)
www.operaliege.be

Le Vlaamse Opera réunit les opéras de Gand et d’Anvers. La maison mise sur la rareté des œuvres jouées.
À l’affiche Semiramide de Rossini, interprété par le meilleur spécialiste de Rossini, Alberto Zedda et avec Ann Hallenberg, Myrtò Papatanasiu,… (décembre), Hérodiade de Massenet avec Alexander Marco-Buhrmester et Julia Gertseva (février-mars), Die Frau ohne Schatten de Strauss avec Jon Villars dans une mise en scène de Marco Marelli (avril-mai), Le retour d’Ulysse de Monteverdi avec Furio Zanasi, Marianna Pizzolato, sous la baguette de Federico Maria Sardelli (mai-juin).
www.vlaamseopera.be

/En Angleterre

Le Covent Garden reste l’une des meilleures scènes lyriques internationales, l’une des plus homogènes. Assez conservatrice, elle habitue peu à peu son public à des mises en scènes modernes mais compense en invitant les plus grands chanteurs de notre temps.

Le baroque fait progressivement son apparition au Royal Opera House.
Après une Calisto musicalement brillante, on entendra la très rare Niobe de Steffani, interprétée par la grande Véronique Gens. Elle est accompagnée de Jacek Laszczkowski, Amanda Forsythe, Iestyn Davies et Thomas Hengelbrock (septembre-octobre).
L’opéra français est à l’honneur avec Roméo et Juliette dans la mise en scène de Nicolas Joël. Piotr Beczala et Nino Machaidze, qui s’impose de plus en plus comme la Juliette idéale, sont aux côtés de Stéphanie Degout et de Vitalij Kowaljow (octobre-novembre).
L’événement de la saison est bien évidemment la nouvelle production d’Adrienne Lecouvreur avec Angela Gheorghiu, toujours autant plébiscitée à Londres, Jonas Kaufmann (tous deux également à l’affiche de Tosca plus tard dans la saison), Olga Borodina, Alessandro Corbelli (novembre-décembre).
Une nouvelle production de Tannhäuser de Wagner retient l’attention : elle réunit Johan Botha, Eva-Maria Westbroek sous la direction de Semyon Bychkov (décembre).
La fin de la saison sera marquée par la création in loco de Cendrillon de Massenet dans une mise en scène de Laurent Pelly avec Joyce DiDonato dans le rôle-titre.
Quelques reprises intéressantes sont à noter dans les agendas : Don Pasquale avec Barry Banks et Paolo Gavanelli, Cosi fan Tutte avec Thomas Allen, Rigoletto avec le charismatique Dmitri Hvorostovsky dans la mise en scène assez spéciale de David McVicar, Nina Stemme et Endrik Wottrich interprètent Fidélio, Rolando Villazon et Sophie Koch sont Werther et Charlotte dans la désormais célèbre production de Benoît Jacquot, Bryn Terfel, Marcello Giordani dans Tosca
www.roh.org.uk

L’English National Opera propose de belles distributions mais qui ont la particularité d’être chantées en langue anglaise, comme cela était la coutume il y a 50 ans.
À l’affiche cette année on peut entendre, entre autres, Faust avec Toby Spence, Radamisto avec l’excellent Lawrence Zazzo…
www.englishnationalopera.net

Italie, pays de l’opéra !

Il est assez difficile de présenter la saison 2010-2011 des opéras italiens car ils fonctionnent (presque) en année civile. La majorité des maisons n’a pas encore levé le voile sur les futures soirées lyriques.
Quelques théâtres toutefois donnent un avant-goût des réjouissances musicales. Le Teatro Comunale de Bologne termine sa saison 2010 avec une intéressante Traviata interprétée par Mariella Devia tandis que Genova propose un Barbiere di Siviglia classique avec Pietro Spagnoli dans le rôle-titre.
Le Teatro Regio de Turin
présente une programmation solide. La saison s’ouvre avec Boris Godounov de Moussorgski avec Orlin Anastassov dans le rôle-titre. Hui He illuminera la partition de Mme Butterfly en compagnie de Massimiliano Pisapia. La nouvelle production des Vêpres Siciliennes de Verdi est intéressante car elle réunit Sondra Radvanovsky, Gregory Kunde, Franco Vassallo, Ildar Abdrazakov.
www.teatroregio.torino.it

La Scala de Milan clôt sa saison avec L’Elisir d’amore de Donizetti qui marque (enfin) les débuts in loco de Rolando Villazon dans la mise en scène bien connue de Laurent Pelly (octobre).
Après avoir ouvert la saison, Carmen termine la saison dans une distribution qui réunit Lance Ryan, Anita Rachvelishvili, Alexander Vinogradov.
Le 7 décembre a lieu la traditionnelle ouverture de saison, cette année, dédiée à la Walkyrie. Daniel Barenboim continue le cycle et fait appel aux plus belles voix wagnériennes du moment, Simon O’Neill, René Pape, Waltraud Meier, Nina Stemme…
Debien belles distributions se succèdent au cours de l’année. Jonas Kaufmann et Bryn Terfel sont les protagonistes de la Tosca venue de New York (attention ils ne chanteront pas ensemble), José Cura et Salvatore Licitra sont les héros d’une nouvelle production de Cavalleria Rusticana de Mascagni et de Pagliacci de Leoncavallo, Nino Machaidze, Vittorio Grigolo, Franck Ferrari tiennent les rôles principaux de Roméo et Juliette, Ferruccio Furlanetto est Atilla et Leo Nucci Ezio, Juan Diego Florez chante La Dame du Lac de Rossini en compagnie de Joyce Di Donato (également présente dans Der Rosenkavalier).
Le baroque s’impose également avec le début d’un cycle Monteverdi dirigé par Rinaldo Alessandrini et mis en scène par Robert Wilson.
Ànoter le retour inespéré de Marcelo Alvarez dans deux rôles inattendus : Foresto dans Attila de Verdi et le chanteur dans Der Rosenkavalier de Strauss!
www.teatroallascala.org

/L’Espagne compte plusieurs opéras importants.

Le Liceu de Barcelone propose toujours une programmation très riche avec des distributions exceptionnelles.
Un des événements de la saison 2010-11 est Carmen avec, en alternance, Béatrice Uria-Monzon, Anna Caterina Antonacci, Roberto Alagna, Neil Shicoff, Fabio Armiliato, Maria Bayo, Erwin Schrott (septembre-octobre-juillet).
Patricia Petibon, après avoir triomphé à Genève et à Salzbourg ces derniers mois, reprend le rôle de Lulu dans la mise en scène d’Olivier Py (novembre). Anna Bolena ne manquera pas de susciter beaucoup d’intérêt puisque l’opéra de Donizetti réunit la grande Edita Gruberova, Elina Garanca, Sonia Ganassi… (janvier-février-mars).
Les représentations d’Ariane et Barbe Bleue de Dukas pourraient être les dernières apparitions scéniques de José Van Dam qui défend cet opéra en compagnie de Patricia Bardon, Eva Maria Westbroek (juin-juillet).
La saison se terminera sur des soirées qui s’annoncent comme mémorables : Tamerlano avec Placido Domingo, Anne-Sofie Von Otter, Max-Emanuel Cencic, Bejun Mehta.
www.liceubarcelona.cat

Pour sa première saison à la tête du Teatro Real de Madrid, Gérard Mortier propose une programmation encore assez classique.
Après une ouverture confiée à une production entièrement russe d’Eugène Onéguine de Tchaikovski, la saison se poursuit avec un Rosenkavalier très attendu : Joyce DiDonato est le chevalier, Anne Schwanewilms la Maréchale, Franz Hawlata, avec son aplomb habituel, le Baron Ochs et Laurent Naouri fait ses débuts dans le costume de Faninal.
Jeffrey Tate dirige et il s’agit de la reprise de la superbe mise en scène d’Herbert Wernicke (décembre).
Les Huguenots sont décidément fort présents cette année sur les scènes européennes. Cette production madrilène sera l’occasion de comparer avec celle présentée à la Monnaie : Annick Massis, Karine Deshayes, Eric Cutler sont les chanteurs principaux (février-mars).
Parmi les opéras plus rares, il faut noter la production de David McVicar du Tour d’Ecrou de Britten réunissant John Mark Ainsley, Emma Bell et Marie McLaughlin (novembre).
Malgré les rumeurs les plus folles, Placido Domingo serait présent à Madrid pour Iphigénie en Tauride de Gluck en compagnie de l’excellent Yann Beuron, Susan Graham, Franck Ferrari dans une mise en scène de Robert Carsen (janvier).
Le 21 janvier, Placido Domingo fêtera ses 70 ans lors d’un grand concert de gala. Le nouveau maître des lieux reprend quelques-unes des productions phares de l’opéra de Paris dont le Roi Roger de Szymanowski (avril-mai), Saint-François d’Assise avec Sylvain Cambreling à la baguette (juillet).
www.teatro-real.es

Le Palais des Arts de Valencia s’impose de plus en plus comme une scène internationale incontournable. Cette nouvelle saison s’annonce encore riche de promesses. Elle s’ouvre sur la reprise de l’Aïda de David McVicar présenté ce printemps au Covent Garden. Marcelo Alvarez reprenant ici le rôle de Radamès, entouré d’Indra Thomas, Daniela Barcellona sous la direction de Lorin Maazel (novembre-décembre). S’ensuit la production de Vincent Paterson de Manon de Massenet immortalisée lors des représentations de Berlin. Ailyn Perez, Vittorio Grigolo, Artur Rucinski chantent les rôles principaux (décembre). Ramon Vargas sera très présent puisqu’il chante dans L’Elixir d’amour, en compagnie d’Erwin Schrott et de Aleksandra Kurzak, et dans le trop rare Mefistofele de Boito avec Vitalij Kowaljow (mars-avril). Le festival de la Méditerranée est également un événement à ne pas manquer : Marcelo Alvarez et Zubin Mehta enflammeront Tosca (mai-juin) tandis que Peter Seiffert chantera Florestan dans Fidelio.
www.lesarts.com

En Autriche

La ville de Vienne est gâtée et tout passionné d’opéra peut y trouver son bonheur.
On y compte plusieurs théâtres dont le Staatsoper (voir plus bas) et le Theater an der Wien, petit bijou architectural.
De nombreuses productions jalonnent la saison. Venue de Zurich, Semele de Haendel réunit Cecilia Bartoli, Charles Workman, David Pittsinger. William Christie (également présent pour Pygmalion et Anacréon en décembre) dirige et Robert Carsen met en scène (septembre). J
ohan Botha, Diana Damrau, Anne Schwanewilms sont les principaux interprètes d’Ariadne auf Naxos de Strauss (octobre).
Angelika Kirchschlager reprend les deux pièces de Kurt Weill Mahagonny Songspiel et Die sieben Todsünden dans la mise en scène de Juliette Deschamps (octobre). Placido Domingo fera une apparition avec Il Postino (en co-production avec le Châtelet et Los Angeles).
Comme toujours le baroque tient une large place dans la programmation. Parmi d’autres, on relève La Giuditta de Scarlatti dirigé par Rinaldo Alessandrini, un Rodelinda qui s’annonce exceptionnel avec Danielle de Niese, Bejun Mehta sous la direction de Nikolaus Harnoncourt (mars), L’Olimpiade de Pergolèse, Bellérophon de Lully…
www.theater-wien.at

En Suisse

Le Grand Théâtre de Genève met plusieurs opéras majeurs à l’affiche. La saison s’ouvre sur une production intéressante du Barbiere di Siviglia: elle présente et la version pour mezzo (Silvia Tro Santafe) et celle pour soprano (Jane Archibald). Des spécialistes du cygne de Pesaro complètement la distribution : Pietro Spagnoli en Figaro, Alberto Rinaldi en Bartholo (septembre).
La grande Eva Marton est de retour pour chanter Klytämnestra dans Elektra en compagnie de Jeanne-Michèle Charbonnet et d’Erika Sunnegårdh (novembre).
La production de La Veuve Joyeuse de Lehar permet de retrouver d’excellents chanteurs qui ne manqueront pas de pimenter cette fin d’année : Jennifer Larmore, Annette Dasch, Bernard Richter, Fabrice Farina et José Van Dam en Baron Mirko (décembre).
I Puritani
de Bellini ouvre l’année 2011 avec Diana Damrau, Lorenzo Regazzo, Alexey Kudrya  et Jesus Lopez Cobos à la baguette. Orphée et Eurydice, Les vêpres Siciliennes, entre autres, complètement le programme.
www.geneveopera.ch

Quelques opéras de répertoire.

Le Bayerische Staatsoper de Munich est un théâtre de répertoire et la majorité des grands opéras classiques se succèdent au fil de la saison. Quelques reprises méritent le déplacement : La Bohème de Puccini avec Anja Harteros et Stefano Secco, L’Elisir d’amore avec Joseph Calleja, Nino Machaidze et surtout l’impayable Alessandro Corbelli en Dulcamara, le trop rare Medea in Corinto de Mayr avec Ramon Vargas, Carmen avec Kate Aldrich, Lucrezia Borgia et Norma de Bellini avec toujours Edita Gruberova…
Parmi les nouvelles productions, on note Fidélio avec l’incontournable Jonas Kaufmann, Rusalka de Dvorakavec la prise de rôle de Nina Stemme, I Capuleti de Montecchi avec Vesselina Kasarova et Eri Nakamura, St-François d’Assise de Messian avec Christine Schäfer, Mitridate de Mozart avec Lawrence Zazzo et Patricia Petibon,…
www.bayerische.staatsoper.de

L’Opernhaus de Zürich est un théâtre intime à l’acoustique exceptionnelle, permettant aux chanteurs d’effectuer les pianissimi les plus subtils, de multiples nuances. Egalement un théâtre de répertoire il offre chaque soir une représentation avec les meilleurs défenseurs des rôles.
Parmi la très riche saison, on retient Marcelo Alvarez et Thomas Hampson dans Tosca, Neil Shicoff dans Mme Butterfly et La Juive de Halevy, Waltraud Meier et Matti Salminen dans Tristan et Isolde, Juan Diego Florez dans l’Elixir d’amour, José Cura et Ruggero Raimondi dans La Fanciulla del West de Puccini, Elena Mosuc et Kurt Rydl dans Die schweigsame Frau de Strauss, Juan Pons dans Nabucco, Rigoletto avec l’inusable Leo Nucci, Fidélio avec Laurent Naouri, Elina Garanca dans Maria Stuarda de Donizetti, Agnès Baltsa et Jose Cura dans Cavalleria Rusticana et Pagliacci
Plusieurs nouvelles productions ne manqueront pas d’intérêt : Les trop rares Pêcheurs de perles de Bizet avec Malin Hartelius et Carlos Alvarez, Guillaume Tell de Rossini avec Michele Pertusi dans le rôle-titre, Le Comte Ory de Rossini avec curieusement Cecilia Bartoli dans le rôle de la comtesse Adèle, Il Re Pastore dirigé par William Christie avec Rolando Villazon qui aborde son premier rôle mozartien.

Le Staatsoper de Vienne fonctionne de la même manière, même si cette première saison de Dominique Meier à la tête de cette prestigieuse maison suscite les plus vives curiosités.
De très grands chanteurs se partagent toujours les distributions : Rolando Villazon dans La Bohème, Ferruccio Furlanetto dans La Forza del Destino, Neil Shicoff dans La Dame de Pique de Tchaikowski et Mme Butterfly, Juan Diego Flórez dans l’Elixir d’amour, Ramón Vargas, Dmitri Hvorostovsky et Patrizia Ciofi dans Rigoletto, Annick Massis dans Lucia di L., Jonas Kaufmann et Sophie Koch dans Werther de Massenet, l’excellente mais méconnue Jaël Azzaretti dans Roméo et Juliette, Bo Skovhus dans Arabella, les débuts très attendus d’Anna Netrebko et d’Elina Garanca dans Anna Bolena de Donizettii, Roberto Alagna dans Faust et Manon, Leo Nucci, Agnes Baltsa, Jose Cura et bien d’autres.
Quelques nouveautés sont à relever comme l’apparition de Cardillac de Hindemith, les débuts de Marc Minkowski dans Alcina de Haendel et ainsi l’introduction progressive du répertoire baroque.
www.wiener-staatsoper.at

Manon Ardouin

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